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Posted in .... ATERMONDE ......, .....HISTOIRE...., ....DOCUMENTAIRES ....., FRANC MACONNERIE BILDERBERG TRILATERALE ..., géopolitique, INVESTIGATIONS, THEOSOPHIE NEW AGE with tags , , , , on avril 10, 2011 by rodolphepilaert63

Les francs-maçons au coeur de l’Etat

Posted in FRANC MACONNERIE BILDERBERG TRILATERALE ..., géopolitique, INVESTIGATIONS, scandales, sociologie, THEOSOPHIE NEW AGE with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on mars 25, 2009 by rodolphepilaert63

°Christophe Barbier, publié le 13/03/2009

Un Etat dans l’Etat, le livre de Sophie Coignard, le montre: l’influence des loges est toujours aussi forte, notamment dans la haute administration. Il est temps pour les frères, au nom du progrès qu’ils vénèrent, de renoncer au secret maçonnique.

« Qu’il fasse beau, qu’il fasse laid, c’est mon habitude d’aller sur les cinq heures du soir me promener au Palais-Royal… » Si Denis Diderot écrivait une suite à son Neveu de Rameau, il pourrait y inclure le dialogue suivant :

« Pourquoi donc les hebdomadaires consacrent-ils si régulièrement leur Une aux francs-maçons ?

Les extraits du livre de Sophie Coignard, Un Etat dans l’Etat:

Francs-maçons : quand Sarkozy les courtise

Corse : L’ile des Fratelli

Maîtres et frères

– Mais parce qu’il se passe souvent quelque chose dans le monde des « frères ». Un jour, c’est un ministre, dont on apprend l’appartenance à telle obédience ; un autre, c’est une perquisition dans une loge qui révèle que des initiés ont usé de leurs liens pour contourner la loi et se remplir les poches; un troisième, c’est un mouvement sociologique qu’il faut décrire: épanouissement des loges féminines, étiolement de la qualité intellectuelle des « planches », jadis si influentes sur la production législative française.

– Je n’en crois rien. Les hebdos font du franc-mac’ parce que ça vend.

– Certes. Mais pourquoi cela vend-il? Parce que les francs-maçons, gens éclairés, lisent beaucoup, et, gens tolérants, s’intéressent à l’opinion des grands médias sur leur communauté. Parce que les Français qui n’en sont pas veulent savoir ce qui se trame sous les tabliers, devinant une influence forte de ces réseaux. Parce que le secret franc-maçon, enfin, qui oblige tout initié à nier son engagement fraternel, attise la curiosité en même temps qu’il suscite le soupçon.

– Si je comprends bien, en ne se cachant plus, les frères se mettraient à l’abri de cet « acharnement » médiatique?

– Entre autres choses, oui. »

L'enquête de Sophie Coignard, Un Etat dans l'Etat.

D.R.

L’enquête de Sophie Coignard, Un Etat dans l’Etat.

La suite aurait pu se perdre sous les arcades, l’essentiel était dit. En ce début de XXIe siècle, la franc-maçonnerie doit relever un immense défi si elle veut recouvrer sa modernité et tomber du côté de la « Lumière » qui lui est si chère: elle doit mettre fin au « secret maçon » et recommander à ses membres de revendiquer leur appartenance à une loge, preuve d’engagement dans la vie publique et d’activité intellectuelle altruiste.

Attachée, au fil des siècles, à promouvoir le progrès, la franc-maçonnerie se complaît aujourd’hui dans l’obscurantisme du non-dit. Justifiée jadis pour éviter les persécutions, cette attitude n’a plus aucun fondement. Il n’y a plus d’antimaçonnisme primaire, religieux ou politique et la critique des frères relève de trois « obédiences »: celle qui moque à juste titre leur rituel ridicule, tout ce saint-frusquin de compas, équerres, triangulations loufoques et serments ésotériques; celle qui pense avoir été victime d’une solidarité franc-maçonne dans l’attribution d’un marché ou d’un poste; celle qui ne supporte pas qu’on avance masqué et pratique l’omertà dans une société qui exige, de plus en plus et à juste titre, la transparence. Le secret maçon est injustifié, déloyal et ringard. Pour être un bon maçon, il fallut sans doute, longtemps, se cacher. Aujourd’hui, il faut l’assumer, si ce n’est l’afficher.

Le secret, c’est le mensonge

Longtemps excipé pour justifier une dénégation, voire une plainte contre un outing, l’argument de la vie privée ne tient plus. La justice, à la suite d’articles de L’Express, l’a confirmé, notamment dans un arrêt de la Cour de cassation du 12 juillet 2005: « La révélation de l’exercice de responsabilités ou de direction au titre d’une quelconque appartenance politique, religieuse ou philosophique ne constitue pas une atteinte à la vie privée. »

Il n’y a rien de privé dans le fait de se rendre dans un lieu collectif pour débattre, participer à des agapes et en profiter pour évoquer des affaires personnelles. En février 2008, sollicité par L’Express pour reconnaître et détailler son appartenance au Grand Orient (GO), Jean-Louis Guigou, mari d’Elisabeth, a plaidé – avec succès – pour la préservation de son anonymat, au nom du « respect du jardin secret », affirmant que cet engagement intellectuel n’avait aucun lien avec l’activité de sa femme. Las! dans Un Etat dans l’Etat, qui sera publié le 19 mars chez Albin Michel, Sophie Coignard montre comment se retrouvent, dans la loge Intersection, Jean-Louis Guigou et Philippe Guglielmi, suppléant d’Elisabeth Guigou, patron de la fédération PS de Seine-Saint-Denis et ancien grand maître du GO. Jardin secret, moissons publiques…

Sophie Coignard, après deux ans et demi d’enquête, a composé un ouvrage fouillé et tranché, qui l’amène à condamner la funeste tradition du secret maçonnique. Elle trouve quelques alliés parmi les frères, comme Pierre Marion, ancien patron de la DGSE, qui a quitté la Grande Loge nationale française et affirme: « Cette obligation […] alimente dans le public des fantasmes nuisibles à la santé de l’Ordre. […]

En outre, elle peut justifier aux yeux des plus disciplinés un refus de collaborer avec la justice. » Jérôme Touzalin, qui a quitté la GLNF pour créer une loge transparente, a consacré une planche à la levée du secret : « Ce silence favorise toutes les dérives et abrite toutes les mauvaises manoeuvres. […] J’enrage que notre discrétion, que j’ai acceptée pendant si longtemps, fasse le lit des ambitieux, des abuseurs de biens collectifs, des dévoyeurs de notre philosophie humaniste. »

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Commentaires (73)

rouldug – 25/03/2009 17:22:24

Je suis avocat à Paris et pas franc-maçon pour deux ronds car je déteste l’esprit de coterie. Je pense que Madame Coignard, de même que le Procureur de Montgolfier régulièrement interviewé sur ce sujet font tous les deux fausses routes. Le problème posé par la franc-maçonnerie n’est pas son « secret » car celui-ci n’est pas attentatoire en soi aux droits et libertés essentielles. Libre à chacun d’avoir ses secrets et de se taire, libre à chacun d’assumer le risque de ne pas être crédible s’il est incapable de se tenir correctement en société. Ce qui est beaucoup préoccupant dans la FM est cette notion de « fraternité sélective » qui rappelle la célèbre « affaire des fiches » de 1898 ; entre Français, on serait ainsi « plus ou moins » frère : l’initié doit aider un initié plutôt que le profane ; de même que deux initiés doivent s’entraider pour lutter contre un profane, surtout s’il appartient au cercle honteux des catholiques ou des musulmans. Le serment d’entraide maçonnique est un vrai problème car il fonde des réflexes mafieux sur une pseudo-légitimité républicaine. Ceci est non seulement stupide, mais parfaitement dangereux pour la cohésion sociale. D’ailleurs, si la France est un pays aux moeurs corrompus et régulièrement condamnée à ce titre par la CEDH, c’est certainement à cause de cet esprit d’entraide qui réunit en clubs fermés, en mafia, politiques, fonctionnaires, syndicalistes ou autres. D’ailleurs, tout ce qui est fermé ne peut être intérêt général.

