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CONFERENCE Les Sociétés Secrètes 1

Posted in .....HISTOIRE...., ESCHATOLOGIE RELIGIONS, FRANC MACONNERIE BILDERBERG TRILATERALE ..., ingéniérie sociale, nwo, sociologie, THEOSOPHIE NEW AGE with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on août 18, 2014 by rodolphepilaert63

Les sociétés secrètes

En
privilégiant la sphère occidentale et les sociétés secrètes à vocations
spirituelles nos auteurs vont aborder successivement les tariqas soufies, le compagnonnage ,la franc-maçonnerie,l’ Hermetic Brotherhood of Louxor ,les Rose Croix ,la Golden Dawn ,la société Théosophique ,la société
anthroposophique, la Thulé Gesellschaft, et Skull and Bones . Bien au delà d une
instrumentalisation sensationnelle qu ‘exploitent de nombreux auteurs à
succès actuels nos auteurs ont tenté d’ aller à l’ intérieur de ce sujet
complexe puisque comme nous le rappelle Erik Sablé « le vrai secret c est l’
indicible « 

Le Hermetic Order of The Golden Dawn ou en français Ordre Hermétique
de l’Aube Dorée a été fondé en 1888 à Londres par trois hommes : William
Wynn Westcott, William Robert Woodman et Samuel Liddell MacGregor
Mathers. Cette société secrète est centrée sur les sciences occultes avec
l’étude de la théurgie, une forme de magie visant à communiquer avec
les esprits, et le développement spirituel. Leurs enseignements mêlent
philosophie ésotérique, Kabbale hermétique, divination et géomancie.
Selon la légende, l’ordre s’appuierait sur les manuscrits de Cipher
datant du début du XIXe siècle et qui contiennent des théories et
formules mathématiques magiques. Le fonctionnement du Golden Dawn et
l’initiation de ses recrues est similaire à celui de la
franc-maçonnerie. L’apogée de l’ordre se situe vers 1890 avec plus d’une
centaine de membres. Mais victime de conflits internes entre 1900 et
1905, l’organisation périclite mais ne disparaît pas pour autant.

 

 

The Golden Dawn aujourd’hui

Parallèlement à l’Hermetic Order of the Golden Dawn, d’autres courants existent
: The Open Source if the Golden Dawn et th eEsoteric Order of the
Golden Dawn. Les deux sociétés sont principalement implantées au
Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Si ces organisations restent
mystérieuses, et leurs membres gardent l’anonymat, il est plus aisé d’y
entrer de nos jours en sollicitant une inscription par le biais de leurs
sites Internet.

L’Ordo Templi Orientis, ou OTO ou encore Ordre du Temple de l’Est,
est une organisation secrète fondée à la fin du XIXe siècle par le
chimiste autrichien Karl Kellner. Son objectif est l’instruction de ses
quelque 3000 membres. Elle promeut la fraternité universelle, la liberté, la connaissance
et le pouvoir à travers « la beauté et le courage ». Héritier du
thélémisme, philosophie de vie du « fais ce que tu voudras », elle
respecte le Livre de la Loi, Book of Law, rédigé par Aleister Crowley.
Celui-ci mêle ésotérisme, principes de vie et recherche spirituelle et
va devenir un membre éminent de l’Ordre jusqu’à le diriger jusqu’en
1947.

L’Ordre aujourd’hui

L’Ordo Templi Orientis est une organisation internationale dont les principes et le fonctionnement est semblable à la franc-maçonnerie.
Les recrues passent une période d’initiation, avec un rituel précis,
avant d’être officiellement accepté. L’Ordre, très implanté aux Etats-Unis avec 43 organismes
à travers le pays, est toujours actif. Il est considéré comme une
société secrète car comme les loges francs-maçonnes, l’appartenance des
membres à l’Ordre est confidentielle. L’Ordo Templi Orientis comprend
aussi une branche spirituelle avec l’Eglise Gnostique Catholique qui
apllique également les principes de la loi de Thelema.

Skull & Bones, la société secrète universitaire

Fondée en 1832

 

Membres célèbres : George Bush père et fils, John Kerry, Harold Stanley, Frederick W. Smith

le crâne est le symbole de skull & bones.Le crâne est le symbole de Skull & Bones.

Les Etats-Unis comptent plusieurs dizaines de confréries et sociétés
secrètes d’étudiants. Dès leur arrivée sur le campus, quelques nouveaux
élèves deviennent des recrues pour ces organisations. La plus célèbre
est Skull & Bones de l’université de Yale, à New Heaven. Fondée au
milieu du 19e siècle par un ancien élève, William Huntington Russell, Skull & Bones signifie « Crâne et os ».
Son emblème est d’ailleurs un crâne humain qui surmonte le chiffre 322.
Ce nombre fait toujours l’objet d’interprétations diverses comme un
rapport à la mythologie grecque, un chapitre d’un livre ou encore le
montant d’un don. La confrérie, qui reste mystérieuse, est régulièrement
appelée « fraternité de la mort ». Les membres se promettent entraide et se jurent fidélité jusqu’à la mort.
Le recrutement demeure très sélectif. Chaque année, quinze élèves issus des meilleures familles américaines y
font leur entrée. Les membres se réunissent les jeudi soir et dimanche
dans leur quartier général surnommé « la tombe ». Une fois par an, un
événement est organisé sur Deer Iland, île de l’Etat de New-York, qui
aurait été léguée à la confrérie, par le biais de la Russel Trust
Association, par un de ses membres. Réseau professionnel incroyable, l’ordre des Skull & Bones jouit d’une influence et d’un pouvoir certain puisque ses membres appartiennent aux plus hautes sphères de la société américaine.

Le Bohemian Club

Etats-Unis

 Fondé en 1872

Membres supposés : Valéry Giscard d’Estaing, Michel Rocard

 

Club privé réservé aux hommes,
le Bohemian Club est une société secrète par bien des aspects. Créée en
1872 à San Francisco, elle était au départ un lieu de rencontre entre
journalistes. Aujourd’hui, il accueille l’élite américaine et quelques
personnalités étrangères. Selon les rumeurs, ses membres sont les dirigeants des grandes entreprises les plus riches grandes entreprises et trustent régulièrement les premières places du classement des plus grandes fortunes. Son symbole est la chouette. Tous les présidents américains depuis Hoover sont censés y avoir appartenu.

la chouette est le symbole du club privé bohemian club.La chouette est le symbole du club privé Bohemian Club. © Archives.org

Les 2000 membres se réunissent notamment chaque année au mois de juillet près du village californien de Monte Rio pour une « colonie de vacances » huppée baptisée Bohemian Grove.
La propriété de la société est construite sur un vaste terrain ultra
protégé de 1500 hectares. Les grands de ce monde y tiennent des discours
et colloques sur l’économie, la défense ou encore les grands problèmes
du monde contemporain.

 

Difficile de faire partie du Bohemian Club

Cultivant le secret sur ses activités et l’identité de ses membres, le Bohemian Club est très sélectif sur ses recrues. Il faut être parrainé pour y entrer et la liste d’attente serait de 15 à 20 ans ! De plus, la cotisation annuelle coûterait la bagatelle de 10 000 dollars. Le siège de l’organisation est situé au 64 Taylor Street à San Francisco.

Les Chevaliers de la Table Ronde.

Royaume-Uni

 Fondé en 1720

Membre célèbres : Charles Dickens

Cela
pourrait être une farce, mais non. Les Chevaliers de la Table Ronde
n’ont pas disparu. Cette société secrète reste d’actualité. L’Honorable
Société des Chevaliers de la Table Ronde, en anglais « Honourable Society
of Knights of the Round Table » vient des romans médiévaux mettant en scène le roi Arthur. Le monarque et ses chevaliers se réunissaient une fois par an, autour d’une table.
Mythe littéraire ou vraie confrérie, les Chevaliers de la Table Ronde
ont inspiré de nombreux auteurs à travers les époques. La quête du
Graal, le supposé calice du Christ, Excalibur : l’épée magique d’Arthur,
Lancelot du Lac ou encore Merlin l’enchanteur sont quelques légendes.

les chevaliers de la table ronde.Les Chevaliers de la Table Ronde.Devenir chevalier de la Table Ronde

Implantée au sein de l’église St Martin within Ludgate,
la confrérie des Chevaliers de la Table Ronde entend perpétuer l’idéal
du roi Arthur. Fondée officiellement en 1720, elle continue aujourd’hui à
se réunir, notamment une fois par an pour la messe de Noël. Le nombre
de chevaliers est limité à deux cents. Pour y entrer, la recrue doit être cooptée par deux chevaliers
et doit être obligatoirement un sujet de sa majesté britannique. Après
vote de l’assemblée, il est choisit ou non comme nouveau membre.

Vandermonde

Vandermonde serait le nom de la société secrète du Conservatoire National des Arts et Métiers de Paris.
L’établissement, qui date de 1794, a été créé pour valoriser
l’industrie française. L’organisation doit son nom au mathématicien
français Alexandre-Théophile Vandermonde. L’homme, qui a
été membre du CNAM dès sa création, est à l’origine de plusieurs
théories et notamment de la matrice dite de Vandermonde. La société
secrète des étudiants, en son hommage, aurait été fondée sur le modèle de Skull & Bones
de l’université de Yale. Difficile de savoir si elle existe toujours.
Le CNAM reste lui un établissement d’enseignement supérieur avec un
musée installé en 1802 dans l’ancien prieuré de Saint-Martin-des-Champs à
Paris.

