PATHOLOGIES RELIGIONS

Posted in .....HISTOIRE...., ANTHROPOLOGIE, ESCHATOLOGIE RELIGIONS, ETHNOGRAPHIE ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, sociologie with tags , , , on mars 15, 2008 by rodolphepilaert63

« N‘importe quel simple apprenti historien serait obligé de constater que Jésus n‘est pas un personnage historique et qu‘il faut être aveugle pour considérer les Écritures comme des récits historiques. Cet aveuglement s‘appelle la foi. »
David Dupré « Le Monde » quotidien 07/04/1997 « Fumisterie pascale »

« La religion est une épidémie mentale qui conduit les gens à développer des concepts religieux assez semblables »
Pascal Boyer Directeur de recherche au CNRS, auteur de « Et l’homme créa les dieux »

« Désolé bergère, j’aime pas les moutons »
Jacques Brel

« S’il n’y a pas eu de patriarches, ni d’Exode, ni de conquête de Canaan – ni de monarchie unifiée et prospère sous David et Salomon -, devons-nous en conclure que l’Israël biblique tel que nous le décrivent les cinq livres de Moïse, et les livres de Josué, des Juges et de Samuel, n’a jamais existé? »
Israël Finkelstein (directeur de l’Institut d’archéologie de Tel-Aviv) auteur de « La Bible dévoilée »

« S’attacher aux religions est périlleux. C’est d’abord faire de soi un assassin en puissance et le pire de tous les assassins : Celui qui a la conscience tranquille » G. Messadié

« il est intellectuellement plus simple de croire que de réfléchir »

« Because of the theological motifs and presuppositions in the faith of the early church, however, it is difficult to write with certainty an authentic life of Jesus. »
« A cause des motifs théologiques et des présuppositions de l’Église des premiers temps, il est difficile d’écrire avec certitude une vie authentique de Jésus »
Encyclopædia Britannica

« L’éternité, c’est long, surtout vers la fin »

« Tout ce qui est manifestement absurde ou ridicule dans la bible est à prendre au second degré. Tout le reste est vérité absolue et révélée »

(1) Si la Bible avait été inventée par des menteurs, alors elle serait parfaite et sans faille ni incohérences apparentes, pour faire croire que c’est la parole de Dieu.
(2) Mais la Bible EST incohérente, erronée, et parfaitement ridicule en de nombreux endroits.
(3) Donc la Bible n’est PAS la création de menteurs.
(4) Elle est donc la parole de Dieu.
(5) Donc Dieu existe. Amen


Il y a un peu moins de 2000 ans, une des innombrables sectes monothéistes basée sur la venue d’un Messie a progressivement mis en place un gros mensonge dont l’efficacité la propulsera au premier rang de l’histoire des sectes. Les nazaréens qui croyaient en la venue d’un Messie intemporel : Jésus Christ (Jezeus Krishna), ont construit l’histoire d’un personnage historique : Jésus de Nazareth. En puisant dans le fond commun des légendes, de l’histoire des dieux comme Horus ou Mithra, les rédacteurs protochrétiens ont monté la naissance, les miracles, les paraboles, la crucifixion puis la résurrection de Jésus. Cette histoire s’avèrera un puissant moyen de conversion : l’Église chrétienne prendra le pouvoir dans tout l’empire romain, abolira la liberté de religion, maintiendra le peuple dans l’ignorance et amoncellera des montagnes de cadavres.

Le christianisme est en perte de vitesse mais, encore aujourd’hui, dénoncer le gros mensonge sur lequel toute cette religion est bâtie reste un tabou.


-1500 Les égyptiens Inventent le monothéisme: le baptême, la communion avec le pain et le vin, le sauveur (Kirios) qui ressuscite et transmet la vie éternelle aux hommes
-630 l’Ancien Testament est rédigé: une compilation et un mélange de nombreuses légendes anciennes: genèse, déluge, Abraham, Isaac, Moïse… pour ressouder le peuple
-350 Alexandre le Grand + Grecs = religions à mystères: les gouvernements comprirent vite l’intérêt d’un système qui visait à convaincre les masses populaires de supporter le poids de la dictature impérialiste en promettant aux classes sociales insatisfaites une récompense après la mort si seulement elles avaient supporté avec humilité et résignation les injustices sociales.
-160 Secte des Esséniens Messie, crucifixion, rédemption, venue du royaume, fin des temps proches, Saint-Esprit, miracles, nazaréens
-65 Le Maître de justice des Esséniens a 12 disciples, il est le Messie descend de Dieu, persécuté et torturé
-4 Mort d’Hérode le roi des juifs (censé régner à la naissance de JC, Matthieu 2-1)
+1 Naissance officielle de JC sous le règne d’Hérode et de Quirinius. (Date de naissance fixée par Denys le Petit en 532)
+6 Quirinius gouverneur, entre en fonction (censé gouverner à la naissance de JC, Luc 2-2)
+33 Mort officielle de JC et résurrection
+55 Lettres de Paul Thessaloniciens, Corinthiens, Philippins, Galates, Romains, Philippins : Un Christ cosmique et surnaturel. Paul n’a jamais entendu parler de Jésus de Nazareth (il parle d’un Jésus Christ mythique, éthéré). Comme d’ailleurs aucun des nombreux historiens contemporains.
+68 Manuscrits de Qumran Ou manuscrits de la Mer Morte qui ne citent pas Jésus de Nazareth
+95 Livre d’Apocalypse Qui ne cite pas Jésus de Nazareth
+165 Evangiles Début de rédaction : Matthieu, Marc, Jean, Luc
+312 Eusèbe de Césarée faussaire de génie, achève la rédaction définitive des évangiles, combat les hérétiques et maintient la population à 98% analphabète dans l’ignorance
+367 Athanase L’évêque d’Alexandrie dresse la liste des titres destinés à former le Nouveau Testament parmi les soixante-dix évangiles existants
IVe Codex Vaticanus Jésus naît le jour de la naissance du Dieu Mithra le 25 décembre
VIe Rois mages Invention de Gaspard, Melchior et Balthazar. Jésus naît en l’an 1
+1090 Les croisés cherchent, en vain, le village de Nazareth
+1231 L’inquisition est établie par le pape Grégoire IX
+1234 L’étoile jaune pour les juifs récupérée des arabes pour les chrétiens
XIIIe Nazareth est fondé par les croisés
+1520 Le pape Léon X déclare « On sait de temps immémorial combien cette fable de Jésus-Christ a été profitable à nous et à nos proches. »
+1548 Le pape Paul III déclare « N’ayant pu découvrir aucune preuve de la réalité historique de Jésus-Christ de la légende chrétienne j’étais dans l’obligation de conclure à un dieu solaire mythique de plus. »

(Les sources sont citées dans les pages « histoire de la chrétienté »)


L’empire romain qui garantissait la liberté des cultes a vu l’essor d’une civilisation florissante. Les femmes romaines vivaient dans une liberté comparable aux femmes occidentales actuelles ce qui n’était pas si mal à l’époque. L’avènement du christianisme, a plongé l’occident dans l’obscurantisme pendant des siècles et la condition de vie du peuple a reculé d’une manière spectaculaire. Plus tard, en France, la Révolution et l’arrivée des sciences ont énormément diminué le pouvoir et l’influence des religions et la civilisation a profité d’un renouveau intellectuel et de l’amélioration des conditions de vie populaires. Aujourd’hui, partout où la religion se développe; comme l’Islam au Moyen-Orient, en Indonésie et en Afrique, les guerres, le fondamentalisme et le terrorisme prolifèrent, le peuple replonge dans l’obscurantisme et la misère, et la femme sert d’esclave. Ainsi le développement de ces religions a toujours coïncidé, dans l’histoire, avec la détérioration des conditions de vie du peuple.En 2000 ans d’existence, les religions en général et le christianisme en particulier ont démontré qu’ils n’ont pas su résoudre les problèmes de l’humanité, toutes les prédictions promises ont échoué, l’affairisme, le népotisme ont gangrené le système qui a toujours cautionné les régimes totalitaires comme le fascisme. Ceux que la religion a permis de sauver de la mort sont bien peu face aux innombrables victimes de ces mêmes religions : Croisades, guerres de religion, inquisition.La religion pose beaucoup plus de problèmes à l’humanité qu’elle n’en résout.


Dans ces quelques pages, nous n’essayons pas de démontrer la non-existence de Dieu. Nous montrons que la base même de l’Église chrétienne : Jésus Christ, repose sur un énorme mensonge et que les chrétiens ont beaucoup fait contre les hommes : tortures, persécutions, analphabétisme….


Il n’y a pas si longtemps, personne ne doutait de l’existence historique d’Adam et Ève. Depuis quelques années, plus personne de sérieux ne croit à la réalité historique de ces personnages. « Hier » les archéologues ont démontré qu’Abraham et Moïse n’avaient pas de réalité historique. Aujourd’hui certains chercheurs chrétiens se posent des questions quant à la réalité historique de Jésus Christ. Qu’en sera-t-il demain ?


PS: Nous ne sommes ni chrétiens, ni catholiques, ni protestants, ni orthodoxes, ni juifs, ni musulmans, ni raëliens, scientologues, témoins de Jéhovah… ou membres d’une Église, secte ou organisation quelle qu’elle soit

Ils ont écrit

 


(titres classés par ordre alphabétique)

Propser Alfaric, ancien prêtre, licencié et docteur es philosophie  à une conférence en 1932::
« Quand J’ai entendu parler pour la première fois de gens qui soutenaient que Jésus n’a peut-être vécu que dans l’imagination des croyants, je n’ai vu là qu’une de ces extravagances auxquelles l’abus de la critique peut quelquefois conduire. L’idée me semblait folle. Quand je l’ai étudié de près, je ne l’ai plus trouvé tellement absurde. J’ai dû convenir qu’elle offrait quelque apparence de vérité. J’en suis bientôt venu à reconnaître qu’elle offrait bien plus de vraisemblance que la thèse contraire. »

« Amerigo » Stephan Zweig {Le livre de poche}:
p9: An 1000: Un sommeil lourd, accablant s’est abattu sur l’Occident. Les yeux sont trop las pour s’ouvrir et regarder autour d’eux, les sens trop épuisés pour exercer leur curiosité. L’esprit de l’humanité est paralysé comme par l’effet d’une maladie mortelle, elle ne veut plus rien savoir du monde qui est le sien. Plus étrange encore: ce qu’elle savait auparavant, elle l’a, de manière incompréhensible, oublié. On a désappris à lire, à écrire, à compter, même les rois et les empereurs d’Occident ne sont plus en mesure d’apposer leur propre nom au bas d’un parchemin. Les sciences se sont figées, momifiées par la théologie.

« Au cœur des mythologies » Jacques Lacarrière {Félin}:
p18: Les grands thèmes de la Genèse, par exemple: la création du monde par Yahvé et le Déluge, sont empruntés à des conceptions mésopotamiennes et sumériennes.

p34: Il est frappant de voir que le Livre de Job utilise presque littéralement les termes du Poème de la Création décrivant le combat de Mardouk contre Kingou. Kingou, lui aussi, vacille sur ses jambes à la vue de Mardouk. De telles analogies ne peuvent être le fait du hasard et l’on devine ici, chez ces peuples qui vécurent  sur les mêmes terres, sur les mêmes lieux brûlés par le soleil et qui eurent en commun une même tradition concernant le Déluge, la permanence de visions identiques, sensible jusqu’au moindre détail. Le psaume LXXIV le confirme de façon étonnante: Yahvé y brise le crâne de Léviathan, exactement comme Mardouk a fendu celui de Tiamat.

p42: Les récits de la Genèse procèdent en fait de plusieurs sources différentes. La première, dite source sacerdotale, est la plus tardive. Elle est à l’origine du premier récit de la création qui dut être rédigé vers le VIe siècle avant JC.

p153: Le texte le plus connu et le plus important sur le rôle néfaste joué par le serpent est évidemment celui de la Bible. Mais la Bible, une fois encore, n’a fait qu’emprunter ce thème à des sources antérieures. La plus ancienne est la plus complète des légendes akkadiennes qui nous soit parvenues – L’Épopée de Gilgamesh-, dont la version sumérienne date du second millénaire avant JC, relate en effet un épisode crucial où le serpent joue un rôle essentiel, épisode qui aidera à comprendre les sources et la genèse du récit biblique.

p170: Le récit biblique de la Genèse a pris sa source dans le récit mésopotamien (figurant dans la tablette XI de l’Épopée de Gilgamesh), ce dernier étant nettement la copie « revue et corrigée » du récit sumérien de Nippur.

p174: Le récit biblique du Déluge est fort connu mais il est intéressant de le relire après les textes sumérien et akkadien car on saisit mieux la filiation indiscutable qui relie la version de la Genèse à ses modèles antérieurs.

p259: Anubis entreprit les funérailles d’Osiris. Il rassembla d’abord les morceaux épars de son corps, enveloppa le cadavre reconstitué avec des bandelettes et l’enveloppa. Alors Isis se pencha sur lui, s’agenouilla à son chevet et battit des ailes au-dessus de son époux. Et la vie revient lentement dans le corps d’Osiris , il ouvrit les yeux , il bougea la tête, Il reconnut Isis. Celle-ci s’empressa de s’étendre sur lui, et elle fut enceinte aussitôt de la semence du dieu ressuscité.