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milesdavy – 23/03/2009 10:58:32

Franc-maçon et sarkozyste : Une antinomie ! Être franc-maçon et Sarkozyste, c’est un peu comme être végétarien et s’autoriser un bon foie gras s’il est de canard, entier, et bien sûr accompagné d’un Sauternes Château d’yquem. Les valeurs de fraternité, d’humanisme et de progrès qui nous animent ne sauraient s’accommoder de celles du Président : Communication en lieu et place de l’action, mépris de la constitution, populisme pénal, remise en cause de la laïcité, démagogie assumée et cynique, argent roi, ministère de l’identité nationale, loi punissant les justes qui viennent en aide aux sans papiers, etc. Je suis maçon, ni de droite, ni de gauche, mais ceux qui participent de cet exercice si singulier du pouvoir ne sont pas mes frères.

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francmac – 22/03/2009 11:32:40

je suis francmaçon depuis 1982. J’ai 64 ans je suis prof agrégé docteur d’Etat (diplômes obtenus avant mon entrée dans la FM). Je gagne 3100 euros par mois (prof agrégé classe normale) je n’ai jamais pu obtenir la hors classe. J’accepte de me dévoiler auprès de Sophie Coignard si elle me garantie qu’elle pourra m’obtenir grâce au « piston » maçonnique une augmentation de 300 euros dont j’ai bien besoin. PS : je viens d’apprendre que 50% des magistrats seraient FM selon Sohie Coignard. J’ai eu nombre de procès suite à dégâts des eaux dans mon appart (un plafond s’est écroulé) et n’ai presque rien obtenu comme dommage. Sophie peut-elle m’indiquer un conseiller à la Cour de Cass que j’irai rencontré pour faire réviser mes procès? Il me faudrait les coordonnées de sa loge pour que je puisse lui rendre une visite. Merci Sophie. En récompense je vous ferai entrer au droit humain ou à la grande loge féminine selon votre choix

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jpchoquer – 22/03/2009 04:52:47

Environ 1 Français sur 500 est franc maçon… ENVIRON 50 %… des politiciens de haut niveau, des juges, des avocats, des magistrats, des hauts gradés de l’armée, des hauts gradés de la police, des hauts gradés de la gendarmerie, des hauts fonctionnaires de l’état, SONT FRANC-MACONS… ACCEPTRAIENT-ILS QUE CE SOIENT DES CURES EN SI GRAND NOMBRE QUI SOIENT A LEUR PLACE? NON! Il paraitrait que ce serait le franc-maçonnerie qui serait à l’origine de la séparation de l’église et de l’état… CONCLUSION, en 2009, CETTE SITUATION EST ANORMALE En PARTICULIER AU NOM DE LA SEPARATION DES RELIGIONS ET DE L‘ETAT! Si la franc maçonnerie n’est pas une religion, ça ressemble sérieusement à une secte… d’état!

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André KERVELLA – 21/03/2009 17:27:21

La maçonnerie se veut inspirée par la longue durée. Le journalisme se nourrit de l’actualité. L’une se fonde sur un pseudo secret ; l’autre, tel que pratiqué par Sophie Coignard, spécule sur le sensationnel. D’emblée, le contraste est flagrant. Cependant, Sophie Coignard se croit obligée de forcer le jeu des oppositions pour légitimer son réquisitoire. Elle accusera les francs-maçons de noirceur et d’hypocrisie avec d’autant plus d’insistance qu’elle se prétend immaculée et limpide. Cela signifie qu’en les prenant pour cible, elle ne fait que l’apologie d’elle-même et de la méthode qu’elle a choisie. Qui parlera d’objectivité, d’impartialité ? Personne. Ce n’est d’ailleurs pas l’enjeu du débat. Mieux vaut prendre de l’altitude en adoptant un point de vue d’historien. Les pamphlets contre la franc-maçonnerie sont quasi contemporains de son apparition. Mais, qui se souvient des articles publiés dans les feuilles hebdomadaires de Londres au dix-septième siècle ? Qui des gazettes qui égayèrent l’automne parisien de 1737, quand un premier ministre cardinal promis de mener le grand maître à la Bastille, sans s’y risque évidemment, car les principaux commis de l’État en étaient ? Personne. Donc, qui se souviendra de l’illusoire enquête de Sophie Coignard le mois prochain ? Personne. Rideau !

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jpchoquer – 20/03/2009 12:57:59

Merci pour cet article très réaliste. Je rajouterais qu’il m’apparaît qu’il faille être « immoral » et « pervers » pour accepter d’entrer dans une organisation de ce type, sachant qu’elle est secrète, que personne ne devra dévoiler qui en fait partie et que je chacun devra répondre à tous les services qui seront demandés par tous les membres, sans discuter, surtout ceux de grades supérieurs… Je m’étonne même que l’état accepte l’existence d’une telle organisation sur son territoire… Et si l’état s’en servait, comme régulateur de crises, par exemple, cela expliquerait quelque peu les choses… En fait, elle m’apparaît être le bras droit de l’état… Il paraîtrait que la franc-maçonnerie serait à l’initiative de la plupart de nos lois. les francs maçons seraient l’élite du pays! Ce sont les francs-maçons qui le revendiquent assez régulièrement sur les blogs! Alors, les non francs maçons, que valent-ils? a quoi cela sert-ils qu’ils aillent voter? Serait-ce « de la Merde »? Les manipulations, le mensonge, m’apparaissent dans ma situation vécue actuelle, dans une affaire qui m’oppose à ma municipalité, comme étant une méthode de franc-maçon d’élimination « d’opposants politiques ou (et) économiques », lorsqu’on est à la fois Maire et franc-maçon… Je vous cite les propos du Maire en question lors d’une question orale en conseil municipal, parlant de moi… (enregistrée sur internet) « Nous allons jouer avec lui au juge ». Evident, le Maire savait d’avance qu’il serait protégé par la justice et qu’il ne risquait rien, car au moins 50 % des juges sont franc maçon et il savait aussi que le dossier finirait évidemment par être jugé par un frère! Apparemment, ce fut le cas! Et j’ai été débouté à deux occasions! C’est pour cela que j’ose parler de secte mafieuse, en parlant de la franc-maçonnerie… Je vous invite à lire la suite pour en savoir plus… http://lamafiadanslesuddelafrance.blogs.nouvelobs.com