Opus Dei

Espagne

Fondée en 1928

Membres supposés : Christine Boutin, Claude Bébéar, Louis Schweitzer

Le
Vatican mène depuis plusieurs années une vaste campagne de
communication autour de l’Opus Dei; précisément depuis la sortie du Da
Vinci Code de Dan Brown qui égratigne l’organisation taxée de secte et
usant de châtiments corporels. Fondé en 1928 par saint Josémaria Escriva
de Balaguer, prêtre espagnol, l’Opus Dei est « une prélature personnelle de l’Eglise catholique« .
Elle compte actuellement 85 000 membres à travers le monde. Ce titre,
accordé par le Vatican, permet à l’organisation mener une mission propre
: la sienne est de servir Dieu dans le travail et la vie quotidienne.
Ses membres sont des laïcs et des prêtres qui exercent chacun une
activité professionnelle mais qui ont fait vœu de pauvreté, de chasteté
et d’abstinence. Ils s’astreignent à deux heures de pratique spirituelle
quotidienne car l’Opus est centrée sur l’enseignement religieux. Les
membres reversent par ailleurs une partie de leurs revenus à l’ordre. Le
recrutement, supposé sélectif et sur invitation, est en réalité davantage ouvert depuis quelques années.

malgré sa politique de communication, l'opus dei reste une organisation auMalgré sa politique de communication, l’Opus Dei reste une organisation au fonctionnement mystérieux. 

Pourquoi l’Opus Dei fait-il débat ?

Reconnu
par le pape Pie XII en 1950 et « prélature personnelle » par la volonté
de Jean-Paul II en 1982, l’Opus Dei est toutefois sous l’emprise du
secret. Il est interdit aux membres de révéler leur appartenance sans l’avis de la hiérarchie. Son mode de fonctionnement, opaque, est remis en cause. Certains de ses détracteurs y voient une Eglise dans l’Eglise, une autorité parallèle au Vatican. Autoritaire et quasi clandestine, elle encouragerait les pénitences, des mortifications corporelles
avec notamment la flagellation hebdomadaire. Elle pratiquerait aussi la
manipulation mentale. La richesse supposée de l’organisme, qui possède
son siège à New-York, une quinzaine d’universités ainsi que des hôpitaux
et écoles, fait polémique. En 2006, une enquête du Times l’évaluait à
2,8 milliards de dollars. Bien au-delà de ses principes de suivre le
message du Christ, l’Opus Dei aurait comme but ultime de placer le plus
possible de ses adeptes au cœur du pouvoir politique et économique
mondial. Les soupçons de domination mondiale sont régulièrement
alimentée par la formation de gouvernement conservateurs que l’Opus est
censé contrôler. Certains citent comme exemple la Pologne des frères
Kaczynski à partir de 2005.

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Keywords: Hermetic Brotherhood of Louxor; Rose-Croix; Golden Dawn; société Théosophique; la société anthroposophique; Thulé Gesellschaft; Skull and Bones; rite écossais; Alfred Milner; ANTHROPOLOGIE; anton lavey; ARCANE SCHOOL; BILDERBERG; b’nai b’rith; canergie; centre nixon; cercle de l’oratoire; CIA; club le siècle; COINTELPRO; comité des 300; Contre Intelligence; debunked; demolay; DOCUMENTS DECLASSIFIED; ETHNOLOGIE; FBI; FRANC MACONNERIE; Freemasonry; investigation; jason group; jp morgan; LLP; LOBBY; loge p2; lucis trust; MONDIALISME; NEW AGE; new world order; nouvel ordre mondial; nwo; pilgrim’s society; pnac; rite d’york; rothschild; rockefeller; Round Table; russel; sionisme; sociologie; THEOSOPHIE; THEOSOPHY; thulé; vril

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Reviewer: documentaireroots5.00 out of 5 stars5.00 out of 5 stars5.00 out of 5 stars5.00 out of 5 stars5.00 out of 5 stars – August 15, 2014
Subject: bibliographie
La Rose-Croix est une association mystique qui trouve son origine en Allemagne vers 1614. Mouvement à la fois philosophique et religieux, il s’appuie sur plusieurs manifestes publiés la même année dont le Fama Fraternitatis qui raconte la vie du fondateur de l’ordre, un allemand dont le nom est toujours inconnu. Selon la Rose-Croix, ses enseignements remontent à l’ancienne Egypte et à ses écoles des Mystères qui mêlaient ésotérisme et mysticisme. Ses membres sont appelés les rosicruciens. Son symbole est une croix dorée avec une rose rouge en son centre. Plusieurs courants existent comme l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, la Rose Croix d’Or ou encore The Rosicrucian Fellowship.

Devenir membre de la Rose-Croix
Aujourd’hui, la Rose-Croix compte 250 000 membres dans le monde dont 25 000 en France selon l’organisation. Ses détracteurs la considèrent comme une secte, ce que le mouvement nie vigoureusement. En effet, l’ordre se définit comme un mouvement philosophique non religieux, non sectaire et apolitique. En 2001, il a publié la « Positio Fraternitatis Rosae-Crucis », que des historiens de l’ésotérisme considèrent comme le quatrième Manifeste rosicrucien. La véracité des manifestes à l’origine de sa fondation ainsi que ses enseignements en douze degrés sont toutefois remis en cause par certains universitaires et scientifiques. De plus, tout un chacun peut en devenir membre dès lors qu’il possède 18 ans révolus et qu’il en manifeste le désir.

CLUB LE SIECLE
Fondé en 1832

Membres supposés : Arlette Charbot, Maurice Lévy, Louis Gallois, Michel Field entre autres

Le Siècle n’est pas une société secrète à proprement parler mais un club très sélectif. Fondé le 2 septembre 1994 par le Français Georges Bérard-Quélin, il est un club de réflexion des élites françaises et possède les statuts d’une association. Selon l’article 1er de son règlement, il a pour but de « rapprocher des personnalités politiques, des hauts fonctionnaires, de industriels, des financiers […] ». Il s’illustre par ses dîners, chaque dernier mercredi du mois à l’Automobile club de France de Paris, qui sont l’objet de débats et de discussions. Tout ce qui est dit pendant les rencontres reste confidentiel. Chaque recrue doit être cooptée par deux membres et la candidature est validée par le Conseil d’administration après plusieurs mois d’activité.

le diner du siècle a lieu une fois par mois. Le diner du siècle a lieu une fois par mois.
Les dîners du Siècle
En 2011, l’association Le Siècle possède 751 membres qui versent chacun une cotisation. L’excédent financier sert au soutien financier de plusieurs associations caritatives. Sa présidente actuelle est Nicole Notat. Mais le club est critiqué par certaines personnalités politiques et certains médias qui y dénoncent une possible collusion entre dirigeants.

Membre célèbre : David Rockfeller

Le Groupe de Bildeberg est un club de réflexion des grands de ce monde. Chaque année, ses 140 membres se réunissent pour un week-end de discussions appelé « conférence annuelle ». Fondé en mai 1954 à l’hôtel Bildeberg d’Oosterbreek aux Pays-Bas, le groupe éponyme réunit à la fois des hommes d’affaires, des personnalités politiques, artistiques et intellectuelles. Les rencontres sont des discussions sur l’économie et des problématiques contemporaines.
Le caractère secret des débats ainsi que des identités de ses membres fait l’objet de critiques. La théorie d’un complot et d’une conspiration des élites mondiales ressurgit régulièrement. Les nouveaux membres sont invités à participer et ne peuvent solliciter l’adhésion.

Fondée en 1843

Membre célèbre : Sigmund Freud

Le B’nai B’rith est une organisation juive dont le fonctionnement peut s’apparenter à une société secrète. Qualifiée parfois de secte ou loge franc-maçonne par ses détracteurs, le B’nai B’rith, qui veut dire en hébreu « fils de l’Alliance », a été fondée à New York le 13 octobre 1843 par l’Allemand Henry Jones et 11 immigrants juifs. Les buts de l’organisation sont l’enseignement du judaïsme, la défense et l’unité du peuple juif. Organisée en loges, elle milite ainsi contre l’antisémitisme et en faveur des Droits de l’homme depuis les années 1870 et l’expansion du sentiment anti-juif. Son siège social est installé à Washington. Le B’nai B’rith aujourd’hui
Le B’nai B’rith est présent dans plus de 50 pays, dont la France, et compte 100 000 membres. Ceux-ci appartiennent le plus souvent au monde des affaires et à la classe politique. Décrite comme une pieuvre, cette organisation religieuse possède des dizaines de bâtiments et notamment des maisons de retraites pour ses membres âgés. Sa branche jeunesse, créée en 2001, s’appelle le B’nai B’rith Youth Organization.

Fondé en 1776

Groupe fondé le 1er mai 1776 par l’ancien jésuite Adam Weishaupt et par le baron Adolph von Knigge, ce groupe s’est d’abord appelé « Perfectibles ». Proche de la franc-maçonnerie, cette société avait pour but d’adhérer à un code strict de moralité, dans le but de créer une société apte à résister aux forces du mal. Une mission a priori consensuelle, si elle ne s’était opposée à la visée d’une organisation bien plus grande et à l’époque toute puissante, celle de l’Eglise catholique, notamment bavaroise. Cette dernière ne voyait en effet pas d’un bon œil le rationalisme de Weishaupt, qui prétendait que les religions devaient être balayées en même temps que les notions de mariage et de propriété… Déclarés séditieux, les Illuminati auraient disparu en 1784. Une organisation bien éphémère qui n’aurait jamais atteint que 2 000 membres, parmi lesquels peut-être Goethe et Herder.

l’arbre de la connaissance sur un livre attribué aux illuminati. L’arbre de la connaissance sur un livre attribué aux Illuminati.

Les Illuminati existent-ils toujours ?

Rendus célèbres par Dan Brown dans son roman « Anges et démons », les Illuminati (en latin, « Ceux qui sont éclairés ») font aujourd’hui l’objet de nombreuses spéculations du grand public. Le nom « Illuminati » a été porté par de nombreux groupes n’ayant pas forcément de rapport entre eux. Le plus connu était celui des « Illuminati » de Bavière.

Les Illluminati ont toujours eu une image ténébreuse en raison, notamment, des écrits de leurs opposants. Au XVIIIe siècle, courait la rumeur d’une vaste conspiration regroupant Jacobins, Templiers, Rosicruciens et Illuminati. Ces organisations auraient alors voulu remplacer toutes les religions par un humanisme général et les gouvernements des nations par un gouvernement mondial unique. Au XXe siècle, certains auteurs ont affirmé que cet ordre existait encore. Côté fiction, Dan Brown parle des visées expansionnistes du groupe aux Etats Unis dans les termes suivants : « Les Illuminati procédèrent par infiltration et aidèrent des banques, des universités et des industries pour financer leur but ultime : la création d’un seul Etat mondial unifié – une sorte de Nouvel Ordre mondial séculier ». D’autres parlent de procédés criminels, chantage, assassinat, contrôle des banques, corruption, infiltration de secteurs stratégiques… Une vaste conspiration mondiale, une entreprise de corruption vers l’incroyance.