« Corpus Christi » Arte:
L’image du Christ en croix est universellement connue mais sommes-nous au moins certains de connaître le déroulement du supplice lui-même : clouait-on les condamnés ou les liait-on à la croix ; quelle était la forme de la croix ; où était situé le lieu d’exécution…?

Les chrétiens n‘ont-ils pas accaparé Jean Le Baptiste pour en faire a posteriori le personnage du « précurseur » ?

Selon les évangiles, d’autres Juifs sont arrêtés en même temps que Jésus. Deux d’entre eux sont crucifiés, un troisième est libéré, Barabbas. Pourquoi la foule le préfère-t-elle à Jésus lorsque le gouverneur romain propose de gracier un prisonnier ? Pour agir ainsi, Pilate invoque une coutume qui n‘est attestée que dans les évangiles, mais par aucun historien de l‘antiquité…

Le « titulus », c’est-à-dire l’inscription placée sur la croix et portant la mention « Jésus le Nazôréen, roi des Juifs » serait-il l’écrit le plus ancien se rapportant à l’histoire de Jésus ? Le seul qui daterait de son vivant? Nazôréen veut-il dire originaire de Nazareth ? Comment expliquer alors qu’il n’y ait aucune trace archéologique de Nazareth avant la fin du IIème siècle ?

La date de la mort de Jésus aurait-elle pu être choisie pour investir la pâque juive ? Pour des raisons d‘abord théologiques ?

Lorsqu’on pose aux pères dominicains de l’École Biblique et archéologique de Jérusalem la question :
– Sur un plan historique quels lieux pouvons-nous filmer pour situer les faits relatés dans les évangiles ?
Ils répondent en souriant :
– Les marches du Temple, le mont des Oliviers et la source où s’arrêtaient tous les voyageurs entre la Galilée et la Judée…
Rien d’autre. Ce que l’on nomme « les lieux saints » sont des lieux attachés à l’histoire des pèlerinages ; c’est à dire au mieux vers le Vème siècle…
La « via dolorosa » (le chemin de croix), par exemple, est clairement datée du XIIème siècle, le « Golgotha » est encore très largement discuté, le « Calvaire Gordon » propose d’ailleurs un site concurrent « découvert » par les anglicans au XIXème siècle, il n’y a pas de traces archéologiques de Nazareth avant la fin du IIème siècle etc..

Quant aux « reliques » (de la « Vraie Croix », aux clous, en passant par le « titulus » ou « le suaire de Turin ») elles datent toutes du Moyen-age (XIIIème et XIVème siècle).

« Dictionnaire de théologie » abbé Bergier:
Les hommes vraiment savants en matière d’exégèse, et surtout sincères, reconnaissent que le texte du Nouveau Testament n’a pas été *fixé* avant la
fin du sixième siècle.

« Encyclopoedia Britannica »:
« Because of the theological motifs and presuppositions in the faith of the early church, however, it is difficult to write with certainty an authentic life of Jesus. »
« A cause des motifs théologiques et des présuppositions de l’Église des premiers temps, il est difficile d’écrire avec certitude une vie authentique de Jésus »

« Et l’homme créa les dieux » Pascal Boyer directeur de recherches au CNRS {Robert Laffont}:
p26: Il n’est pas du tout évident que le surnaturel rende le monde « plus confortable ». Bien au contraire: un monde religieux est souvent plus terrifiant qu’un monde sans religion. Le philosophe chrétien Kierkegaard a décrit dans des livres intitulés Le Concept de l’angoisse et Crainte et tremblement la véritable teneur de la révélation chrétienne.

p51: Expliquer la religion, c’est expliquer un type particulier d’épidémie mentale qui conduit les gens à développer (à partir d’informations variables) des idées et des concepts religieux assez semblables.

p259: Pourquoi les gens se réunissent-ils dans des bâtiments spéciaux, où ils écoutent le récit de tortures très anciennes et font semblant de manger la chair d’un dieu?

p316:  En Occident, le débat opposant science et religion a pris un tour spécial parce que la religion n’est pas seulement doctrinale mais monopoliste, et qu’elle a commis l’erreur fatale de se mêler des faits empiriques. Elle nous a ainsi gratifiés d’une longue liste d’affirmations précises, officielles et indiscutables sur le cosmos et la biologie, garanties par la Révélation et que nous savons être fausses. Chaque fois que l’Eglise a proposé sa propre description  de ce qui se passe dans le monde et que la science a proposé une solution de rechange sur le même sujet, cette dernière était la meilleure. L’Église a perdu toutes ces batailles, et de façon définitive. 

« Jésus en son temps » Daniel Rops:
A s’en tenir aux documents romains seuls, il n’est pas rigoureusement démontrable que le Christ a bien existé.

H. Raschke: L’existence historique de Jésus n’a pas besoin d’être niée parce qu’à vrai dire, elle n’a jamais été affirmée.

Prosper Alfaric: Jésus est un mythe analogue à Osiris, Adonis, Attis, Mithra, Hermès et Apollon.


Albert Schweitzer:
Le Jésus de Nazareth qui se présente publiquement comme le Messie, qui prêcha l’éthique du royaume de Dieu, qui fonda le royaume du Ciel sur la Terre et mourut pour donner à son oeuvre sa consécration finale, n’a jamais existé. 

« La Bible dévoilée » Israël Finkelstein directeur de l’institut d’archéologie de l’université de Tel Aviv {Bayard}:
p16: Pour autant l’archéologie n’a pas démontré, loin s’en faut, que la chronique biblique est véridique dans tous ses détails. Il est aujourd’hui évident qu’un grand nombre d’évènements de l’histoire biblique ne se sont pas déroulés ni au lieu indiqué ni de la manière dont ils sont rapportés. Bien plus: certains des épisodes les plus célèbres de la Bible n’ont tout simplement jamais eu lieu.

p51: Les récits bibliques se rangeraient donc parmi les mythologies nationales, et n’auraient pas plus de fondement historique que la saga homérique d’Ulysse, ou celle d’Énée, le fondateur de Rome, chantée par Virgile.

p76: Comme nous le verrons dans un prochain chapitre, les Israélites ne commenceront à émerger graduellement comme un groupe distinctif de la région de Canaan qu’à partir de la fin du XIIIe siècle av. J.C.  Il n’existe aucune preuve archéologique de présence israélite en Égypte antérieure à cette époque.

p78: La frontière entre Canaan et l’Égypte était donc étroitement contrôlée. Si une horde d’Israélites en fuite avait traversé les frontières fortifiées du territoire pharaonique, on en aurait retrouvé une trace écrite. Or, dans les documents égyptiens surabondants qui décrivent l’époque du Nouvel Empire, en général, et celle du XIIIe siècle en particulier, on ne trouve pas la moindre référence aux Israélites, pas même une suggestion.

p150: S’il n’y a pas eu de patriarches, ni d’Exode, ni de conquête de Canaan – ni de monarchie unifiée et prospère sous David et Salomon -, devons-nous en conclure que l’Israël biblique tel que nous le décrivent les cinq livres de Moïse, et les livres de Josué, des Juges et de Samuel, n’a jamais existé?

« Le monde de la bible » périodique novembre-décembre 1997 {Bayard Presse}:
p56: A propos des manuscrits de Qumran: « Nous devons loyalement reconnaître que nous ne possédons pas encore un fragment de texte de témoins oculaire de Jésus » abbé Émile Puech, directeur de recherche au CNRS

« Le Monde » quotidien 07/04/1997 « Fumisterie pascale » David Dupré:
N‘importe quel simple apprenti historien serait obligé de constater que Jésus n‘est pas un personnage historique et qu‘il faut être aveugle pour considérer les Écritures comme des récits historiques. Cet aveuglement s‘appelle la foi.

« Le Monde » quotidien 13/04/1997 « Un  beau mythe consolateur » Michel Gacon:
Qu’il fut Dieu fait homme relève de la foi. Par contre, qu’il fut peut être un « homme fait mythe » est acceptable par tous, car de nombreux « messies » prêchaient en ces mêmes lieux et temps. Jésus est celui que les médias du moment ont retenu. Et le christianisme, une secte qui a réussi à évangéliser le monde entier. Mais, en l’absence de preuves inébranlables, il est tout aussi plausible, à l’inverse, de croire qu’il fut un « mythe fait homme », c’est-à-dire un homme inventé et construit peu à peu par l’imaginaire collectif de l’époque, puis que l’imagination de chacun, baignant dans une même culture, a fait vivre jusqu’à nos jours.

« Le Point » 18/04/03 – N°1596; « Dans les pas d’un galiléen »
Nazareth: Il n’y a pas de fortifications, pas de synagogue, pas de bâtiment public. Aucune trace d’une maison du Ier siècle n’a été retrouvée par les archéologues franciscains qui fouillent le site depuis la fin des années 60. Il n’existe pas, non plus, la moindre mention écrite de Nazareth sur quelque document que ce soit datant du Ier siècle.