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Mustês – 20/03/2009 11:35:42

L’ouvrage cité désinforme le public et laisse songeur sur le « travail » accompli. Le secret, ce serait le mensonge. Pourtant les juges doivent « garder religieusement le secret des délibérations » et les cardinaux sont sommés de garder secret ce qui s’est passé lors d’un conclave sous peine d’excommunication ? Mensonges ? Un franc-maçon niant son appartenance remplirait son devoir fraternel : ridicule ! Il n’y aurait plus d’antimaçonnisme primaire religieux : c’est possible dans les milieux fréquentés par l’auteur mais je témoigne que le catholicisme traditionnaliste est présent dans nombre d’entreprises et ne rend pas l’appartenance maçonnique facile. J’ai vu des carrières bloquées. Et je n’ai jamais bénéficié d’un quelconque « coup de pouce », bien que je sois 33ème. Certes, je ne l’ai jamais demandé mais aucun frère ne m’a jamais non plus fait une telle demande. Probablement ai-je moins d’expérience maçonnique que l’auteur ! En 2007, le Vatican a réaffirmé que franc-maçonnerie et Église sont incompatibles : les maçons seraient en état de « péché grave » et ne peuvent pas avoir accès à l’eucharistie. Antimaçonnisme secondaire ? J’ai souvenir d’un très beau film qui se termine ainsi : « Souvent, les motifs d’un secret ne cachent rien de répréhensible. Le secret est simplement notre propre mélodie, celle qui nous enchante et nous transforme en témoins stupéfaits de la vie des autres. Sans secret, je n’aurais jamais commencé à écrire. Raconter, c’est cela, tout simplement. C’est comme un pacte, un enchantement. Le jour où nous serons libérés de l’enchantement et où nous aurons enfin envie de raconter la vérité, ce jour-là, nous-mêmes ne serons plus qu’un souvenir ou une ombre. » Ce film s’achève dans un cimetière juif de Pologne. J’attends donc avec impatience un prochain numéro consacré aux juifs qui nous dira peut-être qu’il n’y a plus d’antisémitisme primaire, mais seulement un secondaire… qui lui ressemble diablement.

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droit-de-reponse – 20/03/2009 10:53:44

Yvette Ramon Grand Commandeur de la Fédération française du Droit Humain A : Monsieur Christophe Barbier, Editorialiste à ‘’ L’Express » Lisez le droit de réponse ici : http://www.droithumain-france.org/Droit-de-reponse-au-journal-l.html

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Yaob – 20/03/2009 10:44:16

Si je vais à l’Eglise tous les dimanches, suis-je obligé d’en informer mon employeur ? Un journaliste a-t-il le droit d’écrire que je suis un catholique intégriste ? Et si je suis membre d’un parti politique, cela doit-il obligatoirement figuré sur mon CV ?

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alfredpol – 20/03/2009 10:29:44

Alors de deux choses l’une: ses informateurs lui ont menti (oh que cela est vilain quand on est franc-maçon), ou elle a interprété les propos qui lui ont été livrés (oh comme c’est laid quand on veut informer!). Non, Madame, les maçons ne sont pas tenus à ce secret qui, soit dit en passant, serait quand même un peu contradictoire avec la liberté dont ils se targuent de disposer au sein de leur loge. Si, Madame, l’appartenance à une loge maçonnique continue de présenter un risque pour celui qui se révèle: peut-être plus mortelle à l’heure actuelle dans notre société occidentale mais néanmoins dangereuse sur le plan social. Par contre, nous nous rejoindrons peut-être lorsque j’affirme que la responsabilité de ce risque est, en partie, à trouver dans le chef de la maçonnerie …elle-même, victime de son silence pourtant si nécessaire à son bon fonctionnement. A l’instar de la xénophobie, on redoute ce qu’on ne connaît pas bien. Dois-je, ici, vous dire ce que je pense de la xénophobie…? Un malaise peut exister lorsqu’on aborde un sujet sur lequel le vulgus populus n’a que peu d’informations! Et pourtant, les bibliothèques, les librairies, les rayons livres des grandes surfaces croulent sous le poids des ouvrages qui lui sont consacrés! Cette démarche là, qui consiste à s’informer sur ce qu’est la franc-maçonnerie avant d’en livrer aux lions ceux qui y croient et sont fiers d’en être, n’est-elle pas plus responsable?

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La jurisprudence Bertrand

Initiés Ceux qui ne le sont pas veulent savoir ce qui se trame sous les tabliers. Car le secret attise curiosité et soupçon.

r. duvignau/reuters

Initiés Ceux qui ne le sont pas veulent savoir ce qui se trame sous les tabliers. Car le secret attise curiosité et soupçon.

Le secret, en fait, c’est le mensonge. Il ne s’agit pas de lancer les 150 000 frères à jour de capitation (300 000, environ, en ajoutant ceux qui ont fréquenté un temps une loge) dans une vaste opération de délation, mais de simplement leur demander de ne plus se défiler devant la question de leur initiation. La « jurisprudence Bertrand » a de quoi les rassurer: en reconnaissant, quand L’Express l’a révélé l’an passé, qu’il appartenait bien au Grand Orient, l’actuel secrétaire général de l’UMP a fait preuve d’honnêteté, de modernité et, peut-être… d’habileté. En effet, il n’a pas été freiné dans son ascension politique ni écarté de sa loge, au contraire.

Quand L’Express a demandé à Gérard Larcher, comme aux autres candidats à la présidence du Sénat, en septembre 2008, s’il était franc-maçon, le futur vainqueur de la joute a répondu : « Je ne suis pas et je n’ai pas été franc-maçon. Ceux qui me prêtent cette qualité se trompent. » Pour Sophie Coignard, pas de doute : il a rempli son devoir fraternel en niant son appartenance. Le jour de la parution de L’Express, présent dès potron-minet sur un plateau de télévision, Larcher se précipite sur le journal, pour voir si ses propos sont bien retranscrits… et vérifier qu’aucun de ses adversaires n’a eu l’audace d’avouer, le cas échéant, sa qualité d’initié. Il en sort rassuré… Est-il sûr de ne pas se fourvoyer? Compter un franc-maçon à la tête du Sénat n’est pas un problème pour la République; y trouver un menteur en serait un.

Le parcours de Renaud Dutreil est ici éloquent. Aujourd’hui retiré de la politique et exilé aux Etats-Unis, cet ancien jeune espoir de la droite en est devenu l’une des plus grosses déceptions. Sophie Coignard montre à quel point l’appartenance à la franc-maçonnerie fut une aide précieuse pour la carrière de Dutreil, et sa révélation une hantise pour l’élu : « Le dire n’est pas possible pour un ministre de la République », assène-t-il à un collaborateur, initié, en lui intimant le silence. C’est le mensonge par omission érigé en devoir gouvernemental !