CONFERENCE Occultisme et Contre-Cultures 2

Posted in .....HISTOIRE...., FRANC MACONNERIE BILDERBERG TRILATERALE ..., ingéniérie sociale, LIENS ETHNOLOGIE ANTHROPOLOGIE, LIVRES BOOKS, nwo, sociologie, THEOSOPHIE NEW AGE with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on août 17, 2014 by rodolphepilaert63

Pour quelles raisons, l’occultisme,
l’ésotérisme et la Tradition ont-ils actuellement un vernis politique
« de droite », alors que leurs pères fondateurs étaient tous des
marxistes, ou des anarchistes ?

Papus, Stanislas de Guaita, Albert Jounet, Paul Chacornac, Joris-Karl
Huysmans, Claude Debussy, Emma Calvé, Jules Doinel, Camille Flammarion,
Aleister Crowley, François Jollivet Castellot, Joséphin Péladan, Albert
de Pouvourville, Ely Star, Edouard Schuré, Villiers de l’Isle-Adam,
Oswald Wirth, Lidell Mac Gregor Mathers, Emile Dantinne, Dom Néroman,
Eliphas Lévi, Irène-Hillel Erlanger, Augustin Chaboseau, Maurice
Leblanc, lady Caïthness, l’Abbé Julio, Marc Haven, Henri Bergson, Helena
P Blavatsky, René Guénon, etc., pour ne citer que les plus connus…

JULES BOIS

En guise de préface pour servir à la vérité d’un destin.

« La route est bonne et la mort est au bout. » Paul Verlaine

« Il est de ces œuvres qui font autorité parce qu’elles sont terres
d’aventures, arcanes invisibles et chaleurs rayonnantes, où la mémoire
en avant sert à la cause du juste. Et qui, de défrichements en
déchiffrages, anticipent une époque en devenir.

C’est le cas de l’œuvre de Jules Bois. Une œuvre oubliée il est vrai,
mais dont le charme suranné, Visions de l’Inde, le Nouveau Faublas, mais
aussi la profondeur, le Satanisme et le Magie, les Petites Religions de
Paris, le Miracle moderne, le Monde Invisible, et la sensibilité, le
Vaisseau des Caresses, la Douleur d’Aimer, l’Eternelle Poupée, ne
demandent qu’à être réveillés puis redécouverts. Sans oublier l’œuvre
poétique et théâtrale, les Noces de Sathan, la Porte Héroïque du Ciel,
Hippolyte couronné, Il ne faut pas mourir etc. Ecrivain polymorphe, on
le constate, son entregent dans le tout Paris est reconnu, journaliste
aguerri, peu de sujets de son temps lui échappent. Il rencontre
Verlaine, alité dans sa chambre ou Camille Flammarion avec qui il dîne
et converse de sujets scientifiques et spiritualistes. Ses livres
attestent d’une connaissance encyclopédique dans des domaines aussi
différents que la Philosophie, le Féminisme dont il est un précurseur,
les Arts, la Littérature et la Poésie, les Sciences Occultes bien sûr.
Il avait un désir profond qui l’animera toute sa vie, celui de
«désocculter» l’occultisme.

Pour Jules Bois, ce qui manquait à l’Occultisme, «c’était un critérium
solide, cette sécurité que donne la Science ou la Religion, deux sœurs
ennemies en apparence». Jules Bois était un grand mystique, à sa manière
; toute sa vie il chercha, jusque dans les contrées les plus reculées, à
dépouiller sa Foi, mais selon les indices de son époque, c’est-à-dire
par la réflexion attentive aux concepts avant-gardistes de ce que l’on
appelait alors «la Métapsychique». Le néologisme créé est de l’écrivain
journaliste et concerne l’étude de l’âme profonde dans sa dimension
sacrée en évacuant toute acception religieuse ou philosophique. Pour
Jules Bois, dans sa quête du Soi, rien n’est trop absolu, ni la quête de
Vérité, ni la quête de Connaissance, jusqu’au bout, jusqu’au duel s’il
le faut. La rencontre avec Isis, gardienne des Mystères insoupçonnables,
dont on se plait à croire qu’il lui confia son âme, est une image
récurrente dans ses livres. Jules Bois, dans son parcours de vie,
incarna par-dessus tout sa propre recherche spirituelle afin de la
rendre vivante dans son œuvre. Ses contemporains, pour ceux qui
voulaient bien faire l’effort de passer sur ses outrances provocatrices,
le savaient bien, car l’adéquation entre son œuvre et sa vie est
sincère et touchante. Jules Bois croit à l’expérimentation du vivant. Il
se veut être le héraut messianique et le gardien tutélaire des
considérations de son temps, avec courage et abnégation. Jules Bois
augure d’un devenir supra-humain de l’Humanité et cette affirmation
absolue de l’Absolu, à la différence de celle de Nietzsche, repose sur
l’idée qu’il faut pour cela s’appuyer sur Dieu et sur la Science, pour
concevoir, en toute Lumière, cette vision universelle du Manifesté. Il
fait à cet égard œuvre prophétique. Et c’est par l’inspiration de «l’Eve
Nouvelle» que se profile à l’horizon d’un éternel retour, cette
surhumanité étherique. Eternel retour dont il n’aura de cesse de
clamer, de façon quasi obsessionnelle dans ses livres, la véracité
intangible.

Jules Bois, homme de grande Foi, savait inéluctable la décadence de sa
société, cette «belle époque» en décomposition dont il essayait
subrepticement par des voies détournées, en service commandé,
d’entretenir une hypothétique cohésion.

Il croyait au sabbat, aux démons stercoraires phosphorescents et aux
harpies affreusement suffocantes. Il croyait à la Madeleine, comme
matière rédemptée, mais aussi au Lys et à la Rose, aux Fées, aux Saints,
aux Anges et aux Étoiles. »

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Reviewer: documentaireroots5.00 out of 5 stars5.00 out of 5 stars5.00 out of 5 stars5.00 out of 5 stars5.00 out of 5 stars – August 15, 2014
Subject: bibliographie
JULES BOIS

En guise de préface pour servir à la vérité d’un destin.

« La route est bonne et la mort est au bout. » Paul Verlaine

« Il est de ces œuvres qui font autorité parce qu’elles sont terres d’aventures, arcanes invisibles et chaleurs rayonnantes, où la mémoire en avant sert à la cause du juste. Et qui, de défrichements en déchiffrages, anticipent une époque en devenir.

C’est le cas de l’œuvre de Jules Bois. Une œuvre oubliée il est vrai, mais dont le charme suranné, Visions de l’Inde, le Nouveau Faublas, mais aussi la profondeur, le Satanisme et le Magie, les Petites Religions de Paris, le Miracle moderne, le Monde Invisible, et la sensibilité, le Vaisseau des Caresses, la Douleur d’Aimer, l’Eternelle Poupée, ne demandent qu’à être réveillés puis redécouverts. Sans oublier l’œuvre poétique et théâtrale, les Noces de Sathan, la Porte Héroïque du Ciel, Hippolyte couronné, Il ne faut pas mourir etc. Ecrivain polymorphe, on le constate, son entregent dans le tout Paris est reconnu, journaliste aguerri, peu de sujets de son temps lui échappent. Il rencontre Verlaine, alité dans sa chambre ou Camille Flammarion avec qui il dîne et converse de sujets scientifiques et spiritualistes. Ses livres attestent d’une connaissance encyclopédique dans des domaines aussi différents que la Philosophie, le Féminisme dont il est un précurseur, les Arts, la Littérature et la Poésie, les Sciences Occultes bien sûr. Il avait un désir profond qui l’animera toute sa vie, celui de «désocculter» l’occultisme.

Pour Jules Bois, ce qui manquait à l’Occultisme, «c’était un critérium solide, cette sécurité que donne la Science ou la Religion, deux sœurs ennemies en apparence». Jules Bois était un grand mystique, à sa manière ; toute sa vie il chercha, jusque dans les contrées les plus reculées, à dépouiller sa Foi, mais selon les indices de son époque, c’est-à-dire par la réflexion attentive aux concepts avant-gardistes de ce que l’on appelait alors «la Métapsychique». Le néologisme créé est de l’écrivain journaliste et concerne l’étude de l’âme profonde dans sa dimension sacrée en évacuant toute acception religieuse ou philosophique. Pour Jules Bois, dans sa quête du Soi, rien n’est trop absolu, ni la quête de Vérité, ni la quête de Connaissance, jusqu’au bout, jusqu’au duel s’il le faut. La rencontre avec Isis, gardienne des Mystères insoupçonnables, dont on se plait à croire qu’il lui confia son âme, est une image récurrente dans ses livres. Jules Bois, dans son parcours de vie, incarna par-dessus tout sa propre recherche spirituelle afin de la rendre vivante dans son œuvre. Ses contemporains, pour ceux qui voulaient bien faire l’effort de passer sur ses outrances provocatrices, le savaient bien, car l’adéquation entre son œuvre et sa vie est sincère et touchante. Jules Bois croit à l’expérimentation du vivant. Il se veut être le héraut messianique et le gardien tutélaire des considérations de son temps, avec courage et abnégation. Jules Bois augure d’un devenir supra-humain de l’Humanité et cette affirmation absolue de l’Absolu, à la différence de celle de Nietzsche, repose sur l’idée qu’il faut pour cela s’appuyer sur Dieu et sur la Science, pour concevoir, en toute Lumière, cette vision universelle du Manifesté. Il fait à cet égard œuvre prophétique. Et c’est par l’inspiration de «l’Eve Nouvelle» que se profile à l’horizon d’un éternel retour, cette surhumanité étherique. Eternel retour dont il n’aura de cesse de clamer, de façon quasi obsessionnelle dans ses livres, la véracité intangible.

