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CONFERENCE Occultisme et Contre-Cultures 2

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Pour quelles raisons, l’occultisme,
l’ésotérisme et la Tradition ont-ils actuellement un vernis politique
« de droite », alors que leurs pères fondateurs étaient tous des
marxistes, ou des anarchistes ?

Papus, Stanislas de Guaita, Albert Jounet, Paul Chacornac, Joris-Karl
Huysmans, Claude Debussy, Emma Calvé, Jules Doinel, Camille Flammarion,
Aleister Crowley, François Jollivet Castellot, Joséphin Péladan, Albert
de Pouvourville, Ely Star, Edouard Schuré, Villiers de l’Isle-Adam,
Oswald Wirth, Lidell Mac Gregor Mathers, Emile Dantinne, Dom Néroman,
Eliphas Lévi, Irène-Hillel Erlanger, Augustin Chaboseau, Maurice
Leblanc, lady Caïthness, l’Abbé Julio, Marc Haven, Henri Bergson, Helena
P Blavatsky, René Guénon, etc., pour ne citer que les plus connus…

JULES BOIS

En guise de préface pour servir à la vérité d’un destin.

« La route est bonne et la mort est au bout. » Paul Verlaine

« Il est de ces œuvres qui font autorité parce qu’elles sont terres
d’aventures, arcanes invisibles et chaleurs rayonnantes, où la mémoire
en avant sert à la cause du juste. Et qui, de défrichements en
déchiffrages, anticipent une époque en devenir.

C’est le cas de l’œuvre de Jules Bois. Une œuvre oubliée il est vrai,
mais dont le charme suranné, Visions de l’Inde, le Nouveau Faublas, mais
aussi la profondeur, le Satanisme et le Magie, les Petites Religions de
Paris, le Miracle moderne, le Monde Invisible, et la sensibilité, le
Vaisseau des Caresses, la Douleur d’Aimer, l’Eternelle Poupée, ne
demandent qu’à être réveillés puis redécouverts. Sans oublier l’œuvre
poétique et théâtrale, les Noces de Sathan, la Porte Héroïque du Ciel,
Hippolyte couronné, Il ne faut pas mourir etc. Ecrivain polymorphe, on
le constate, son entregent dans le tout Paris est reconnu, journaliste
aguerri, peu de sujets de son temps lui échappent. Il rencontre
Verlaine, alité dans sa chambre ou Camille Flammarion avec qui il dîne
et converse de sujets scientifiques et spiritualistes. Ses livres
attestent d’une connaissance encyclopédique dans des domaines aussi
différents que la Philosophie, le Féminisme dont il est un précurseur,
les Arts, la Littérature et la Poésie, les Sciences Occultes bien sûr.
Il avait un désir profond qui l’animera toute sa vie, celui de
«désocculter» l’occultisme.

Pour Jules Bois, ce qui manquait à l’Occultisme, «c’était un critérium
solide, cette sécurité que donne la Science ou la Religion, deux sœurs
ennemies en apparence». Jules Bois était un grand mystique, à sa manière
; toute sa vie il chercha, jusque dans les contrées les plus reculées, à
dépouiller sa Foi, mais selon les indices de son époque, c’est-à-dire
par la réflexion attentive aux concepts avant-gardistes de ce que l’on
appelait alors «la Métapsychique». Le néologisme créé est de l’écrivain
journaliste et concerne l’étude de l’âme profonde dans sa dimension
sacrée en évacuant toute acception religieuse ou philosophique. Pour
Jules Bois, dans sa quête du Soi, rien n’est trop absolu, ni la quête de
Vérité, ni la quête de Connaissance, jusqu’au bout, jusqu’au duel s’il
le faut. La rencontre avec Isis, gardienne des Mystères insoupçonnables,
dont on se plait à croire qu’il lui confia son âme, est une image
récurrente dans ses livres. Jules Bois, dans son parcours de vie,
incarna par-dessus tout sa propre recherche spirituelle afin de la
rendre vivante dans son œuvre. Ses contemporains, pour ceux qui
voulaient bien faire l’effort de passer sur ses outrances provocatrices,
le savaient bien, car l’adéquation entre son œuvre et sa vie est
sincère et touchante. Jules Bois croit à l’expérimentation du vivant. Il
se veut être le héraut messianique et le gardien tutélaire des
considérations de son temps, avec courage et abnégation. Jules Bois
augure d’un devenir supra-humain de l’Humanité et cette affirmation
absolue de l’Absolu, à la différence de celle de Nietzsche, repose sur
l’idée qu’il faut pour cela s’appuyer sur Dieu et sur la Science, pour
concevoir, en toute Lumière, cette vision universelle du Manifesté. Il
fait à cet égard œuvre prophétique. Et c’est par l’inspiration de «l’Eve
Nouvelle» que se profile à l’horizon d’un éternel retour, cette
surhumanité étherique. Eternel retour dont il n’aura de cesse de
clamer, de façon quasi obsessionnelle dans ses livres, la véracité
intangible.

Jules Bois, homme de grande Foi, savait inéluctable la décadence de sa
société, cette «belle époque» en décomposition dont il essayait
subrepticement par des voies détournées, en service commandé,
d’entretenir une hypothétique cohésion.

Il croyait au sabbat, aux démons stercoraires phosphorescents et aux
harpies affreusement suffocantes. Il croyait à la Madeleine, comme
matière rédemptée, mais aussi au Lys et à la Rose, aux Fées, aux Saints,
aux Anges et aux Étoiles. »

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Subject: bibliographie
JULES BOIS

En guise de préface pour servir à la vérité d’un destin.

« La route est bonne et la mort est au bout. » Paul Verlaine

« Il est de ces œuvres qui font autorité parce qu’elles sont terres d’aventures, arcanes invisibles et chaleurs rayonnantes, où la mémoire en avant sert à la cause du juste. Et qui, de défrichements en déchiffrages, anticipent une époque en devenir.

C’est le cas de l’œuvre de Jules Bois. Une œuvre oubliée il est vrai, mais dont le charme suranné, Visions de l’Inde, le Nouveau Faublas, mais aussi la profondeur, le Satanisme et le Magie, les Petites Religions de Paris, le Miracle moderne, le Monde Invisible, et la sensibilité, le Vaisseau des Caresses, la Douleur d’Aimer, l’Eternelle Poupée, ne demandent qu’à être réveillés puis redécouverts. Sans oublier l’œuvre poétique et théâtrale, les Noces de Sathan, la Porte Héroïque du Ciel, Hippolyte couronné, Il ne faut pas mourir etc. Ecrivain polymorphe, on le constate, son entregent dans le tout Paris est reconnu, journaliste aguerri, peu de sujets de son temps lui échappent. Il rencontre Verlaine, alité dans sa chambre ou Camille Flammarion avec qui il dîne et converse de sujets scientifiques et spiritualistes. Ses livres attestent d’une connaissance encyclopédique dans des domaines aussi différents que la Philosophie, le Féminisme dont il est un précurseur, les Arts, la Littérature et la Poésie, les Sciences Occultes bien sûr. Il avait un désir profond qui l’animera toute sa vie, celui de «désocculter» l’occultisme.

Pour Jules Bois, ce qui manquait à l’Occultisme, «c’était un critérium solide, cette sécurité que donne la Science ou la Religion, deux sœurs ennemies en apparence». Jules Bois était un grand mystique, à sa manière ; toute sa vie il chercha, jusque dans les contrées les plus reculées, à dépouiller sa Foi, mais selon les indices de son époque, c’est-à-dire par la réflexion attentive aux concepts avant-gardistes de ce que l’on appelait alors «la Métapsychique». Le néologisme créé est de l’écrivain journaliste et concerne l’étude de l’âme profonde dans sa dimension sacrée en évacuant toute acception religieuse ou philosophique. Pour Jules Bois, dans sa quête du Soi, rien n’est trop absolu, ni la quête de Vérité, ni la quête de Connaissance, jusqu’au bout, jusqu’au duel s’il le faut. La rencontre avec Isis, gardienne des Mystères insoupçonnables, dont on se plait à croire qu’il lui confia son âme, est une image récurrente dans ses livres. Jules Bois, dans son parcours de vie, incarna par-dessus tout sa propre recherche spirituelle afin de la rendre vivante dans son œuvre. Ses contemporains, pour ceux qui voulaient bien faire l’effort de passer sur ses outrances provocatrices, le savaient bien, car l’adéquation entre son œuvre et sa vie est sincère et touchante. Jules Bois croit à l’expérimentation du vivant. Il se veut être le héraut messianique et le gardien tutélaire des considérations de son temps, avec courage et abnégation. Jules Bois augure d’un devenir supra-humain de l’Humanité et cette affirmation absolue de l’Absolu, à la différence de celle de Nietzsche, repose sur l’idée qu’il faut pour cela s’appuyer sur Dieu et sur la Science, pour concevoir, en toute Lumière, cette vision universelle du Manifesté. Il fait à cet égard œuvre prophétique. Et c’est par l’inspiration de «l’Eve Nouvelle» que se profile à l’horizon d’un éternel retour, cette surhumanité étherique. Eternel retour dont il n’aura de cesse de clamer, de façon quasi obsessionnelle dans ses livres, la véracité intangible.

