Archives de …..HISTOIRE….

SCRIBD FREE EBOOKS

Posted in .... ATERMONDE ......, .....HISTOIRE...., ANTHROPOLOGIE, archives, ETHNOGRAPHIE ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, FRANC MACONNERIE BILDERBERG TRILATERALE ..., géopolitique, INVESTIGATIONS, LIENS ETHNOLOGIE ANTHROPOLOGIE, LIVRES BOOKS, scandales, sociologie with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on avril 4, 2011 by rodolphepilaert63

http://www.scribd.com/feeds/rss

INVESTIGATIONS

  • 01 / 17 / 2011
  • 60

CONFERENCE MICHEL ONFRAY : AFFABULATION FREUDIENNE

Posted in CONFERENCES MICHEL ONFRAY, ESCHATOLOGIE RELIGIONS, Michel Onfray, sociologie with tags , , , , , , , , on août 20, 2010 by rodolphepilaert63

Antony Sutton : LE PIERRE HILLARD AMERICAIN

Posted in .... ATERMONDE ......, .....HISTOIRE...., FRANC MACONNERIE BILDERBERG TRILATERALE ..., INVESTIGATIONS, THEOSOPHIE NEW AGE with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on septembre 22, 2009 by rodolphepilaert63

Antony Sutton

: Reproduction quasi intégrale d’un très bon article paru dans le bulletin bimestriel SOUS LA BANNIÈRE, LES GUILLOTS, 18260 VILLEGENON, FRANCE.
En hommage à monsieur Anthony SUTTON, historien américain, décédé le 16 Juin 2002, avec qui j’avais échangé quelques courriers … très amicaux… en Octobre 2001…


« Antony C. Sutton est né à Londres (Angleterre) en 1925 mais passa la plus grande partie de sa vie aux Etats-Unis (40 ans) après sa naturalisation.
De formation universitaire (Economie, Génie Civil), Antony Sutton exerça dans les Industries minières et de l’acier.
Diplômé des Universités de Londres, de Gôttingen et de Californie, A. Sutton sera, dans les années 60, professeur d’Economie àl’Université d’Etat de Californie (Los Angeles) et pendant sept ans, chercheur à l’Université Stanford (Fondation Hoover).
Ce fut pendant son séjour à Stanford qu’il écrivit l’ouvrage définitif en trois volumes sur les “sources” de la technologie soviétique « Western Technology and Soviet Economie Devetopment », toujours réimprimé vingt-cinq ans après sa parution…
Dans sa Lettre d’Information, Pierre de Villemarest, éminent spécialiste des questions mondialistes, écrit que « Sutton fut le seul auteur qui ait jamais disséqué les contrats grâce auxquels les totalitarismes nazi et soviétique ont pu vivre et survivre économiquement.
Cela lui a d’ailleurs valu la haine et le harcèlement d’Illuminati ou « agents des Illuminati » tels que David Rockefeller, Averell Harriman, Henry Kissinger…
Sutton était « indésirable » dans les médias, jusqu’en France où le nom d’Antony Sutton n’était connu que des seuls « spécialistes en Mondialisme ».
Inutile de dire qu’aucun de ses ouvrages n’a été traduit dans notre langue…


En conséquence notre auteur méritait bien un hommage pour ses travaux d’écrivain « non aligné » qui déplaisaient fortement aux « Maîtres du Système ».