Les francs-maçons doivent en finir avec la mauvaise foi : l’ultime et, depuis longtemps, la seule raison d’être du secret, c’est l’influence. « Sans lui, la franc-maçonnerie deviendrait une association comme les autres, explique Sophie Coignard. A quoi bon cacher s’il n’y a rien à cacher ? » Et en effet, on se cache parmi les frères parce qu’il y a beaucoup à cacher. L’influence, cela va du copinage à l’affairisme et, si le second s’est peut-être raréfié dans les loges, le premier est plus vivace que jamais. En un monde de réseaux, celui-ci fonctionne à plein. Internet, c’est l’accès de tous à l’information de base ; la franc-maçonnerie, c’est l’accès de quelques-uns à l’information rare. L’ouvrage de Sophie Coignard le montre avec force détails : la présence de la franc-maçonnerie à tous les étages de la société n’est pas plus faible qu’avant, au contraire.

Lutte de pouvoir dans les entreprises

Carrière L'appartenance à la franc-maçonnerie fut une aide précieuse pour l'ex-ministre Renaud Dutreil.

j. robine/afp

Carrière L’appartenance à la franc-maçonnerie fut une aide précieuse pour l’ex-ministre Renaud Dutreil.

Privé, public : l’auteur éclaire d’une lumière toute maçonnique la face cachée de nombre de décisions, conflits ou nominations. Le monde des affaires le plus libéral n’y échappe pas. Ainsi, dans la stratégie d’Antoine Zacharias, poussé hors du groupe Vinci, apparaît une subtile manoeuvre maçonnique: son avocat évoque à son encontre une « conduite de Grenoble », appellation d’une éviction chez les frères. Quand Augustin de Romanet, nommé à la tête de la Caisse des dépôts, veut modifier la direction de son établissement, il trouve sur sa route les frères de la maison. « Message général: les francs-maçons auront la peau de Romanet », raconte Sophie Coignard. Ils la rateront.

De même, elle détaille la longue guerre entre maçons et « indépendantistes » qui ravage le Crédit agricole durant les années 1980 : les premiers perdent, de justesse, malgré le soutien du nouveau directeur général, Jean-Paul Huchon. La banque verte multiplie, selon l’auteur, les affaires impliquant des maçons au sein du Crédit agricole : celle de la caisse de l’Yonne, toujours pas jugée, alors que plainte a été déposée contre le directeur en… 1993; celle de la Martinique-Guyane, achevée en mai 2008 par un protocole d’accord alors que son directeur devait 11 millions d’euros à la banque.

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rouldug – 25/03/2009 17:22:24

Je suis avocat à Paris et pas franc-maçon pour deux ronds car je déteste l’esprit de coterie. Je pense que Madame Coignard, de même que le Procureur de Montgolfier régulièrement interviewé sur ce sujet font tous les deux fausses routes. Le problème posé par la franc-maçonnerie n’est pas son « secret » car celui-ci n’est pas attentatoire en soi aux droits et libertés essentielles. Libre à chacun d’avoir ses secrets et de se taire, libre à chacun d’assumer le risque de ne pas être crédible s’il est incapable de se tenir correctement en société. Ce qui est beaucoup préoccupant dans la FM est cette notion de « fraternité sélective » qui rappelle la célèbre « affaire des fiches » de 1898 ; entre Français, on serait ainsi « plus ou moins » frère : l’initié doit aider un initié plutôt que le profane ; de même que deux initiés doivent s’entraider pour lutter contre un profane, surtout s’il appartient au cercle honteux des catholiques ou des musulmans. Le serment d’entraide maçonnique est un vrai problème car il fonde des réflexes mafieux sur une pseudo-légitimité républicaine. Ceci est non seulement stupide, mais parfaitement dangereux pour la cohésion sociale. D’ailleurs, si la France est un pays aux moeurs corrompus et régulièrement condamnée à ce titre par la CEDH, c’est certainement à cause de cet esprit d’entraide qui réunit en clubs fermés, en mafia, politiques, fonctionnaires, syndicalistes ou autres. D’ailleurs, tout ce qui est fermé ne peut être intérêt général.

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milesdavy – 23/03/2009 10:58:32

Franc-maçon et sarkozyste : Une antinomie ! Être franc-maçon et Sarkozyste, c’est un peu comme être végétarien et s’autoriser un bon foie gras s’il est de canard, entier, et bien sûr accompagné d’un Sauternes Château d’yquem. Les valeurs de fraternité, d’humanisme et de progrès qui nous animent ne sauraient s’accommoder de celles du Président : Communication en lieu et place de l’action, mépris de la constitution, populisme pénal, remise en cause de la laïcité, démagogie assumée et cynique, argent roi, ministère de l’identité nationale, loi punissant les justes qui viennent en aide aux sans papiers, etc. Je suis maçon, ni de droite, ni de gauche, mais ceux qui participent de cet exercice si singulier du pouvoir ne sont pas mes frères.

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francmac – 22/03/2009 11:32:40

je suis francmaçon depuis 1982. J’ai 64 ans je suis prof agrégé docteur d’Etat (diplômes obtenus avant mon entrée dans la FM). Je gagne 3100 euros par mois (prof agrégé classe normale) je n’ai jamais pu obtenir la hors classe. J’accepte de me dévoiler auprès de Sophie Coignard si elle me garantie qu’elle pourra m’obtenir grâce au « piston » maçonnique une augmentation de 300 euros dont j’ai bien besoin. PS : je viens d’apprendre que 50% des magistrats seraient FM selon Sohie Coignard. J’ai eu nombre de procès suite à dégâts des eaux dans mon appart (un plafond s’est écroulé) et n’ai presque rien obtenu comme dommage. Sophie peut-elle m’indiquer un conseiller à la Cour de Cass que j’irai rencontré pour faire réviser mes procès? Il me faudrait les coordonnées de sa loge pour que je puisse lui rendre une visite. Merci Sophie. En récompense je vous ferai entrer au droit humain ou à la grande loge féminine selon votre choix

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jpchoquer – 22/03/2009 04:52:47

Environ 1 Français sur 500 est franc maçon… ENVIRON 50 %… des politiciens de haut niveau, des juges, des avocats, des magistrats, des hauts gradés de l’armée, des hauts gradés de la police, des hauts gradés de la gendarmerie, des hauts fonctionnaires de l’état, SONT FRANC-MACONS… ACCEPTRAIENT-ILS QUE CE SOIENT DES CURES EN SI GRAND NOMBRE QUI SOIENT A LEUR PLACE? NON! Il paraitrait que ce serait le franc-maçonnerie qui serait à l’origine de la séparation de l’église et de l’état… CONCLUSION, en 2009, CETTE SITUATION EST ANORMALE En PARTICULIER AU NOM DE LA SEPARATION DES RELIGIONS ET DE L‘ETAT! Si la franc maçonnerie n’est pas une religion, ça ressemble sérieusement à une secte… d’état!