Jules Bois, homme de grande Foi, savait inéluctable la décadence de sa société, cette «belle époque» en décomposition dont il essayait subrepticement par des voies détournées, en service commandé, d’entretenir une hypothétique cohésion.

Il croyait au sabbat, aux démons stercoraires phosphorescents et aux harpies affreusement suffocantes. Il croyait à la Madeleine, comme matière rédemptée, mais aussi au Lys et à la Rose, aux Fées, aux Saints, aux Anges et aux Étoiles. »

Thierry E Garnier Préface à l’ouvrage de Dominique Dubois – (extrait) Arqa Ed. ©

Compte rendu de la conférence de Thierry Emmanuel Garnier sur « Jules Bois et les sociétés secrètes à la Belle Epoque »

C’est à la Société Théosophique de Marseille, société initiatique fondée par H. P. Blavatsky au début du siècle, qu’a eu lieu hier soir 19 mai 2004, une conférence intitulée «Jules Bois et les sociétés secrètes à la Belle Epoque » A cette occasion Thierry E Garnier, conférencier et directeur des éditions Arqa, a présenté l’ouvrage consacré à ce personnage, ouvrage de Dominique Dubois, « Jules Bois (1868-1943) le reporter de l’occultisme, le poète et le féministe de la Belle Epoque ». Thierry E Garnier en tant que préfacier de ce livre, nous a fait revivre de façon extrêmement vivante et chaleureuse cette époque 1900, qui vit resurgir d’un passé enfoui, maintes sociétés initiatiques : les initiations égyptiennes avec la Golden Dawn de Samuel Lidell Mathers, les templiers du Moyen-Age avec le Prieuré de Sion, l’Alchimie secrète des grands adeptes de cette même période avec l’affaire Fulcanelli, les Rosicruciens du XVIIe siècle avec la Rose+Croix Kabalistique et Catholique de Stanislas de Guaita et de Joséphin Péladan, le Martinisme et le Martinésisme de Louis-Claude de Saint-Martin et de Martines de Pasqually revivifiés par Papus et ses affidés, la Franc-Maçonnerie du XVIIIe siècle évidemment, etc. Un tour d’horizon complet et fascinant à suivre de toute cette époque tumultueuse, (on aurait aimé cependant que Thierry E Garnier s’attardât un peu plus sur la société Angélique, Le Grand Lunaire, le Prieuré de Sion…) Les duels de Jules Bois contre Papus à l’épée et contre Stanislas de Guaita au pistolet, bien connus maintenant de la part des historiens de cette période, ne furent pas oubliés. En conclusion Thierry E Garnier nous gratifia d’un beau panorama de l’affaire de Rennes-le-Château où Emma Calvé et Jules Bois resurgirent en silhouettes, immanquablement.

Pour terminer, au moment des questions de fin de conférence, Jean Iozia, président de la Société Théosophique de Marseille, remercia le conférencier en soulignant combien il avait été agréable de revisiter cette période, manifestement charnière car voyant ressusciter toutes ces sociétés, et aussi salua la manière dont Jules Bois, personnage peu connu finalement de l’assemblée de cette soirée avait été décrit à travers ce qu’il faut bien appeler un hommage.

Le grand retour de l’ésotérisme

Paru dans le Nouvel Observateur —

Nouvel Observateur : Le succès fulgurant du livre de Dan Brown le Da Vinci Code, qui atteint en France le million d’exemplaires et auquel vous venez de consacrer un ouvrage (« Code Da Vinci : l’enquête » chez Robert Laffont (1)), comme l’intérêt croissant pour la kabbale, l’astrologie, la numérologie, ou encore la fascination du public pour la Franc-maçonnerie et les sociétés secrètes, révèlent un fantastique engouement pour l’ésotérisme. Mais que place-t-on exactement sous ce terme générique et quelle est l’origine de ce mot un peu énigmatique?

Frédéric Lenoir : Le mot ésotérisme est effectivement un mot fourre-tout qui recouvre des choses très disparates. Il faut commencer par distinguer l’adjectif « ésotérique » du substantif « ésotérisme ». L’adjectif lui est antérieur et vient du grec « esôtirokos », qui veut dire « aller vers l’intérieur ». Il s’oppose à « exoterikos », « vers l’extérieur ». On retrouve déjà cette double notion dans les écoles de sagesse grecques, chez Aristote notamment, où l’on distingue l’enseignement « intérieur » donné aux disciples avancés de l’enseignement « extérieur » transmis à la foule. L’enseignement ésotérique s’adresse donc aux « initiés ». Toutes les religions développeront ainsi des enseignements pour la masse et des enseignements pour des élites. Bergson parle à ce propos d’une « religion statique » et d’une « religion dynamique ». La religion statique est liée au dogme, à la morale, au rituel. Elle s’adresse à la masse des fidèles. La religion dynamique, c’est la mystique, cet élan qui porte certains individus vers le divin. En ce sens, on peut dire que la mystique est la voie intérieure, la dimension ésotérique des grandes traditions religieuses. C’est la kabbale dans le judaïsme, le soufisme dans l’islam, la grande mystique chrétienne d’une Thèrèse d’Avila ou d’un Maître Eckart etc. (cf.encadrés p.).

Et qu’en est-il du mot « ésotérisme » lui-même ?

Le substantif « ésotérisme » n’a été inventé qu’au XIXe siècle. Il est apparu en 1828 sous la plume d’un érudit luthérien alsacien, Jacques Matter, dans son Histoire critique du gnosticisme, et désigne un courant de pensée situé en-dehors d’une religion précise. L’ésotérisme devient un monde en soi, une nébuleuse. Il y a d’ailleurs eu mille définitions de l’ésotérisme. Des spécialistes comme Antoine Faivre ou Jean-Pierre Laurant parlent à juste titre de l’ésotérisme comme d’un « regard » plus que comme une doctrine et tentent d’en repérer les grandes caractéristiques. On peut en retenir quatre ou cinq. L’ésotérisme vise tout d’abord à réunifier des connaissances présentes dans toutes les traditions philosophiques et religieuses, avec l’idée que, derrière elles, se cache une religion primordiale de l’humanité. L’ésotérisme fait ainsi presque toujours référence à un âge d’or où l’être humain possédait une connaissance qui s’est ensuite difractée à travers les différents courants religieux. Autre trait fondamental : la doctrine des correspondances. Cette doctrine affirme l’existence d’un continuum entre toutes les parties de l’univers, dans la pluralité de ses niveaux de réalité, visibles et invisibles, de l’infiniment petit à l’infiniment grand. C’est cette idée qui fonde la pratique de l’Alchimie (voir encart). Elle part du postulat que la Nature est un grand organisme vivant que parcourt un flux, une énergie spirituelle qui lui donne sa beauté et son unité. Or seule une pensée magique et ésotérique peut élucider les mystères de cette Nature enchantée. Enfin, dernier élément, la place centrale de l’imagination comme médiation entre l’homme et le monde. Plus que par son intelligence rationnelle, c’est par son imaginaire et la pensée symbolique que l’être humain va se relier à la profondeur du réel. C’est pourquoi les symboles se trouvent au fondement même de l’ésotérisme.

Mais les religions regorgent de symboles, pourquoi dès lors les chercher ailleurs ?

Parce qu’en Occident les religions ont progressivement perdu leur dimension symbolique ! Elles ont privilégiés la pensée logique, le dogme et la norme contre les symboles et l’expérience mystique. Dans l’histoire du christianisme, le XVIème siècle marque une rupture fondamentale avec d’un coté la naissance de la Réforme protestante qui constitue une critique de la pensée mythique, et de l’autre la réponse du catholicisme avec la contre Réforme, mise en œuvre au Concile de Trente, qui élabore un catéchisme, c’est-à-dire un ensemble de définitions de ce qu’il faut croire. C’est un extraordinaire verrouillage théologique qui ne laisse plus de place au mystère, à l’expérience, à l’imaginaire, mais entend tout expliquer et tout définir en s’appuyant sur la scholastique thomiste. A l’heure actuelle, nous ne sommes toujours pas sortis de la religion/catéchisme. Pour la plupart gens, le christianisme c’est d’abord ce qu’il faut croire et ne pas croire, ce qu’il faut faire et ne pas faire. On est très loin de l’Evangile et du sacré. C’est pourquoi certains vont chercher le sacré à l’intérieur des religions dans des mouvements de type mystique-ésotérique, ou bien en-dehors, dans l’ésotérisme, c’est-à-dire dans des courants parallèles qui mettent en avant la pensée symbolique. On assiste aujourd’hui, à des niveaux très divers, à un intérêt du public pour ces deux types de voies spirituelles.

Peut-on dire que l’une est plus « noble » que l’autre ?

Puisqu’il existe hors traditions, l’ésotérisme a pu générer, à coté de pensées très profondes, des délires sectaires et des fantasmagories en tout genre. C’est pour cette raison que l’ésotérisme a mauvaise presse auprès de la communauté intellectuelle. Le caractère ésotérique des religions est en revanche beaucoup moins disqualifié, parce qu’il concerne une « élite » censée s’intéresser au plus profond, au plus intérieur et donc au plus authentique de la religion. Ce qui n’empêche pas que certains mouvements traditionnels, comme la kabbale ou le soufisme, aient aujourd’hui des représentants qui ressemblent à des gourous et proposent une spiritualité au rabais – mais parfois très onéreuse – qui flatte les penchants les plus narcissiques des individus sous des allures de spiritualité haut de gamme.

Si le mot date du XIXème siècle, on dit souvent que Pythagore fut le fondateur de l’ésotérisme. A quand peut-on faire remonter l’histoire de l’ésotérisme?