Revenons à « Technologie Occidentale ».
Dans cette monumentale oeuvre de 1300 pages, A. Sutton démontre la dépendance technologique de l’URSS, dès les années 30, vis à vis de l’Occident et conclue qu’à 2 ou 3 exceptions près toutes les innovations technologiques provenaient des Pays de l’Ouest, si « décriés » par le Régime Bolchevique…
L’Occident a bâti, soutenu, financé la Dictature Rouge dès les origines.
Sans un tel soutien logistique, un régime aussi inique n’aurait pas survécu !!!
On comprend que les Architectes de cette Conspiration n’aient pas du tout apprécié les révélations gênantes d’ Antony Sutton et se soient dépensés sans compter pour tenter d’occulter ses travaux…
Dans la foulée, Antony Sutton publia, comme pour enfoncer le clou, un ouvrage complémentaire intitulé : « National Suicide. Military Aid to the Soviet Union » dans lequel il accusait l’ « Establishment » d’avoir fait tuer des américains au Viêt-nam avec.., la technologie US ! …
Cet ouvrage sera réactualisé en 1986 sous le titre « The Best Enemy Money can buy », grâce à une montagne de documentation provenant en majorité de sources gouvernementales et de sociétés “commerciales”…
Sutton insistait sur le fait que la technologie militaire soviétique était très dépendante des dons des pays « libres » (dont les E.-U.), du « commerce pacifique » et des programmes d’échanges.
Tout leur fut construit ou vendu depuis le bobinage en cuivre jusqu’ aux camions militaires, en passant par la technologie du guidage des missiles, des ordinateurs, et même de la Navette Spatiale !
Des centaines et des centaines de millions de dollars dépensés sans compter pour maintenir à flot la machinerie soviétique …
Suite à ces révélations « indélicates », la Fondation Hoover, sur la pression de la « Maison Blanche », retira alors sa « bourse de recherches » à Antony Sutton, qui perdit son poste.
C’est une constante que les « forces de ténèbres » ne supportent pas la moindre révélation sur leurs activités subversives.
Intrigué par la nature de l’attaque dont il avait été la victime, et surtout par les forces puissantes qui avaient dirigé cette agression, Antony Sutton décida de mener une enquête approfondie sur lesdites forces et publia dans les années 70 une trilogie sur le soutien politique et financier que les Banquiers Internationaux de Wall Street avaient accordé à trois « variantes » du Socialisme.
Ainsi parurent « Wall Street and the Bolshevik Revolution », « Wall Street and the Rise of Hitler » et « Wall Street and FDR » (Franklin Delanoe Roosevelt).
Dans « Wall Street and the Bolshevik Revolution », A. Sutton dévoile l’action des dirigeants de la firme bancaire Morgan dans l’acheminement illégal de l’Or Bolchevique vers les Etats-Unis, mais aussi le rôle subversif de la Croix Rouge Américaine en Russie, cooptée par de puissants intérêts de Wall Street.
On y apprend également quels sont les hommes de Wall Street qui intervinrent pour libérer Trotsky de façon à ce que le futur organisateur de l’Armée Rouge fût en mesure de déclencher la « Véritable Révolution », cette sanglante révolution de 1917 qui renversa Kérensky, franc-maçon notoire dont le rôle consista à préparer le terrain aux « bouchers du Kremlin ».
Sutton dévoile les marchés passés entre les grandes firmes et les soviétiques dans le but précis d’accaparer le gigantesque marché russe plus de 15 ans avant que le Gouvernement des Etats-Unis ne reconnaisse le Régime Soviétique…
Pour la première fois, les liens étroits entre quelques banquiers de New-York et de nombreux révolutionnaires étaient prouvés avec des documents inattaquables, par un universitaire de renom.
Soutenant en façade (= publiquement) le mouvement anti-bolchevique, cette immonde « pègre financière » tissait des liens durables dans les coulisses de la politique, avec.., les Bolcheviques.
Poursuivant sur sa lancée, A. Sutton publiait en 1975 « Wall-Street and F.D.R.», exposant les liens entre Roosevelt et la Haute Finance Internationale, le quartier général de la Conjuration Mondiale se situant à Wall Street au n0 120 …
Roosevelt tissa en effet des liens très étroits avec ces banquiers, de 1927 à 1934.
Ce sont les mêmes banquiers apatrides qui conseillèrent Roosevelt pour le lancement de la politique socialiste de “New Deal” (Nouvelle Donne), contribuant à l’essor du Socialisme officiel aux Etats-Unis.
C’est ce qui ressort des papiers personnels de Roosevelt qui appliqua strictement les consignes données pour l’édification de cette Nouvelle Société Mondiale.
La clique financière de Wall Street voulait que les politiques édifient une Société Socialiste car le socialisme nivelle par le bas, appauvrit et permet de mieux contrôler les peuples.
Roosevelt se fit donc le héraut de cette sinistre politique et devint l’agent de l’Illuminati Bernard Baruch, gouvernant occulte des Etats-Unis et … d’une grande partie du monde.
Rappelons que ce fut à cette époque que Roosevelt, toujours soumis aux diktats de ses mentors, fit placer la « pyramide illuministe » sur le billet de 1 dollar, en 1933 très exactement.
Les « Maîtres du Monde » sentaient que des pas gigantesques avaient été accomplis vers leur objectif de Domination Mondiale et ne pouvaient s’empêcher de « marquer leurs territoires », à l’aide de symboles très explicites, pour des initiés…
En 1976, A. Sutton concluait avec son remarquable “Wall Street and The Rise of Hitler”.
Ce furent les financiers américains qui procurèrent à Hitler l’argent et le matériel destinés à provoquer la Deuxième Guerre Mondiale.
Trente ans d’erreurs, de mensonges, de duplicités pulvérisés en un ouvrage de 220 pages bourrées de documents et de références indiscutables.
Livre qui permit à Pierre de Villemarest d’écrire son excellent livre intitulé : « A l’ombre de Wall Street. Complicités et Financements Soviéto-Nazis ».
Dans son troisième volet, Antony Sutton prouvait que non seulement la 2e Guerre Mondiale avait été programmée mais qu’elle fut aussi extrêmement profitable à un groupe restreint d’ « insiders » de la Haute Finance.
Sutton a eu recours à des documents originaux et des témoignages de première main qui jettent une lumière crue sur des secrets sévèrement gardés jusqu’ici et que les grands financiers ne pensaient pas voir remonter de sitôt à la surface.
Nous disposons ainsi d’un éclairage unique sur le rôle joué par les J.P. Morgan, T.W. Lamont, H. Ford, les intérêts Rockefeller, la « General Electric », Standard Ou, National City Bank, Chase & Manhattan Banks, Kuhn Loeb & Co et quantité d’autres affairistes de haut vol.
La Haute Finance Internationale se penchaient dès le début sur le berceau du « National-Socialisme » dans le but de provoquer moins de dix ans plus tard la plus terrible guerre que le monde ait jamais connu jusque là, à savoir la deuxième étape du Plan « Pike-Mazzini ».
Les mêmes hommes, les mêmes firmes internationales financèrent la Révolution Bolchevique, le « New Deal » de Roosevelt et le National-Socialisme !!!
Est-il besoin de mentionner que les révélations documentées d’Antony C. Sutton déplurent fortement et que l’ « Establishment » US lui voua dès lors une haine profonde qui alla en s’amplifiant…
Antony Sutton ne s’arrêta pas en si bon chemin.
Ayant appris beaucoup trop de choses sur les agissements de la Haute Finance Internationale et sur les Cercles Mondialistes, il publia un ouvrage en deux parties sur les « Guerres et les Révolutions » (Wars and Revolutions) et ceux qui les commanditent pour l’avancement de leurs plans.
De même il publia un ouvrage très documenté en deux tomes sur le sujet de la « Trilatérale » : « Trilaterals over Washington », cette fameuse société mondialiste créée en 1973 par le banquier et homme d’affaires international Rockefeller.
Société bien décortiquée par Yann Moncombledans son livre intitulé : la Trilatérale et les secrets du mondialisme.
A. Sutton réécrira entièrement son livre en deux tomes, incorporant de nouveaux documents reproduits photographiquement, mais en les publiant cette fois-ci en un seul volume, sous le titre « Trilaterals over America ».
Cet ouvrage important complète très utilement celui de Yann Moncomble par la documentation qu’il fournit et les pièces inédites qu’on ne trouve pas chez notre auteur français.
A la lecture d’un tel livre on saisit sans ambages le rôle détestable de cette société du « Nouvel Ordre du Monde » qui se met en place et ses ingérences insupportables dans tous les domaines : imposition, agriculture, fausse paix, ententes avec les socialo-communistes, domination bancaire, utilisation de la drogue dans une optique très particulière : celle d’exercer un contrôle de plus en plus étouffant sur les populations pour arriver sans difficulté à la Domination du Monde Entier !
Cet ouvrage contribua sans aucun doute à rendre encore plus « sympathique » Antony Sutton aux yeux des « Trilatéralistes » et autres gangsters mondialistes…
Nous n’avons signalé que les oeuvres majeures d’Antony Sutton, qui a rédigé plus d’une vingtaine de livres dont « Technological Treason » ; The Diamond Connection ; The War on Gold ; Energy, the Created Crisis, qui abordèrent à tour de rôle différents aspects de la « Domination du Monde » et du Nouvel Ordre Mondial : la trahison technologique au profit de l’Est ; les pierres précieuses, l’Or, l’Energie (une crise créée de toutes pièces par les Grands Cercles Mondialistes, les Grands Trusts Pétroliers, etc., tous liés dans le même « Complot »…).
Antony Sutton avait donc pénétré bien des secrets du « Gouvernement Occulte du Monde ».
Mais aussi bizarre que cela puisse paraître, il n’était pas satisfait à cent pour cent.
Après 16 livres et 25 ans de recherches fondamentales, il pensait avoir tout vu, que le monde n’était finalement que le règne de la confusion à l’état pur, au-delà de toute intelligibilité, éloigné de toute notion de salut et qu’il n’y pouvait malheureusement pas grand chose…
En 1968 il se rappelait avoir fait publier par la Hoover Institution, à l’Université Stanford, ses volumes sur « Western Technology and Soviet Economic Development ».
En 3 volumes substantiels il avait expliqué « en long, en large et en travers » comment l’Occident avait édifié l’Union Soviétique.
Toutefois ce travail suscitait des interrogations en apparence insolubles pourquoi avait-on fait cela ?
Pourquoi avait-on édifié l’Union Soviétique et opéré à de nombreuses reprises des transferts de technologie à destination de l’Allemagne Hitlérienne ?
Pourquoi à Washington voulait-on occulter ces faits ?
Pourquoi avait-on renforcé la puissance militaire soviétique et simultanément la nôtre ?
Dans des ouvrages ultérieurs, la série des « Wall Street », A. Sutton avait accumulé d’autres questions, mais n’avait toujours pas apporté de réponse à ses interrogations profondes.
Il était arrivé plus ou moins à la conclusion qu’aucune réponse rationnelle ne pouvait le satisfaire pleinement.
C’est alors, qu’en 1982, il reçut une liasse de documents d’une vingtaine de centimètres d’épaisseur.
Rien moins que des listes de membres d’une Société Secrète Américaine.
Et quelle société secrète !
Au fur et à mesure que les pages défilaient, il devenait dé plus en plus évident qu’il ne s’agissait pas de n’importe quel groupe.
Les noms étaient synonymes de Pouvoir avec un grand P.
Tandis qu’il contrôlait l’identité de chacun de ses membres émergeait une construction étonnante, et ce qui constituait auparavant un monde flou devenait clair comme du cristal…
Cette société secrète qui avait pour emblème un crâne et des tibias entrecroisés, Skull and bones, n’était rien d’autre que l’ « Ordre de Yale », l’Ordre des Illuminés de Bavière en sa descendance, ayant pour quartier général l’Université de Yale.
Antony Sutton commença à publier ses résultats d’enquêtes sur l’Ordre sous la forme de grosses brochures “An Introduction to the Order” ; “How the Order control Education” ; “How the Order creates War and Revolution” ; “The Secret Cult of the Order” qui seront complétées par une autre brochure uniquement consacrée à un membre éminent de l’Ordre, le futur président des Etats-Unis, George Bush (père) “Two Faces of George Bush”.
En 1986, A. Sutton regroupera ses brochures en un seul volume qu’il intitulera “America‘s Secret Establishment”.
Ce volume constitua une réponse documentée aux questions que voulait résoudre l’auteur il expliquait pourquoi l’Occident a édifié l’Union Soviétique et soutenu Hitler ;
pourquoi les américains sont entrés dans la 2e Guerre Mondiale pour perdre dans beaucoup de domaines ;
pourquoi Wall Street aimait les Marxistes et les Nazis ;
pourquoi les enfants ne savent et ne peuvent pas lire ;
pourquoi les Eglises sont devenues des centres de propagande mondialiste ;
pourquoi les faits historiques (dérangeants) sont étouffés ;
pourquoi les politiciens passent leur temps à mentir, etc., etc.
Antony Sutton concluait en déclarant que cet ouvrage était infiniment plus important que ses livres sur la Technologie Occidentale et le soutien à l‘Union Soviétique et que s’il avait un « magnum opus », c’était bien celui-là.
Et comment ! L’Ordre de Yale n’est qu’une extension de l’ Ordre des Illuminés de Bavière fondé au XVIII° siècle par le sinistre Adam Weishaupt.
Tous les Cercles Mondialistes (Trilatérale, Bilderberg, CFR, Pilgrim Society, Conseil Atlantique…) ne sont que des cercles extérieurs de l’Ordre de Yale, un des plus importants « noyaux dirigeants » de la Subversion, à l’échelle de la Planète.
William G. Carr avait démontré dès les années 50 que les Illuminati Pike et Mazzini étaient responsables du programme luciférien des “Trois Guerres Mondiales” voulues pour instaurer le fameux « Gouvernement Mondial ».
Les Illuminés de Yale oeuvrent dans le même sens : la domination mondiale demeure leur préoccupation majeure.
On comprend dès lors pourquoi l’Ordre s’est immiscé dans le domaine de l’Education pour mieux contrôler les peuples et les conduire ensuite dans des cycles infernaux de crises, de guerres et de révolutions.
On comprend aussi pourquoi de tels individus, pourris jusqu’à la moelle, ne peuvent être que des serviteurs de Lucifer.
Les rituels qu’ils utilisent ne laissent aucun doute à ce sujet.
C’est dire l’importance d’un tel ouvrage qui n’a pas son équivalent en français !
Vous ne serez pas surpris d’apprendre que suite à ses travaux sur l’ « Ordre de Yale », Antony Sutton fut l’objet d’une attention toute particulière de la part des « Hauts Mondialistes » qui, en général, ne “goûtent” pas du tout ce genre de publicité intempestive !
Leur hargne ne connut plus de bornes : à partir de ce moment-là, Antony Sutton ne put faire de recherches dans les Grandes Bibliothèques, les Archives et les Bibliothèques Universitaires.
Des ordres discrets avaient été donnés pour en interdire l’accès à ce “dangereux personnage” qui osait dévoiler ce qu’il est interdit de dévoiler et que le “vulgum pecus” se doit d’ignorer pour son “plus grand bien” !
Ce fut la “retraite forcée” qu’il occupa en publiant deux “Lettres d’Informations” qui osaient révéler ce que la grande presse aux ordres avait pour consigne de taire.
En quittant Stanford il avait lancé « The Phoenix Letter », lettre mensuelle d’informations consacrée à dénoncer les infractions de la Haute Politique, courrier qu’il publia jusqu’à sa mort.
Suite aux persécutions des mondialistes, qui commencèrent après la parution de ses travaux sur l’ “Ordre”, Antony Sutton lança en 1990 une nouvelle “Lettre” intitulée “Future Technology Intelligence Report” consacrée aux “techniques muselées” car les Hauts Mondialistes exercent dans ce domaine un pouvoir absolu.
Antony Sutton vécut donc retiré du monde, gardant seulement contact avec une de ses deux filles, subissant les contrecoups de l’ostracisme d’individus aux ordres de celui dont il a été dit qu’il est le « Prince de ce Monde ».
Il avait osé pénétrer et publier des secrets parmi les mieux gardés au monde, ce qui constitue, n’est-ce pas, un crime abominable.
Avant de quitter la scène de ce monde, Antony Sutton publia en 1995 un petit ouvrage de 115 pages donnant la substantifique moelle sur une question des plus importantes puisqu’elle a empoisonné le monde entier : celle de l’Argent et des « Maîtres de l’Argent » qui gouvernent de fait la planète : « The Federal Reserve Conspiracy ».
Ouvrage documenté fournissant toute les preuves du complot.
Car il s’agit bien d’un Complot de la Réserve Fédérale !
Tous les pays du monde sont tenus par les Banques Centrales où dans certains pays, comme la France, des “familles” se cooptent de siècle en siècle pour exercer un pouvoir réservé à une élite très spéciale…
Rappelons pour mémoire que la Révolution Russe de 1917 fut décidée, entre autres, parce que le Tsar refusait la création d’une Banque Centrale en Russie.
Un tel affront vis à vis des « maîtres du monde » ne pardonne pas…
En publiant ce dernier ouvrage — qui reprenait en fait le titre exact d’un excellent volume publié dans les années 50 par Eustace Mullins, cité par William G. Carr dans « Des Pions sur l’échiquier », Antony Sutton désirait attirer l’attention sur les comploteurs qui vont provoquer la 3e Guerre Mondiale grâce à l’étincelle du « Proche-Orient », conflit majeur qui verra la destruction simultanée du Sionisme et du Monde Musulman telle qu’annoncée dans la fameuse lettre de Pike à Mazzini en 1870-71 !!!
Les descendants de ces hauts lucifériens se réunirent donc à Jekyl Island en 1910 et décidèrent la création de la Réserve Fédérale US ; ils réussirent le tour de force de faire adopter en 1913, par le Congrès des Etats-Unis, leurs décisions prises dans le plus grand secret.
Les Puissances d’Argent remportèrent ce jour-là une victoire dont les peuples ne mesurent pas, encore aujourd’hui, l’importance ; « Mammon » exerce depuis cette date un pouvoir extraordinaire sur toutes les nations du globe.
L’Argent règne en maître ; tout le monde en conviendra.
Remercions en conséquence des auteurs aussi courageux qu’Antony Sutton qui osa combattre des puissances infiniment plus puissantes que lui et qui, ainsi que l’écrit Pierre de Villemarest dans sa “Lettre d’Information” n° 8 du 14.09.2002, « n ‘eurent de cesse de faire disparaître ses parutions et de l’interdire de signature ou de références dans les médias, jusqu ‘en France où depuis 25 ans nous avions convenu de ne pas étaler nos recherches et écrits conjointement menés ».
Espérons que ses ouvrages irremplaçables ne tomberont pas dans l’oubli et continueront à être édités ou réédités aux Etats-Unis et même, traduits dans nos pays d’Europe où la censure et le terrorisme intellectuel sévissent plus que jamais ! »