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André KERVELLA – 21/03/2009 17:27:21

La maçonnerie se veut inspirée par la longue durée. Le journalisme se nourrit de l’actualité. L’une se fonde sur un pseudo secret ; l’autre, tel que pratiqué par Sophie Coignard, spécule sur le sensationnel. D’emblée, le contraste est flagrant. Cependant, Sophie Coignard se croit obligée de forcer le jeu des oppositions pour légitimer son réquisitoire. Elle accusera les francs-maçons de noirceur et d’hypocrisie avec d’autant plus d’insistance qu’elle se prétend immaculée et limpide. Cela signifie qu’en les prenant pour cible, elle ne fait que l’apologie d’elle-même et de la méthode qu’elle a choisie. Qui parlera d’objectivité, d’impartialité ? Personne. Ce n’est d’ailleurs pas l’enjeu du débat. Mieux vaut prendre de l’altitude en adoptant un point de vue d’historien. Les pamphlets contre la franc-maçonnerie sont quasi contemporains de son apparition. Mais, qui se souvient des articles publiés dans les feuilles hebdomadaires de Londres au dix-septième siècle ? Qui des gazettes qui égayèrent l’automne parisien de 1737, quand un premier ministre cardinal promis de mener le grand maître à la Bastille, sans s’y risque évidemment, car les principaux commis de l’État en étaient ? Personne. Donc, qui se souviendra de l’illusoire enquête de Sophie Coignard le mois prochain ? Personne. Rideau !

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jpchoquer – 20/03/2009 12:57:59

Merci pour cet article très réaliste. Je rajouterais qu’il m’apparaît qu’il faille être « immoral » et « pervers » pour accepter d’entrer dans une organisation de ce type, sachant qu’elle est secrète, que personne ne devra dévoiler qui en fait partie et que je chacun devra répondre à tous les services qui seront demandés par tous les membres, sans discuter, surtout ceux de grades supérieurs… Je m’étonne même que l’état accepte l’existence d’une telle organisation sur son territoire… Et si l’état s’en servait, comme régulateur de crises, par exemple, cela expliquerait quelque peu les choses… En fait, elle m’apparaît être le bras droit de l’état… Il paraîtrait que la franc-maçonnerie serait à l’initiative de la plupart de nos lois. les francs maçons seraient l’élite du pays! Ce sont les francs-maçons qui le revendiquent assez régulièrement sur les blogs! Alors, les non francs maçons, que valent-ils? a quoi cela sert-ils qu’ils aillent voter? Serait-ce « de la Merde »? Les manipulations, le mensonge, m’apparaissent dans ma situation vécue actuelle, dans une affaire qui m’oppose à ma municipalité, comme étant une méthode de franc-maçon d’élimination « d’opposants politiques ou (et) économiques », lorsqu’on est à la fois Maire et franc-maçon… Je vous cite les propos du Maire en question lors d’une question orale en conseil municipal, parlant de moi… (enregistrée sur internet) « Nous allons jouer avec lui au juge ». Evident, le Maire savait d’avance qu’il serait protégé par la justice et qu’il ne risquait rien, car au moins 50 % des juges sont franc maçon et il savait aussi que le dossier finirait évidemment par être jugé par un frère! Apparemment, ce fut le cas! Et j’ai été débouté à deux occasions! C’est pour cela que j’ose parler de secte mafieuse, en parlant de la franc-maçonnerie… Je vous invite à lire la suite pour en savoir plus… http://lamafiadanslesuddelafrance.blogs.nouvelobs.com

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Mustês – 20/03/2009 11:35:42

L’ouvrage cité désinforme le public et laisse songeur sur le « travail » accompli. Le secret, ce serait le mensonge. Pourtant les juges doivent « garder religieusement le secret des délibérations » et les cardinaux sont sommés de garder secret ce qui s’est passé lors d’un conclave sous peine d’excommunication ? Mensonges ? Un franc-maçon niant son appartenance remplirait son devoir fraternel : ridicule ! Il n’y aurait plus d’antimaçonnisme primaire religieux : c’est possible dans les milieux fréquentés par l’auteur mais je témoigne que le catholicisme traditionnaliste est présent dans nombre d’entreprises et ne rend pas l’appartenance maçonnique facile. J’ai vu des carrières bloquées. Et je n’ai jamais bénéficié d’un quelconque « coup de pouce », bien que je sois 33ème. Certes, je ne l’ai jamais demandé mais aucun frère ne m’a jamais non plus fait une telle demande. Probablement ai-je moins d’expérience maçonnique que l’auteur ! En 2007, le Vatican a réaffirmé que franc-maçonnerie et Église sont incompatibles : les maçons seraient en état de « péché grave » et ne peuvent pas avoir accès à l’eucharistie. Antimaçonnisme secondaire ? J’ai souvenir d’un très beau film qui se termine ainsi : « Souvent, les motifs d’un secret ne cachent rien de répréhensible. Le secret est simplement notre propre mélodie, celle qui nous enchante et nous transforme en témoins stupéfaits de la vie des autres. Sans secret, je n’aurais jamais commencé à écrire. Raconter, c’est cela, tout simplement. C’est comme un pacte, un enchantement. Le jour où nous serons libérés de l’enchantement et où nous aurons enfin envie de raconter la vérité, ce jour-là, nous-mêmes ne serons plus qu’un souvenir ou une ombre. » Ce film s’achève dans un cimetière juif de Pologne. J’attends donc avec impatience un prochain numéro consacré aux juifs qui nous dira peut-être qu’il n’y a plus d’antisémitisme primaire, mais seulement un secondaire… qui lui ressemble diablement.

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droit-de-reponse – 20/03/2009 10:53:44

Yvette Ramon Grand Commandeur de la Fédération française du Droit Humain A : Monsieur Christophe Barbier, Editorialiste à ‘’ L’Express » Lisez le droit de réponse ici : http://www.droithumain-france.org/Droit-de-reponse-au-journal-l.html

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Yaob – 20/03/2009 10:44:16

Si je vais à l’Eglise tous les dimanches, suis-je obligé d’en informer mon employeur ? Un journaliste a-t-il le droit d’écrire que je suis un catholique intégriste ? Et si je suis membre d’un parti politique, cela doit-il obligatoirement figuré sur mon CV ?

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alfredpol – 20/03/2009 10:29:44

Alors de deux choses l’une: ses informateurs lui ont menti (oh que cela est vilain quand on est franc-maçon), ou elle a interprété les propos qui lui ont été livrés (oh comme c’est laid quand on veut informer!). Non, Madame, les maçons ne sont pas tenus à ce secret qui, soit dit en passant, serait quand même un peu contradictoire avec la liberté dont ils se targuent de disposer au sein de leur loge. Si, Madame, l’appartenance à une loge maçonnique continue de présenter un risque pour celui qui se révèle: peut-être plus mortelle à l’heure actuelle dans notre société occidentale mais néanmoins dangereuse sur le plan social. Par contre, nous nous rejoindrons peut-être lorsque j’affirme que la responsabilité de ce risque est, en partie, à trouver dans le chef de la maçonnerie …elle-même, victime de son silence pourtant si nécessaire à son bon fonctionnement. A l’instar de la xénophobie, on redoute ce qu’on ne connaît pas bien. Dois-je, ici, vous dire ce que je pense de la xénophobie…? Un malaise peut exister lorsqu’on aborde un sujet sur lequel le vulgus populus n’a que peu d’informations! Et pourtant, les bibliothèques, les librairies, les rayons livres des grandes surfaces croulent sous le poids des ouvrages qui lui sont consacrés! Cette démarche là, qui consiste à s’informer sur ce qu’est la franc-maçonnerie avant d’en livrer aux lions ceux qui y croient et sont fiers d’en être, n’est-elle pas plus responsable?