Jules Bois, homme de grande Foi, savait inéluctable la décadence de sa société, cette «belle époque» en décomposition dont il essayait subrepticement par des voies détournées, en service commandé, d’entretenir une hypothétique cohésion.

Il croyait au sabbat, aux démons stercoraires phosphorescents et aux harpies affreusement suffocantes. Il croyait à la Madeleine, comme matière rédemptée, mais aussi au Lys et à la Rose, aux Fées, aux Saints, aux Anges et aux Étoiles. »

Thierry E Garnier Préface à l’ouvrage de Dominique Dubois – (extrait) Arqa Ed. ©

Compte rendu de la conférence de Thierry Emmanuel Garnier sur « Jules Bois et les sociétés secrètes à la Belle Epoque »

C’est à la Société Théosophique de Marseille, société initiatique fondée par H. P. Blavatsky au début du siècle, qu’a eu lieu hier soir 19 mai 2004, une conférence intitulée «Jules Bois et les sociétés secrètes à la Belle Epoque » A cette occasion Thierry E Garnier, conférencier et directeur des éditions Arqa, a présenté l’ouvrage consacré à ce personnage, ouvrage de Dominique Dubois, « Jules Bois (1868-1943) le reporter de l’occultisme, le poète et le féministe de la Belle Epoque ». Thierry E Garnier en tant que préfacier de ce livre, nous a fait revivre de façon extrêmement vivante et chaleureuse cette époque 1900, qui vit resurgir d’un passé enfoui, maintes sociétés initiatiques : les initiations égyptiennes avec la Golden Dawn de Samuel Lidell Mathers, les templiers du Moyen-Age avec le Prieuré de Sion, l’Alchimie secrète des grands adeptes de cette même période avec l’affaire Fulcanelli, les Rosicruciens du XVIIe siècle avec la Rose+Croix Kabalistique et Catholique de Stanislas de Guaita et de Joséphin Péladan, le Martinisme et le Martinésisme de Louis-Claude de Saint-Martin et de Martines de Pasqually revivifiés par Papus et ses affidés, la Franc-Maçonnerie du XVIIIe siècle évidemment, etc. Un tour d’horizon complet et fascinant à suivre de toute cette époque tumultueuse, (on aurait aimé cependant que Thierry E Garnier s’attardât un peu plus sur la société Angélique, Le Grand Lunaire, le Prieuré de Sion…) Les duels de Jules Bois contre Papus à l’épée et contre Stanislas de Guaita au pistolet, bien connus maintenant de la part des historiens de cette période, ne furent pas oubliés. En conclusion Thierry E Garnier nous gratifia d’un beau panorama de l’affaire de Rennes-le-Château où Emma Calvé et Jules Bois resurgirent en silhouettes, immanquablement.

Pour terminer, au moment des questions de fin de conférence, Jean Iozia, président de la Société Théosophique de Marseille, remercia le conférencier en soulignant combien il avait été agréable de revisiter cette période, manifestement charnière car voyant ressusciter toutes ces sociétés, et aussi salua la manière dont Jules Bois, personnage peu connu finalement de l’assemblée de cette soirée avait été décrit à travers ce qu’il faut bien appeler un hommage.

Le grand retour de l’ésotérisme

Paru dans le Nouvel Observateur —

Nouvel Observateur : Le succès fulgurant du livre de Dan Brown le Da Vinci Code, qui atteint en France le million d’exemplaires et auquel vous venez de consacrer un ouvrage (« Code Da Vinci : l’enquête » chez Robert Laffont (1)), comme l’intérêt croissant pour la kabbale, l’astrologie, la numérologie, ou encore la fascination du public pour la Franc-maçonnerie et les sociétés secrètes, révèlent un fantastique engouement pour l’ésotérisme. Mais que place-t-on exactement sous ce terme générique et quelle est l’origine de ce mot un peu énigmatique?

Frédéric Lenoir : Le mot ésotérisme est effectivement un mot fourre-tout qui recouvre des choses très disparates. Il faut commencer par distinguer l’adjectif « ésotérique » du substantif « ésotérisme ». L’adjectif lui est antérieur et vient du grec « esôtirokos », qui veut dire « aller vers l’intérieur ». Il s’oppose à « exoterikos », « vers l’extérieur ». On retrouve déjà cette double notion dans les écoles de sagesse grecques, chez Aristote notamment, où l’on distingue l’enseignement « intérieur » donné aux disciples avancés de l’enseignement « extérieur » transmis à la foule. L’enseignement ésotérique s’adresse donc aux « initiés ». Toutes les religions développeront ainsi des enseignements pour la masse et des enseignements pour des élites. Bergson parle à ce propos d’une « religion statique » et d’une « religion dynamique ». La religion statique est liée au dogme, à la morale, au rituel. Elle s’adresse à la masse des fidèles. La religion dynamique, c’est la mystique, cet élan qui porte certains individus vers le divin. En ce sens, on peut dire que la mystique est la voie intérieure, la dimension ésotérique des grandes traditions religieuses. C’est la kabbale dans le judaïsme, le soufisme dans l’islam, la grande mystique chrétienne d’une Thèrèse d’Avila ou d’un Maître Eckart etc. (cf.encadrés p.).

Et qu’en est-il du mot « ésotérisme » lui-même ?

Le substantif « ésotérisme » n’a été inventé qu’au XIXe siècle. Il est apparu en 1828 sous la plume d’un érudit luthérien alsacien, Jacques Matter, dans son Histoire critique du gnosticisme, et désigne un courant de pensée situé en-dehors d’une religion précise. L’ésotérisme devient un monde en soi, une nébuleuse. Il y a d’ailleurs eu mille définitions de l’ésotérisme. Des spécialistes comme Antoine Faivre ou Jean-Pierre Laurant parlent à juste titre de l’ésotérisme comme d’un « regard » plus que comme une doctrine et tentent d’en repérer les grandes caractéristiques. On peut en retenir quatre ou cinq. L’ésotérisme vise tout d’abord à réunifier des connaissances présentes dans toutes les traditions philosophiques et religieuses, avec l’idée que, derrière elles, se cache une religion primordiale de l’humanité. L’ésotérisme fait ainsi presque toujours référence à un âge d’or où l’être humain possédait une connaissance qui s’est ensuite difractée à travers les différents courants religieux. Autre trait fondamental : la doctrine des correspondances. Cette doctrine affirme l’existence d’un continuum entre toutes les parties de l’univers, dans la pluralité de ses niveaux de réalité, visibles et invisibles, de l’infiniment petit à l’infiniment grand. C’est cette idée qui fonde la pratique de l’Alchimie (voir encart). Elle part du postulat que la Nature est un grand organisme vivant que parcourt un flux, une énergie spirituelle qui lui donne sa beauté et son unité. Or seule une pensée magique et ésotérique peut élucider les mystères de cette Nature enchantée. Enfin, dernier élément, la place centrale de l’imagination comme médiation entre l’homme et le monde. Plus que par son intelligence rationnelle, c’est par son imaginaire et la pensée symbolique que l’être humain va se relier à la profondeur du réel. C’est pourquoi les symboles se trouvent au fondement même de l’ésotérisme.