LIVRES DE MONSIEUR ANTONY SUTTON :

WALL STREET AND THE RISE OF HITLER, par Antony C. Sutton.
http://reformed-theology.org/html/books/wall_street/index.html

WALL STREET AND THE BOLSHEVIK REVOLUTION, par Antony C. Sutton.
http://reformed-theology.org/html/books/bolshevik_revolution/index.html

THE BEST ENEMY MONEY CAN BUY, par Antony C. Sutton.
http://reformed-theology.org/html/books/best_enemy/index.html

En français, la première partie de son livre sur l’ordre des Skull and Bones => introduction-a-l-ordre.html


« Nous remercions le Washington Post, le New-York Times, Time Magazine et les autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion pendant au moins quarante ans.
Il eut été impossible pour nous de développer notre place mondiale si nous avions été l’objet d’une publicité quelconque pendant ces années-là.
Mais le monde est aujourd’hui vraiment plus sophistiqué et préparé à marcher vers un gouvernement mondial.
La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et des banquiers mondiaux est certainement préférable aux décisions nationales qui se pratiquent depuis des siècles».
DAVID ROCKEFELLER, président de la Chase Manhattan Bank, du CFR, TRILATERALE, lors de la session du Bilderberg group en 1991.
source : http://www.themoneymasters.com/article.htm
Il est bon de noter que monsieur Bill Clinton, alors gouverneur et futur président américain était présent à cette conférence…

« Les gouvernements de ce siècle ne sont pas en relation seulement avec les gouvernements, empereurs, rois et ministres, mais aussi avec les sociétés secrètes, éléments dont on doit tenir compte et qui au dernier moment peuvent annuler n’importe quel accord, qui possèdent des agents partout – agents sans scrupule qui poussent à l’assassinat, capables, si nécessaire, de provoquer un massacre. »
Benjamin Disraeli (1804-1881), alias Sir Beaconsfield, ministre anglais, dans un discours prononcé à Aylesbury le 20 Novembre 1876. Cité par Yann Moncomble : « L’irrésistible expansion du mondialisme » Paris, 1981, page 212.