L’université populaire de Caen sur France culture: Michel Onfray
26/07/2004: L’invention de Jésus (écouter l’émission):  Jésus n’a pas existé historiquement, il a existé comme un personnage conceptuel: la fabrication d’un individu qui permet de soutenir un discours. Jésus est une création du christianisme. Il n’y a pas de preuves que Jésus ait existé à l’époque même de Jésus. Il n’y a a aucune preuve historique, aucun texte, il y a des textes où il est question de Jésus mais ce sont des textes qui ont été falsifiés. Il n’y a pas de preuves archéologiques. A l’époque de Jésus, pullulent des prophètes qui annoncent l’apocalypse pour demain. C’est la réaction des gens démunis face à l’occupation militaire romaine. Le nom « Jésus » veut dire « Dieu sauve, a sauvé et sauvera »: l’histoire est écrite. Qui est l’auteur de Jésus? Le premier, c’est Marc qui écrit vers +70 donc il n’a pas connu Jésus comme d’ailleurs Matthieu, Jean et Luc qui reprendront l’histoire de Marc, en faisant quelques erreurs. Le texte est fait pour convertir: remplacer les anciens dieux païens auprès des gens du peuple. Pour convertir, il faut présenter un individu singulier capable de choses extraordinaires: Jésus (comme Platon d’après Diogénère) est né d’une vierge. L’archange Gabriel et l’annonce à Marie est également à peu près identique à l’histoire de Platon. Jésus est fils de dieu comme Pythagore. Jésus ressuscite les morts comme Empédocle…  L’histoire de Pierre est recopiée de celle de Métrodore avec Epicure. Jésus meurt pour ses idées comme Socrate. Le merveilleux ignore l’histoire. Le nouveau Testament se moque du vraisemblable: il est conçu pour convertir les gens simples. Au IVe siècle, l’Eglise a trié les nombreux évangiles existants: d’un coté les quatre évangiles synoptiques que tout le monde connaît qui sont considérés comme révélés et de l’autre les évangiles apocryphes, comme celui de Thomas qui sont rejetés qui décrivent un Jésus végétarien, un Jésus qui ressuscite un coq cuit dans un banquet, un Jésus qui étrangle les petits oiseaux pour les ressusciter, qui dirige les ruisseaux avec la voix, qui rit aux éclats… Des exemples de contradictions dans les évangiles synoptiques: le titulus: le texte sur la croix: chez Jean, le titulus est sur la croix, chez Luc il est autour du cou. Chez Jean, Jésus porte seul sa croix, dans les trois autres, il est aidé par Simon. Après sa mort il apparaît tantôt à une seule personne, tantôt à plusieurs. Des exemples d’invraisemblances: Nazareth est une ville qui n’existe pas au moment où Jésus est censé naître. Jésus parle à Ponce Pilate pourtant Jésus parle araméen et ne connaît pas le latin et Ponce Pilate ne connaissait pas le latin de même le statut social de Ponce Pilate ne lui permettait pas d’interroger Jésus. Les évangiles disent que Ponce Pilate est Procurateur. Problème: Ponce Pilate était préfet de Judée mais le titre de procurateur n’apparaît qu’en +50 et n’existait pas du temps de Jésus mais c’est celui qui était utilisé au moment de la rédaction des évangiles: un exemple typique de la rédaction d’un faux! Ponce Pilate est présenté comme doux et affable: il était pourtant connu des historiens comme un personnage cruel et despotique mais les évangiles ont été écrits pour plaire au pouvoir romain. Pour ça, les évangiles considèrent donc que les juifs sont responsables de la mort de Jésus: c’est la naissance de l’antisémitisme. La crucifixion était réservée à ceux qui mettait l’état romain en péril, ce qui n’était pas le cas de Jésus qui aurait du être lapidé. Les crucifiés étaient abandonnés sur la croix aux chiens et ne pouvaient donc pas aller au tombeau. Le cadavre de Jésus a été embaumé d’après Jean, une tradition qui n’existait pas en Galilée mais l’évangile de Jean a sans doute été écrit en Egypte. Les contradictions et les invraisemblances des évangiles sont considérables et montrent que Jésus a été inventé. L’Eglise a donc  interdit pendant des siècles l’étude historique de la Bible.

« Pélerin » N°6421 22 décembre 2005, La Rédaction de Prions en Eglise Junior
p11: Pourquoi fête-t-on Noël le 25 décembre?

L’Evangile n’indique pas le jour exact de la naissance de Jésus. Et les premiers chrétiens ne se souciaient pas trop de la date! D’ailleurs les chrétiens d’Orient fêtent plutôt la naissance du Christ début janvier. Chez nous, le choix du 25 décembre date du IVe siècle. Bien avant cette époque et même avant Jésus, on faisait la fête fin décembre quand les jours rallongeaient après les longues nuits d’hiver car on était très soulagés de voir que le soleil ne s’était pas éteint! Les Romains des campagnes honoraient Saturne, le dieu païen des cultures, ils s’échangeaient déjà des cadeaux. A Rome, on célébraient le « Dieu Soleil qui renaît sans être vaincu ». En voyant cela, les chrétiens se sont dits que le Christ ressuscité donne plus de lumière que le soleil levant. Et lui non plus n’est pas vaincu, même pas par la mort. Alors ils ont pensé que sa naissance nécessiterait aussi une grande célébration à la même période. C’est ce que décide l’empereur Constantin, devenu chrétien en 312. Depuis, le 25 décembre, c’est la fête de la nativité. 

« Pélerin » N°6421 22 décembre 2005, P. Christian Delorme, prêtre à Lyon
p11: Combien de bougies pour Jésus?

Si Noël est le jour de Jésus, combien de bougies doit-on souffler pour son anniversaire? questionne un enfant du catéchisme à l’esprit perspicace. La maman qui anime ce groupe se trouve soudain dans l’embarras. Car on ne connaît pas la date de naissance de Jésus de Nazareth. Tout au plus a-t-on conservé le souvenir que Jésus était né après le recensement de Quiriius, alors que Archélaus régnait depuis peu en Judée soit – estiment les historiens – entre 7 et 4 avant ce qui est devenu l’ère chrétienne. Dans les premiers temps de l’Eglise, au demeurant, on ne fêtait pas la nativité de Jésus: seule la résurrection du christ semblait pouvoir être célébrée joyeusement. Il faudra attendre l’adhésion de l’empereur Constantin au christianisme, pour que l’on commence à faire une mémoire solennelle de cette naissance. C’est depuis l’an 708 de Rome (vers 50 Avant Jésus Christ) qu’un certain Jules César avait fait adopter un calendrier solaire ( le calendrier Julien, base de notre calendrier actuel) où le jour le plus court de l’année dans l’hémisphère occidental, celui du solstice d’hiver, avait été situé erronément (car c’est en réalité le 21) le 25 décembre. Sous l’influence d’une religion d’origine persane, les empereurs romains célébraient ce jour-là, leur propre gloire et leur propre « divinité ». ils se voulaient les fils du « soleil invaincu ». L’empire romain devenant chrétien, le jour de la naissance du « soleil invaincu » (Die Natalis Solis Invincti) est devenu celui de la célébration de la nativité de Jésus « soleil pour le nations ». Un peu plus tard, en 532, un moine, Denys le petit, se préocupe de faire naître « l’ère chrétienne » ou « l’ère de la nativité ». Il plaça la naissance de Jésus le 25 décembre de l’année 754 après la fondation de Rome. Depuis cette époque, nous nous repérons selon un calendrier qui débute à partir de l’année supposée de la naissance de Jésus, voici plus de 2000 ans.

« Ramsès II » Christiane Desroches Noblecourt {Le livre de Poche}
p250: Faut-il situer à cette époque – Le règne de Ramsès – l’origine de l’Exode, et surtout tel que la bible en fait état, comme un évènement réellement historique, donc vécu? Rien de précis dans les textes égyptiens, pourtant des plus nombreux à avoir survécu depuis les temps d’Ousermâtrê Sétepenrê, ne nous y autorise.

p251: Il n’existe en fait aucun évènement rapporté par les documents égyptiens qui fasse allusion à un départ – ou à une expulsion – d’étrangers hors du pays à cette époque

p252: L’historien K.A . Kitchen, qui est bien placé pour affirmer que L’exode biblique ne trouve aucun écho dans les fières inscriptions de Ramsès.

P253: Quand à D: Redford, il en est même arrivé à penser que les « historiographes bibliques » ne connaissaient pas très bien l’histoire en général, et particulièrement la façon dont les Égyptiens gouvernaient la Palestine. Il estime que la légende de l’Exode ne reflète pas la situation de Égypte des XVIIIe et XIXe dynasties mais bien plutôt la période de la XVIe dynastie – le rédacteur étant, selon lui, familier de la topographie du delta durant cette dynastie et le début de la période perse. Sa conclusion est qu’il ne faut, en tout cas, accepter que les grandes lignes du récit , dont la rédaction est tardive.

Régis Debray (Dans « le nouvel Observateur N° 2064):
Évidemment que le christianisme est à l’origine du Christ et non l’inverse, (…). Faut-il rappeler que saint Paul prétendu fondateur, ignorait le dogme de la trinité, et attendait le retour du Christ de son vivant ?

« Vie de Jésus » Ernest Renan {Folio}:
p44: Je l’ai dit et je le répète: si l’on s’astreignait, en écrivant la vie de Jésus, à n’avancer que des choses certaines, il faudrait se borner à quelques lignes.
Note: le livre « Vie de Jésus » fait plus de 500 pages (folio)…

Comment la Palestine est devenue la terre d’Israël

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WHO DOES ISRAEL REALLY BELONG TO?

Carlos Latuff
The Jewish (zionists) claim that Israel belongs to them based on the Bibical claim that God promised the land to Abraham and his descendants.
The Palestinians claim it belongs to them by the simple fact of their continuous residence repeated through birth and possession going back to the earliest Canaanites and even those people living there before recorded history.
These arguments have been heard throughout recent history, with more support given to the Jewish claim through the efforts of the Lobby in the States and constant support from most of the western governments. The Palestinians do not have a Lobby on their side, they rely on fairness in the press to present their side of the ’story’. This does not happen often, but there is a growing number of resources that do present their views and in many cases support them as well. CounterPunch has been constant in this since its inception in 1994.
The following is the latest example of the support I speak of….

Partition and Theft
How Palestine Became Israel’s Land
By SONJA KARKAR

For Palestinians, theirs is not the land of conquest, but the land of their roots going back to time immemorial. Such a lineage does not rely on a biblical promise like the Jewish claim that God promised the land to Abraham and his descendants, and is therefore, the historical site of the Jewish kingdom of Israel. It belongs to the people of Palestine by the simple fact of their continuous residence repeated through birth and possession going back to the earliest Canaanites and even those people living there before recorded history. They were there when the Israelites invaded the land, occupied it, and held it intermittently as wave after wave of other conquerors came and went, and they were still there when the Romans put an end to Jewish Palestine by destroying Jerusalem in 135AD. If a religious basis is sought, then the Palestinians can lay claim to being the descendants of Abraham’s son Ishmael who is regarded the forefather of the Arabs. But actually, Palestinian rights are enshrined in the universally accepted principle that land belongs to its indigenous inhabitants. Thus, the modern day struggle for this land by European Jewish immigrants who have no connection with Palestine other than through their religion is a colonial enterprise that seeks sovereignty for an “external Jewish population” to the exclusion of the indigenous Palestinians who, regardless of faith–Jewish, Christian or Muslim–have lived together for centuries.

Although eager to accept the UN Partition Plan of 1947 which recommended that 56% of the land be set aside for a Jewish State, 42% for an Arab state and 2% for an internationalised Jerusalem and its surrounds, the world has not said a word about the land that was seized by Zionist terrorists before the State of Israel was proclaimed on 14 May 1948. Through a series of shocking massacres, the territory assigned to the Jews suddenly became 77% resulting in more than 750,000 Palestinians being forcibly expelled and dispossessed of their homes, personal property and their homeland. The Jewish State then came into being without waiting for the United Nations Commission – prescribed in the Partition resolution – to hand authority progressively over to the Jewish and Arab leaders for their respective states.

And after the 1948 war, Israel declared Jerusalem its capital in contravention of its internationally-recognised status of corpus separatum–a status that is still recognised. Effectively, the new state of Israel was not only created in violation of, it continued to violate, the very resolution which Israelis now look to as giving them sovereignty. The Arab state imposed by the UN Partition Plan without consultation and in contradiction to the UN charter – which should have upheld the majority indigenous Palestinians’ right to self-determination – has since been deliberately and methodically whittled away by Israel, leaving nothing but isolated non-contiguous parcels of land to some 4 million Palestinians.

Around 170,000 Palestinians remained in what became Israel, the largest number of whom resided in the Galilee area, originally a designated part of the Arab state under the Partition Plan. These Palestinians also became the victims of Israel’s land grab policy. Over 438,000 acres, which was more than the total Jewish land holdings at the time, were confiscated and a further 400,000 acres were marked for confiscation. After Israel won the 1967 war, the total territory of Palestine came under Israel’s rule. It annexed East Jerusalem, despite the Holy City’s internationally recognised status and began implementing its Jewish settlement program with a vengeance. The Palestinians in Israel were increasingly aware of their precarious position politically and declared a national strike, known as “Land Day” on 30 March 1976 against Israel’s continuing ruthless land expropriation. An affinity was quickly felt between Palestinians everywhere and “Land Day” was adopted as a sort of national Palestinian day which is commemorated by Palestinians and their supporters around the world each year. This awakening of national consciousness had an unequivocal political message: end the occupation and allow self-determination of the Palestinians in a sovereign state living in peace side by side with Israel.

Thirty-one years later, the message is till resonating, but the Palestinians are further away from seeing a solution than ever before. Daily, Israel is taking a bit of land here and a bit of land there, to make all of Palestine “Israel’s Land”. The problem then will be, what to do with 5 million Palestinians with no land? There are only a few possible, but criminal solutions – transfer, collective imprisonment, apartheid, and/or ethnic cleansing. Alternatively, Israel can disengage from the West Bank to the 1967 borders or agree on a single, democratic state for all. Without a just solution, the struggle for Palestine’s land will continue.