Mais les religions regorgent de symboles, pourquoi dès lors les chercher ailleurs ?

Parce qu’en Occident les religions ont progressivement perdu leur dimension symbolique ! Elles ont privilégiés la pensée logique, le dogme et la norme contre les symboles et l’expérience mystique. Dans l’histoire du christianisme, le XVIème siècle marque une rupture fondamentale avec d’un coté la naissance de la Réforme protestante qui constitue une critique de la pensée mythique, et de l’autre la réponse du catholicisme avec la contre Réforme, mise en œuvre au Concile de Trente, qui élabore un catéchisme, c’est-à-dire un ensemble de définitions de ce qu’il faut croire. C’est un extraordinaire verrouillage théologique qui ne laisse plus de place au mystère, à l’expérience, à l’imaginaire, mais entend tout expliquer et tout définir en s’appuyant sur la scholastique thomiste. A l’heure actuelle, nous ne sommes toujours pas sortis de la religion/catéchisme. Pour la plupart gens, le christianisme c’est d’abord ce qu’il faut croire et ne pas croire, ce qu’il faut faire et ne pas faire. On est très loin de l’Evangile et du sacré. C’est pourquoi certains vont chercher le sacré à l’intérieur des religions dans des mouvements de type mystique-ésotérique, ou bien en-dehors, dans l’ésotérisme, c’est-à-dire dans des courants parallèles qui mettent en avant la pensée symbolique. On assiste aujourd’hui, à des niveaux très divers, à un intérêt du public pour ces deux types de voies spirituelles.

Peut-on dire que l’une est plus « noble » que l’autre ?

Puisqu’il existe hors traditions, l’ésotérisme a pu générer, à coté de pensées très profondes, des délires sectaires et des fantasmagories en tout genre. C’est pour cette raison que l’ésotérisme a mauvaise presse auprès de la communauté intellectuelle. Le caractère ésotérique des religions est en revanche beaucoup moins disqualifié, parce qu’il concerne une « élite » censée s’intéresser au plus profond, au plus intérieur et donc au plus authentique de la religion. Ce qui n’empêche pas que certains mouvements traditionnels, comme la kabbale ou le soufisme, aient aujourd’hui des représentants qui ressemblent à des gourous et proposent une spiritualité au rabais – mais parfois très onéreuse – qui flatte les penchants les plus narcissiques des individus sous des allures de spiritualité haut de gamme.

Si le mot date du XIXème siècle, on dit souvent que Pythagore fut le fondateur de l’ésotérisme. A quand peut-on faire remonter l’histoire de l’ésotérisme?

Pythagore est celui qui conceptualise le premier l’idée qu’il existe une harmonie universelle et une mathématique sacrée à l’œuvre dans l’univers. Il donne ainsi ses fondements à la pensée ésotérique. Mais c’est vers les IIè et IIIè siècle après JC, à la fin de l’Antiquité, que naît véritablement l’ésotérisme, avec la gnose et l’hermétisme. Selon les gnostiques (cf.encadré), l’existence terrestre est une punition terrible, fruit d’une chute originelle, et seule la connaissance (gnôsis), transmise par initiation, permettra à l’homme de prendre conscience de sa nature divine. L’hermétisme, lui, affirme « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut », qu’il existe des lois d’analogie entre la partie et le tout, entre le microcosme et le macrocosme. L’astrologie en est une bonne illustration. Cet art aussi vieux que les premières civilisations postule qu’il existe une corrélation entre les événements humains et les événements cosmiques (comètes, éclipses) ou le mouvement des planètes et en propose une interprétation de type symbolique.

Ce sont des thèses qui, jusqu’à aujourd’hui, connaîtront bien des résurgences.

Parce que l’histoire de l’ésotérisme fonctionne par vagues successives. A la Renaissance, on redécouvre la gnose et l’hermétisme. La redécouverte des textes grecs de l’Antiquité, et notamment le texte du Poïmandrès dans le Corpus hermeticum, traduit par Marsile Ficin en 1471 à la demande de Côme de Médicis provoque un choc incroyable. Ce texte constitue en effet une véritable synthèse de la pensée antique, du pythagorisme au néo-platonisme. Les penseurs de la Renaissance le croyaient antérieur à toutes ces écoles de sagesse, antérieur à Moïse lui-même. Ils l’interprétèrent donc comme la preuve qu’il existait une tradition primordiale qui unifiait tous les savoirs ensuite dispersés. On faisait remonter cette tradition à Hermès Trismégiste, un personnage légendaire qui serait relié au dieu égyptien Thôt. On découvrira un siècle plus tard qu’en fait le Corpus hermeticum datait de la fin de l’Antiquité.

Quel déception !

Enorme ! Mais ce premier moment de la Renaissance a montré une volonté des premiers humanistes de faire concorder les grandes sagesses de l’humanité, partant de cette idée que toutes relèvent d’une tradition primordiale qu’on situe généralement en Egypte. Pour ne citer qu’un seul nom, Pic de la Mirandole (1463-1494) est ce personnage extraordinaire qui pensait atteindre au savoir universel en réalisant une synthèse des textes de l’antiquité, de la foi chrétienne et de la kabbale juive.

Mais c’est finalement la pensée scientifique et la philosophie des Lumières qui vont l’emporter.

Absolument. L’ésotérisme ne deviendra dès lors qu’un contre courant face à la pensée dominante. Les premiers penseurs modernes allient encore la science et le sacré, la raison et l’imaginaire, y compris Descartes qui affirme avoir reçu en rêve sa fameuse méthode qui constituera le paradigme de la science expérimentale ! Mais l’Occident s’engage, y compris au sein des religions, dans une voie rationaliste et on finit par cloisonner les domaines du sacré et de la raison. L’imaginaire et la pensée symbolique n’ont plus leur place : on rompt alors définitivement avec le monde des symboles hérité du monde antique et du Moyen Age. Plus profondément, l’homme occidental s’arrache définitivement à la Nature qu’il ne considère plus comme magique ou enchantée, mais comme un monde d’objets observables et manipulables. Il n’est plus un « habitant du monde » comme l’entendait les Anciens, mais devient progressivement « maître et possesseur de la nature », comme le proclame Descartes dans le chapitre 6 de son célèbre Discours de la Méthode. Nous assistons à une forte accélération du processus de « désenchantement du monde », selon la célèbre expression de Max Weber, qui signifie que le monde a perdu « son aura magique » pour devenir un monde froid d’objets. Par le processus de rationalisation, l’homme se coupe progressivement de la nature et ne la considère plus comme un organisme vivant dont il peut manipuler les flux par la magie ou l’alchimie.

Quand débute ce processus de rationalisation et de désenchantement du monde ?

Weber ne le dit pas, mais dans mon ouvrage Les métamorphoses de Dieu(2), j’émet l’hypothèse qu’il commence au passage du paléolithique au néolithique, quand l’homme chasseur-cueilleur se sédentarise dans des villages. Toute une série d’étapes montre ensuite cet arrachement progressif de l’homme à la nature, qui conduit à son désenchantement. Notons que la religion élaborée du judéo-christianisme est déjà en soi une perte de la magie. Le prêtre remplace le magicien, on ne recherche plus les fluides dans la nature ni à se réconcilier avec les esprits des arbres et des animaux, mais on invente du rituel et on observe une vie éthique pour sauver son âme. Ca peut paraître insensé à un athée d’aujourd’hui, mais la religion est bien déjà un processus de rationalisation et c’est pourquoi Marcel Gauchet soutiendra la thèse très pertinente selon laquelle la modernité occidentale est née de la matrice du christianisme avant de se retourner contre elle.

Quelles sont les conséquences de cette prise du pouvoir de la raison et de cet arrachement de l’homme à la Nature…de nouvelles poussées de l’ésotérisme et de la pensée magique ?