Pythagore est celui qui conceptualise le premier l’idée qu’il existe une harmonie universelle et une mathématique sacrée à l’œuvre dans l’univers. Il donne ainsi ses fondements à la pensée ésotérique. Mais c’est vers les IIè et IIIè siècle après JC, à la fin de l’Antiquité, que naît véritablement l’ésotérisme, avec la gnose et l’hermétisme. Selon les gnostiques (cf.encadré), l’existence terrestre est une punition terrible, fruit d’une chute originelle, et seule la connaissance (gnôsis), transmise par initiation, permettra à l’homme de prendre conscience de sa nature divine. L’hermétisme, lui, affirme « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut », qu’il existe des lois d’analogie entre la partie et le tout, entre le microcosme et le macrocosme. L’astrologie en est une bonne illustration. Cet art aussi vieux que les premières civilisations postule qu’il existe une corrélation entre les événements humains et les événements cosmiques (comètes, éclipses) ou le mouvement des planètes et en propose une interprétation de type symbolique.

Ce sont des thèses qui, jusqu’à aujourd’hui, connaîtront bien des résurgences.

Parce que l’histoire de l’ésotérisme fonctionne par vagues successives. A la Renaissance, on redécouvre la gnose et l’hermétisme. La redécouverte des textes grecs de l’Antiquité, et notamment le texte du Poïmandrès dans le Corpus hermeticum, traduit par Marsile Ficin en 1471 à la demande de Côme de Médicis provoque un choc incroyable. Ce texte constitue en effet une véritable synthèse de la pensée antique, du pythagorisme au néo-platonisme. Les penseurs de la Renaissance le croyaient antérieur à toutes ces écoles de sagesse, antérieur à Moïse lui-même. Ils l’interprétèrent donc comme la preuve qu’il existait une tradition primordiale qui unifiait tous les savoirs ensuite dispersés. On faisait remonter cette tradition à Hermès Trismégiste, un personnage légendaire qui serait relié au dieu égyptien Thôt. On découvrira un siècle plus tard qu’en fait le Corpus hermeticum datait de la fin de l’Antiquité.

Quel déception !

Enorme ! Mais ce premier moment de la Renaissance a montré une volonté des premiers humanistes de faire concorder les grandes sagesses de l’humanité, partant de cette idée que toutes relèvent d’une tradition primordiale qu’on situe généralement en Egypte. Pour ne citer qu’un seul nom, Pic de la Mirandole (1463-1494) est ce personnage extraordinaire qui pensait atteindre au savoir universel en réalisant une synthèse des textes de l’antiquité, de la foi chrétienne et de la kabbale juive.

Mais c’est finalement la pensée scientifique et la philosophie des Lumières qui vont l’emporter.

Absolument. L’ésotérisme ne deviendra dès lors qu’un contre courant face à la pensée dominante. Les premiers penseurs modernes allient encore la science et le sacré, la raison et l’imaginaire, y compris Descartes qui affirme avoir reçu en rêve sa fameuse méthode qui constituera le paradigme de la science expérimentale ! Mais l’Occident s’engage, y compris au sein des religions, dans une voie rationaliste et on finit par cloisonner les domaines du sacré et de la raison. L’imaginaire et la pensée symbolique n’ont plus leur place : on rompt alors définitivement avec le monde des symboles hérité du monde antique et du Moyen Age. Plus profondément, l’homme occidental s’arrache définitivement à la Nature qu’il ne considère plus comme magique ou enchantée, mais comme un monde d’objets observables et manipulables. Il n’est plus un « habitant du monde » comme l’entendait les Anciens, mais devient progressivement « maître et possesseur de la nature », comme le proclame Descartes dans le chapitre 6 de son célèbre Discours de la Méthode. Nous assistons à une forte accélération du processus de « désenchantement du monde », selon la célèbre expression de Max Weber, qui signifie que le monde a perdu « son aura magique » pour devenir un monde froid d’objets. Par le processus de rationalisation, l’homme se coupe progressivement de la nature et ne la considère plus comme un organisme vivant dont il peut manipuler les flux par la magie ou l’alchimie.

Quand débute ce processus de rationalisation et de désenchantement du monde ?

Weber ne le dit pas, mais dans mon ouvrage Les métamorphoses de Dieu(2), j’émet l’hypothèse qu’il commence au passage du paléolithique au néolithique, quand l’homme chasseur-cueilleur se sédentarise dans des villages. Toute une série d’étapes montre ensuite cet arrachement progressif de l’homme à la nature, qui conduit à son désenchantement. Notons que la religion élaborée du judéo-christianisme est déjà en soi une perte de la magie. Le prêtre remplace le magicien, on ne recherche plus les fluides dans la nature ni à se réconcilier avec les esprits des arbres et des animaux, mais on invente du rituel et on observe une vie éthique pour sauver son âme. Ca peut paraître insensé à un athée d’aujourd’hui, mais la religion est bien déjà un processus de rationalisation et c’est pourquoi Marcel Gauchet soutiendra la thèse très pertinente selon laquelle la modernité occidentale est née de la matrice du christianisme avant de se retourner contre elle.

Quelles sont les conséquences de cette prise du pouvoir de la raison et de cet arrachement de l’homme à la Nature…de nouvelles poussées de l’ésotérisme et de la pensée magique ?

Oui, parce que l’idée d’un monde totalement démagéifié, démythologisé, est quelque chose de difficile à assumer pour l’être humain qui possède en lui une formidable capacité imaginale. L’homme se distingue de l’animal par sa capacité à symboliser les choses, c’est-à-dire à associer des éléments séparés. Cela a donné naissance à l’art, à l’écriture, à la religion. Le simple fait de voir des signes, l’impression qu’il n’y a pas de hasard, de se troubler des synchronicités, correspond à ce besoin fondamental de mettre du mystère dans le monde, de la magie au sens large du terme. Au XXè siècle, le psychologue Carl Gustav Jung et l’anthropologue Gilbert Durand montreront que ce qu’on appelle avec condescendance « le retour de l’irrationnel » est en fait un retour du refoulé de l’homme contemporain qui a besoin de mythes et de symboles. …

Comment se manifeste cette première vague de réenchantement au siècle des Lumières ?

Il y a d’abord l’illuminisme, mouvement fondé par le savant suédois Emmanuel Swedenborg à partir de ses visions et qui a profondément marqué quantité de penseurs, y compris des philosophes des Lumières. C’était une sorte de religiosité affective qui ne partait pas d’une analyse du texte mais d’une émotion intérieure. Et puis le magnétisme de Franz Mesmer. Au cours d’expériences scientifiques sur les aimants, Mesmer constate qu’on peut magnétiser quelqu’un d’autre en le touchant. Il en tire la conclusion qu’un fluide invisible habite la nature et qu’on peut le manipuler pour guérir ou déplacer des objets. Vingt ans avant la Révolution française, la thèse remporte un succès colossal. Et aujourd’hui encore toucheurs, rebouteux, magnétiseurs et autres guérisseurs sont légion.

De quand datent les sociétés secrètes qui excitent tant l’imagination du public ?

Du début du XVIIe siècle, un siècle plus tôt. Elles remettent en valeur la notion fondamentale d’initiation. La Rose-Croix est l’une des premières sociétés secrètes de l’âge moderne, précurseur de la Franc-maçonnerie. C’est un texte anonyme mystérieusement apparu en 1614 dans le royaume de Habsbourg qui révèle l’existence d’une fraternité d’adeptes, chargés de transmettre la mémoire d’un non moins mystérieux chevalier du XIVè siècle, Christian Rosenkreutz, qui avait pour mission d’unifier toutes les sagesses de l’humanité en vue du jugement dernier. Le mythe rose-croix s’inspire de celui des Templiers, cet ordre militaire et religieux fondé pour les croisades et dont la règle de vie a été écrite par saint Bernard en 1129. Il fut persécuté par le roi de France Philippe le Bel avec le soutien du pape. Le vendredi 13 octobre 1307, eut lieu l’un des plus incroyable opération de police de tous les temps : tous les templiers de France furent arrêté à l’aube dans leur commanderie, torturés et massacrés. Depuis la mort sur le bûcher du dernier grand maître de l’Ordre, Jacques de Mollay, en 1314, l’imaginaire occidental est hanté par cette croyance en la connaissance et aux pouvoirs occultes des Templiers.

La franc maçonnerie n’est-elle pas en effet d’inspiration templière ?

La Franc-maçonnerie est sans doute d’abord plus directement d’inspiration Rose-Croix. Mais son histoire est mal connue. Au Moyen Age, les maçons qui construisaient les cathédrales étaient ceux qui détenaient la connaissance des symboles, et donc celle de la dimension ésotérique du christianisme. A partir du début du XVIIIe siècle, on ne construit plus de cathédrales, le christianisme se rationalise et les connaissances ésotériques commencent à se perdre. On se met alors à organiser la transmission du savoir dans des cercles d’initiés et, en 1717, se crée la première grande loge de Londres. Quelques décennies plus tard, la franc-maçonnerie se donnera une légitimité très ancienne et fera remonter ses racines au Temple de Salomon via les Templiers… qui seraient devenus les héritiers de cette sagesse ancienne lors de leur séjour à Jérusalem.

Les sociétés secrètes et la franc-maçonnerie sont donc les grands mouvements de réaction face aux progrès du rationalisme et d’une vision matérialiste du monde ?