« L’écrivain et le journaliste se croient et se disent libres. Ils ne le sont pas. La liberté d’expression de leur pensée est limité par la volonté des dirigeants du journal ou de la revue ou de la maison d’édition.
Et ses dirigeants sont, soit des membres de la féodalité financière, soit ses employés. »
A. Hamon : Les Maîtres de la France.

SAINT AUGUSTIN : 354 – 430. Grand Saint Berbère. (Le grand Africain de Thagaste. Constantine-Sétif), Les Confessions, liv. Xe, chap. XXIII :
« Le BONHEUR est inséparable de la possession de LA VÉRITÉ… (Mais pourquoi la vérité engendre-t-elle la haine ?) »
Extrait tiré du site : http://perso.wanadoo.fr/thomiste

MERCI A

A VOIR


NIGERIA … SOCIOLOGIE HISTOIRE

Posted in .....HISTOIRE...., AFRIQUE, ANTHROPOLOGIE, ARCHIVES AFRICA, ETHNOGRAPHIE ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, ETHNOMUSICOLOGIE, sociologie with tags , , , on mai 20, 2008 by rodolphepilaert63

Evénement: Nigeria 2008

Bandeau Nigeria une vie sous la charia

En marge des carnets de route d’Un dromadaire sur l’épaule, diffusés tous les jours entre 14h00 et 15h00 sur La Première, Cyril Dépraz vous propose ses notes de voyage prises lors de la dizaine de jours qu’il a passés dans le nord du Nigeria entre février et mars 2008.
Textes, mais aussi photos, films et sons captés avec son collègue Illia Djadi racontent, jour après jour, quelques-unes de ces vies sous la charia.

Un dromadaire sur l’épaule | Photos | Carte Afrique | Carte Nigeria (détail)

Poste frontière de Magama, entre Maradi et Katsina  Ouvrir l'article au format PDF


Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

«If you say good things it’s good, if you say bad things, it’s not good

Bienvenue au Nigeria. Avec la sévérité d’un père à son fils, l’officier de l’immigration explique au journaliste-visiteur les risques, «pour sa sécurité», qu’il peut y avoir à relater des «choses négatives» sur son pays, en gros tout ce qui touche à la politique, à l’administration ou à la religion.

Un formidable coup de tampon sur le passeport clôt l’entretien. Il manque aussi de mettre en pièces la petite table en bois, qui trône seule dans la salle aux murs verts qui sert de poste de douane.

Ajouter un commentaire

Recommander cet article Recommander cet article

Un jour avant, voyage entre Niamey et Maradi  Ouvrir l'article au format PDF


Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

Entre Niamey et MaradiDouze heures de bus sur de mauvaises routes, coincés les uns contre les autres, les genoux sous le menton.

Derrière moi, un vieillard au bouc gris, les yeux fatigués, grand et sec dans son costume traditionnel. Son seul bagage est un grand seau de plastique rouge, empli aux deux tiers d’enveloppes brunes couvertes de signes. Ce sont des grigri, m’explique un voisin, l’homme est un médecin traditionnel.

Effectivement, après chaque escale, depuis le fond du bus, le guérisseur se met à bonimenter. Il parle de sa famille, explique qu’il est très connu à Maradi, raconte comment il a appris le secret des pharmacopées, puis, dans une mélopée qui dure plusieurs minutes, détaille les mille et un symptômes des mille et une maladies qu’il est capable de soigner, y compris, jure-t-il, une dysenterie «aussi impitoyable que le gouvernement des Etats-Unis».

Le guérisseur dans le bus…

Ajouter un commentaire

Recommander cet article Recommander cet article

Katsina  Ouvrir l'article au format PDF


Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

Dans les rues, le soir, une odeur forte qui donne très vite la nausée. Celle de l’essence. Le Nigeria sent la benzine.

A Katsina, devant ses commerces, ses mosquées et ses maisons, on respire comme dans une station service. D’ailleurs la ville en est une. A cause de la proximité avec le Niger où l’essence coûte plus cher et se revend en contrebande. A cause surtout de la situation interne au Nigeria. Le pétrole y coule à flots mais ses infrastructures sont dans un état catastrophique de délabrement.

Au nord du pays, les centrales électriques n’arrivent pas à couvrir les besoins de la population. Les coupures sont donc fréquentes et la population ne peut espérer plus de huit heures de courant par jour. Pour alimenter les maisons, les commerces, les hôtels, pour allumer les petites ampoules des échoppes du bord des rues ou les néons des supermarchés, pour faire fonctionner les frigos, les ventilateurs, les téléviseurs et parfois un climatiseur, les Nigérians utilisent donc des générateurs. Des milliers de générateurs. Des petits, devant les boutiques à même le sol, qui pétaradent comme des vélomoteurs et d’immenses dans les arrière-cours qui rugissent comme des moteurs d’avion. Illia me dit que le Nigeria serait un des plus gros importateurs de générateurs au monde. On en trouve des dizaines le long des rues, flambant neufs, empilés les uns sur les autres.

Tout comme on croise des montagnes de bidons oranges. Des bidons d’essence, dont le prix – 7 centimes le litre! – fait aussi tourner la tête.

Ajouter un commentaire

Recommander cet article Recommander cet article

Katsina, le soir, à la lampe de poche, l’arithmétique du scandale  Ouvrir l'article au format PDF


Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

Lu dans le Courrier international (16 mai 2007).

a. Le Nigeria produit 3,8 millions de barils de pétrole par jour.

b. Membre de l’OPEP, il ne peut en vendre que 2,2 millions de barils / jour.
c. Sa consommation propre n’excède pas 300′000 barils / jour.
d. Où sont passés les 1,6 millions de barils restant ?
e. Au prix moyen de 100$ le baril, cela fait 160 millions de dollars qui disparaissent – chaque jour – dans la nature.
f. Au Nigeria, les 70% de la population vivent sans électricité, une personne sur deux sans eau potable. Mais le pays est tellement riche, à cause du pétrole, qu’il ne bénéficie quasi d’aucune aide internationale.

Ajouter un commentaire

Recommander cet article Recommander cet article

Katsina, au matin  Ouvrir l'article au format PDF


Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

Brume...Départ pour Kano, la grande ville du nord. 200 kilomètres d’une route large et en bon état. Le paysage est fantomatique. Nous roulons les phares allumés dans une espèce de « fog » sahélien, sec et brûlant déposé par l’harmattan, le vent du désert.

Dans ce brouillard se découpe parfois la silhouette tordue des baobabs ou celle, plus ronde, des manguiers. On croise aussi de temps en temps un champ de mil ou d’oseille, de manioc ou d’igname.

Au bout d’une heure de ce paysage plat, l’impression de voir les mêmes maisons, les mêmes espaces cultivés ou désertiques, de croiser les mêmes camions, le sentiment de tourner en rond, de ne plus avancer.

Ajouter un commentaire

Recommander cet article Recommander cet article

Sur la route entre Katsina et Kano  Ouvrir l'article au format PDF


Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

Sortie d’école. [cyril dépraz / rsr]La brume enveloppe toujours ce pays de la charia. Un village. La sortie des classes. Nous rattrapons lentement une centaine d’élèves qui rentrent à la maison pour le repas de midi. Les garçons sont à droite, les filles à gauche, voilées de blanc.