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Le colloque organisé le 12 mars à Paris sur les thèmes de la spiritualité, de la laïcité et de la franc-maçonnerie a attiré les foules. Preuve de l’engouement pour la maçonnerie?

Les frères n’en reviennent pas. On se bouscule pour assister au colloque co-organisé par la Grande Loge de France (GLF) et la Grande Loge traditionnelle symbolique Opéra, à Paris, le 12 mars. Thème choisi : « Construire le sens de sa vie ».

Ce jour-là, les philosophes André Comte-Sponville et Luc Ferry, les sociologues Edgar Morin et Gérard Rabinovitch, le théologien Alain de la Morandais, l’imam Tareq Oubrou, recteur de la mosquée de Bordeaux, et l’écrivain et journaliste Jean-Claude Guillebaud débattront valeurs et éthique, laïcité et spiritualité, religions et franc-maçonnerie.

Au rythme auquel affluent les inscriptions (1700 le week-end dernier, dont un tiers viennent de province), la salle parisienne de la Mutualité devrait afficher complet. « Le sujet de ce colloque intéresse le public, également séduit par le plateau prestigieux d’intervenants que nous avons réuni, explique Alain Graesel, grand maître de la GLF. Par ailleurs, nous observons un intérêt accru pour la maçonnerie, qui n’avait peut-être pas assez mis en avant, jusque-là, son travail sur les questions d’éthique. » Le 28 janvier, à Royan (Charente-Maritime), 600 personnes se pressaient, à l’invitation de l’Université interâges, pour écouter Alain Graesel parler de « la franc-maçonnerie, objet de nombreux fantasmes », et de l’histoire de cet ordre initiatique. « Pourtant, l’entrée était payante », souligne-t-il.

Pour André Comte-Sponville, les francs-maçons sont en phase avec l’air du temps. « Notre époque est marquée par un retour à la spiritualité, estime-t-il. Mais l’offre n’est pas au rendez-vous, car nous sommes confrontés à une crise de la religiosité. Les gens cherchent donc ailleurs. C’est peut-être une chance pour la franc-maçonnerie, qui leur propose une spiritualité laïque. »

    Le philosophe et ancien ministre de l'Education Luc Ferry.

    J. Demarthon/AFP

    Le philosophe et ancien ministre de l’Education Luc Ferry

    Tendance maçons

    Par Anne Vidalie, publié le 13/03/2009
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    Corse : l’ile des fratelli

    Par Christophe Barbier, publié le 13/03/2009

    René Lola, membre du souverain grand comité assure que près de 1 Corse sur 100 est franc-maçon.

    [L’]osmose entre les loges et les clans [est] confirmée par l’un des plus hauts dignitaires de la GLNF, René Lola, membre du souverain grand comité, le « parlement » de l’obédience. […] Ce docteur en droit assure que près de 1 Corse sur 100 – soit environ 2 000 personnes – est franc-maçon. Rapporté à l’ensemble de la population française, un tel ratio correspondrait à un effectif de 600 000 frères et soeurs ! René Lola explique ce succès des obédiences par le clanisme […]. Selon lui, les hommes politiques corses sont très représentés dans la franc-maçonnerie, même s’il réfute l’idée selon laquelle des frères dirigeraient la Corse en sous-main. […] Pas d’influence sur la politique ? […] A l’initiative de Philippe Guglielmi, les membres de toutes les obédiences se réunissent chaque année, en août, pour passer la journée ensemble à l’auberge du col de Vergio. […] Ils n’étaient que 15 en 2002. En 2008, plus de 100. « Il n’y a plus seulement des maçons corses, mais aussi des frères qui passent leurs vacances dans le coin, raconte un habitué. Cette année, j’ai compté 20 élus de haut niveau et 7 représentants de l’Assemblée de Corse. »

    °°°°°

    Un an après que L’Express a révélé son appartenance au GO, Xavier Bertrand n’a pas à se plaindre de ce scoop.

    Que de réactions! Que d’informations aussi contradictoires que fausses! Le 21 février 2008, L’Express révèle l’appartenance, depuis treize années, de Xavier Bertrand, alors ministre UMP du Travail, des Relations sociales et de la Solidarités, aux « Fils d’Isis », une loge du Grand Orient, obédience classée à gauche.

    Dans la foulée, certains affirment que c’est une opération de communication d’un politicien ambitieux: ce sarkozyste de la dernière heure aurait organisé lui-même son « faux outing » pour devenir la caution laïque du président de la République, dont les déclarations sur « Dieu transcendant dans le coeur de chaque homme », et sur la supériorité du curé et du pasteur sur l’instituteur, avaient ulcéré les frères maçons.

    D’autres répandent un autre fantasme: les révélations de L’Express proviendraient de membres du gouvernement agacés par la cote de Bertrand auprès de Sarkozy. L’entourage du « ministre frère » accuse, lui, Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, rival générationnel de Bertrand. Copé dément être l’informateur de L’Express. A juste titre.

    Xavier Bertrand voulait que son appartenance à la franc-maçonnerie restât secrète, et pense avoir été « donné » par un « faux frère » souhaitant nuire à sa carrière. Si tel était l’objectif, il n’a pas été atteint : Bertrand n’avait pas averti Sarkozy qu’il participait aux rituels de l’équerre et du compas, mais cela n’a pas dissuadé le locataire de l’Elysée de le placer à la tête de l’UMP, un poste stratégique.

    Ce même 21 février 2008, l’initiation maçonnique à venir d’un « proche conseiller de Xavier Bertrand » avait aussi été révélée par L’Express, accusé immédiatement de mettre en péril ce projet. Il n’en a absolument rien été. Michel Bettan, aujourd’hui directeur de cabinet du président de l’UMP, dont il est le plus fidèle soutien, a, comme prévu, « reçu la lumière »: ce fut fait le 14 mai 2008, dans la loge Intersection du Grand Orient, réputée pour être une pouponnière de grands maîtres, et où Xavier Bertrand avait planché le 9 avril précédent.

    °°°°°°°

    FAITS ET DOCUMENTS ….LOBBIES

    Posted in .....HISTOIRE...., FRANC MACONNERIE BILDERBERG TRILATERALE ..., scandales, sociologie, THEOSOPHIE NEW AGE with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on décembre 17, 2008 by rodolphepilaert63

    FAITS ET DOCUMENTS ….LOBBIES

    Présidée par Jacques Benaïm, la loge Emile
    Zola du B’naï B’rith de Marseille a fêté ses 50
    ans le 17 septembre 2000. Le département des Bouchesdu-
    Rhône compte quatre loges et 200 frères.

    Les nouveaux élus au Conseil de l’Ordre du
    Grand Orient de France, lors du convent de septembre,
    sont Alain Jean-Joseph (loge Guyane Trait
    d’Union installée à Cayenne), Edouard Boeglin (La
    Parfaite harmonie de Mulhouse), Jean-Paul Salis
    (Evolution sociale de Blois), Patrick Surand
    (Avenir des Alpes d’Albertville), Christian de
    Bonfils (La Bonne foi de Saint-Germain-en-Laye),
    Patrice Deriémont (Prairial de Maisons-Alfort),
    Michel Delfly (Aurore sociale de Beaucaire),
    Daniel Fraval (Triple Union de Dinan), Daniel
    Morfouace (Res Publica de Lille), le nouveau
    Grand Maître Alain Bauer (Infini maçonnique de
    Paris), Jean Souyris de Saint-Brice (Liberté 89
    de Paris), Jean-Paul Brunel (Art et fraternité de
    Miramas), Jean-Claude Candau (Les Françaises et
    Neuf Soeurs réunies de Bordeaux).