Les prémices seulement. La véritable révolte arrivera plus tard, avec la formidable ébullition intellectuelle, littéraire et artistique du romantisme allemand, à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècles. Le romantisme, né de la postérité du Sturm und Drang, est le premier grand mouvement collectif de réenchantement du monde, une contestation en règle de la conception matérialiste, mécaniste et désenchantée qui prévaut dans la civilisation moderne occidentale. « La poésie est le réel absolu. », dit Novalis. C’est-à-dire que plus une chose est poétique, plus elle est vraie. C’est extraordinaire comme vision du monde ! Selon les Romantiques en effet, l’homme, le cosmos et le divin sont en étroite relation et constituent une harmonie, une totalité infinie. La quête de l’homme est de parvenir à cette unité, en expérimentant intérieurement et socialement l’intensité de ces relations. En ce sens, l’activité, la sensibilité poétique contribue au réenchantement d’un monde privé de ses charmes par une modernité marchande. Les romantiques vont réhabiliter les mythes et les contes populaires (les frères Grimm) et l’idée de l’Ame du Monde, l’anima mundi des Anciens, inventer une science de la Nature, la Naturphilosphie, qui se veut une alternative à la science expérimentale qui, elle, repose sur une conception univoque du réel : il n’existe qu’un seul niveau de réalité, celui qu’on peu observer et manipuler. On trouve cette philosophie de la nature en écho chez de nombreux poètes jusqu’à Baudelaire : « la nature est un temple où de vivants piliers… »(Correspondances). Les premiers romantiques faisaient partie de sociétés secrètes. Puis ils se sont tournés vers l’Orient dont on commence à découvrir en Europe la profondeur religieuse et philosophique. En 1800, Friedrich Schlegel affirme : « C’est en Orient que nous devons chercher le romantisme suprême. » Se reproduit alors le même scénario qu’à la Renaissance : ils idéalisent un Orient mythique dont ils pensent que les textes sacrés remontent à plusieurs milliers d’années et sont bien antérieurs à la Bible. La découverte de l’Orient répond au rêve romantique d’un âge d’or de l’humanité perpétué jusqu’à nos jours dans une civilisation radicalement différente de la nôtre, sauvage, primitive et pure de tout matérialisme. On va vite déchanter au fur et à mesure que la connaissance de l’Orient réel prendra le pas sur le rêve orientaliste et les romantiques vont perdre leur bataille contre le rationalisme, le matérialisme et le machinisme.

Et puis arrive la deuxième grande vague d’ésotérisme, au XIXè siècle, quand apparaît le mot lui-même.

L’ésotérisme du milieu du XIXème siècle hérite de tous les ésotérismes antérieurs – ésotérisme de l’Antiquité, de la Renaissance, du XVIIIe siècle, des romantiques -, mais il se démarque fortement de ses prédécesseurs en épousant l’idée de progrès et en voulant réconcilier la religion et la science dans un savoir unique. Ce nouvel ésotérisme va prendre plusieurs expressions. Celui par exemple de l’occultisme, dont le mage Eliphas Levi (1810-1875) fut le grand théoricien, et qui entend regrouper toutes les pratiques magiques et divinatoires en en donnant une explication pseudo-scientifique. C’est aussi la naissance du spiritisme, en 1848, dans un petit village des Etats-Unis, avec les sœurs Fox qui font des expériences de contacts avec les morts qui se veulent quasi-scientifiques. En Europe, le médium français Allan Kardec joue un rôle déterminant en codifiant les pratiques du spiritisme dans « Le livre des esprits ». C’est lui aussi qui introduit en Occident l’idée de la réincarnation selon l’idée moderne de progrès : les Esprits se réincarnent de corps en corps selon une loi universelle d’évolution de l’ensemble de la création. Ainsi curieusement, dans la seconde moitié du XIXème siècle qui marque le triomphe du scientisme, la plupart des grands créateurs, de Victor Hugo à Claude Debussy en passant par Verlaine et Oscar Wilde, font tourner les tables pour rentrer en contact avec les morts ou s’adonnent à des pratiques occultes.

Une autre expression de cet ésotérisme « moderne » sera la Société théosophique. Le 8 septembre 1875, à New York, une femme issue de la noblesse russe Helena Petrovna Blavatsky (1831-1891) fonde avec le colonel Henry Steel Olcott (1832-1907) la Société théosophique. Médium, elle prétend tirer ses enseignements de maîtres spirituels qu’elle aurait rencontrés au Tibet, ce qui est absolument faux puisqu’il a été prouvé qu’elle n’avait jamais été au Pays des neiges. Mais en évoquant les maîtres du Tibet comme les derniers dépositaires de la religion primordiale de l’humanité, elle fera naître le mythe du « Tibet magique », peuplé de lamas aux pouvoirs surnaturels. Le théosophe Rudolf Steiner, en 1912, quitte la Société et fonde son propre mouvement, l’Anthroposophie, qui va contribuer à dynamiser l’univers de cette contre-culture ésotérique. Pour l’anthroposophie, le monde et l’homme se répondent à travers un jeu de correspondances subtiles. Le génie de Steiner sera de donner des applications pratiques à sa pensée, dans la médecine, l’économie, l’éducation… Il va par exemple développer l’agriculture biodynamique.

A partir de la 1ère guerre mondiale, les sociétés ésotériques semblent se déliter ?

La première moitié du XXe siècle a été tellement meurtrière que tous ces mouvements de spiritualité parallèle ont été cassés. Il faudra attendre les années 60 pour voir naître une nouvelle tentative de réenchantement du monde. C’est ce qu’on a appelé la vague New Age, qui prend son essor en Californie et qui entend unir la psychologie occidentale avec la spiritualité orientale en cherchant à relier l’homme au cosmos. Mais comme les ésotérismes qui le précèdent, cette nouvelle religiosité alternative est davantage tournée vers l’avenir que vers le passé et le mythe de l’Eden perdu : elle annonce l’entrée dans le Nouvel Age du Verseau, seul signe astrologique représentant un homme et non un animal et qui symbolise l’avènement d’un religion universelle humaniste. Ce qui est remarquable avec le New Age, c’est qu’à l’époque des médias de masse, il diffuse, bien au-delà des cercles d’initiés, les idées de l’ésotérisme dans la société globale : le divin n’est plus personnel mais identifié à une sorte d’« âme du monde », une énergie, la fameuse « force » de la guerre des étoiles ; il existe une unité transcendante des religions qui se valent plus ou moins ; l’essentiel est d’expérimenter le divin en soi ; il existe des correspondances universelles et des êtres intermédiaires, tels que les anges ou les esprits fondamentaux de la nature etc.

Des idées prégnantes qui séduisent encore à l’heure actuelle et dont se sont récemment emparés cinéma et littérature.

Et avec quel succès ! Pourquoi « L’alchimiste » de Paulo Coelho s’est-il vendu dans plus de 140 pays selon vous? Parce qu’il reformule le vieux concept d’âme du monde en le reliant à l’individualisme moderne. Le leitmotiv du livre est que : « l’univers conspire pour réaliser notre légende personnelle », c’est-à-dire nos vœux les plus chers. La plupart des grands best-sellers contemporains se situent dans la veine ésotérique : le Seigneur des Anneaux, Harry Potter ou le Da Vinci Code, qui synthétise toutes les thèses que nous venons d’évoquer ! Le livre de Dan Brown est captivant. Mais il est aussi typique des ouvrages qui présentent le meilleur et le pire de l’ésotérisme. Le meilleur, parce qu’il fait rêver et redonne une dimension symbolique à la religion, le pire parce qu’il détourne parfois les symboles de leur sens véritable et qu’il donne des informations totalement erronées, comme nous le montrons dans notre ouvrage.

Dan Brown nous oriente vers un ésotérisme un peu frelaté et, en plus, il instille le doute chez son lecteur pour réveiller ses vieux réflexes paranoïaques, du type « on nous cache la vérité » …

Il joue effectivement sur un vieux ressort de l’ésotérisme qui est la théorie du complot. L’ésotérisme, je l’ai dit, s’est constitué en marge des Eglises, qui l’ont toujours combattu en raison de son pouvoir subversif. Pour contrecarrer les attaques des Eglises officielles, les ésotéristes se sont construits une position défensive qui consiste à dire : les religions cherchent à nous étouffer parce que nous détenons une vérité secrète qu’elles ne veulent pas vous révéler. L’argument est séduisant, très démagogique, et ça a certainement été l’une des clefs du succès du Da Vinci Code. Mais ne soyons pas trop durs, il y a aussi des choses très justes dans le livre, comme par exemple le refoulement par le christianisme du féminin sacré. Et je trouve qu’il faut aussi rendre grâce à l’ésotérisme en général d’avoir apporté un élément de féminisation du divin. Car les idées ésotériques de l’âme du monde, de l’immanence du divin ou des ses émanations sont des archétypes typiquement féminins.

C’est en effet un travail salutaire, mais ces thèses conspirationistes et irrationnelles ne comportent-elles pas en germe de véritables dangers ?

Bien sûr, certaines d’entre elles mènent d’ailleurs tout droit vers une idéologie typiquement sectaire : nous sommes les élus, le petit cercle des initiés qui possédons la vérité unique pendant que tout le reste de l’humanité erre dans l’ignorance. D’autres, qui insistent sur l’idée d’une tradition primordiale et critiquent tout progrès moderne ont souvent des saveurs d’extrême droite. Toutes sont guettées par des dérives irrationnelles graves. Dans la secte de l’Ordre du Temple solaire par exemple, la dérive meurtrière a été légitimée au nom des « maîtres invisibles » templiers ! Pour des esprits faibles, il existe un vrai risque de décrochage du réel. Umberto Eco, en bon sémiologue, a fait dans ses deux premiers romans la meilleure critique que je connaisse du délire interprétatif. Dans Le nom de la rose il dénonce le délire interprétatif de nature religieuse : les moines interprètent les crimes commis dans leur monastère comme une réalisation des prophéties de l’Apocalypse. Dans Le pendule de Foucauld, il met en scène la folie ésotérique.

On peut donc voir le retour (ou plutôt la permanence) de l’ésotérisme dans nos sociétés modernes comme un signe inquiétant du besoin de magie et d’irrationnel. On peut y voir aussi une tentative de rééquilibrage chez l’homme occidental moderne de ses fonctions imaginatives et rationnelles, des polarités logiques et intuitives de son cerveau. Ne faudrait-il pas admettre une fois pour toute, comme ne cesse de le rappeler Edgar Morin depuis quarante ans, que l’être humain est à la fois sapiens et demens ? Qu’il a autant besoin, pour vivre une vie pleinement humaine, de raison que d’amour et d’émotion, de connaissance scientifique que de mythes ? Bref de mener une existence poétique.

CONFERENCE Occultisme et Contre-Cultures 1

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Papus, Stanislas de Guaita, Albert Jounet, Paul Chacornac, Joris-Karl Huysmans, Claude Debussy, Emma Calvé, Jules Doinel, Camille Flammarion, Aleister Crowley, François Jollivet Castellot, Joséphin Péladan, Albert de Pouvourville, Ely Star, Edouard Schuré, Villiers de l’Isle-Adam, Oswald Wirth, Lidell Mac Gregor Mathers, Emile Dantinne, Dom Néroman, Eliphas Lévi, Irène-Hillel Erlanger, Augustin Chaboseau, Maurice Leblanc, lady Caïthness, l’Abbé Julio, Marc Haven, Henri Bergson, Helena P Blavatsky, René Guénon, etc., pour ne citer que les plus connus…

JULES BOIS

En guise de préface pour servir à la vérité d’un destin.