Tous me traitent de « Balarabe », à savoir d’Arabe.

commentaire

Recommander cet article Recommander cet article

Kano  Ouvrir l'article au format PDF

Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

Kano, la mégapole du nord du Nigeria. La ville la plus pauvre du pays, paraît-il. Deux millions d’habitants selon certains, plus de trois selon d’autres.

Les 80 % de la population y vivraient avec moins d’un dollar par jour. Des quartiers entiers sans égouts, ni eau courante. On y meurt de diarrhées, du choléra, des violences interreligieuses, et sûrement aussi de respirer un air sursaturé en gaz d’échappement.

En 2000, lors des débats sur l’opportunité d’instaurer la loi coranique dans l’Etat de Kano, les tenants d’un Islam radical prédisaient : c’est la charia ou le chaos. Il y a aujourd’hui les deux à Kano.

Ajouter un commentaire

Recommander cet article Recommander cet article

Kano, à l’heure du petit déjeuner  Ouvrir l'article au format PDF


Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

Dans la rue, un peu à l’écart de la circulation, les pieds dans le sable, nous prenons notre petit déjeuner, assis sur un des trois bancs qui entourent la grande table où officie le patron de la buvette.

Le menu est toujours le même. Un grand pain carré-brioché-sucré-sûrement-hérité-de-la-présence-britannique. Du café composé de: thé épicé, lait condensé, sucre, café en poudre et refroidi à grands gestes par le Chaï man.

Nigeria: le café refroidi par le Chaï man.

Ajouter un commentaire

Recommander cet article Recommander cet article

Tudun Wada  Ouvrir l'article au format PDF

Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

VitusRendez-vous ce matin avec le révérend Matty Mourtala, un responsable d’église, pour nous parler des relations entre communautés chrétiennes et musulmanes.

Dans l’Etat de Kano, les violences interreligieuses ont fait des centaines de morts depuis l’instauration de la charia en 2000. Le pasteur nous emmène à Tudun Wada, à une centaine de kilomètres de Kano. C’est dans cette ville de 500′000 habitants, le 28 septembre 2007, que des émeutes contre les chrétiens ont fait trois morts et plusieurs blessés.

Ruines d'�glise � Tudun WadaNous rencontrons sur place Vitus Ahams, un Ibo, catholique, commerçant, d’une quarantaine d’années. Il nous emmène dans ce qui reste de sa maison. «Cela a commencé entre huit et neuf heures du matin, le vendredi 28 septembre 2007, raconte-il. J’ai entendu une foule crier «Djihad ! Djihad ! Djihad !». Elle s’approchait, excitée, armée de machettes. Ma femme était à la cuisine. Les enfants étaient déjà partis à l’école. Nous avons juste eu le temps, ma femme et moi, de fuir sur une moto. Ils ont tout brûlé.»

Aujourd’hui Vitus vit seul. Sa femme est partie avec les enfants au sud-est du pays, là où les Ibos sont majoritaires.

Ruines d'�glise � Tudun Wada

Vitus Ahams nous fait faire un tour de ville. Le long des rues, parfois, une maison en cendres. Elle était habitée par des chrétiens. Autour, la vie n’a pas changé. Plus de 200 habitations sont parties en fumée ce 28 septembre 2007, de même que les huit églises de la ville. Vitus ne veut pas nous montrer les restes calcinés de ses deux magasins. Il a peur. Les voisins pourraient ne pas apprécier qu’il parle à des journalistes étrangers. D’autant que depuis 5 mois, aucune enquête de police n’a été ouverte, aucun meneur arrêté, aucune victime indemnisée.

Vitus quitte notre voiture d’un coup. Il est un peu fâché. Il pensait que nous travaillions pour une ONG et que nous allions pouvoir l’aider à reconstruire son commerce et à rebâtir sa vie. Il ne veut donc plus prendre de risques inutiles pour nous. Je le comprends.

Vitus Ahams

Moins d’une demi-heure après, le téléphone du révérend Matty Mourtala sonne. A Kano, une église que nous avions visitée le matin même vient de se faire attaquer…

Ecoutez ci-dessous le témoignage de Vitus Ahams, diffusé dans l’émission Hautes Fréquences, le dimanche 9 mars 2008 (10 minutes)

Ecoutez le témoignage de Vitus Ahams, diffusé dans l’émission Hautes Fréquences, le dimanche 9 mars 2008 (10′32″).

–> voir également le Dromadaire sur l’épaule du 21 mai 2008

Ajouter un commentaire

Recommander cet article Recommander cet article

Sur la route entre Tudun Wada et Kano  Ouvrir l'article au format PDF


Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

Je pense à l’histoire de Vitus. Elle me rappelle les pogroms des années trente en Europe. Les mécanismes se ressemblent. D’abord il y a la déconsidération de l’autre. On accusait les juifs d’avoir tué le Christ, un crime impardonnable mais qui, surtout, rabaisse celui qui le commet au rang de sous-homme, l’Untermensch.

Au nord du Nigeria, il existe un mot haoussa que les musulmans utilisent pour parler de tous ceux qui ne partagent pas leur foi musulmane, qu’ils soient chrétiens ou non. Ce mot, c’est «Arna», c’est à dire littéralement « celui qui ne croit pas en Dieu, qui ne le prie pas ». Terme extrêmement péjoratif donc car dans une culture qui accorde tant de place à la religion et à la spiritualité, seule une bête ne prie pas Dieu. Et encore !

On peut donc vivre avec ces «Arna», faire des affaires avec eux, entretenir des relations de voisinage, mais en même temps on peut aussi attaquer leurs commerces, brûler leurs maisons et voler leurs biens sans offenser Dieu.

Eglise en chantier � Katsina

Le deuxième ingrédient est ethnique. Il y a les Haoussas et il y a les Ibos. Les Haoussas sont majoritaires dans le nord. Les Ibos viennent du sud-est. On les tolère s’ils se tiennent tranquilles. Les nazis parlaient, eux, des Fremdkörper, des « corps étrangers ».

Troisième ingrédient: la crise économique, la vie chère, le chômage, le manque de perspectives attisent le ressentiment et la convoitise à l’égard de ces Ibos qui, pour la plupart, tiennent des commerces.

Enfin, dernier composant de ce cocktail explosif, il y a l’Etat qui, soit ne joue pas son rôle de protecteur des minorités, soit encourage directement les discriminations.

Dans ce contexte au mieux d’impunité, le « Arna » devient une cible idéale. Son magasin peut être pillé. Il ne dira rien. Comme Vitus, il rasera les murs noircis de sa maison pour éviter qu’on s’en prenne à sa vie. Peut-être quittera-t-il la région ? Bon débarras. Peut-être recommencera-t-il à zéro ? Jusqu’au prochain pogrom qui le ruinera à nouveau.

Ajouter un commentaire

Recommander cet article Recommander cet article

Ailleurs au Nigeria  Ouvrir l'article au format PDF


Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

Dans d’autres régions du pays, là où les chrétiens sont majoritaires, les représailles se préparent peut-être. Les violences interreligieuses ont déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts au centre et au nord du Nigeria.

Ajouter un commentaire

Recommander cet article Recommander cet article

Kano, les rues, vers midi  Ouvrir l'article au format PDF


Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

Joséphine. [cyril dépraz / rsr]Elle s’appelle Joséphine. Elle tient un petit troquet près du lieu où nous logeons. Quatre tables, des bancs, quelques chaises, un frigo, des marmites où mijotent du riz, une sauce dans laquelle nagent quelques morceaux de viande, du Pounded Yam, des boules compactes de farine d’igname.

Plus le sourire.

Plus, toujours, une mélodie qu’elle fredonne.

Ecoutez Joséphine chanter!

L’interview de Joséphine:
Ecoutez l’interview de Joséphine

Ajouter un commentaire

Recommander cet article Recommander cet article

A Malumfashi, sur la route de Kano à Gusau  Ouvrir l'article au format PDF


Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

Sur la route des coupeurs de route...

Nous avions prévu d’avaler d’un coup les 200 – 300 kilomètres qui séparent Kano de Gusau. Départ en fin d’après-midi. A 18 heures nous n’en sommes qu’à mi-parcours et le soir commence à tomber.