Oui, parce que l’idée d’un monde totalement démagéifié, démythologisé, est quelque chose de difficile à assumer pour l’être humain qui possède en lui une formidable capacité imaginale. L’homme se distingue de l’animal par sa capacité à symboliser les choses, c’est-à-dire à associer des éléments séparés. Cela a donné naissance à l’art, à l’écriture, à la religion. Le simple fait de voir des signes, l’impression qu’il n’y a pas de hasard, de se troubler des synchronicités, correspond à ce besoin fondamental de mettre du mystère dans le monde, de la magie au sens large du terme. Au XXè siècle, le psychologue Carl Gustav Jung et l’anthropologue Gilbert Durand montreront que ce qu’on appelle avec condescendance « le retour de l’irrationnel » est en fait un retour du refoulé de l’homme contemporain qui a besoin de mythes et de symboles. …

Comment se manifeste cette première vague de réenchantement au siècle des Lumières ?

Il y a d’abord l’illuminisme, mouvement fondé par le savant suédois Emmanuel Swedenborg à partir de ses visions et qui a profondément marqué quantité de penseurs, y compris des philosophes des Lumières. C’était une sorte de religiosité affective qui ne partait pas d’une analyse du texte mais d’une émotion intérieure. Et puis le magnétisme de Franz Mesmer. Au cours d’expériences scientifiques sur les aimants, Mesmer constate qu’on peut magnétiser quelqu’un d’autre en le touchant. Il en tire la conclusion qu’un fluide invisible habite la nature et qu’on peut le manipuler pour guérir ou déplacer des objets. Vingt ans avant la Révolution française, la thèse remporte un succès colossal. Et aujourd’hui encore toucheurs, rebouteux, magnétiseurs et autres guérisseurs sont légion.

De quand datent les sociétés secrètes qui excitent tant l’imagination du public ?

Du début du XVIIe siècle, un siècle plus tôt. Elles remettent en valeur la notion fondamentale d’initiation. La Rose-Croix est l’une des premières sociétés secrètes de l’âge moderne, précurseur de la Franc-maçonnerie. C’est un texte anonyme mystérieusement apparu en 1614 dans le royaume de Habsbourg qui révèle l’existence d’une fraternité d’adeptes, chargés de transmettre la mémoire d’un non moins mystérieux chevalier du XIVè siècle, Christian Rosenkreutz, qui avait pour mission d’unifier toutes les sagesses de l’humanité en vue du jugement dernier. Le mythe rose-croix s’inspire de celui des Templiers, cet ordre militaire et religieux fondé pour les croisades et dont la règle de vie a été écrite par saint Bernard en 1129. Il fut persécuté par le roi de France Philippe le Bel avec le soutien du pape. Le vendredi 13 octobre 1307, eut lieu l’un des plus incroyable opération de police de tous les temps : tous les templiers de France furent arrêté à l’aube dans leur commanderie, torturés et massacrés. Depuis la mort sur le bûcher du dernier grand maître de l’Ordre, Jacques de Mollay, en 1314, l’imaginaire occidental est hanté par cette croyance en la connaissance et aux pouvoirs occultes des Templiers.

La franc maçonnerie n’est-elle pas en effet d’inspiration templière ?

La Franc-maçonnerie est sans doute d’abord plus directement d’inspiration Rose-Croix. Mais son histoire est mal connue. Au Moyen Age, les maçons qui construisaient les cathédrales étaient ceux qui détenaient la connaissance des symboles, et donc celle de la dimension ésotérique du christianisme. A partir du début du XVIIIe siècle, on ne construit plus de cathédrales, le christianisme se rationalise et les connaissances ésotériques commencent à se perdre. On se met alors à organiser la transmission du savoir dans des cercles d’initiés et, en 1717, se crée la première grande loge de Londres. Quelques décennies plus tard, la franc-maçonnerie se donnera une légitimité très ancienne et fera remonter ses racines au Temple de Salomon via les Templiers… qui seraient devenus les héritiers de cette sagesse ancienne lors de leur séjour à Jérusalem.

Les sociétés secrètes et la franc-maçonnerie sont donc les grands mouvements de réaction face aux progrès du rationalisme et d’une vision matérialiste du monde ?

Les prémices seulement. La véritable révolte arrivera plus tard, avec la formidable ébullition intellectuelle, littéraire et artistique du romantisme allemand, à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècles. Le romantisme, né de la postérité du Sturm und Drang, est le premier grand mouvement collectif de réenchantement du monde, une contestation en règle de la conception matérialiste, mécaniste et désenchantée qui prévaut dans la civilisation moderne occidentale. « La poésie est le réel absolu. », dit Novalis. C’est-à-dire que plus une chose est poétique, plus elle est vraie. C’est extraordinaire comme vision du monde ! Selon les Romantiques en effet, l’homme, le cosmos et le divin sont en étroite relation et constituent une harmonie, une totalité infinie. La quête de l’homme est de parvenir à cette unité, en expérimentant intérieurement et socialement l’intensité de ces relations. En ce sens, l’activité, la sensibilité poétique contribue au réenchantement d’un monde privé de ses charmes par une modernité marchande. Les romantiques vont réhabiliter les mythes et les contes populaires (les frères Grimm) et l’idée de l’Ame du Monde, l’anima mundi des Anciens, inventer une science de la Nature, la Naturphilosphie, qui se veut une alternative à la science expérimentale qui, elle, repose sur une conception univoque du réel : il n’existe qu’un seul niveau de réalité, celui qu’on peu observer et manipuler. On trouve cette philosophie de la nature en écho chez de nombreux poètes jusqu’à Baudelaire : « la nature est un temple où de vivants piliers… »(Correspondances). Les premiers romantiques faisaient partie de sociétés secrètes. Puis ils se sont tournés vers l’Orient dont on commence à découvrir en Europe la profondeur religieuse et philosophique. En 1800, Friedrich Schlegel affirme : « C’est en Orient que nous devons chercher le romantisme suprême. » Se reproduit alors le même scénario qu’à la Renaissance : ils idéalisent un Orient mythique dont ils pensent que les textes sacrés remontent à plusieurs milliers d’années et sont bien antérieurs à la Bible. La découverte de l’Orient répond au rêve romantique d’un âge d’or de l’humanité perpétué jusqu’à nos jours dans une civilisation radicalement différente de la nôtre, sauvage, primitive et pure de tout matérialisme. On va vite déchanter au fur et à mesure que la connaissance de l’Orient réel prendra le pas sur le rêve orientaliste et les romantiques vont perdre leur bataille contre le rationalisme, le matérialisme et le machinisme.

Et puis arrive la deuxième grande vague d’ésotérisme, au XIXè siècle, quand apparaît le mot lui-même.

L’ésotérisme du milieu du XIXème siècle hérite de tous les ésotérismes antérieurs – ésotérisme de l’Antiquité, de la Renaissance, du XVIIIe siècle, des romantiques -, mais il se démarque fortement de ses prédécesseurs en épousant l’idée de progrès et en voulant réconcilier la religion et la science dans un savoir unique. Ce nouvel ésotérisme va prendre plusieurs expressions. Celui par exemple de l’occultisme, dont le mage Eliphas Levi (1810-1875) fut le grand théoricien, et qui entend regrouper toutes les pratiques magiques et divinatoires en en donnant une explication pseudo-scientifique. C’est aussi la naissance du spiritisme, en 1848, dans un petit village des Etats-Unis, avec les sœurs Fox qui font des expériences de contacts avec les morts qui se veulent quasi-scientifiques. En Europe, le médium français Allan Kardec joue un rôle déterminant en codifiant les pratiques du spiritisme dans « Le livre des esprits ». C’est lui aussi qui introduit en Occident l’idée de la réincarnation selon l’idée moderne de progrès : les Esprits se réincarnent de corps en corps selon une loi universelle d’évolution de l’ensemble de la création. Ainsi curieusement, dans la seconde moitié du XIXème siècle qui marque le triomphe du scientisme, la plupart des grands créateurs, de Victor Hugo à Claude Debussy en passant par Verlaine et Oscar Wilde, font tourner les tables pour rentrer en contact avec les morts ou s’adonnent à des pratiques occultes.