Sonja Karkar is the founder and president of Women for Palestine in Melbourne, Australia.

EYE ON THE MEDIA~~ BE PATIENT PALESTINIANS, OLMERT SAYS PEACE MAY BE POSSIBLE IN FIVE (5) YEARS…….

(Ben Heine © Cartoons)
In 2006 six hundred and sixty (660)were killed. The total figure was 683 of whom 660 were Palestinians. Of the 660 Palestinians, 141 were minors. 23 Israelis, including one minor, were killed in the same period of time.
So five more years would only be another 3,300 more dead.
Does Olmert really believe an entire nation is as stupid as he is? FIVE MORE YEARS OF MURDER???? NO WAY!!!!!
PALESTINE DEMANDS PEACE NOW!!
ISRAEL NEEDS PEACE NOW!!
NO MORE MURDERS….. NO MORE WAITING… PEACE NOW!
صلح Pax سلام שלום Pace Hasîtî Barış 和平 Мир Peace Mir Friede Paix
The following is from today’s Guardian….
Olmert says peace deal possible within five years

Rory McCarthy in Jerusalem
Saturday March 31, 2007
The Guardian

Israel’s prime minister, Ehud Olmert, yesterday cautiously welcomed the renewed Arab peace initiative and said it would be possible to reach a peace agreement with the Palestinians within five years.
But in a series of interviews published yesterday in the Israeli press Mr Olmert also said there would be no negotiation over the question of refugees and that, for now, he would not discuss the key issues of a future agreement in his talks with the Palestinian president, Mahmoud Abbas.

Mr Olmert told the left-leaning Haiaretz newspaper that there had been a “revolutionary change in outlook” among Arab states. He said: “I believe that in the next five years it is possible to arrive at a comprehensive peace agreement with the Arab states and the Palestinians.”

In a landmark summit on Thursday in Riyadh, Arab leaders relaunched a peace initiative first tried five years ago and called for a “just and comprehensive peace” in the Middle East. It would include a Palestinian state in land occupied by Israel in 1967 and a “just solution” for the 4 million Palestinian refugees.

But, in an interview with the Jerusalem Post, Mr Olmert insisted there would be no concessions over refugees. “I will not agree to accept any kind of Israeli responsibility for the refugees. Full stop,” he said. No refugees would be allowed to return to their family land in what is now Israel, he said. “Any refugee coming to Israel. Full stop. Out of the question. I’ll never accept a solution that is based on their return to Israel, any number.”

Mr Olmert suggested the initiative proposed by the Saudi government might be the basis for future talks. But he told Haiaretz: “I do not agree with every detail; it’s not that I accept the initiative and tomorrow we will be ready to sit down and sign an agreement. There are interesting ideas there and we are ready to hold discussions and hear from the Saudis about their approach and to tell them about ours.”

Mr Olmert was critical of Mr Abbas, the Palestinian president, and made clear that, for now, they would meet regularly but would not talk about major issues such as the borders of a future Palestinian state, the future of Jerusalem and the question of refugees.

Of the Palestinians, Mr Olmert told Haiaretz: “How can you believe them when they don’t fulfil anything? If they don’t transform themselves, don’t fight terrorism and don’t fulfil any of their other commitments, they will continue to live in never-ending chaos.”

In an interview with Time magazine, Mr Olmert called the Palestinian prime minister, Ismail Haniyeh, a “terrorist” and accused him of personally transferring more than $1m (£508,000) to militants to carry out attacks against Israel. Mr Olmert said the funds came from outside the Palestinian territories and were transferred to one of Hamas’s armed wings for the “explicit purpose of carrying out terrorist actions”.

A NATION TAKEN FOR FOOLS


April Fools’ Day traditionally lasts only one day, but unfortunately it has lasted over six years in the United States…
THIS clip demonstrates the polices of the present Administration in a humourous way that I thought appropriate for the day…

LET AMERICA BE AMERICA AGAIN

(Ben Heine © Cartoons)

There is hope on the horizon for a better future…. I never lost that hope as expressed in the following poem…. but when you click on the link presented afterwards, you will see what I am talking about.Let America be America Again… By Langston Hughes

Let America be America again.
Let it be the dream it used to be.
Let it be the pioneer on the plain
Seeking a home where he himself is free.

(America never was America to me.)

Let America be the dream the dreamers dreamed–
Let it be that great strong land of love
Where never kings connive nor tyrants scheme
That any man be crushed by one above.

(It never was America to me.)

O, let my land be a land where Liberty
Is crowned with no false patriotic wreath,
But opportunity is real, and life is free,
Equality is in the air we breathe.

(There’s never been equality for me,
Nor freedom in this “homeland of the free.”)

Say, who are you that mumbles in the dark?
And who are you that draws your veil across the stars?

I am the poor white, fooled and pushed apart,
I am the Negro bearing slavery’s scars.
I am the red man driven from the land,
I am the immigrant clutching the hope I seek–
And finding only the same old stupid plan
Of dog eat dog, of mighty crush the weak.

I am the young man, full of strength and hope,
Tangled in that ancient endless chain
Of profit, power, gain, of grab the land!
Of grab the gold! Of grab the ways of satisfying need!
Of work the men! Of take the pay!
Of owning everything for one’s own greed!

I am the farmer, bondsman to the soil.
I am the worker sold to the machine.
I am the Negro, servant to you all.
I am the people, humble, hungry, mean–
Hungry yet today despite the dream.
Beaten yet today–O, Pioneers!
I am the man who never got ahead,
The poorest worker bartered through the years.

Yet I’m the one who dreamt our basic dream
In the Old World while still a serf of kings,
Who dreamt a dream so strong, so brave, so true,
That even yet its mighty daring sings
In every brick and stone, in every furrow turned
That’s made America the land it has become.
O, I’m the man who sailed those early seas
In search of what I meant to be my home–
For I’m the one who left dark Ireland’s shore,
And Poland’s plain, and England’s grassy lea,
And torn from Black Africa’s strand I came
To build a “homeland of the free.”

The free?

Who said the free? Not me?
Surely not me? The millions on relief today?
The millions shot down when we strike?
The millions who have nothing for our pay?
For all the dreams we’ve dreamed
And all the songs we’ve sung
And all the hopes we’ve held
And all the flags we’ve hung,
The millions who have nothing for our pay–
Except the dream that’s almost dead today.

O, let America be America again–
The land that never has been yet–
And yet must be–the land where every man is free.
The land that’s mine–the poor man’s, Indian’s, Negro’s, ME–
Who made America,
Whose sweat and blood, whose faith and pain,
Whose hand at the foundry, whose plow in the rain,
Must bring back our mighty dream again.

Sure, call me any ugly name you choose–
The steel of freedom does not stain.
From those who live like leeches on the people’s lives,
We must take back our land again,
America!

O, yes,
I say it plain,
America never was America to me,
And yet I swear this oath–
America will be!

Out of the rack and ruin of our gangster death,
The rape and rot of graft, and stealth, and lies,
We, the people, must redeem
The land, the mines, the plants, the rivers.
The mountains and the endless plain–
All, all the stretch of these great green states–
And make America again!

Not only do I believe that America will be great again, I believe it will happen soon as lng as there are people like THIS living there expressing their views publicly. Thanks to Brasscheck TV for circulating this.
Needless to say, when America IS great again, the rest of the world will follow suit as the domino effect takes place.
Evil breeds evil….. but good breeds good.

A PALESTINIAN TALKING TO AMERICANS~~ EYE TO EYE

(Ben Heine © Cartoons)

Another ‘borrowed’ post from Benjamin Heine’s Blog… thanks again.
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Eye to Eye
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A Palestinian talking to Americans
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By Gihad Ali (*)
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Look into my eyes
And tell me what you see
You don’t see a damn thing,
’cause you can’t, until you try to relate to me.

You’re blinded by our differences.
My life makes no sense to you.
I’m the persecuted Palestinian.
You are the American red, white and blue.

Each day you wake in tranquility.
No fears to cross your eyes.
Each day I wake in gratitude.
Thanking God he let me rise.

You worry about your education
And the bills you have to pay.
I worry about my vulnerable life
And if I’ll survive another day.

Your biggest fear is getting ticketed
As you cruise your Cadillac.
My fear is that the tank that just left
Will turn around and come back.

American, do you realize,
That the taxes that you pay
Feed the forces that traumatize
My every living day?

The bulldozers and the tanks,
The gases and the guns,
The bombs that fall outside my door,
All due to American funds.

Yet do you know the truth
Of where your money goes?
Do you let your media deceive your mind?
Is this a truth that no one knows?

You blame me for defending myself
Against the ways of Zionists
I’m terrorized in my own land
And I’m the terrorist?

You think that you know all about terrorism
But you don’t know it the way I do.
So let me define the term for you.
And teach you what you thought you knew.

I’ve known terrorism for quite some time,
Fifty- four years and more.
It’s the fruitless garden uprooted in my yard.
It’s the bulldozer in front of my door.

Terrorism breathes the air I breathe.
It’s the checkpoint on my way to school.
It’s the curfew that jails me in my own home,
And the penalties of breaking that curfew rule.

Terrorism is the robbery of my land.
And the torture of my mother.
The imprisonment of my innocent father.
The bullet in my baby brother.

So American, don’t tell me you know about
The things I feel and see.
I’m terrorized in my own land
And the blame is put on me.

But I will not rest, I shall never settle
For the injustice my people endure.
Palestine is OUR land and there we’ll remain
Until the day OUR homeland is secure.

And if that time shall never come,
Then we will never see a day of peace.
I will not be thrown from my own home,
Nor will fight for justice cease.

And if I am killed, it will be Falasteen. (Palestine)
It’s written on my breath.
So in your own patriotic words,
Give me liberty or give me death.
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(*) Gihad Ali, a volunteer with the Arab American Action Network (AAAN) and the Palestine Solidarity Group, both in Chicago, wrote a poem called “Eye to Eye” a couple of years ago. She has since performed this poem dozens of times, including at performances such as “Women Warriors” at the Chicago Cultural Center, the AAAN’s Cafe Intifada, and “Mixin’ It Up,” a project of the Chicago Field Museum’s Cultural Connections program.
–> This poem originally appeared on : http://www.aljazeerah.info

LAND DAY 2007

The murders took place 40 years ago today, but the wounds are still open for all that struggle for Palestinian Freedom. Just one crime among thousands perpetrated against an entire nation, but one that will always hold a special significance in the fight to establish an independent Palestinian State, free of occupation and terror.
It is a day when the dreams and aspirations of the entire Palestinian people come together to make that a reality.
A day when Nazareth became a focal point once again in history, a focal point for Justice and Freedom.
May those that were martyred on that day not have died in vain and may the dream of a free and independent Palestine become a reality soon.
The following is from the Palestine News Network…..
Land Day symbolizes the struggle against erasure
(Nablus) Amin Abu Wardeh

Since 30 March 1976 the Palestinian people have commemorated Land Day as one of the most important representations of the national struggle. Resisting land confiscation is not a once a year event however, leaving this day as one symbolic of the fight against occupation in all its forms.

The occasion memorializes the rewriting of history, the dismissal of international law, and the destruction of villages and the renaming of others. It is a day to remember what Israeli policy seeks to erase.

Villages lost in 1948 and 1967 are specifically memorialized, while the reality of Palestinians living inside Israeli boundaries who suffer injustice, discrimination, segregation and oppression are honored by those in the West Bank, East Jerusalem, and the Gaza Strip.

The day began specifically for the Palestinians inside 1948 boundaries. On 30 March 1967 the Israeli army killed six Palestinians and injured 70 during demonstrations in Nazareth against the Israeli policy of land expropriation.