« La route est bonne et la mort est au bout. » Paul Verlaine

« Il est de ces œuvres qui font autorité parce qu’elles sont terres d’aventures, arcanes invisibles et chaleurs rayonnantes, où la mémoire en avant sert à la cause du juste. Et qui, de défrichements en déchiffrages, anticipent une époque en devenir.

C’est le cas de l’œuvre de Jules Bois. Une œuvre oubliée il est vrai, mais dont le charme suranné, Visions de l’Inde, le Nouveau Faublas, mais aussi la profondeur, le Satanisme et le Magie, les Petites Religions de Paris, le Miracle moderne, le Monde Invisible, et la sensibilité, le Vaisseau des Caresses, la Douleur d’Aimer, l’Eternelle Poupée, ne demandent qu’à être réveillés puis redécouverts. Sans oublier l’œuvre poétique et théâtrale, les Noces de Sathan, la Porte Héroïque du Ciel, Hippolyte couronné, Il ne faut pas mourir etc. Ecrivain polymorphe, on le constate, son entregent dans le tout Paris est reconnu, journaliste aguerri, peu de sujets de son temps lui échappent. Il rencontre Verlaine, alité dans sa chambre ou Camille Flammarion avec qui il dîne et converse de sujets scientifiques et spiritualistes. Ses livres attestent d’une connaissance encyclopédique dans des domaines aussi différents que la Philosophie, le Féminisme dont il est un précurseur, les Arts, la Littérature et la Poésie, les Sciences Occultes bien sûr. Il avait un désir profond qui l’animera toute sa vie, celui de «désocculter» l’occultisme.

Pour Jules Bois, ce qui manquait à l’Occultisme, «c’était un critérium solide, cette sécurité que donne la Science ou la Religion, deux sœurs ennemies en apparence». Jules Bois était un grand mystique, à sa manière ; toute sa vie il chercha, jusque dans les contrées les plus reculées, à dépouiller sa Foi, mais selon les indices de son époque, c’est-à-dire par la réflexion attentive aux concepts avant-gardistes de ce que l’on appelait alors «la Métapsychique». Le néologisme créé est de l’écrivain journaliste et concerne l’étude de l’âme profonde dans sa dimension sacrée en évacuant toute acception religieuse ou philosophique. Pour Jules Bois, dans sa quête du Soi, rien n’est trop absolu, ni la quête de Vérité, ni la quête de Connaissance, jusqu’au bout, jusqu’au duel s’il le faut. La rencontre avec Isis, gardienne des Mystères insoupçonnables, dont on se plait à croire qu’il lui confia son âme, est une image récurrente dans ses livres. Jules Bois, dans son parcours de vie, incarna par-dessus tout sa propre recherche spirituelle afin de la rendre vivante dans son œuvre. Ses contemporains, pour ceux qui voulaient bien faire l’effort de passer sur ses outrances provocatrices, le savaient bien, car l’adéquation entre son œuvre et sa vie est sincère et touchante. Jules Bois croit à l’expérimentation du vivant. Il se veut être le héraut messianique et le gardien tutélaire des considérations de son temps, avec courage et abnégation. Jules Bois augure d’un devenir supra-humain de l’Humanité et cette affirmation absolue de l’Absolu, à la différence de celle de Nietzsche, repose sur l’idée qu’il faut pour cela s’appuyer sur Dieu et sur la Science, pour concevoir, en toute Lumière, cette vision universelle du Manifesté. Il fait à cet égard œuvre prophétique. Et c’est par l’inspiration de «l’Eve Nouvelle» que se profile à l’horizon d’un éternel retour, cette surhumanité étherique. Eternel retour dont il n’aura de cesse de clamer, de façon quasi obsessionnelle dans ses livres, la véracité intangible.

Jules Bois, homme de grande Foi, savait inéluctable la décadence de sa société, cette «belle époque» en décomposition dont il essayait subrepticement par des voies détournées, en service commandé, d’entretenir une hypothétique cohésion.

Il croyait au sabbat, aux démons stercoraires phosphorescents et aux harpies affreusement suffocantes. Il croyait à la Madeleine, comme matière rédemptée, mais aussi au Lys et à la Rose, aux Fées, aux Saints, aux Anges et aux Étoiles. »

J.-K. HUYSMANS
ET LE
SATANISME

—EXTRAIT DU LIVRE—

Parler de Satanisme au xxe siècle voilà qui doit sembler un anachronisme. C’est, la plupart du temps, bénévolement s’exposer à des sourires d’ironie, de scepticisme et de dédain.

Ceux-là même qui croient qu’à des époques déjà anciennes, le Prince du Mal put épouvanter les âmes simples, se persuadent volontiers qu’il n’oserait s’aventurer en ce siècle de lumières et de progrès. Sorcelleries et sabbats, pactes, possessions et envoûtements, incubes et succubes, toutes choses qui firent trembler les âges de foi, sont bel et bien finies. Satan est relégué dans les brumes du passé. Tout au plus, le tolère-t-on encore dans Faust, sous le rouge pourpoint de Méphistophélès!

Erreur, profonde erreur!

Le Satanisme fut même fort à la mode il y a quelques années.

Il ne se passait guère de mois, que la presse ne nous entretînt d’envoûtements, de messes noires, célébrées par des scélérats, mystiques à rebours, maniaques du sacrilège, perpétrant secrètement les rites immondes du Satanisme.

D’irréfutables documents attestent, en effet, de nos jours, l’existence du Satanisme. Les messes noires, les envoûtements, qui furent les scandales des siècles passés, sont pratiqués aujourd’hui encore.

Tout comme Dieu, Satan a ses fidèles dévots, qui lui rendent un culte, en de ténébreux sanctuaires.

Un des mieux renseignés sur ces effroyables rites, aussi bien pour le passé que pour le présent, était sans contredit J.-K. Huysmans, l’auteur de Là-Bas.

Quand, en 1890, il publia ce livre, qui fit un bruit énorme dans les lettres, et avec lequel il atteignit la grande renommée, l’horreur de la banalité, du «déjà vu», qui l’avait conduit jusqu’à l’extase devant l’artificiel—dans A Rebours—en lui faisant, par exemple, admirer la forme d’une orchidée parce que cette fleur a l’air de fumer sa pipe, devait l’entraîner jusqu’au très rare, au très étrange, au monstrueux—dans Là-Bas—en lui faisant décrire les sacrilèges obscénités de la messe noire et du Satanisme contemporain.

Huysmans avait l’obsession du document. Les grimoires, les in-folios, les pièces authentiques des procès de sorcellerie, conservés dans les archives des bibliothèques, lui fournirent, sur la Magie au moyen âge, des documents précis, d’où sortirent de remarquables pages.

Pour la Magie moderne, il se documenta dans les milieux occultistes et spirites.

Il assista, d’abord en sceptique, aux séances spirites; mais son scepticisme dut s’évanouir devant l’évidence d’incontestables faits de matérialisations, d’apports, et de lévitation d’objets.

Il connaissait, au Ministère de la Guerre, un chef de bureau, M. François, qui était un extraordinaire médium. Très souvent, réunissant quelques amis dans son appartement de la rue de Sèvres, Huysmans tentait, avec l’aide de M. François, des évocations. Un de ses familiers, M. Gustave Boucher, a raconté dans une petite brochure, non mise dans le commerce, les troublantes péripéties d’une séance de spiritisme au cours de laquelle les assistants crurent être témoins de la «matérialisation» du Général Boulanger1.

Note 1: (retour)

Gustave Boucher: Une séance de Spiritisme chez J.-K. Huysmans. Niort, 1908. Une plaquette in-32 carré, tirée à 200 exemplaires numérotés, non mis dans le commerce.

De toutes ces expériences, il lui resta l’impression d’une intelligence étrangère et d’une volonté externe, se manifestant aux évocateurs; mieux, il acquit la conviction qu’il y avait, malgré la diversité des pratiques, des points communs entre le Satanisme et les évocations du spiritisme. Enfin, un astrologue parisien, Eugène Ledos—le Gevingey de Là-Bas—et un ancien prêtre habitant Lyon, l’abbé Boullan, achevèrent de le documenter—faussement parfois, nous le verrons—sur le Satanisme moderne.

Le Matin a publié, quelque temps après la mort de Huysmans, la lettre dans laquelle l’écrivain demandait à l’abbé Boullan des renseignements. Par retour du courrier ce dernier lui répondit que son concours lui était assuré.

La correspondance entre Huysmans et l’abbé Boullan est volumineuse; elle date du 6 février 1890 au 4 janvier 1893, date de la mort mystérieuse de ce dernier. Mais n’anticipons pas.

Là-Bas parut en 1890. C’était une défense en règle du surnaturel, basée sur deux ordres de faits:

1º Une série de faits purement historiques, se rapportant à l’histoire de Gilles de Rais et à la sorcellerie du moyen âge;

2º Une série de faits relatifs au Satanisme moderne.

Les Spirites, les Occultistes, les Rose-Croix satanisent plus ou moins, affirmait Huysmans: «A force d’évoquer des larves, les occultistes qui ne peuvent, bien entendu, attirer les Anges, finissent par amener les Esprits du Mal; et, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, ils se meuvent dans le diabolisme2.» En tout cas, ajoutait-il, si le Diable n’y est pas toujours, il en est bien près!

Note 2: (retour)

Cf. Là-Bas, page 427.