    Droits de l’Homme Solidarités fête ses vingt
    ans. Son bulletin, La Lettre du 127 (orné d’un
    triangle maçonnique sur la couverture) coordonne
    l’activité des 52 associations humanitaires installées
    au 127 rue Notre-Dame-des-Champs à Paris.
    Son créateur et principal animateur est l’abbé
    Jean-François Six, prêtre de la Mission de France,
    créateur du service Incroyance-Foi. Familier des
    loges, il a également fondé, avec un membre du
    GODF, la revue de «dialogue maçonnique» Brèche.

    La 5e Conférence triennale des Grands Prieurés
    et Grandes Loges scandinaves, qui s’est déroulée
    à Stirling (Ecosse) du 23 au 27 août, a été l’occasion
    aux responsables internationaux du Régime
    écossais rectifié, notamment ceux du Grand Prieuré
    d’Angleterre et de Galles, dirigé par Roy Scott,
    de confirmer la régularité du Grand Prieuré des
    Gaules, dirigé par Daniel Fontaine, actuellement
    en conflit avec la Grande Loge nationale française
    (cf nos précédents nos). Seul le Grand Prieuré de
    Belgique a, pour l’instant, suspendu ses relations
    (sans les rompre) avec le GPDG, qui conserve donc
    ses reconnaissances internationales.

    La crise est telle à la GLNF que diverses
    loges RER devraient prochainement disparaître. Il
    en est ainsi des loges Les Veilleurs de Saint
    Jean (Istres), dont la tenue d’installation, à la
    mi-septembre, a du être annulée, tous ses membres
    ont collectivement démissionné, et Dom Pernéty
    (Avignon) qui est pratiquement dans le même état.

    Des centaines de loges britanniques sont menacées
    de fermeture en raison d’une chute drastique
    du nombre de membres. Ayant compté jusqu’à
    650 000 membres, la Grande Loge d’Angleterre perd
    actuellement 6 000 membres par an.

    …………………..
    Pour la première fois, les élections à la
    Grande Loge nationale française (qui revendique
    27 000 membres), secouée par des crises liées aux
    « affaires», risquent d’être réellement pluralistes.
    En effet, ont déjà faits connaître leur
    intention d’être candidat au poste de Grand
    Maître, non seulement son titulaire actuel,
    Claude Charbonniaud, mais aussi le Grand secrétaire
    Yves Trestournel (qui fait office, depuis
    des lustres, de secrétaire général de la GLNF),
    Jean Murat, Grand Maître de la province de
    Lutèce, et Jean Wunen-Burger, Grand Maître de la
    province des Marches de l’Est.

    Cette concurrence est sans doute à associer à
    un intéressant article, Maçons pas francs du collier,
    publié par Le Vrai Papier Journal
    (octobre), comprenant pas moins de quatre pages
    (dont trois de documents), consacré aux multiples
    scandales, déjà évoqués pour l’essentiel dans nos
    différents nos, qui secouent la Grande Loge nationale
    française sur la Côte d’Azur (plusieurs des
    documents figurent sur le site Hiram et les trois
    mauvais compagnons (www.chez.com/hiram/).

    Autre relance, qui tombe à pic, L’Echo républicain
    (23 septembre) a publié un long article
    sur Un Franc-maçon dénonce les scandales, rédigé
    d’après les déclarations de Pierre Bertin, ingénieur
    en travaux publics, responsable local du
    RPR et ancien Grand Secrétaire de la Grande Loge
    nationale française (de 1981 à 1984), dont une
    lettre figure dans l’article du Vrai papier
    Journal. Sans doute bien informé, il avait été
    suspendu en décembre 1996 pour avoir envoyé une
    lettre circulaire à un grand nombre de loges, où
    il écrivait : «Notre Grande Loge nationale française
    est en danger, en passe d’être déshonorée
    par une multitude d’affaires scandaleuses.»
     Le conseil de surveillance de la Sogofim
    (Société du Grand Orient de France Immobilier),
    qui gère les biens immobiliers du GODF, vient
    d’être très largement renouvelé (Les Annonces de
    la Seine, 21 septembre). Il se compose désormais
    d’Alain Bauer, Jean-Michel Berdegay, Jean-Michel
    Grasson, Rémy Etignard, Michel Livernais, Eric
    Vanlerberghe et Edouard Boeglin.
     Lors du convent de la Grande Loge féminine de
    France, Marie-France Picart a succédé à Nicole
    Pinard, qui occupait le poste de Grande Maîtresse
    depuis trois mandats. Agée de 54 ans, Marie-France
    Picart a occupé d’importantes fonctions dans l’audiovisuel.
    Entrée en 1971 à l’ORTF, elle a ensuite
    rejoint FR3, avant d’être chargée de mission pour
    l’audiovisuel à la délégation générale de l’information
    au Secrétairat général du gouvernement.
    Adjoint au chef du département des émissions,
    documentaires et magazine de TF1 (de 1975 à 1983),
    elle fut successivement responsable des actions
    commerciales en Europe, puis administrateur (1985)
    de France média International (société de commercialisation
    des émissions de l’ensemble du service
    public de la télévision), dans l’équipe d’André
    Harris. En 1989, elle a participé au lancement de
    Prodiovisuel International, société internationale
    de télévision et de conseils en audiovisuel,
    dont elle est la directrice.

    Par ailleurs, Odile Henry, déjà élue en 1998,
    a remplacée Monique Durupt, élue en septembre
    1999, comme Grande maîtresse de la Grande Loge
    mixte de France, obédience «pluraliste» qui
    défend «les principes de la franc-maçonnerie
    adogmatique : la liberté de conscience, le respect
    des autres et de soi-même, la tolérance
    mutuelle, l’éthique laïque». Il semble que cette
    ancienne enseignante, née en 1936, qui a occupé
    différentes responsabilités dans le domaine du
    tourisme, ne soit autre que l’épouse d’André
    Henry, haut gradé franc-maçon, ancien secrétaire
    général du Syndicat national des instituteurs
    puis de la Fédération de l’éducation nationale,
    ministre du temps libre de Pierre Mauroy.

    A la suite de la séparation (cf nos précédents
    nos) du Grand Prieuré des Gaules (qui gère les
    grades supérieurs du Rite écossais rectifié) avec
    la Grande Loge nationale française, le GPDG a
    publié sur son site (http://www.gpdg.org/actualites.
    html) l’intégralité de son nouveau bulletin
    (jusqu’alors secret) Epitomé, où figurent de nombreux
    documents confidentiels, parmi lesquels une
    histoire détaillée en dix pages du RER en France
    et une chronologie commentée des relations entretenues
    par le GPDG avec la GLNF depuis 1958. On
    y apprend entre autres que pour Yves Trestournel,
    Grand Secrétaire de la GLNF (voir ci-dessus),
    «c’est un scandale de voir des Africains pratiquer
    le rectifié [puisque] l’esclavage, oeuvre des
    chrétiens a été aboli par les Maçons».