(Ben Heine © Cartoons)

HAITHAM SABBAH~~ AN APPRECIATION

Last week an Internet server crashed…. not just any server but a very special one, the one that serviced the Blog of Haitham Sabbah, one of the most dedicated people to the cause of Palestinian freedom I have ever known. He, himself, is a refugee living in the Palestinian Diaspora, not by his own choice, but by decision of the Israeli government which forbids him to return to his home in Palestine.
Haitham is the Administrator of a site called Palestine Blogs, a site where all blogs supportive of the Palestinian struggle come together as one united front on the Web. This site was serviced by the same server that crashed, rendering the entire site history…. that was until Haitham literally resurected it.
The frustration that he suffered did not stand in the way of his undying dedication. He has proven time and time again to all of us that he is a ‘good soldier’… with one goal in mind, that being the establishment of Justice and Freedom in his homeland Palestine.
Those of us that ‘battle’ with him applaud his extra special efforts and make it known how much he is appreciated by all of us.
For this we say, thank you Haitham! May we all rejoice together in the final victory in the streets of Al Quds one day soon.

AMERICAS CONTINUING BIAS TOWARDS IMMIGRANTS

(Ben Heine © Cartoons)
The New Colossus By Emma LazarusNot like the brazen giant of Greek fame,

With conquering limbs astride from land to land;

Here at our sea-washed, sunset gates shall stand

A mighty woman with a torch, whose flame

Is the imprisoned lightning, and her name

Mother of Exiles. From her beacon-hand

Glows world-wide welcome; her mild eyes command

The air-bridged harbor that twin cities frame.

“Keep ancient lands, your storied pomp!” cries she

With silent lips. “Give me your tired, your poor,

Your huddled masses yearning to breathe free,

The wretched refuse of your teeming shore.

Send these, the homeless, tempest-tost to me,

I lift my lamp beside the golden door!”

The welcome that new immigrants to the shores of the United States received as their ship pulled into the harbour in New York City. The Statue that they so looked forward to seeing up close welcomes them…. but did the rest of the nation?? That’s the big question…
In the early part of the 20th century multitudes of new Americans had left their homes and countries behind because of political persecution, unlike the earlier and later immigrants that left due to religious persecution. Once in America, their dream of justice was not always the dream they envisioned…. for many it was a nightmare. Such was the case of two very prominent Italian anarchists, Nicola Sacco and Bartolomeo Vanzetti. Click HERE to read about them from an aricle by Marlene Martin, found in CounterPunch.
To see how the policies of discrimination continues against immigrants almost a hundred years later, read THIS essay by Stephen Lederman, taken from Uruknet’s site.

STARVATION ON THE RISE IN OCCUPIED TERRITORIES

(Ben Heine © Cartoons)

This post is ‘borrowed’ from Benjamin Heine’s Blog…. with thanks.
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Chronic malnutrition is rising steadily
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One-third of Palestinians in the West Bank and Gaza Strip are food insecure, according to a report by the United Nations World Food Programme (WFP) and Food and Agriculture Organization (FAO).
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About 34 percent of Palestinians cannot afford a balanced meal and another 12 percent are at risk of reaching this state, the organisations found in a Comprehensive Food Security and Vulnerability Assessment published this month. Most affected is the Gaza Strip, where 51 percent of the population suffers from food insecurity.

“The poorest families are now living a meagre existence totally reliant on assistance, with no electricity or heating and eating food prepared with water from bad sources,” according to a statement by Arnold Vercken, the WFP country director for the occupied Palestinian territories (oPt).

But an Israeli spokesperson said Palestinian authorities should take more responsibility.

“The problem is there is a government that does not recognise Israel or the agreements that constitute the relationship between us and the Palestinians,” said Shlomo Dror, spokesman for the Government Coordination Unit, which covers the humanitarian situation in Gaza and the West Bank.

“Why don’t the Palestinians help themselves? They have enough money to arm themselves to the teeth so why don’t they use it for the benefit of their people?”

He added that Israeli nutritionists had suggested ways to include more vitamins in UN Relief and Works Agency (UNRWA) and WFP food packages to ensure Palestinian children had a better diet.

The new FAO/WFP Crop and Food Security Vulnerability Assessment, last conducted in 2003, will help the UN food agency design beneficiary profiles to fine-tune food aid distribution.

Poverty is rising in the West Bank and Gaza because of international sanctions, compounded by Israeli restrictions on the movement of Palestinian goods and labour related to security concerns. The Palestinian Authority (PA) cannot pay its civil servants because the international community has refused to fund the PA unless the Palestinian government, which includes Hamas, recognises Israel and renounces violence.
Some PA salaries are being paid through a Temporary International Mechanism supported by the European Commission. About 80 percent of Gazans receive aid from WFP or UNRWA.

“Without a political resolution – and particularly removal of restrictions on movement – improvement in the humanitarian situation is unlikely and millions will remain dependent on assistance,” noted the FAO/WFP report. “A substantive injection of aid and social transfers has partially cushioned the declining humanitarian situation in Palestine, but aid cannot fully compensate for the loss of self-reliance.”

Belt-tightening

According to the WFP and FAO, 84 percent of Gazans and 60 percent of West Bankers have reduced their spending. Family and friends have kept food on Palestinian tables, but many now have nothing left to share, the report found.

“Solidarity has reached its limits. Families are becoming increasingly dependent on food aid,” said WFP spokeswoman Kirstie Campbell in Gaza.

Households are using several coping mechanisms such as reducing food portions; eating only one meal a day; buying lower-quality food; and eating less fruit, vegetables and fresh meat. Other means to maintain living standards include taking loans from family, friends and local merchants and selling assets such as land and jewellery.

“No one knows what happens behind doors, but I can tell you that in our house … we rarely bring [red meat] home,” the report quoted the head of a household in Burqeen in the West Bank Jenin Governorate as saying. “I bake my own bread to save money to buy gas for cooking and I never give my children money any more – not even one shekel [coin] to buy sweets or [Coca-Cola].”

An unchanging diet and reliance on carbohydrates as the bulk food intake will affect the wellbeing of the population, 46 percent of whom are children, according to UN agencies. A nutrition survey found that chronic malnutrition is rising steadily. Iron deficiency (anaemia) is estimated to affect one-third of women and children. More than 22 percent of children aged between one and five had a vitamin A deficiency – levels higher than 20 percent are considered a severe public health problem.

Lack of work

Fewer Gazans have been able to enter Israel for work since the beginning of the Al Aqsa intifada in 2000, leaving hundreds of thousands of Gazans unemployed. A senior Israeli Ministry of Defence official told IRIN on condition of anonymity that no Gazans were allowed to work in Israel and he thought it highly unlikely that would change during 2007.

Many men have not been able to find reliable long-term work inside Gaza to replace the construction or agricultural jobs they had in Israel. A small number earn food from the WFP by working on community projects in Gaza, such as road cleaning.

Fishing and farming restricted

The Israeli human rights organisation B’tselem said the Israeli military had forbidden the movement of fishing boats off the Gazan coast.

“The prohibition has seriously harmed the fishing sector, which provides a livelihood for many residents of the Strip. Fishermen who violate the prohibition risk being shot at by Israeli navy craft,” said Antigona Ashkar, a researcher at B’tselem.

Restrictions on movement have also affected farmers’ access to their land in the West Bank, which in turn has affected food security. “In the old days, we used to cultivate our lands quite far from the centre of town. Now, because we cannot reach these lands, some of us are cultivating whatever lands we have next to our homes … We plant lands with vegetables that we use for our own consumption,” a farmer from Kufr Ni’ma in the Ramallah Governorate was quoted as saying in the report.

Productive capacity in oPt is likely to be permanently restricted not only through limitations on access to land and water, but by the poor quality of water sources and lack of inputs, according to the report.

The Palestinians’ livelihoods need to be protected, said the WFP and FAO, suggesting employment schemes, development of micro enterprises, and supporting Palestinian production of poultry, meat, vegetables and olive oil. Food-for-work, school feeding and food-for-training should be encouraged.

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–> This news article originally appeared on MWC News and IRIN

HAPPY PASSOVER…. A REPOST

The following was posted a year ago at Passover. The glorious holiday of Freedom starts this Monday night at sundown. I want to wish all of my Jewish readers a very Happy Passover. Let us all hope and pray that it will herald in an era of Freedom for all oppressed peoples throughout the world.
Enjoy the post….

Passover is the traditional Jewish celebration of freedom. We have a traditional feast called a Sedar, which means the Order..
The book that is read during the Sedar is called a Hagadah. It is the story of the flight of the ancient Hebrews from enslavement in Egypt to freedom in the ‘Promised Land’.
A guest at my Sedar read the following piece which I found very moving, I wanted to share it with all of you, so here it is…

Passover 5766/2006
Rabbi Steven Carr Reuben, Ph.D.

As we celebrate Passover this week I keep thinking about the extraordinary show of strength and solidarity within the Hispanic community of Los Angeles when over half a million strong they marched downtown only a few weeks ago to protest the impending anti-immigrant legislation being discussed by congress. I couldn’t help but think of that powerful seder I experienced a couple of years ago when two of the participants were so overcome with emotion that they both began to cry as they shared their life experiences with the rest of us sitting around the table.

It was a seder that took place at the United Methodist Church in Santa Monica, California and it was attended by about a hundred and fifty men, women and children, evenly divided between Anglo and Hispanic, Christians and Jews. The unusual group of leaders included both men and women, rabbis, ministers, reverends, priests, representatives of the Jewish Labor Committee, musicians who sang in Hebrew, Yiddish, English and Spanish, field workers for the Latino labor alliance and two women who work as minimum wage earners at hotels in Santa Monica and are involved with labor struggles with the hotel management.

It was quite simply the most moving Seder experience I have ever had. “This is the bread of affliction” we recited, as Maria Cortez spoke in Spanish (through a translator) of her work life at one Santa Monica hotel. “I am a single mother with four children and I have no health insurance. I must clean four suites a day and the work is heavy. I have been in this country for 20 years and I still have only a work permit which is about to run out. The hotel insists that we clean without taking a break and if the room is full because the people haven’t moved out yet and we have to wait for a half hour to get in, that time is docked from our pay. All I want to do is work hard and provide for my children, but the hotel management penalizes those of us who ask questions or who want to organize and become part of a labor union.”

“Let all who are hungry come and eat,” we read, as Carolina Gonzales stood with tears running down her face as she described (also in Spanish) the fear and frustration she experienced every day working at another hotel, living in South Central LA and spending three hours a day by bus commuting to work. “I came here 18 years ago and I had to work in the home of the family that sponsored me for 9 years to pay off the debt of just getting to America.

“I left El Salvador running away from war to build a better life for myself and my family, but after all this time I’m not sure my life is really any better at all. I have five children and I make $320 a week with no benefits. I have to clean 16 rooms a day and am intimidated and spoken harshly to by the management if I even raise the idea of benefits or making enough to have a living wage.”

“Now we are enslaved, next year we will be free” says the Haggadah, and I choked on the words as I read them and looked into the faces of these beautiful, proud, and struggling women. My ancestors left Egypt/Mitzrayim three thousand years ago. And yet we retell the story year after year to remind ourselves that as long as any are not free, none of us are truly free.

Maria and Carolina reminded me of the profound blessings that fill my life every day, of how rich I am in every way, of how much I take for granted and what it truly means to struggle for economic freedom, for justice, for basic dignity, respect and sustenance. I was reminded that plagues that denigrate our humanity and diminish the vision that each of us is created in the image of God come in many different forms including low wages, no health benefits, impossible workloads, sexism, racism, unhealthy working conditions, disrespect in the work place, aggressive techniques that disable workers’ rights to organize, bargaining with a lack of good faith. It’s almost unbelievable to me that a hundred years after courageous Jewish men and women fought for the rights of workers everywhere to organize and have fair and decent wages and working conditions, we are still fighting the same battles.

This was a Seder of hope and tears, of human beings from different walks of life and different religions with different languages reaching out to embrace the fundamental humanity of all. The Haggadah for this “Worker Justice Seder” ended with these simple words: “No business which depends for its existence on paying less that living wages to its workers has any right to continue in this country. By living wages I mean more than a bare subsistence level. I mean wages of decent living.” They were spoken in 1933 by Franklin Delano Roosevelt. They reminded me of the injunction in the Talmud which teaches, “He who withholds an employee’s wages is as though he deprived him of his life.”