Nous nous arrêtons dans la petite ville de Malumfashi. A la gare routière, des chauffeurs signalent que des «coupeurs de route» sévissent dans la région et qu’il est plus prudent de ne pas rouler la nuit. Des «coupeurs de route» ? Oui, des bandits de grands chemins qui posent des barrages et dévalisent les voyageurs.

Omar nous raconte comment il a été attaqué une nuit en 2003:

Omar nous raconte comment il a été attaqué une nuit en 2003

A la gare routière, comme partout ailleurs dans ce nord du Nigeria, les gens sont avides de parler, et lorsque nous sortons un micro, tout de suite, c’est l’attroupement. Dix, vingt, cinquante personnes se pressent autour de nous, tendent l’oreille, commentent les propos, demandent la parole. Avec ces chauffeurs de taxi – souvent des gens formés à l’Université mais qui n’ont pas de travail -, la discussion passe très vite des «coupeurs de route» à tous les autres problèmes de la vie quotidienne, à l’incompétence du gouvernement et à la corruption de la classe politique.

Affisou, chauffeur de taxi:

Affisou, chauffeur de taxi

Abdulai, chauffeur de taxi:

Abdulai, chauffeur de taxi

Ajouter un commentaire

Recommander cet article Recommander cet article

Gusau. Capitale de l’Etat de Zamfara  Ouvrir l'article au format PDF


Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

IbrahimComme tous les matins, nous prenons notre petit déjeuner avec Illia dans un troquet du bord de la route. Et comme chaque matin, nous sommes entourés par une horde de gosses, mal vêtus, peu nourris et dont le seul bien se limite à une gamelle de fer ou de plastique.

Talib�sCe sont des «talibés», ces enfants placés parfois pour plusieurs années par leurs parents auprès d’un maître d’école coranique. Comme leur professeur, ils vivent de la mendicité.

Rencontre avec par Ibrahim, 10 ans, qui vient de l’Etat de Kano, à plusieurs dizaines de kilomètres de Gusau.

Ibrahim récite une des sourates qu’il a apprises par cœur:

Ibrahim récite une des sourates qu’il a apprises par cœur

L’interview d’Ibrahim:

L’interview d’Ibrahim

Ajouter un commentaire

Recommander cet article Recommander cet article
Evénement: Nigeria 2008

Bandeau Nigeria une vie sous la charia

En marge des carnets de route d’Un dromadaire sur l’épaule, diffusés tous les jours entre 14h00 et 15h00 sur La Première, Cyril Dépraz vous propose ses notes de voyage prises lors de la dizaine de jours qu’il a passés dans le nord du Nigeria entre février et mars 2008.
Textes, mais aussi photos, films et sons captés avec son collègue Illia Djadi racontent, jour après jour, quelques-unes de ces vies sous la charia.

Un dromadaire sur l’épaule | Photos | Carte Afrique | Carte Nigeria (détail)

Gusau, toujours au petit déjeuner  Ouvrir l'article au format PDF


Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

Après avoir parlé avec les enfants, nous souhaitons leur donner une miche de pain. Un habitant du quartier nous aide à organiser la distribution.

Illia filme la scène. Il me traduit ensuite ce que l’homme dit aux enfants : «Regarde la caméra ! Je te préviens, on vous surveille! Ne reviens pas chercher un autre morceau de pain. Tu es filmé!»

Distribution de pain aux enfants:

Gusau, distribution de pain

Ajouter un commentaire

Recommander cet article Recommander cet article

Gusau, le vendredi vers 13h00  Ouvrir l'article au format PDF


Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

Le vieil homme de la mosquée. [cyril dépraz / rsr]

Zamfara est le premier Etat du nord du Nigeria a avoir instauré la charia en octobre 1999.

Des tribunaux islamiques ont été créés. Une police des mœurs, appelée hisbah, a été formée. Les cinémas, les bars ont été fermés. L’alcool interdit et les prostituées chassées. En 2000 et 2001, deux voleurs ont été amputés de la main droite. A en lire les journaux de l’époque, il régnait à Gusau un petit air de Téhéran des années 1980.

Aujourd’hui Ahmad Sani, l’ancien gouverneur – plébiscité en 1999 et réélu en 2003 pour son programme exclusivement basé sur la charia – ayant terminé son mandat, le climat semble s’être un peu détendu.

Avec Illia nous partons pour la grande mosquée de Gusau, afin de «sentir» l’ambiance un jour de prière. Sur une colline, un grand bâtiment blanc et vert-olive. Sobre, lumineux, élégant. La mosquée est encore en construction. Seul un des quatre minarets pointe vers le ciel.

Vers 13 heures, sous un soleil de plomb, des milliers de fidèles affluent des rues avoisinantes, s’alignent en rangs, déroulent leur tapis en plein soleil, secouent le sable de leurs chaussures, s’asseyent, échangent encore quelques mots avant le grand calme qui précède l’appel à la prière. Nous sommes noyés dans cette foule. Quelques regards curieux. Aucune animosité.
Après la prière, nous sommes abordés par un vieil homme.

Le chant du vieil homme de la mosquée:

Gusau, le chant du vieil homme de la mosquée…

L’interview du vieil homme de la mosquée:

Gusau, l’interview du vieil homme de la mosquée…

–> A propos de cette journée à la mosquée, voir également Un Dromadaire sur l’épaule du 20 mai 2008

Ajouter un commentaire

Recommander cet article Recommander cet article

Dans les rues du Gusau, plus tard  Ouvrir l'article au format PDF


Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

Toujours des chants, mais moins mystiques cette fois.

Quoique !

Le long d’une des artères de la capitale, nous croisons des dizaines de recrues de la police en plein footing…

Le footing de la police à Gusau…

Ajouter un commentaire

Recommander cet article Recommander cet article

Gusau, hall d’hôtel  Ouvrir l'article au format PDF

Publié par Cyril Depraz 13 mai 2008

Les Haoussas du nord du Nigeria accordent un soin fou au protocole. Courbettes, inclinaisons de tête, longues salutations à l’arrivée et au départ des voyageurs, malheur à celui qui veut aller trop vite ou ne pas respecter l’étiquette.

Lu au-dessus du guichet de l’hôtel où nous logeons:

Please do not ask for credit as our refusal may offend you.

géopolitique UN AUTRE REGARD SUR LA REALITE ….

Posted in géopolitique, INVESTIGATIONS, LES ENJEUX INTERNATIONAUX, scandales, sociologie with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on mai 20, 2008 by rodolphepilaert63

Archives pour la tagégorie
« géopolitique »

Rions de notre incultitude

21 septembre 2007, posté par Yves

carte_monde_metro.jpg
Metro Maps of the World © Mark Ovenden (agrandir)

Bon, des fois on se moque. Des américains, de leur président, des autres en général… C’est pas vraiment gentil, et pas complètement honnête non plus. C’est pour ça que Rethinking Schools a mis en ligne Map Game, un petit jeu tout bête où il faut replacer des noms de pays sur une carte vierge. Une bonne manière de se remettre aussi les idées en place par la même occasion. A jouer seul et sans témoins.

rethinking_schools.jpg

Pendant ce temps-là, il y en a encore qui croient que la Terre est plate, avec un mur de glace tout autour pour empêcher l’eau de s’écouler…

Nelson Mandela mort (assassiné)

21 septembre 2007, posté par Yves

Oui, c’est un scoop. Et c’est Saddam Hussein qui l’a tuer. Ce qu’on ne sait pas, c’est si George W. Bush parle de sa dernière partie de Cluedo ou s’il fait des allégories encore plus foireuses que les miennes…

Merci Say No to Crack

13

14 septembre 2007, posté par Stahlhelm

Porte sanglante

Les uns pensent que le chiffre 13 porte chance. Les autres, au contraire, lui attribuent les pires choses. D’autres encore ne pensent pas du tout. Et partent à la guerre comme on va pisser derrière la Coupole une fois les concerts terminés et les portes closes : juste pour satisfaire une maligne envie qu’on ne saura jamais justifier.