Une autre expression de cet ésotérisme « moderne » sera la Société théosophique. Le 8 septembre 1875, à New York, une femme issue de la noblesse russe Helena Petrovna Blavatsky (1831-1891) fonde avec le colonel Henry Steel Olcott (1832-1907) la Société théosophique. Médium, elle prétend tirer ses enseignements de maîtres spirituels qu’elle aurait rencontrés au Tibet, ce qui est absolument faux puisqu’il a été prouvé qu’elle n’avait jamais été au Pays des neiges. Mais en évoquant les maîtres du Tibet comme les derniers dépositaires de la religion primordiale de l’humanité, elle fera naître le mythe du « Tibet magique », peuplé de lamas aux pouvoirs surnaturels. Le théosophe Rudolf Steiner, en 1912, quitte la Société et fonde son propre mouvement, l’Anthroposophie, qui va contribuer à dynamiser l’univers de cette contre-culture ésotérique. Pour l’anthroposophie, le monde et l’homme se répondent à travers un jeu de correspondances subtiles. Le génie de Steiner sera de donner des applications pratiques à sa pensée, dans la médecine, l’économie, l’éducation… Il va par exemple développer l’agriculture biodynamique.

A partir de la 1ère guerre mondiale, les sociétés ésotériques semblent se déliter ?

La première moitié du XXe siècle a été tellement meurtrière que tous ces mouvements de spiritualité parallèle ont été cassés. Il faudra attendre les années 60 pour voir naître une nouvelle tentative de réenchantement du monde. C’est ce qu’on a appelé la vague New Age, qui prend son essor en Californie et qui entend unir la psychologie occidentale avec la spiritualité orientale en cherchant à relier l’homme au cosmos. Mais comme les ésotérismes qui le précèdent, cette nouvelle religiosité alternative est davantage tournée vers l’avenir que vers le passé et le mythe de l’Eden perdu : elle annonce l’entrée dans le Nouvel Age du Verseau, seul signe astrologique représentant un homme et non un animal et qui symbolise l’avènement d’un religion universelle humaniste. Ce qui est remarquable avec le New Age, c’est qu’à l’époque des médias de masse, il diffuse, bien au-delà des cercles d’initiés, les idées de l’ésotérisme dans la société globale : le divin n’est plus personnel mais identifié à une sorte d’« âme du monde », une énergie, la fameuse « force » de la guerre des étoiles ; il existe une unité transcendante des religions qui se valent plus ou moins ; l’essentiel est d’expérimenter le divin en soi ; il existe des correspondances universelles et des êtres intermédiaires, tels que les anges ou les esprits fondamentaux de la nature etc.

Des idées prégnantes qui séduisent encore à l’heure actuelle et dont se sont récemment emparés cinéma et littérature.

Et avec quel succès ! Pourquoi « L’alchimiste » de Paulo Coelho s’est-il vendu dans plus de 140 pays selon vous? Parce qu’il reformule le vieux concept d’âme du monde en le reliant à l’individualisme moderne. Le leitmotiv du livre est que : « l’univers conspire pour réaliser notre légende personnelle », c’est-à-dire nos vœux les plus chers. La plupart des grands best-sellers contemporains se situent dans la veine ésotérique : le Seigneur des Anneaux, Harry Potter ou le Da Vinci Code, qui synthétise toutes les thèses que nous venons d’évoquer ! Le livre de Dan Brown est captivant. Mais il est aussi typique des ouvrages qui présentent le meilleur et le pire de l’ésotérisme. Le meilleur, parce qu’il fait rêver et redonne une dimension symbolique à la religion, le pire parce qu’il détourne parfois les symboles de leur sens véritable et qu’il donne des informations totalement erronées, comme nous le montrons dans notre ouvrage.

Dan Brown nous oriente vers un ésotérisme un peu frelaté et, en plus, il instille le doute chez son lecteur pour réveiller ses vieux réflexes paranoïaques, du type « on nous cache la vérité » …

Il joue effectivement sur un vieux ressort de l’ésotérisme qui est la théorie du complot. L’ésotérisme, je l’ai dit, s’est constitué en marge des Eglises, qui l’ont toujours combattu en raison de son pouvoir subversif. Pour contrecarrer les attaques des Eglises officielles, les ésotéristes se sont construits une position défensive qui consiste à dire : les religions cherchent à nous étouffer parce que nous détenons une vérité secrète qu’elles ne veulent pas vous révéler. L’argument est séduisant, très démagogique, et ça a certainement été l’une des clefs du succès du Da Vinci Code. Mais ne soyons pas trop durs, il y a aussi des choses très justes dans le livre, comme par exemple le refoulement par le christianisme du féminin sacré. Et je trouve qu’il faut aussi rendre grâce à l’ésotérisme en général d’avoir apporté un élément de féminisation du divin. Car les idées ésotériques de l’âme du monde, de l’immanence du divin ou des ses émanations sont des archétypes typiquement féminins.

C’est en effet un travail salutaire, mais ces thèses conspirationistes et irrationnelles ne comportent-elles pas en germe de véritables dangers ?

Bien sûr, certaines d’entre elles mènent d’ailleurs tout droit vers une idéologie typiquement sectaire : nous sommes les élus, le petit cercle des initiés qui possédons la vérité unique pendant que tout le reste de l’humanité erre dans l’ignorance. D’autres, qui insistent sur l’idée d’une tradition primordiale et critiquent tout progrès moderne ont souvent des saveurs d’extrême droite. Toutes sont guettées par des dérives irrationnelles graves. Dans la secte de l’Ordre du Temple solaire par exemple, la dérive meurtrière a été légitimée au nom des « maîtres invisibles » templiers ! Pour des esprits faibles, il existe un vrai risque de décrochage du réel. Umberto Eco, en bon sémiologue, a fait dans ses deux premiers romans la meilleure critique que je connaisse du délire interprétatif. Dans Le nom de la rose il dénonce le délire interprétatif de nature religieuse : les moines interprètent les crimes commis dans leur monastère comme une réalisation des prophéties de l’Apocalypse. Dans Le pendule de Foucauld, il met en scène la folie ésotérique.

On peut donc voir le retour (ou plutôt la permanence) de l’ésotérisme dans nos sociétés modernes comme un signe inquiétant du besoin de magie et d’irrationnel. On peut y voir aussi une tentative de rééquilibrage chez l’homme occidental moderne de ses fonctions imaginatives et rationnelles, des polarités logiques et intuitives de son cerveau. Ne faudrait-il pas admettre une fois pour toute, comme ne cesse de le rappeler Edgar Morin depuis quarante ans, que l’être humain est à la fois sapiens et demens ? Qu’il a autant besoin, pour vivre une vie pleinement humaine, de raison que d’amour et d’émotion, de connaissance scientifique que de mythes ? Bref de mener une existence poétique.

CONFERENCE Géostratégie messianisme des Protocoles Des Sages De Sion

Posted in .....HISTOIRE...., FRANC MACONNERIE BILDERBERG TRILATERALE ..., géopolitique, nwo, sociologie with tags , , , , , , , on août 14, 2014 by rodolphepilaert63

Aux premières époques de la vie sociale, ils
étaient soumis à la force brutale et aveugle, puis ils se soumirent à la
loi, qui n’est, en réalité, que la même force masquée. Cette
constatation me mène à déduire que, de par la loi naturelle, le droit
réside dans la force.

 

 

Notre devise doit être : « Tous les moyens de la force et de l’hypocrisie ».

 

 

Quatrième protocole

 

Nous devons arracher de l’esprit des chrétiens
jusqu’à la conception même de Dieu et la remplacer par des calculs
arithmétiques et des besoins matériels.

 

 

Douzième protocole

 

« La liberté est le droit de faire ce qui est permis par la loi ».

 

 

Quatorzième protocole

 

Quand nous serons les maîtres de la terre,
nous ne tolérerons aucune religion que la nôtre, c’est-à-dire une
religion n’admettant qu’un seul Dieu à qui notre destin est lié par
l’élection qu’il fit de nous, et par qui est également déterminé le
destin du monde.

 

 

Quinzième protocole

 

Les magistrats, à cinquante-cinq ans, cesseront toutes fonctions pour les raisons suivantes :

 

  1. Parce que des hommes âgés s’attachent plus
    fortement à des idées préconçues et sont moins capables d’obéir à des
    ordres nouveaux ;
  2. Parce qu’une telle mesure nous permettra
    d’opérer de fréquents changements dans la magistrature qui, ainsi, sera
    docilement soumise à toute pression de notre part. Tout homme désirant
    conserver son poste devra, pour se l’assurer, nous obéir aveuglément.