    Le président européen du B’naï B’rith, Seymour
    Saideman, était à Marseille, le 14 septembre, pour
    les 50 ans de la Loge Emile Zola, où sa visite
    azuréenne (il a rencontré les responsables des
    principales organisations juives, comme le Crif
    et le Consistoire) avait été préparée par le Dr
    Lévy-Bentolila, vice-président du B’B’ Europe et
    président du Centre européen d’action publique.

     Hormis Le Nouvel observateur, aucun journal
    n’a signalé les attaches maçonniques de Me Alain
    Belot, détenteur originel de la fameuse cassette
    des déclarations explosives de l’affairiste RPR
    Jean-Claude Méry, également maçon.
     Les principales obédiences maçonniques viennent
    de lancer un avis de défiance vis-à-vis d’un
    nouveau groupe «maçonnique et fraternel», Ruta
    Jacobea-Mesnie des 3 chemins, qui entend réunir
    des francs-maçons de toutes obédiences intéressés
    par les grands itinéraires spirituels (Rome,
    Compostelle, Jérusalem).

    Avec la Grande loge de l’Iowa, c’est le 32e Etat
    américain (outre neuf Grandes Loges du Canada) à
    reconnaître parmi les obédiences officielles la
    Grande Loge de Prince Hall, l’une des maçonneries
    les plus méconnues du monde et dont la caractéristique
    principale est de regrouper exclusivement
    des francs-maçons noirs (comme le B’naï
    B’rith ne regroupe que des Juifs).

     Chez Ivoire-Clair (254 rue de Noisy le Sec,
    93170 Bagnolet), une curiosité en souscription :
    Les Francs-Jardiniers de Robert Cooper, conservateur
    du Musée de la Grande loge d’Ecosse, introduction
    aux origines et à l’histoire d’un ordre
    pittoresque et méconnu fondé en 1676.

    Thierry Meyssan Réseau Voltaire Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française

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    Politique Nationale/Internationale

    Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française


    Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

    par Thierry Meyssan



    comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française

    Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

    Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

    C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

    Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

    Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

    Secrets de famille

    À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

    En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [1].

    Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

    Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [2]. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.


    comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française
    Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [3]. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

    Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

    Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [4], tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

    Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

    Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

    La fabrication de Nicolas Sarkozy

    Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

    Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

    Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

    En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

    À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

    En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

    L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

    Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

    Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

    En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

    À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

    C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

    Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

    La traversée du désert

    Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

    En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

    Dernier acte

    Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

    Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

    Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

    Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

    Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
    Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
    Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Pecatte, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

    Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
    En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [5], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
    Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

    Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [6]). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].

    Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
    L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [8].
    Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

    Premiers jours à l’Élysée

    Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

    Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

    Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

    Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

    Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
    - Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
    - François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
    - Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
    - Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].

    Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

    Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

    Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.
    Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

    Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11].

    Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

    La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

    La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

    Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?


    Thierry Meyssan
    Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).


    Les informations contenues dans cet article ont été présentées par Thierry Meyssan lors de la table ronde de clôture de l’Eurasian Media Forum (Kazakhstan, 25 avril 2008) consacrée à la peopolisation et au glamour en politique.

    L’intérêt suscite par ces informations a conduit l’auteur à rédiger le présent article qui a été publié par Profile, le principal news magazine russe actuel.

    Plusieurs versions et traductions non autorisées de cet article ont été diffusées alors que le site du Réseau Voltaire était hors service. Nous vous prions de considérer le présent article comme le seul valide.


    [1] Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001

    [2] Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 septembre 2001

    [3] L’Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed, 2000.

    [4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, Flammarion, 1999.

    [5] Un relais des États-Unis en France : la French American Foundation , par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril 2007.

    [6] Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme, par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.

    [7] Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action Quaterly, n° 76, 1999.

    [8] Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2007.

    [9] Alain Bauer, de la SAIC au GOdF, Note d’information du Réseau Voltaire, 1er octobre 2000.

    [10] Le gouvernement kosovar et le crime organisé, par Jürgen Roth, Horizons et débats, 8 avril 2008.

    [11] Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français, Réseau Voltaire, 22 juin 2005.

    [12] L’honorable Frank Carlucci, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2004.

    [13] Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden et Le Carlyle Group, une affaire d’initiés, Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et 9 février 2004.

    VIDEO EXPLICITE DU .. LeLibrePenseur

    charles enderlin INVESTIGATION BLOG

    Posted in géopolitique, INVESTIGATIONS, scandales, sociologie with tags , , on mai 30, 2008 by rodolphepilaert63

    charles-enderlin

    Au Moyen-Orient, si vous ne pouvez pas expliquer une chose par la théorie du complot, n’essayez pas de l’expliquer! Les gens, là-bas, ne vous croiront pas. T.Friedman. NYT

    Le sujet du 30 septembre 2000

    Seconde journée de l’Intifada. Tout a commencé la veille, après l’accrochage sanglant entre les fidèles musulmans et la police israélienne qui a ouvert le feu sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem.

    Quelques vérités sur la campagne de désinformation et de diffamation

    Je constate que les attaques contre moi et France 2 ont commencé à l’automne 2002 après la publication de mon livre « Le rêve brisé » et avant la diffusion du documentaire du même…

    Les propos de Karsenty étaient diffamatoires

    Monsieur Karsenty avait été condamné par le tribunal de Paris pour avoir dit que France 2 et moi-même avons réalisé un faux reportage.

    La Cour d’appel de Paris a constaté :

    1 ; Que…

    Rappel: un autre procès

    Devinez qui a payé les frais de justice de la personne condamnée. Le CRIF!

    Syrie-Israël. Tribune publiée dans le Nouvel Obs 1 Mai 2008

    Israël-Syrie : la paix maintenant ?

    Ne retenez pas votre souffle en attendant un accord entre Israël et la Syrie. Les pourparlers sur la procédure de négociation n’ont même pas débuté. Ehoud…

    Portrait d’un jeune entrepreneur israélien

    Exemple du dynamisme de la haute technologie israélienne.

    Israël a la plus forte concentration d’ingénieurs au monde : 140 pour 10 000 habitants

    Une entreprise pour moins de 2000 habitants….

    Les réactions le 2 octobre 2000

    Intifada. Le troisieme jour – Ma-Tvideo France2

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    Sujet diffuse par FRance 2. Jounaliste: Charles Enderlin. JRI: Alon Grego, Mossi…

    Analyse de la reconstitution

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    Sujet diffuse dans le 20H de France 2. Journaliste: Charles Enderlin. Monteur:…

    L’enquête du général

    Un general israelien enquete – Ma-Tvideo France2

    Le lendemain, nous avons analysé cette reconstitution réalisée dans une base militaire du Neguev. Voir l’article de Haaretz du 8…

    Les Premières réactions à la mort de Mohammed Al Dura

    Sujet Intifada 1.10.2000 – Ma-Tvideo France2

    Sujet Intifada 1.10.2000 – Ma-Tvideo France2

    Diffuse par France 2. Journaliste: Charles Enderlin. JRI: Alon Grego, Mossi Armon,…