As we gather around our Passover tables this year, let us remember that enslavements take many forms, and that the enslavement of poverty and the hopelessness of inadequate wages and health care are task masters that we are still challenged to overthrow.

This year many are still enslaved, may they all be freed in the year ahead.

PITY THE KOSHER POTHEAD

OMG OMG OMG!!! Religion has officially ‘gone to pot’.
With all the problems there are in Israel today, THIS is what CNN just reported via a Reuters bulletin.
Kosher blow for Passover pot smokers
JERUSALEM (Reuters) — Marijuana is not kosher for Passover, a pro-cannabis advocacy group says, advising Jews who observe the week-long holiday’s special dietary laws to take a break from smoking it.

The Green Leaf Party announced on Wednesday that products of the cannabis plant have been grouped by rabbis within a family of foods such as peas, beans and lentils that is off-limits to Jews of European descent during Passover.

The Green Leaf Party, which has made several unsuccessful attempts to win election to parliament on a platform urging marijuana’s legalization, said it was issuing its advisory as a service to Jews who do not want to break ritual law.

But it said the rabbinical ban for the holiday beginning at sunset on Monday, during which many Jews eat matzos, or unleavened bread, could be a blessing in disguise.

“Logic dictates that if the rabbis say cannabis is non-kosher for Passover, it is apparently kosher during the rest of the year,” Michelle Levin, a spokeswoman for the party, told the YNet news web site.

EYE ON THE MEDIA~~ SECOND CLASS STATUS INTENSIFIES

(Ben Heine © Cartoons)
Just four examples of inequality. Just four examples of why Palestinians in israel are second class citizens.
Despite the constant denial by Israel that this is not so, here are just four examples from the Israeli press to prove otherwise.
And all this on the Israeli side of the wall…..

Study: Israeli Jews live four years longer than Israeli Arabs

Study: Arabs may be poorer, but Jews get more welfare funds

Twilight Zone / Dress code

‘Revoke citizenship of Arab MKs’

A MAP IS JUST A MAP……

(Ben Heine © Cartoons)
That is, unless certain countries do not appear on it.
Growing up in the post WW2 era in the United States, the ‘list’ of nations we did not recognise was unbelievable…. ‘Red’ China did NOT exist, North Korea did NOT exist, almost all of Eastern Europe did NOT exist. Countries were added to this ‘list’ as time went on…. Cuba did NOT exist (still doesn’t), North Vietnam did NOT exist. For students it lessened the burdon of studying geography, how could one learn about such non entities?
As the world slowly changed, blank spaces were filled in on these maps, curriculums changed as the world did… prejudices remained against certain political systems, but denial of nations was not as great.
This held true in the United States, but not so in the Middle East. Palestinian schoolchildren look at a map in their textbooks void of a ‘green line’, void of a pre 1967 border between Israel and Palestine.
Israeli schoolchildren study a map in their textbooks completely void of Palestine. It does NOT exist. Yet, we hear talks of peace on both sides. How confusing this must be to the younger generation…. peace with whom? There is no Israel to negotiate with, there is no Palestine to negotiate with….. so who are we making peace with?
Ironic that despite the non recognition, it is easy to have a war with a non existing entity… surely we could conceive of a just and lasting peace as well. This might even lead to the realisation that recognition is key to that process.
Uri Avnery hits it right on the head in his most recent essay in Counterpunch… it’s a must read.
Reality Must Change First
Schoolbooks and Borders
By URI AVNERY

Incredible! In Palestinian schoolbooks, there is no trace of the Green Line! They do not recognize the existence of Israel even in the 1967 borders! They say that the “Zionist gangs” stole the country from the Arabs! That’s how they poison the minds of their children!

These blood-curdling revelations were published this week in Israel and around the world. The conclusion is self-evident: the Palestinian Authority, which is responsible for the schoolbooks, cannot be a partner in peace negotiations.

What a shock!

Truth is, there is nothing new here. Every few years, when all the other arguments for refusing to speak with the Palestinian leadership wear thin, the ultimate argument pops up again: Palestinian schoolbooks call for the destruction of Israel!

The ammunition is always provided by one of the “professional” institutions that deal with this matter. These are foundations of the far-right, disguised as “scientific” bodies, which are lavishly funded by Jewish-American multi-millionaires. Teams of salaried employees apply a fine-tooth comb to every word of the Arab media and schoolbooks, with a pre-ordained objective: to prove that they are anti-Semitic, preach hatred of Israel and call for the killing of Jews. In the sea of words, it is not too difficult to find suitable quotes, while ignoring everything else.

So now it is again perfectly clear: Palestinian schoolbooks preach hatred of Israel! They are breeding a new generation of terrorists! Therefore, of course, there can be no question of Israel and the world ending the blockade on the Palestinian Authority!

* * *
Well, what about our side? What do our schoolbooks look like?

Does the Green Line appear in them? Do they recognize the right of the Palestinians to establish a state on the other side of our 1967 borders? Do they teach love for the Palestinian people (or even the existence of the Palestinian people), or respect for the Arabs in general, or a knowledge of Islam?

The answer to all these questions: Absolutely not!

Recently, Minister of Education Yuli Tamir came out with a bombastic announcement saying that she intends to mark the Green Line in the schoolbooks, from which it was removed almost 40 years ago. The Right reacted angrily, and nothing more was heard about it.

From kindergarten to the last day of high school, the Israeli pupil does not learn that the Arabs have any right at all to any of this land. On the contrary, it is clear that the land belongs to us alone, that God has personally given it to us, that we were indeed driven out by the Romans after the destruction of our Temple in the year 70 (a myth) but that we returned at the beginning of the Zionist movement. Since then, the Arabs have tried again and again to annihilate us, as the Goyim have done in every generation. In 1936, the “gangs” (the official Israeli term for the fighters of the Arab Revolt) attacked and murdered us. And so on, up to this very day.

When he comes out of the pedagogic mill, the Jewish-Israeli pupil “knows” that the Arabs are a primitive people with a murderous religion and a miserable culture. He brings this view with him when he (or she) joins the army a few weeks later. There, it is reinforced almost automatically. The daily humiliation of old people and women–not to mention everybody else–at the checkpoints would not be possible otherwise.

* * *
The question is, of course, whether schoolbooks really have that much influence on the pupils.

From earliest childhood, children absorb the atmosphere of their surroundings. The conversations at home, the sights on television, the happenings in the street, the opinions of classmates at school–all these influence them far more than the written texts of the books, which in any case are interpreted by teachers who themselves have been subject to these influences.

An Arab child sees on TV an old woman lamenting the demolition of her home. He sees on the walls in the street the photos of the martyred heroes, sons of his neighborhood, who have sacrificed their lives for their people and country. He hears what has happened to his cousin who was murdered by the evil Jews. He hears from his father that he cannot buy meat or eggs, because the Jews are not allowing him to work and put food on the table. At home there is no water for most of the day. Mother tells about grandpa and grandma, who have been languishing for 60 years in a miserable refugee camp in Lebanon. He knows that his family were driven out from their village in what became Israel and that the Jews are living there now. The hero of his class is the boy who jumped on a passing Israeli tank, or who dared to throw a stone from a distance of 10 meters at a soldier who was pointing a gun at him.

We once went to a Palestinian village in order to help the inhabitants rebuild a house that had been demolished the day before by the army. While the adults were working on finishing the roof, the local children gathered around Rachel, my wife, showing a keen interest in her camera. The conversation that sprung up went like this: Where are you from? From America? No, from here. Are you messihiin (Christians)? No, Israelis. Israelis? (General laughter.) Israelis are like this: Boom Boom Boom! (They assume poses of shooting soldiers.) No, really, where are you from? From Israel, we are Jews. (They exchange looks.) Why do you come here? To help in the work. (Whispers and laughter.) One of the boys runs to his father: This woman says that they are Jews. True, the embarrassed father confirmed, Jews, but good Jews. The children draw back. They look unconvinced.

What can schoolbooks change here?

And on the Jewish Israeli side? From the earliest age, the child sees the pictures of suicide attacks on TV, bodies scattered around, the injured being taken away in ambulances with blood-curdling shrieks from their sirens. He hears that the Nazis slaughtered his mother’s entire family in Poland, and in his consciousness Nazis and Arabs become one. On every day’s news he hears bad things about what the Arabs are doing, that they want to destroy the state and throw us into the sea. He knows that the Arabs want to kill his brother, the soldier, without any reason, just because they are such murderers. Nothing about life in “the territories”, perhaps just a few kilometers away, reaches him. Until he is called up, the only Arabs he meets are Israeli Arab workers doing menial work. When he joins the army, he sees them only through gun sights, every one of them of them a potential “terrorist”.

For a change in the schoolbooks to have any value, reality on the ground must change first.

* * *
DOES THAT mean that schoolbooks have no importance? It should not be underestimated.

I remember giving a lecture in one of the kibbutzim in the late 60s. After I explained the need for the establishment of a Palestinian state next to Israel (a fairly revolutionary idea at the time), one of the kibbutzniks stood up and asked: “I don’t understand it! You want us to give back all the territories that we have conquered. Territories are something real, land, water. What shall we get in return? Abstract words like “peace”? What shall we get tachles (Yiddish for practical things)?”

I answered that from Morocco to Iraq, there are tens of thousands of classrooms, and in every one of them hangs a map. On all these maps, the territory of Israel is marked “occupied Palestine” or just left blank. All that we need is that the name Israel should appear on these thousands of maps.

Forty years have passed, and the name “Israel” does not appear in Palestinian schoolbooks, nor, I assume, on any school map from Morocco to Iraq. And the name “Palestine” does not appear, of course, on any Israeli school map. Only when the young Israeli joins the army, does he see a map of “the territories”, with its crazy puzzle of Zones A, B and C, settlement blocs and apartheid roads.

A map is a weapon. From my childhood in Germany between the two World Wars I remember a map that was hanging on the wall of my classroom. On it, Germany had two borders. One (green, if I remember correctly) was the existing border, that was imposed by the treaty of Versailles after the (first) World War. The other, marked in glowing red, was the border from before the war. In thousands of classrooms all over Germany (then governed by Social-Democrats) the pupils saw every day before their eyes the terrible injustice done to Germany, when pieces were “torn” from her on every side. Thus was bred the generation which filled the ranks of the Nazi war machine in World War II.

(By the way, some fifty years later I was taken on a courtesy visit to that school. I asked the principal about that map. Within minutes, it was brought out from the archive.)

* * *
NO, I do not make light of maps. Especially not of maps in schools.

I repeat what I said then: the aim must be that the child in Ramallah sees before his eyes, on the wall of his classroom, a map on which the State of Israel is marked. And that the child in Rishon-le-Zion sees before his eyes, on the wall of his classroom, a map on which the State of Palestine is marked. Not by compulsion, but by agreement.

That is, of course, impossible as long as Israel has no borders. How can one mark on the map a state which, from its first day, has refused, consciously and adamantly, to define its borders? Can we really demand that the Palestinian ministry of education publish a map on which all the territory of Palestine lies inside Israel?

And on the other hand, how can one mark on the map the name “Palestine”, when there is no Palestinian state? After all, even most of those Israeli politicians who profess–at least pro forma–to support the “two-states solution” will go to great lengths to avoid saying where the border between the two state should run. Tzipi Livni, the Foreign Minister, is totally opposed to the announced intention of her colleague, Minister of Education Yuli Tamir, to mark the Green Line, lest it be seen as a border.

Peace means a border. A border fixed by agreement. Without a border, there can be no peace. And without peace, it is the height of chutzpa to demand something from the other side that we totally refuse to do ourselves.

Uri Avnery is an Israeli writer and peace activist with Gush Shalom. He is one of the writers featured in The Other Israel: Voices of Dissent and Refusal. He is also a contributor to CounterPunch’s hot new book The Politics of Anti-Semitism.