La Messe de Satan, la Messe Noire se célèbre de nos jours, disait-il encore, et il en faisait une truculente description. Un chanoine, Docre, la célébrait. Dans son ardeur sacrilège, ce monstrueux sacerdote s’était fait tatouer, sous la plante des pieds, l’image de la croix, de façon à toujours marcher sur le Sauveur! Il entretenait, dans des cages, des souris blanches, nourries d’hosties consacrées et de poisons dosés avec science, dont le sang servait aux pratiques de l’envoûtement. L’incubat et le succubat étaient fréquents dans les cloîtres. L’armée de Satan se recrutait surtout dans le sacerdoce; «Il n’y a pas, sans prêtre sacrilège, de Satanisme mûr», disait Huysmans. Le chanoine Docre était disait-on, un prêtre des environs de Gand.

La vérité est que si Huysmans assista à la messe noire, le récit qu’il en a fait n’est nullement une relation de choses vues. Certains détails sont empruntés à des documents anciens tirés des Archives de Vintras.

Mais la messe noire se disait. Malheureusement pour les curieux, cette messe maudite avait pour temples des locaux hermétiquement fermés, et, pour fidèles, des gens liés par un secret absolument inviolable. Quant au chanoine Docre, il était fait avec diverses personnalités et notamment deux ecclésiastiques que Huysmans avait beaucoup connus. L’un fut, ainsi qu’il l’a écrit dans Là-Bas, chapelain d’une reine en exil; il s’est pendu il y a quelques années. L’autre, qui habitait en Belgique, à Bruges, était un prêtre encore exerçant, dans ce bijou gothique qu’est la chapelle du Saint-Sang, où l’on montre aux fidèles, tous les vendredis, le sang de Jésus-Christ qui aurait été rapporté des Croisades par un comte de Flandre.

Tout en gardant la physionomie très exacte du chapelain qui se suicida, il assembla en un seul et même personnage les détails absolument certains qu’il possédait sur l’un et l’autre de ces deux prêtres. Il y ajouta plusieurs traits relatés dans des rapports déjà classés, comme la fameuse affaire de la voyante diabolique, Cantianille3, où il prit le détail de la croix tatouée sous la plante des pieds pour la mieux fouler.

Note 3: (retour)

Mme Cantianille B….., du diocèse de Sens, morte il y a quelques années seulement, fut, dès l’âge de deux ans, pourrie de larves. La maladie psychique atteignit son paroxysme à quinze ans, où elle fut placée dans un couvent de Mont-Saint-Sulpice, et violée par un jeune prêtre, qui la voua au diable.

Renvoyée du couvent, elle fut exorcisée par un certain abbé Thorey, d’Auxerre, dont la cervelle ne paraît pas avoir bien résisté à ces pratiques. Ce fut bientôt, à Auxerre, de telles scènes scandaleuses, que Cantianille fut chassée du pays et l’abbé Thorey frappé disciplinairement par son évêque. Le malheureux prêtre écrivit deux volumes sur sa pénitente, et l’affaire alla à Rome. Quant à Cantianille, elle garda jusqu’à la fin de sa vie le funèbre don de propager sa maladie psychique.

En opposition au chanoine Docre, Huysmans révélait un certain docteur Johannès, qui n’était autre que l’abbé Boullan.

A la question: Quel est ce docteur? Huysmans fait répondre par un des personnages de son livre: «C’est un très intelligent et très savant prêtre. Il a été supérieur de communauté et a dirigé, à Paris même, la seule revue qui ait jamais été mystique. Il fut aussi un théologien consulté, un maître reconnu de la jurisprudence divine; puis il eut de navrants débats avec la Curie du Pape, à Rome, et avec le Cardinal Archevêque de Paris. Ses exorcismes, ses luttes contre les incubes qu’il allait combattre dans les couvents de femmes, le perdirent4.»

Note 4: (retour)

Cf. Là-Bas, page 283.

Quel était donc en vérité cet abbé Boullan, à qui Huysmans s’était adressé pour la documentation de son livre, et qu’il affirmait «missionné par le Ciel pour briser les manigances infectieuses du Satanisme, pour prêcher la venue du Christ glorieux et du divin Paraclet5»?

Note 5: (retour)

Là-Bas, page 395.

Un procès en escroquerie, jugé en 1865 devant la Chambre des appels correctionnels de Paris, va nous faire connaître de curieux détails sur notre abbé et sur les étranges doctrines qu’il professait.

CONFERENCE Géostratégie messianisme des Protocoles Des Sages De Sion

Posted in .....HISTOIRE...., FRANC MACONNERIE BILDERBERG TRILATERALE ..., géopolitique, nwo, sociologie with tags , , , , , , , on août 14, 2014 by rodolphepilaert63

Aux premières époques de la vie sociale, ils
étaient soumis à la force brutale et aveugle, puis ils se soumirent à la
loi, qui n’est, en réalité, que la même force masquée. Cette
constatation me mène à déduire que, de par la loi naturelle, le droit
réside dans la force.

 

 

Notre devise doit être : « Tous les moyens de la force et de l’hypocrisie ».

 

 

Quatrième protocole

 

Nous devons arracher de l’esprit des chrétiens
jusqu’à la conception même de Dieu et la remplacer par des calculs
arithmétiques et des besoins matériels.

 

 

Douzième protocole

 

« La liberté est le droit de faire ce qui est permis par la loi ».

 

 

Quatorzième protocole

 

Quand nous serons les maîtres de la terre,
nous ne tolérerons aucune religion que la nôtre, c’est-à-dire une
religion n’admettant qu’un seul Dieu à qui notre destin est lié par
l’élection qu’il fit de nous, et par qui est également déterminé le
destin du monde.

 

 

Quinzième protocole

 

Les magistrats, à cinquante-cinq ans, cesseront toutes fonctions pour les raisons suivantes :

 

  1. Parce que des hommes âgés s’attachent plus
    fortement à des idées préconçues et sont moins capables d’obéir à des
    ordres nouveaux ;
  2. Parce qu’une telle mesure nous permettra
    d’opérer de fréquents changements dans la magistrature qui, ainsi, sera
    docilement soumise à toute pression de notre part. Tout homme désirant
    conserver son poste devra, pour se l’assurer, nous obéir aveuglément.

Vingtième protocole

 

Le meilleur moyen de faire face aux dépenses
du gouvernement sera l’établissement d’un impôt progressif sur la
propriété. Ainsi les impôts seront couverts sans opprimer ni ruiner le
peuple, et la charge qui incombera à chacun sera proportionnée à ce
qu’il possédera. Il faudra que les riches comprennent qu’il est de leur
devoir de céder au gouvernement une part du surplus de leurs richesses,
puisque le gouvernement leur garantit la possession paisible du reste de
leurs biens et leur donne le droit de s’enrichir par des moyens
honnêtes. Je dis « honnêtes » parce que le contrôle de la propriété
rendra le vol impossible au point de vue légal.

 

 

L’étalon-or a été la perte de tous les États
qui l’ont adopté, parce qu’il ne peut satisfaire tous les besoins des
populations, d’autant plus que nous avons fait tous nos efforts pour
obtenir son accaparement et le faire retirer de la circulation.

 

 

Notre gouvernement mettra en circulation la
quantité de monnaie en proportion avec la force ouvrière du pays, et
cette monnaie sera en papier ou même en bois.

 

 

Dans notre gouvernement, nous aurons grand
soin qu’il ne puisse se produire d’arrêt dans la circulation de
l’argent ; nous n’aurons donc pas de ces emprunts d’État, sauf un seul
consistant en bons du Trésor, émis à 1 % ; ce faible pourcentage
n’exposant pas l’État à être saigné par les sangsues.

 

 

Vingtième-deuxième protocole

 

La plus grande force des temps présents est
concentrée entre nos mains : c’est l’or. En deux jours, nous pouvons en
faire sortir de nos trésors secrets n’importe quelle somme.

 

 

Citations sur les protocoles

 

On s’explique alors le caractère odieux du
document. À cause de ce caractère, il était impossible, nous l’avons
observé, que des chefs juifs eussent prononcé les discours consignés
dans la brochure, sans faire preuve de folie et d’imbécilité. Au
contraire, un antisémite capable de confectionner un tel recueil pour
l’attribuer aux Juifs ne pouvait que le concevoir aussi révoltant que
possible. Ou bien il se serait fait un devoir de s’abstenir, ou bien la
logique voulait qu’il s’appliquât à accumuler tout ce qu’il jugerait le
plus susceptible d’exciter l’indignation contre ceux qu’il se croyait
permis de stigmatiser en usant d’un pareil procédé.

 

  • À propos des Protocoles des Sages de Sion
  • La Guerre occulte, les sociétés secrètes contre les nations, Paul Copin-Albancelli,
    éd. Perrin et Cie, Paris, 1925, chap. X, Un document faux qui se trouve
    être un document révélateur en raison de sa fausseté., p. 206

 

Un exposé comme celui des Protocoles, dans les
conditions dont on nous parle, est invraisemblable. Il n’a pu être fait
par des Juifs qualifiés, ayant autorité, dont les paroles constituent
un témoignage susceptible d’engager la responsabilité de la collectivité
juive. S’il en était autrement, il n’y aurait vraiment guère lieu de
craindre une nation commandée par des chefs capables de telles
niaiseries.

 

  • À propos des Protocoles des Sages de Sion
  • La Guerre occulte, les sociétés secrètes contre les nations, Paul Copin-Albancelli,
    éd. Perrin et Cie, Paris, 1925, chap. X, Un document faux qui se trouve
    être un document révélateur en raison de sa fausseté., p. 204

 

 

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Conférences à Paris le dimanche 6 octobre

Posted in géopolitique, nwo, sociologie, THEOSOPHIE NEW AGE with tags , , , , , , , , on septembre 18, 2013 by rodolphepilaert63

Conférences à Paris le dimanche 6 octobre.
Sur l’aimable invitation de Laurent Glauzy, deux conférences seront données le dimanche 6 octobre à Paris dès 14 heures. Lors de la première, Laurent présentera son dernier livre intitulé « Témoins de Jéhovah, les missionnaires de Satan ». Lors de la seconde, je détaillerai le mouvement révolutionnaire mondial de la révolution anglaise à nos jours. Une séance de dédicaces est prévue juste après nos deux interventions. Les personnes présentes pourront alors nous questionner sur nos différents ouvrages et les sujets traités dans nos conférences.