Parmi ceux qui ne pensent pas, on retrouve notamment les soldats qui se sont engagés pour leur Vaterland, espérant un jour pouvoir en porter la gloire sur leurs larges épaules de chair à canon. Certains sont revenus sains et saufs, d’autres morts.

Les 13 soldats qui nous intéressent aujourd’hui sont revenus un peu plus légers qu’à leur départ. Un peu comme s’ils étaient les enfants incestueux de l’ironie du sort et de l’inconscience mal calculée :

13soldiers_000.jpg

13soldiers_005.jpg

13soldiers_007.jpg

Retrouvez nos croisés modernes et leurs 10 compagnons d’infortune ici.

Merci Hugo Strikes Back!.

Tout est relatif (sauf les absolus)

21 août 2007, posté par Yves

Prenez des chiffres, n’importe lesquels, et mettez les en parallèle. Forcément vous pourrez en tirer des conclusions.

depenses_militaires_par_pnb.jpg
Dépenses militaires par pays, en fonction du PNB.

Suivant votre penchant et le but de votre message, vous pourrez les faire parler comme ça vous arrange le mieux, et leur faire dire les vérités les plus éloquentes.

depenses_militaires_par_habitant.jpg
Dépenses militaires par pays, par habitant.

Et puis après il y a les faits bruts. Et même sans être un vrai pacifiste hippie, ces chiffres là, ils donnent quand même envie de dire “faites l’amour, pas la guerre”…

depenses_militaires_absolues.jpg
Dépenses militaires par pays, en absolus.

Via: nationmaster.com, source: The CIA World Factbook

L’Afghanistan et le Pakistan avec des gens (qui sourient)

15 août 2007, posté par Yves

steve_camel.jpg
Photo © Steve Taylor

On en a tellement parlé, que des fois on en oublie qu’il y a des vrais gens qui y vivent pour de vrai. Stephen Taylor, prof de de maths en Pennsylvanie, avait été faire un tour en Afghanistan et au Pakistan à l’époque où l’on portait les cheveux plus longs et c’était cool d’avoir des rouflaquettes, et il avait pris plein de photos qu’il a ensuite publié sur sa homepage. Parce que parfois on a assez vu de lapins et de vibromasseurs, et on aimerait bien aller voir comment ça se passe dans le reste du monde pour mieux comprendre pourquoi il y a la guerre… (Ça doit être les rouflaquettes qui me font devenir tout flower power)

Se méfier, toujours se méfier

30 juillet 2007, posté par Marc

carmon.jpg
Yigal Carmon à Bruxelles en février 2005. Photo (détail) © EPP-ED Group

Dans son article du 26 juillet, Corbor nous révélait l’existence d’une nouvelle — et inquiétante — émission palestinienne destinée aux enfants. Après le pseudo-Mickey du nom de Farfour, une pseudo-Maya-l’abeille dénommée Nahoul débarque sur la télévision du Hamas. Je ne cache pas mon souci face à cette terrible propagande, mais je pense judicieux de parler un petit peu de l’organisme qui en a diffusé la traduction sur la Toile : MEMRI TV.

MEMRI (ou plutôt ממר”י) est l’acronyme de « Middle East Media Research Institute ». En français : Institut de recherche des médias du Moyen-Orient (en hébreu : המכון לחקר התקשורת המזרח התיכון). Les objectifs de MEMRI TV sont d’apporter des éléments d’information sur la politique étasunienne aux Proche- et Moyen-Orient et, surtout, de surveiller les chaînes de télévision arabes et iraniennes et d’en dresser le portrait pour les médias occidentaux.

Le document présentant l’abeille Nahoul correspond précisément aux productions de MEMRI, à savoir des extraits d’émissions arabes ou iraniennes sous-titrée en anglais.

Loin de moi l’envie de juger le bien-fondé des programmes de MEMRI TV. On voit de tout dans les cyberguerres, le pire comme le meilleur. Je vais néanmoins vous présenter en quelques lignes l’origine de cette institution qui ne rend jamais compte de ce que diffusent… les télévisions israéliennes.

MEMRI TV existe depuis presque dix ans. Son siège est à Washington et son financement provient de dons privés. Il a pour fondateurs M. Yigal Carmon (יגאל כרמון) et Mme Meyrav Wurmser (מירב וורמסר).

Yigal Carmon est un un ancien colonel des Services secrets israéliens (מוסד), au sein desquels il a travaillé durant 22 ans. Il a également œuvré en tant que conseiller pour la lutte contre le terrorisme auprès de deux premiers ministres israéliens, Yitzhak Shamir et Yitzhak Rabin.

Meyrav Wurmser est une intellectuelle conservatrice membre du tout aussi conservateur Hudson Institute (un de ces fameux think tanks) et épouse de David Wurmser, conseiller de Dick Cheney pour les questions relatives au Moyen-Orient. Après un doctorat en sciences politiques, elle a enseigné à la Johns Hopkins University ainsi que dans l’Académie navale étasunienne.

Il y a fort à parier que les choix de diffusion du MEMRI ne soient pas impartiaux. En janvier 2003, une controverse a vu le jour entre Yigal Carmon et un journaliste anglais travaillant pour The Guardian : Brian Whitaker. Précisons en passant que M. Whitaker bénéficie d’un diplôme de langue arabe de l’Université de Westminster et qu’il a été responsable de la rubrique Moyen-Orient de son journal de 2000 à 2007.

M. Whitaker considère que MEMRI n’est qu’un outil de propagande, alors que ce dernier se définit comme un institut de recherche. Selon le journaliste, cela implique passablement de mauvaise foi. Il accuse notamment le MEMRI de traduire des sujets particuliers à des fins politiques tout en dressant un portrait incomplet et inéquitable des médias arabes. Il accuse enfin l’institution privée de traduire improprement le contenu des émissions qu’il rediffuse. Vous l’aurez compris, M. Whitaker doute du crédit que l’on peut accorder au MEMRI en tant que miroir des médias arabes.

À vous maintenant de vous faire une opinion en lisant (en anglais) le débat par courriels interposés entre MM. Carmon et Whitaker sur le site du Guardian.

Morale de l’histoire : méfions-nous du MEMRI, méfions-nous des médias, méfions-nous d’Internet, méfions-nous de Wikipédia, méfions-nous. Hélas.

Soyons intellos (même sur le Net)

12 juillet 2007, posté par Yves

© Arte

Vous vous rappelez quand on appelait Internet “L’autoroute de l’information”? On disait ça parce que les premiers utilisateurs non-militaires du machin, c’était les universitaires, qui s’envoyaient des emails pour se poser des questions d’universitaires, et consultaient les bibliothèques universitaires à la recherche d’informations universitaires, sur des écrans orange et noir, dans des labos où tout le monde pouvait avoir accès à un terminal tant la demande était minime.

Une petite quinzaine d’années plus tard: Paris Hilton nue, Jessica Alba nue, Scarlett Johansson nue, Lost, Prison Break et Heroes en haute définition, le tout à la vitesse de dizaines de milliers de connexions simultanées. Mais ne vous méprenez pas, ça n’a que très peu changé finalement: ce sont les mêmes universitaires, mais ceux-ci ont maintenant le haut-débit, les images en couleurs, et des centaines de millions de copains avec qui communiquer. Alors forcement c’est la récré!

Internet c’est la revanche des nerds, et certains parlent même de “longue queue” (Long Tail en version originale) pour décrire ce phénomène qui caractérise le nombre inversement proportionnel des offres et des demandes correspondantes. Revenons à ces élites intellectuelles de la première heure, et leur envie insatiable de se cultiver. Qu’en reste-t-il aujourd’hui dans la jungle pop du web? Les gros sites de contenu ressemblent à des radio FM passant la même soupe en boucle du matin au soir, et ce n’est clairement pas dans cette masse qu’on trouvera de quoi se mettre sous la dent quelque chose qui croustille. Non, c’est justement dans cette longue traine qu’il faudra chercher, et c’est dans les offres plus réduites mais plus nombreuses, destinées à des publics plus restreints — mais dont la somme cumulée depasse la majorité — qu’on trouvera son bonheur.