RACIST SENTIMENTS ON THE RISE IN ISRAEL

It seems that anti Arab sentiments are on the rise in Israel. This according to a recent poll on whether or not the state should back Arab migration. Of 500 Israeli Jews polled, the results showed 50% were in favour of encouraged migration.
I find it amazing that there is no attempt made to hide these feelings. Israel is constantly denying that it is a racist state or a state that is implementing apartheid, but here is proof that those very policies are supported by half of the population.
It is a very sad commentary on the situation here and shows how much work is left to be done in this country to reverse this trend before it completely overtakes us.
Racism must be defeated through education. Ignorance leads to fear and fear leads to walls being built. Our work is cut out for us….
This article from HaAretz discusses the poll…
Poll: 50% of Israeli Jews support state-backed Arab migration By Yoav Stern, Haaretz Correspondent
A Poll sponsored by the Center for the Campaign Against Racism found that half the Jewish population of Israel believe the state should encourage Arab migration.

The poll, conducted by the Geocartography Institute and presented Tuesday at a press conference, found a sharp increase in the number of Israeli Jews who support Arab migration in comparison to a similar poll conducted last year.

The poll was carried out in December 2006, and included 500 participants. The margin of error is 4.4 percent.

In addition, the poll addresses the Jewish reaction to hearing the Arabic language spoken on the streets of Israel. According to the data, some 50 percent of the participants said they become fearful when they hear the Arabic language spoken around them. 43 percent said they feel uncomfortable, and 30 percent feel hatred. In contrast, last year only 17.5 percent said they feel hatred when faced with spoken Arabic.

The poll participants were also asked about work relations with Arabs. 50 percent said they would refuse to work at a job in which their direct supervisor would be Arab. This number represents a 47 percent increase since the 2005 poll on the same topic.

Center for the Campaign Against Racism director Baher Awdeh called on the state of Israel on Tuesday to “wake up” in light of these findings, and utilize its judicial and education systems to combat this rise in racist sentiments. Awdeh said that the fact that Israel is defined as the “Jewish state” is discriminatory against Arabs in and of itself. “Jewish citizens interpret this definition to mean that they are superior or entitled to more rights than Arab citizens,” he said.

Awdeh offered his explanation for the deterioration of Jewish-Arab relations, saying the war in Lebanon, and the opposing views it generated among Jewish and Arab citizens, could have contributed to the deterioration. Another reason could be the entry of Avigdor Lieberman (Yisrael Beiteinu) to the coalition, being a politician known for his anti-Arab views. He added that Israel’s policy of expropriating Palestinian lands and destroying Palestinian homes may have also contributed to the problem.

“When Sheikh Raed Salah said what he said in Jerusalem, he was immediately arrested and indicted. But when Jewish religious figures and politicians express anti-Arab views, no indictments are filed, even months later,” Awdeh said.

WHEN IS A PALESTINIAN NOT AN ARAB?

Image by Ismael Shammout

Conversation overheard in a hotel in Israel….
“Don’t get them confused….. Palestinians are not Arabs! Arabs live in Arab countries like Egypt, Jordan and Syria…. Palestinians live in Palestine, therefore they are not Arabs. Arabs want peace with Israel, Palestinians do not. Arabs that live in Israel are not Palestinians, they are Arabs…..”
Those are the words of a group leader of an Evangelical group that is visiting Israel. He was discussing the situation in Israel/Palestine to his group after a visit to the Palestinian city of Jericho.
I spoke to a number of these visitors that were absolutely shocked by the situation in the Occupied Territories. They were amazed at the difference of living conditions on the ‘other side’ of the wall. I was able to convey the message to them that the poverty that exists there is due to the oppression suffered at the hands of the zionists. I asked them how it would be if they were not able to work, not able to send their children to school, not able to visit family members, not able to get to a hospital when necessary…none could conceive of these horrors.
My comments were met by sympathetic ears,and hopefully will serve as ‘food for thought’ compared to the words of the group leader.
His mission is to bring ‘Christians’ to Israel to literally walk in the footsteps of Jesus and get a sense of the ‘gathering of the exiles’ to the Promised Land which will herald in the new Messianic Era and the second coming of their Messiah.
That’s all fine and dandy…. but what about the Palestinians? Do they have to be painted as the children of satan whose only purpose in life is to destroy that Jewish state? Do they have to be detached from their own people and dehumanised in such a way as to appear as a total non entity? The struggle of the Palestinian people is an integral part of the struggle for peace in this region, a goal that can only be achieved when they are recognised as a nation.
It is bad enough that the Palestinian people are denied statehood, now their very identity as Arabs is being taken away from them.
At one point in history ignorance was considered bliss… that no longer carries much weight these days. Every opportunity is available today to learn the truth about anything, anywhere…. unless you don’t want to or don’t want anyone else to. In that case, it is no longer ignorance, it is dishonesty and deceit.
Bottom line is this type of ignorance and hatred must be fought against at every level. One must not remain silent… the truth must be heard.
The words of the group leader can become a reality… the part about ‘Palestinians live in Palestine’ Palestine MUST become a reality… not an occupied nation. Palestine MUST become a state… an ARAB state.

GRANDMOTHERS AGAINST OCCUPATION

(Ben Heine © Cartoons)
I just found this Reuters report… it is absolutely inspirational! The report orginally appeared in a Turkish daily.
I can just see my own grandmother being involved in something like this… she was against any injustice to anyone, anywhere.
You must read the following….
Jewish grandmothers patrol West Bank checkpoints
Wednesday, March 21, 2007
Bernd Debusmann
JERUSALEM – Reuters

Hanna Barag remembers the day an Israeli soldier called her a Palestinian whore. She was 67 and had just joined Machsomwatch, an all-woman group set up to curb human rights abuses at military checkpoints in the West Bank.
“It was at the Qalandia checkpoint between Jerusalem and Ramallah,” Barag said, “And the remark at first struck me speechless. But then I asked him two questions: ‘Do you really think a woman my age has a chance at that profession? And would you say what you said to me to your grandmother?’”

The soldier said nothing but was embarrassed, and when Barag, who was born in Israel and describes herself as a Zionist, returned for another “shift” of watchdog duty a week later, the soldier was there – and apologized.

That was in the early days of Machsomwatch, set up in 2001 by three Israeli women who were alarmed by a spate of reports of beatings and abuse of Palestinians at the hands of Israeli soldiers manning checkpoints.

The group takes its name from the Hebrew word for checkpoint, machsom. From a few dozen in the beginning, Machsomwatch now numbers around 500, many of them grandmothers, who take turns watching 40-odd checkpoints in the West Bank.

“We do this 364 days a year,” said Barag. “Except for Yom Kippur (the most solemn Jewish holiday).”

The sight of Barag, now 71 and just five feet (1.52 meters) tall, recently in action at a busy checkpoint south of Nablus shows why women are more effective than men in dealing with soldiers when lines are long and tempers frayed.

After conveying, with a smile, a complaint to an officer who towered over her bird-like figure, she remarked: “Who wants to fight with a little old lady?”

Stillborn babies:

Over the years, Machsomwatch has recorded a long list of checkpoint incidents: babies stillborn to mothers held up in queues, sick patients denied passage to hospitals, arguments that ended in Palestinians shot, food rotting on the way to market, students missing their final exams and bridegrooms their weddings.

The United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs in Jerusalem says there are 528 permanent and temporary checkpoints in the West Bank, 40 percent more than a year ago.

Most are not between the West Bank and Israel but between West Bank towns and villages, a fact that makes anti-occupation Israelis and Palestinians doubt the Israeli government’s contention that their primary purpose is security.

“The idea is to make life so unpleasant and so uncomfortable for them that they just give up and leave, emigrate to an Arab country, to Canada, wherever they can go,” said Nomi Lalo, another veteran of Machsomwatch.

For Palestinians, the checkpoints, and the permits they need to cross them, are a constant source of anger, resentment and frustration.

“The checkpoints haunt your mind,” said Sireen Droubi, a teacher who has to go through several on her commute from her home village to work in the northern West Bank city of Tulkarm.

“You think of them all the time. You never know how long it will take to pass them. You can’t make plans. It’s like living in a cage.”

Criticism:

The vast majority of Israelis think checkpoints and travel restrictions for the 2.4 million Palestinians in the West Bank are needed to protect Israel from Palestinian suicide bombers.

“As long as they bomb us, let them stand in line as long as it takes,” said one Tel Aviv resident. “If it’s 10 hours, too bad.” Tel Aviv has been the target of several suicide bombs, the latest last April. It killed nine people and injured 50 at a popular restaurant.

Barag and several of her fellow activists are on a right-wing group’s Internet list of “Self-Hating Israel-Threatening (SHIT) Jews” and the right-wing volunteer group Women in Green has called them Judeonazis.

Some Machsomwatch members also face criticism from their own families. “My four brothers all served in the army and they think I’m crazy,” said Barag. Her own army service included a stint as a secretary for Moshe Dayan, then chief of staff of the Israeli armed forces.

Lalo has two sons who have completed their army service and a 17-year-old who is about to begin. “My eldest is very critical of what I do. But I think it’s important. We are making a difference.”

How much is difficult to judge but the women’s monthly incident log, published on its website (www.machsomwatch.org), is read by the Israeli Defense Force, advocacy groups and probably at least one member of Prime Minister Ehud Olmert’s family. His left-wing daughter, Dana, belongs to Machsomwatch.

LIVE FROM PALESTINE~~ IF THEY ARN’T KILLING OUR CHILDREN THEY ARE BEATING OUR TEENS

(Ben Heine © Cartoons)
The harassment continues in the Occupied Territories. Life has virtually become a nightmare for young people. Children are murdered in schoolyards by Israeli Border Police, children are tormented on their way to school making it necessary for foreign volunteers to escort these students from home to school and back… often risking their own safety when attacked by setters… UNDER THE WATCHFUL EYES OF THE ISRAELI POLICE…
Now the game is to stop teens at random and harass them. Any teen walking on the street must be a rock thrower or a potential suicide bomber… this seems to be the logic used.
It’s not enough to just stop a young person, ask for his identification and send him on his way…. NO…. he must be beaten up as part of the operation.
This type of activity must end… and it must end now. The world cannot remain silent. HELP!!!
THIS linked article from Ynet talks about one of the most recent incidents…. be sure to click on the video.

(Ben Heine © Cartoons)

RESPECT FOR NATIONAL UNITY GOVERNMENT GROWING

(Ben Heine © Cartoons)
The Quartet Committee issued a public statement yesterday ‘reiterating its repect for Palestinian democracy and the agreement reached in Mecca on 8 February 2007…..’
This showing of support is most appreciated by the leaders of the unity Government… it will hopefully lead to the US, which is part of the Quartet, recognising Hamas as an integral part of Palestine’s new government. This would lead to them putting pressure on Israel to do the same…. we can hope…..
The following report from the Ma’an News Agency deals with the Quartet’s statement…
Ramallah – Ma’an – Dr Mustafa Al-Barghouthi has announced, “The Palestinian government positively appreciates what the Quartet committee announced regarding its respect for Palestinian democracy and the Mecca agreement, which has established the national accord and the national unity government.”

The Quartet committee, which comprises of the UN, EU, USA and Russia, said in a public statement on 21 March that, “The Quartet reiterated its respect for Palestinian democracy and the agreement reached in Mecca on 8 February 2007, which laid the foundation for Palestinian reconciliation.” The Quartet leaders expressed their hope that the new government ” would help end intra-Palestinian violence and ensure calm.”

While stating that the new government will be judged “not only on the basis of its composition and platform, but also its actions,” the Quartet reiterated its demands that the government commits to non-violence, recognizes Israel and accepts the previous peace agreements, including the Roadmap.

The new information minister, Al-Barghouthi, added in a statement for Ma’an, “the government assures that its program and actions stem from a deep national feeling of responsibility towards the Palestinian peoples’ interests and future; and for the sake of the establishment of an independent Palestinian state with full sovereignty in all the lands occupied in 1967 and its capital in Jerusalem; and to achieve just peace, freedom and security.” The statement also assured that it is Israel that is rejecting peace and a comprehensive, mutual calm.

He added, “The Palestinian government sees that the Quartet committee has not demanded to continue postponing the acknowledgement of the national unity government, and to deal with it, which is a government that represents 95% of the Palestinian electorate.”