Vingtième protocole

 

Le meilleur moyen de faire face aux dépenses
du gouvernement sera l’établissement d’un impôt progressif sur la
propriété. Ainsi les impôts seront couverts sans opprimer ni ruiner le
peuple, et la charge qui incombera à chacun sera proportionnée à ce
qu’il possédera. Il faudra que les riches comprennent qu’il est de leur
devoir de céder au gouvernement une part du surplus de leurs richesses,
puisque le gouvernement leur garantit la possession paisible du reste de
leurs biens et leur donne le droit de s’enrichir par des moyens
honnêtes. Je dis « honnêtes » parce que le contrôle de la propriété
rendra le vol impossible au point de vue légal.

 

 

L’étalon-or a été la perte de tous les États
qui l’ont adopté, parce qu’il ne peut satisfaire tous les besoins des
populations, d’autant plus que nous avons fait tous nos efforts pour
obtenir son accaparement et le faire retirer de la circulation.

 

 

Notre gouvernement mettra en circulation la
quantité de monnaie en proportion avec la force ouvrière du pays, et
cette monnaie sera en papier ou même en bois.

 

 

Dans notre gouvernement, nous aurons grand
soin qu’il ne puisse se produire d’arrêt dans la circulation de
l’argent ; nous n’aurons donc pas de ces emprunts d’État, sauf un seul
consistant en bons du Trésor, émis à 1 % ; ce faible pourcentage
n’exposant pas l’État à être saigné par les sangsues.

 

 

Vingtième-deuxième protocole

 

La plus grande force des temps présents est
concentrée entre nos mains : c’est l’or. En deux jours, nous pouvons en
faire sortir de nos trésors secrets n’importe quelle somme.

 

 

Citations sur les protocoles

 

On s’explique alors le caractère odieux du
document. À cause de ce caractère, il était impossible, nous l’avons
observé, que des chefs juifs eussent prononcé les discours consignés
dans la brochure, sans faire preuve de folie et d’imbécilité. Au
contraire, un antisémite capable de confectionner un tel recueil pour
l’attribuer aux Juifs ne pouvait que le concevoir aussi révoltant que
possible. Ou bien il se serait fait un devoir de s’abstenir, ou bien la
logique voulait qu’il s’appliquât à accumuler tout ce qu’il jugerait le
plus susceptible d’exciter l’indignation contre ceux qu’il se croyait
permis de stigmatiser en usant d’un pareil procédé.

 

  • À propos des Protocoles des Sages de Sion
  • La Guerre occulte, les sociétés secrètes contre les nations, Paul Copin-Albancelli,
    éd. Perrin et Cie, Paris, 1925, chap. X, Un document faux qui se trouve
    être un document révélateur en raison de sa fausseté., p. 206

 

Un exposé comme celui des Protocoles, dans les
conditions dont on nous parle, est invraisemblable. Il n’a pu être fait
par des Juifs qualifiés, ayant autorité, dont les paroles constituent
un témoignage susceptible d’engager la responsabilité de la collectivité
juive. S’il en était autrement, il n’y aurait vraiment guère lieu de
craindre une nation commandée par des chefs capables de telles
niaiseries.

 

  • À propos des Protocoles des Sages de Sion
  • La Guerre occulte, les sociétés secrètes contre les nations, Paul Copin-Albancelli,
    éd. Perrin et Cie, Paris, 1925, chap. X, Un document faux qui se trouve
    être un document révélateur en raison de sa fausseté., p. 204

 

 

Lectures Françaises – Nouvelle controverse autour des protocoles des sages de sion

Par Histoire Ebook, lundi 30 septembre 2013. L › Lectures Françaises

Conspiration
France
Hébraïsme
Protocoles des sages de Sion
Revue

Auteur : Lectures Francaises Ouvrage : numéro 124-125 Nouvelle controverse autour des protocoles des sages de Sion Ce ^étrole qui peut manger à l’Europe. Sérieuses difficultés dans la presse et l’édition. Allo ! Allo ! Quelles nouvelles ? Salons, partis et journaux. Année : 1967 Lien de […]

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Gohier Urbain – Le complot de l’Orléanisme et de la franc-maçonnerie contre la France et contre la république

Par Histoire Ebook, lundi 22 juillet 2013. G › Gohier Urbain

Conspiration
Ex-Libris Lenculus
Franc-maçonnerie
France
Hébraïsme
Orléans
Révolution

Auteur : Gohier Urbain (Degoulet Urbain – Blümchen Isaac) Ouvrage : Le complot de l’Orléanisme et de la franc-maçonnerie contre la France et contre la république Année : 1932 Lien de téléchargement : […]

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Jouin Ernest – Le péril judéo-maçonnique Les protocoles des sages de Sion

Par Histoire Ebook, vendredi 28 juin 2013. J › Jouin Ernest

Conspiration
Franc-maçonnerie
Hébraïsme
Protocoles des sages de Sion
R.I.S.S.

Auteur : Jouin Ernest Ouvrage : Le péril judéo-maçonnique Les protocoles des sages de Sion Coup d’œil d’ensemble Année : 1932 Lien de téléchargement : Jouin_Ernest_-_Le_peril_judeo-maconnique_Les_protocoles_des_sages_de_Sion.zip Avant d’entreprendre le commentaire des « Protocols » des Sages de […]

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Le procès des protocoles

Par Histoire Ebook, lundi 24 juin 2013. A › Anonymes

Hébraïsme
Protocoles des sages de Sion

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Mathews Robert Jay – Un appel au combat

Par Histoire Ebook, mardi 20 novembre 2012. M › Mathews Robert Jay

Amériques
Conspiration
Hébraïsme

Auteur : Mathews Robert Jay Ouvrage : Un appel au combat Année : 1983 Lien de téléchargement : Mathews_Robert_Jay_-_Un_appel_au_combat.zip Ce discours a été prononcé devant la Conférence générale de l’Alliance nationale, à Arlington, en Virginie, le dimanche 4 septembre 1983. Moins d’un an plus […]

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Chaumette Yves – Vers la source de conscience

Par Histoire Ebook, vendredi 2 novembre 2012. C › Chaumette Yves

Méditation

Auteur : Chaumette Yves Ouvrage : Vers la source de conscience Tome 1 et 2 Année : 2002 Lien de téléchargement : Chaumette_Yves_-_Vers_la_source_de_conscience.zip Pourquoi cet entraînement ? Le but des exercices proposés ici est de percevoir l’Esprit en nous, d’entrer en contact avec notre Etre […]

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Undercover 14

Par Histoire Ebook, mardi 25 septembre 2012. U › Undercover

Jésuites
Revue
Rothschild

Auteur : Undercover Ouvrage : 14 Année : 2004 Lien de téléchargement : Undercover_14.zip Une envie irrésistible me pousse à vous écrire… Reprogrammation de l’ADN : une farce. L’article sur Telos m’a fait un choc – La puce qui monte – Interros surprises. Comment fonder un gouvernement libre. DOSSIER […]

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Sander Alec – Tous victimes d’une mascarade organisée

Par Histoire Ebook, jeudi 19 juillet 2012. S › Sander Alec

Conspiration
Franc-maçonnerie
Hébraïsme

Auteur : Sander Alec Ouvrage : Tous victimes d’une mascarade organisée ou le Saint Empire Année : 2011 Lien de téléchargement : Sander_Alec_-_Tous_victimes_d_une_mascarade_organisee.zip Cet ouvrage n’est pas un « livre » dans le sens où je l’entends. C’est-à-dire que pour réaliser un dossier de ce […]

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Santo Joseph – Le formidable secret de la Franc-maçonnerie

Par Histoire Ebook, dimanche 17 juin 2012. S › Santo Joseph

Catholique
Conspiration
Franc-maçonnerie
Hébraïsme

Auteur : Santo Joseph Ouvrage : Le formidable secret de la Franc-maçonnerie Année : 19** Lien de téléchargement : Santo_Joseph_-_Le_formidable_secret_de_la_Franc-maconnerie.zip SOMMAIRE. — Avant-Propos : La Lutte antimaçonnique. — I. Qu’est-ce que la Franc-Maçonnerie. — II. Est-ce une religion? — […]