Prenons des sites grand public et creusons un peu. Quand on ne s’attarde pas sur les trucs rigolos de la première page, les communautés de vidéos Youtube ou Dailymotion par exemple regorgent de petites perles qu’on ne pensait pas être aussi facilement disponibles. Certes, ce ne sont pas les vidéos les plus populaires, mais il suffit qu’une seule personne ait les mêmes goûts que vous pour que vous puissiez en profiter. Une émission pas trop obscure par exemple (mais quand même un peu parce que passant sur Arte, et pour illustrer mon propos), “Le dessous des cartes” parle de géopolitique et étudie un sujet sérieux, sur un ton sérieux, présenté par un monsieur pas très glamour. Normalement, l’audience d’un tel programme est réduite, et les opportunités de la voir ou la revoir le sont aussi. Mais le principe de la longue queue c’est que justement on trouve de plus en plus de choses qui satisfont les envies de peu de gens à la fois, et c’est comme ça qu’une émission à l’audience réduite arrive à toucher son audience de manière optimale justement. Plutôt que de forcément vouloir satisfaire le plus grand nombre à 20h30, on peut offrir plus de choix à tout le monde, à n’importe quelle heure, et chacun y trouve réellement son compte.

Alors forcément, il y en aura toujours qui choisiront Vidéo Gag, mais il y aura aussi toi, lecteur assoiffé de culture vulgarisée, qui as envie de mieux connaître le monde qui t’entoure, briller en société devant des jolies filles en talons hauts, et choisir le camps des cyniques plutôt que celui des moutons. Et parce que tout a un prix, y compris la culture, tu ignoreras tout ce que je viens d’écrire poussé par mon élan démocratico-anarchico-utopiste un peu trop optimiste, et tu iras acheter légalement tes émissions sur le site de vidéos à la demande d’Arte.

Pour se mettre en appétit, au dessus de ce post, un petit exercice de style démontrant pourquoi la Turquie devrait rentrer dans l’Europe, et tout de suite après dans la foulée, pourquoi la Turquie ne devrait pas rentrer dans l’Europe. C’est truculent et subtil.

Et pour ceux qui en veulent encore, un petit texte de vulgarisation à l’humour grinçant, sur la démocratie, découvert sur Arte lui aussi.

Élection

“Il faudrait que nous ayons un système électoral juste, s’exclama Archiprime, l’élève d’Archipi, c’est-à-dire qui reflète au mieux les choix des électeurs.”

“Hélas, gémit le professeur Archipi, cela est impossible. Le résultat du vote dépend du système utilisé.
Voyons cela pour une élection pour la présidence de l’Union Européenne où nous avons cinq candidats, par exemple François, Esperanza, Marcello, Ute et John, et admettons que leurs électeurs se répartissent selon six possibilités : ainsi 7,2 millions d’électeurs placent en premier choix François, en second Marcello, en troisième John, en quatrième Esperanza et, enfin, en cinquième choix, Ute. 4,8 millions d’électeurs placent au premier rang Ute, en deuxième rang John etc., comme sur le tableau.

Notre premier système électoral, continua Archipi, est une élection à un tour : chaque électeur vote pour son premier choix. François est élu avec 7,2 millions de voix.
“Ce n’est pas un système juste, s’exclama Archiprime, car 14, 8 millions de personnes lui préféraient un autre candidat. François est élu par moins d’un tiers des votants.
“Alors, examinons le système électoral français actuel, continua Archipi, où François et Ute sont les deux candidats qui ont eu le plus de voix au premier tour. Alors les électeurs des quatre autres groupes votent, au second tour selon leur ordre de choix.

Comme les électeurs des quatre derniers groupes préfèrent Ute à François, la candidate allemande est élue avec l’écrasante majorité de 14,8 millions d’électeurs contre 7,2 pour le candidat français.
“Quel que soit le système électoral, avança Archiprime, le résultat sera toujours un de ces deux candidats, François ou Ute. Ce n’est pas si injuste”

Que nenni, lui répondit le professeur Archipi ! Prenons un système à plusieurs tours où, à chaque tour, on élimine le candidat qui a le moins de voix. Ce système correspond au dicton selon lequel les électeurs éliminent plus qu’ils ne choisissent. Au premier tour, John, qui n’obtient que 2, 4 millions de voix, est éliminé.
Au second tour, 1,6 million des voix de John se reportent sur Ute, leur second choix, et 0,8 million sur Esperanza. Aussi, Marcello est éliminé au second tour.
Les votes se reportent au tour suivant sur Esperanza, ce qui entraîne l’élimination de Ute.
Comme les électeurs de Ute préfèrent Esperanza à François, c’est la candidate espagnole qui est élue, avec 14,8 millions de voix.

“Et si nous utilisons le système du mathématicien Borda, demanda Archiprime, où chaque électeur attribue 5 points au premier choix, 4 au deuxième choix, 3 au troisième, etc.? Avec ce système à un tour, qui serait élu ?
” Faisons les comptes, répondit Archipi.
Le vainqueur est le candidat italien, qui obtient, en suivant les colonnes de gauche à droite, 76,4 millions de points.
(7,2 x 4) + (4,8 x 3) + (4 x 2) + (3,6 x 5) + (1,6 x 3) + (0,8 x 3) = 76,4 millions.
“C’est exact, j’ai fait les comptes pour les autres qui obtiennent moins de points. J’hallucine, s’écria Archiprime.
(Totaux pour les autres : 75,6 millions pour John; 64,8 millions pour Esperanza; 62,4 millions pour Ute; 50,8 millions pour François)

“Le seul candidat qui n’ait pas gagné avec un des quatre systèmes électoraux que nous venons d’examiner est John, le candidat anglais : nous allons le faire gagner avec un dernier système, le système de Condorcet. Dans celui-ci, nous opposons chaque candidat à tous les autres, et nous comptons celui qui a le plus de victoires.
John gagne contre Ute : elle obtient 7,2 + 3,6 + 1,6 + 0,8, soit 13,2 millions de voix, alors que Ute n’obtient que 4,8 + 4, soit 8,8 millions de voix. Et il gagne également contre tous ses autres opposants. Tu pourras le vérifier, Archiprime.

“Avec ces cinq systèmes électoraux qui semblent également justes, nous avons cinq résultats différents, continua Archipi. Ceux qui choisissent le système électoral déterminent l’heureux gagnant. C’est sur des considérations de cet ordre que Kenneth Arrow, prix Nobel d’économie en 1972, prouva qu’il n’y avait pas de système électoral qui soit juste. La démocratie parfaite est un rêve impossible.”

© Arte G.E.I.E
(Une version illustrée est disponible .)

5000 ans au centre du Monde

10 juillet 2007, posté par Yves

Mapsofwar fait des cartes animées bien foutues pour raconter l’Histoire en allant plus vite. Ça peut être dangereux, parce qu’on prend parfois trop de distance en regardant des guerres qui en réalité ont fait un poil plus de dégâts dans la vie de leurs contemporains que de juste changer une plage de pixels verts en une autre de pixels roses, mais ce recul permet aussi d’avoir une meilleure perspective et donc mieux comprendre, ou du moins mieux apprécier, les évènements. Et comme disait je ne sais plus qui (et je vous engage vivement à me ridiculiser dans les commentaires), celui qui ignore l’Histoire se condamne à la revivre, et c’est toujours intéressant de voir que les choses n’arrivent pas forcément pour la première fois, ni qu’elles sont immuables, par exemple.

Cette carte-ci est d’actualité. Et pour cause: elle l’a été depuis 5000 ans sans interruption. C’est la partie du monde qui génère le plus d’échauffements, et qui semble constamment changer de mains, sans arrêt depuis les Égyptiens. La vraie question ce n’est pas “qui a”, mais plutôt “qui n’a pas” contrôlé le Moyen-Orient, de l’Antiquité à nos jours…?

Classé dans géopolitique, Jérusalem, conflit, Moyen-Orient, Asie, histoire, armée, Palestine, guerre