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Gohier Urbain – Protocoles des sages d’Israël

Par Histoire Ebook, mercredi 2 mai 2012. G › Gohier Urbain

Ex-Libris Lenculus
Hébraïsme
Israël
Protocoles des sages de Sion

Auteur : Gohier Urbain (Degoulet Urbain – Blümchen Isaac) Ouvrage : Protocoles des sages d’Israël Année : 1925 Lien de téléchargement : Gohier_Urbain_-_Protocoles_des_sages_d_Israel.zip La Vieille-France avait annoncé la publication, par la section anglaise (éventuelle) de l’Alliance anti-juive, […]

THE BRAIN : Eugenics & Population Control

Posted in géopolitique, INVESTIGATIONS, nwo, sociologie, THEOSOPHIE NEW AGE with tags , , , , , , , on mai 16, 2014 by rodolphepilaert63

https://webbrain.com/brainpage/brain/D36749F1-3A40-09FA-957F-41294B88CB70#-225
Cecil-Rhodes-in-the-Brain-1024x578

Huxley, Wasson, Leary, and McKenna = MKULTRA CIA AGENTS

Posted in .... ATERMONDE ......, archives, nwo, THEOSOPHIE NEW AGE with tags , , , , , , , , , , , , on avril 29, 2014 by rodolphepilaert63

In the 1950s every CIA agent was required to trip… it didn’t turn the agency into hippies… they had PR people who did that: Huxley, Wasson, Leary, and McKenna.

The military called entheogens « psychotomimetics » which means psychosis mimicking. They label your experience, tell you what it means -and you remain in their box.

“Leary: All right. [Room laughs] Our undercover agents in Los Angeles were very cool about, uh, and yet they did more in a very laid-back way, uh, and it’s every bit as public as some of the other, you know, the buses running around the country [Ken Kesey and the Merry pranksters – here identified as undercover agents]….

Janiger: Yeah, and then Zinnberg says that the visionary experience, and all of the things he was doing at Harvard, and the others, his residence, and the rest he was giving LSD to, they never had a visionary, or ecstatic, or mystic experience. That the whole thing was a California invention, he said.

Leary: Wonderful! They’re right!

Janiger: The only time it happened, was when you cross the Colorado River.
[Room laughs]

[Comment: Cohen brings up the book the Manchurian Candidate and the CIA to deflect investigation into this area. In fact virtually everyone in the room had some relationship to the CIA or military intelligence.]

Cohen: I’m reading John Marks book on, the Manchurian… The Search for the Manchurian Candidate, in which he says the CIA turned us all on, you know. But,..”

After the CIA did their MKULTRA LSD tests on the entire village of Pont Saint Esprit, they realized that their applications methods weren’t effective (created by Dr. Frank Olson – murdered by the CIA for threatening to go public – eventually exposing MKULTRA and leading to the Church Commission), so they had to come up with a way to get everyone to self-administer the drugs. Aldous Huxley, the MKULTRA architect and CIA / MI6 man, came up with a name that was unmarketable, called « phanerothyme ». It fell on deaf ears.

From there they remarketed them. They changed the name from psychotomimetic to psychedelic (properly psychOdelic “to manifest the mind”), a name made up by Huxley’s close buddy, Dr. Humphry Osmond, another with many MKULTRA and CIA / MI6 ties.

Osmond was also at the same meeting (above – A Conversation On LSD, 1979), where Leary admits he and the others were agents.

“Pg. 174 – MOKSHA

1960
Then, in November, he and Humphry Osmond journeyed to Cambridge where they met Dr. Timothy Leary and his colleagues who were then conducting large-scale experiments at Harvard (the Psychedelic Research Project). There Huxley took psilocybin for the first time, in a group consisting of five other persons.”

“Pg. 186
Leary

DEAR Tim,
6 February, 1961

Thank you for your letter of Jan. 23rd, which came during my absence-first in Hawaii, then at San Francisco (where we had a good conference on Control of the Mind.

Alas, I can’t write anything for Harpers-am too desperately busy trying to finish a book.

At S. F. [San Francisco] I met Dr. [Oscar] Janiger, whom I had not seen for several years. He tells me that he has given LSD to 100 painters who have done pictures before, during & after the drug, & whose efforts are being appraised by a panel of art critics. This might be interesting. I gave him your address, & I think you will hear from him.

I also spoke briefly with Dr. Joly West (prof. of psychiatry at U. of Oklahoma Medical School – killed “Tusco” the elephant – MKULTRA), who told me that he had done a lot of work in sensory deprivation, using improved versions of John Lilly’s techniques. Interesting visionary results-but I didn’t have time to hear the details.”

David Blacks’s book Acid – pg. 49:
“The speaker was Arthur Koestler, and also present was the anthropologist Francis Huxley. Koestler was also bound for America, for a conference on ‘Control of the Mind’ organized by the Joshua Macy Foundation – now known to have been secretly sponsored by MK-ULTRA.”

There’s more to this story to be found in Huxley’s “Moksha”. There it’s clear (along with the video “A Conversation on LSD”) that he and Osmond went to Cambridge and interviewed Leary for the position. Otherwise, there’d be no way that Stoloroff would have known all the details. At first they weren’t sure if Leary was the right fit.

181
Aldous Huxley: stooped, towering, gray Buddha. A wise and good man. Head like a multi-lingual encyclopedia. Voice elegant and chuck­ ling except when the pitch rose in momentary amused indignation about over-population or the pomposity of psychiatrists.

We talked about how to study and use the consciousness-expanding drugs and we clicked along agreeably on the do’s and the not-to-do’s. We would avoid the behaviorist approach to others’ awareness. Avoid labeling or depersonalizing the subject. We should not impose our own jargon or our own experimental games on others. We were not out to discover new laws, which is to say, to discover the redundant implications of our own premises. We were not to be limited by the pathological point of view. We were not to interpret ecstasy as mania, or calm serenity as catatonia; we were not to diagnose Buddha as a detached schizoid; nor Christ as an exhibitionistic masochist; nor the mystic experience as a symptom; nor the visionary state as a model psychosis. Aldous Huxley chuckling away with compassionate humor at human folly.
And with such erudition! Moving back and forth in history, quoting the mystics. Wordsworth. Plotinus. The Areopagite. William James.

•Ranging from the esoteric past, back to the biochemical present: Humphry Osmond curing alcoholics in Saskatchewan with LSD; Keith Ditman’s plans to clean out Skid Row in Los Angeles with LSD; Roger Heim taking his bag of Mexican mushrooms to the Parisian chemists who couldn’t isolate the active ingredient, and then going to Albert Hofmann the great Swiss, who did it and called it psilocybin. They had sent the pills back to the curandera in Oaxaca state and she tried them and had divinatory visions and was happy that her practice could now be year-round and not restricted to the three rainy mushroom months.

Aldous Huxley was shrewdly aware of the political complications and the expected opposition from the Murugans, the name he gave to power people in his novel, Island.

« Dope … Murugan was telling me about the fungi that are used here as a source of dope. »

« What’s in a name? … Answer, practically everything. Murugun calls it dope and feels about it all the disapproval that, by conditioned reflex, the dirty word evokes.We on the contrary, give the stuff good names-the moksha medicine, the reality revealer, the truth-and­ beauty pill. And we hnow, by direct experience, that the good names are deserved. Whereas our young friend here has no firsthand knowledge of the stuff and can’t be persuaded even to give it a try. For him.it’s dope and dope is something that, by definition, no decent person ever in­ dulges in. »

182
During the weeks of October and November of 1960 there were many meetings to plan the research. Aldous Huxley would come and listen and then close his eyes and detach himself from the scene and go into his controiied meditation trance, which \vas unnerving to some of the Harvard people who equate consciousness with talk, and then he would open his eyes and make a diamond-pure comment. …

183
1960
Harvard Session Report

Huxley and Osmond visited Dr. Timothy Leary at Harvard where the Psychedelic Research Project had gotten underway. The following report of a psilocybin session from unpublished laboratory notes exhibits the methodology of the Harvard researchers,and reveals Huxley as a semi-anonymous subject in a group experiment.
DATE: Sunday, Nov. 6, 1960.

SITUATION:
At this session the remaining members of the research group were exposed to the psilocybin experience. The session began at noon on Sunday and lasted until 8 p.m. The scene was, as in the preceding, the large and comfortable home of the principal investigator.

PARTICIPANTS:
#1, 4: from previous sessions.
#11: Mr. Aldous Huxley.

So here we see Huxley involved in the research and helping to guide it, and this is still 13 years before anyone in the public had ever heard of MKULTRA. Huxley was the first to sell this idea of SOMA spirituality through his book Brave New World.

So Leary is HIRED to stigmatize the word psychedelic… to popularize it – and the drugs… Kids don’t retaliate with legal drugs.

Osmond: Remember the first time we met, which was in Cambridge? On the night of the Kennedy election.

Leary: 1960.

Osmond: 1960. We went out to this place. And Timothy then was wearing his gray flannel suite and his crew cut. And we had this very interesting discussion with him. And when we went.. . and I don’t think I told you this, Timothy. But the night we went we both said “what a nice fellow he is”. He says “he’s a very nice man”, and Aldous said “it’s very very nice to think that this is what’s going to be done at Harvard”. He said “it would be so good for it”. And then I said to him, “I think he’s a nice fellow too. But don’t you think he’s just a little bit square?” [laughter – no mention of “too square for what?”] Aldous said “you may be right”, he said “but after all isn’t that what we want?” [laughter]
Timothy, when I’m discussing the need for understanding human temperament this is the story I tell. Because I said, yeah Aldous and I were deeply interested in the nature of human temperament and we meet someone who I think that was probably the least satisfactory description of you ever made, Timothy. I think even your greatest enemies would never make that description. And we made it. We were very very concerned because we held that perhaps you were a bit too unadventurous. [for what?] You see what insights we had.
– A Conversation on LSD – 1979.

Then, reenter Gordon Wasson, whom we have the primary documents for from the CIA that he headed MKULTRA Subproject 58 – which became Seeking the Magic Mushroom in Life Magazine May 13, 1957.

In the 1970s R. Gordon Wasson and Prof. Carl A. P. Ruck of Boston University (with the help of Jonathan Ott and Jeremy Bigwood) rename them to “ENTHEOGENS” – “to generate god within”

(Find a better quote from Ruck)
… again, they label your experience and tell you the experience you’re going to have:

“Janiger: Yeah, and then Zinnberg says that the visionary experience, and all of the things he was doing at Harvard, and the others, his residence, and the rest he was giving LSD to, they never had a visionary, or ecstatic, or mystic experience. That the whole thing was a California invention, he said.
Leary: Wonderful! They’re right!”

Janiger: The only time it happened, was when you cross the Colorado River. »

So after Pont Saint Esprit, they decided to do a much larger test on a city instead – with a population of many millions.

They had already done the Port Chicago atomic bomb tests and other underground tests there… so in 1965 they launched the world’s largest mind control test on the city of San Francisco, California.

DEAR HUMPHRY,
740 North Kings Road,
Los Angeles 46, Cal.
30 March, 1956

Thank you for your letter, which I shall answer only briefly, since I look forward to talking to you at length in New York before very long. About a name for these drugs-what a problem! I have looked into Liddell and Scott and find that there is a verb phaneroein, « to make visible or manifest, » and an adjective phaneros, meaning « manifest, open to sight, evident. » The word is used in botany-phanerogam as opposed to cryptogam. Psychodetic 4 is something I don’t quite get the hang of it. Is it an analogue of geodetic, geodesy? If so, it would mean mind-dividing, as geodesy means earth-dividing, from ge and daiein. Could you call these drugs psychophans? or phaneropsychic drugs? Or what about phanerothymes? Thymos means soul, in its primary usage, and is the equivalent of Latin animus. The word is euphonious and easy to pronounce; besides it has relatives in the jargon of psychology-e.g. cyclothyme. On the whole I think this is better than psychophan or phaneropsychic.
I expect to be flying east on the tenth, or eleventh, and will let you know before then where we shall be staying-possibly not in a hotel at all, but in a borrowed apartment.

Yours, Aldous

4 Osmond had mentioned psychedelics, as a new name for mind-changing drugs to replace the term psychotomimetics. Huxley apparently misread the word as « psychodetics, » hence his mystification. Osmond replied: « To fathom Hell or soar angelic, Just take a pinch of psychedelic
Huxley still did not get the spelling, which he made psychodelic. [Smith’s note] Huxley invariably uses psychodelic for psychedelic, as he and others thought the latter term incorrect. Huxley’s spe1ling has been retained, as this was undoubtedly his preference. However, it fails one criterion of Osmond, which is that the term be « uncontaminated by other associations. »
In a letter to Dr. A. Shulgin in 1969, Osmond provided a variant reading of the co1laborative verse:

« To make this mundane world sublime,
Take half a gram of phanerothyme.
To sink in Hell or soar angelic,
You’1l need a pinch of psychedelic. •
Phanerothyme-substantive. Phanerothymic-adjective.
To make this trivia] world sublime,
Take a half a gramme of phanerothyme. »

http://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=0CC4QFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.gnosticmedia.com%2Ftxtfiles%2FGordonWasson_TheMan_TheLegend_TheMyth_byJanIrvin.pdf&ei=1e1eU7ybMYaQOKPQgOgO&usg=AFQjCNH7DV83y_-g-jvzuD50mU8L-d9nFQ&sig2=5rjOcYcwCNqZKX55KIxJCQ

Spy Agency Engaged In Internet “False Flag” Attacks

Posted in FRANC MACONNERIE BILDERBERG TRILATERALE ..., géopolitique, INVESTIGATIONS with tags , , , , , , , on février 20, 2014 by rodolphepilaert63

Spy Agency “Masqueraded As An Enemy In A ‘False Flag’ Operation”

We’ve warned since 2009 (and see this) that the government could be launching cyber “false flag attacks” in order to justify a crackdown on the Internet and discredit web activists.

A new report from NBC News – based on documents leaked by Edward Snowden – appear to confirm our fears, documenting that Britain’s GCHQ spy agency has carried out cyber false flag attacks:

In another document taken from the NSA by Snowden and obtained by NBC News, a JTRIG official said the unit’s mission included computer network attacks, disruption, “Active Covert Internet Operations,” and “Covert Technical Operations.” Among the methods listed in the document were jamming phones, computers and email accounts and masquerading as an enemy in a “false flag” operation. The same document said GCHQ was increasing its emphasis on using cyber tools to attack adversaries.

Postscript:  We await further revelations of “false flag” attacks by spy agencies.

Spy Agency Engaged In Internet “False Flag” Attacks

Spy Agencies Use Dirty Tricks

We’ve repeatedly noted that the spy agencies aren’t just like giant peeping Tom’s, but they use their capabilities in mischievous offensive actions.

We’ve warned since 2009 (and see this) that the government could be launching cyber “false flag attacks” in order to justify a crackdown on the Internet and discredit web activists.

A new report from NBC News shows that the British spy agency used “false flag attacks” and other dirty tricks:

British spies have developed “dirty tricks” for use against nations, hackers, terror groups, suspected criminals and arms dealers that include releasing computer viruses, spying on journalists and diplomats, jamming phones and computers, and using sex to lure targets into “honey traps.”

***

The agency’s goal was to “destroy, deny, degrade [and] disrupt” enemies by “discrediting” them, planting misinformation and shutting down their communications.

Sound familiar? It should:

Between 1956 and 1971, the FBI operated a program known as COINTELPRO, for Counter Intelligence Program. Its purpose was to interfere with the activities of the organizations and individuals who were its targets or, in the words of long-time FBI Director J. Edgar Hoover, to “expose, disrupt, misdirect, discredit or otherwise neutralize” them.

NBC continues:

[The agency] also uses “false flag” operations, in which British agents carry out online actions that are designed to look like they were performed by one of Britain’s adversaries.

***

JTRIG used negative information to attack private companies, sour business relationships and ruin deals.

***

Changing photos on social media sites and emailing and texting colleagues and neighbors unsavory information.

Here are two of the documents from the British intelligence service leaked by Edward Snowden:

 

 

Previous Snowden documents published by NBC also evidence false flag attacks.

 

Postscript:  We await further revelations of “false flag” attacks by spy agencies.