He also said, “The government calls on the Quartet committee and the international community to pressure Israel into releasing the illegitimately withheld money of the Palestinian people, which amounts to more than 500 million dollars.”

In its statement, the Quartet endorsed the continuation of the Temporary International Mechanism for a further three months. This is the main mechanism which was set up last year to ensure funds continued to reach the Palestinian people while bypassing the Hamas-led government. The Quartet said it will meanwhile evaluate “the situation and the international community works to develop a more sustainable international mechanism for support to the Palestinians.”

The Quartet also agreed to meet in the Middle East soon in order “to review developments and discuss the way ahead.”

CHRISTIAN ‘ZIONISTS’ PERPETUATE APARTHEID SYSTEM

Image by Ismael Shammout

I just spent a few days away and had the chance to speak to a number of Palestinian tour guides in Israel. Their business has suffered greatly over the past few years. Between the Intifada and this past summer’s wars in Lebanon and Gaza tourism to Israel was literally put on hold.
Things are picking up now but a new problem has manifested itself… most groups that visit Israel these days are organised by various Church groups identified in the most part as Christian zionists. They have always supported the concept of the ‘Jewish state’ and have contributed greatly to the tourist industry over the past few years.
Apparently because of pressures put on the organisors in the States, more and more of these groups are requesting non Muslim tour guides.
This is causing ill feelings towards those responsible and is resulting in most of the Muslim tour operators to be unemployed.
What we are seeing is a new type of separation… the old one being Palestinian separated from Jew, now we see Christian separated from Muslim.
Was it not Jesus who said “Love one another as I loved you?”
Did He say… except Muslims??? I THINK NOT!

SOMETIMES A FEW WORDS SPEAK VOLUMES

“In the End, we will remember not the words of our enemies, but the silence of our friends.”
Martin Luther King Jr.

ethnologie, sociologie, pathologie ,réfutation, sarkozy

Posted in .... ATERMONDE ......, ....DOCUMENTAIRES ....., ETHNOLOGIE, INVESTIGATIONS, sociologie with tags , , , , on mars 15, 2008 by rodolphepilaert63
Refutation de la politique de Nicolas SarkozySeize militants et chercheurs, seize regards acérés sur le monde que nous prépare Nicolas Sarkozy. Ni haine, ni diabolisation, mais la réalité d’une droite décomplexée en passe d’accéder au pouvoir. Une déconstruction implacable de la rhétorique sarkozyste, à voir d’urgence… Avant qu’il ne soit trop tard ! « .Avec la participation de Jeanne Balibar (comédienne), Monique Chemillier-Gendreau (juriste), Anne Debrégeas (Fédération Sud-Energie), Eric Fassin (sociologue), Hélène Franco (Syndicat de la magistrature), Susan George (économiste), Michel Husson (économiste), Bruno Julliard (Uunef), Christian Lehmann (médecin), Nacira Guenif-Souilamas (sociologue), Thomas Heams (Convention pour la 6e République), Richard Moyon (Réseau Éducation Sans Frontière), Thomas Piketty (économiste), Emmanuel Terray (ethnologue), Louis-Georges Tin (maître de conférence, CRAN), Alain Trautmann (Sauvons la Recherche !).sarkozy1176797709yfr.jpg

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PHILOSOPHIE … Paroles des Jours …

Posted in .....HISTOIRE...., ESCHATOLOGIE RELIGIONS, ETHNOLOGIE, sociologie with tags , on mars 14, 2008 by rodolphepilaert63

Paroles des Jours

L’entendre et l’écoute (entretien autour d’Entendre Heidegger), François Fédier, Stéphane Zagdanski

L’affaire Artaud, courte correspondance cybernétique, Stéphane Zagdanski

Violonistes vivants

Inventer au regard du monde, Dominique Saatdjian

Allégresse de la transgression, Stéphane Zagdanski

A propos de La Mort dans l’œil, Jonathan Mangez

Bronx-Tanzanie-Brésil, Une quête spirituelle

Gould vivant

Tout ce qu’Emmanuel Faye ne dit pas…., Nicole Raymondis

Nabokov vivant


2007

Séminaire de Gérard Guest

Celan et Heidegger, Hadrien France-Lanord

Genèse de la pensée juive

En Russie (Entendre Heidegger et autres exercices d’écoute), François Fédier

Foucault vivant

La colonne du mystère, Luc Guégan

Figure de la mélancolie, Pierre Auriol

Généalogie de la propagande

Mort à crédit

Les philosophes français et la question juive (Une querelle avec Alain Badiou, philosophe), éric Marty, Stéphane Zagdanski

Bêtise de Badiou, Stéphane Zagdanski

Un scientiste écrasé, Alexandre Gambler

Le même quant à l’essence

Fascisme de Le Corbusier, Stéphane Zagdanski

Billlie Holiday vivante

L’innocence de la pensée, Henri Crétella

La fêlure, Gérard Guest

Autoportrait, Stéphane Zagdanski

Paroles des jours (extraits), Stéphane Zagdanski

La tasse, Ingrid Auriol

Inventer au regard du monde, Dominique Saatdjian

Le génie du judaïsme, Stéphane Zagdanski

er eignys aeve s ygne, Grégory Dominé

Death in the Eye, Stéphane Zagdanski

Giacometti vivant

Genet vivant

Une criminelle conversation, Alexandre Gambler

Gelassenheit, Gérard Guest

L’avenir du souvenir, Stéphane Zagdanski

Despotiques détritus

Freud vivant

Deux entretiens, Stéphane Zagdanski

Parker vivant


2006

Délicieux Dogons

Django vivant

Debord, ou la diffraction du temps, Stéphane Zagdanski

Un autographe inédit d’Apollinaire

L’ombre du nom, Stéphane Zagdanski

Le colonialisme crapuleux

De l’antisémitisme à Bruxelles, Stéphane Zagdanski

Enfance de l’Arraisonnement

Hemingway vivant

Le Darfour dévasté

Que fait la police? Elle ment!

Picasso vivant

L’autodestruction, Henri Crétella

Le Tibet tabassé

Monk vivant

Todtnauberg, Frédéric Le Mercier

Le capitalisme criminel

L’aîtrée de l’Être, Gérard Guest

Hurler avec les loups!, Gérard Guest

Supplément à Hurler avec les loups!, Gérard Guest

Médèn agan, Hadrien France-Lanord

Faulkner vivant

Le capitalisme caractériel

Claudel vivant

Conversation autour de la pensée juive, Stéphane Zagdanski, Raphaël Denys, Nunzio d’Annibale, David Laurens Atria

Stravinsky vivant

Sublime soufisme

D’une « lecture » de Sein und Zeit, étienne Pinat

« Libérer l’impulsion philologique », Philippe Arjakovsky

Borges vivant

Bataille vivant

Céline vivant

Les formes multiples de la Cabale, Charles Mopsik

Proust vivant

Recherche ou chasse à l’homme ?, Hadrien France-Lanord

Penser la théologie de la Rédemption après Auschwitz, Père Michel de Goedt, ocd

De la nonchalance considérée comme un des beaux-arts, Nunzio D’annibale

Voix de l’ami, François Fédier

Sur Les intérêts du temps et Miroir amer, Philippe Forest


2005

Kierkegaard et la mélancolie, Jules d’Espinay Saint-Luc

Contre la publicité, Stéphane Zagdanski

Heidegger vivant

Improvisation sur le simulacre, Stéphane Zagdanski

L’insigne et la plume, Thomas A. Ravier

Une vague alarme, Jules d’Espinay Saint-Luc

Lacan vivant

Le contre-cerveau, François Meyronnis

Métaphysique du cinéma, Daniel Guthmann, Stéphane Zagdanski

Descartes et la trompette marine, Jules d’Espinay Saint-Luc

Stendhal et Proust, lecteurs de Saint-Simon, Jules d’Espinay Saint-Luc

Heidegger – Contre vents et marées, Gérard Guest

Un ressentiment bien français, Gérard Guest

Debord vivant

Circulez, il n’y a rien à lire, François Nebout

Leibniz: un inventaire, Jules d’Espinay Saint-Luc

Philosophia, ancilla hominis ?, François Nebout

Lectures d’été

La censure à son comble !, Gérard Guest

Qu’appelle-t-on calomnier Heidegger ?

Raisons d’une pétition, Stéphane Zagdanski

émanation, Stéphane Zagdanski

L’impureté de Dieu, Stéphane Zagdanski

Cervantès émancipé, Stéphane Zagdanski

Autour de l’Ereignis, Gérard Guest, François Meyronnis, Stéphane Zagdanski

L’Oxydant, Stéphane Zagdanski

Joyce vivant

Nouvelles du temps, Stéphane Zagdanski, Vincent Roy

Revêtu par le Verbe, Stéphane Zagdanski


2004

Filmer tue, StéphaneZagdanski, I Liver

La mort dans l’oeil, Stéphane Zagdanski

Littérature et Cinéma, Jean-Luc Godard, Stéphane Zagdanski

De l’antisémitisme, Stéphane Zagdanski

Autour du désir, Stéphane Zagdanski

Jouissance du temps, Stéphane Zagdanski

Hommage à Jean Beaufret, François Fédier

Ecce homo, François Fédier

Pensée juive, fiction française, Stéphane Zagdanski

L’affaire Artaud/Luna-Park, Marc Dachy


2003

Normandie 2003, Thomas A. Ravier, Stéphane Zagdanski

Autour de Ligne de risque, Yannick Haenel, François Meyronnis


2002

Improvisation sur le « Notre Père », Vincent Schmid, Stéphane Zagdanski

Humour d’Homère, Stéphane Zagdanski

Improvisation sur saint Pierre, Stéphane Zagdanski

Autour de la vulgarité, Michel Crépu, Stéphane Zagdanski

Jouissance infinie du langage, François Meyronnis

Autour du néant, François Meyronnis

Le corps de Dieu, Stéphane Zagdanski

Manosque 2002, Dominique Noguez, Stéphane Zagdanski

Alger 2002, Dominique Noguez, Stéphane Zagdanski


2001

Insistance de l’écriture, Stéphane Zagdanski

Détente de Nietzsche, Stéphane Zagdanski

Autour de Debord, Frédéric Badré, Cécile Guilbert, Yannick Haenel,François Meyronnis, Stéphane Zagdanski

Autour de Heidegger, Bernard Sichère, François Fédier

La mort française, Yannick Haenel, Stéphane Zagdanski

Le rap et l’arpège, Thomas A. Ravier, Stéphane Zagdanski

sociologie, anthropologie, PIERRE LEGENDRE

Posted in .... ATERMONDE ......, géopolitique, sociologie with tags , , on mars 14, 2008 by rodolphepilaert63


…..une secte? NON Une vidéo d’entreprise …. en hommage à Pierre Legendre: la culture populaire avec la misère comme seul héritage…. Pierre Legendre


Pour les Occidentaux, le management est une mission civilisatrice au service du bien

Historien du droit, philosophe et psychanalyste, Pierre Legendre donne à voir dans son film Dominium Mundi, un aspect ignoré de la globalisation, le management en tant que croyance. Entretien avec l’auteur sur quatre jours. A méditer.



Pour les Occidentaux, le management est une mission civilisatrice au service du bien

Suite de la première partie : Sur la Globalisation, s’indigner n’est pas comprendre (1)

Alain Rubens: La « verve industrielle » de l’Occident et de sa civilisation, c’est la guerre féroce du Marché, des multinationales et de leurs armées de lawyers. C’est le triomphe sans partage du Management. Vous donnez à ce mot, tiré du jargon opérationnel de l’entreprise, une extension considérable. Comment définir, aujourd’hui, les procédés et manœuvres du Management planétaire ?

Pierre Legendre. Le Management n’est pas né de la dernière pluie. Et ce qui se passe au nom de l’institution du Marché à l’échelle mondiale est un événement dans la civilisation.
Cette dimension institutionnelle doit être prise en compte, si l’on prétend juger une évolution qui touche tous les domaines de la vie. Or, qui dit institution dit normativité, montages de discours, pouvoirs, historicité, conflits… l’ensemble de ce qui fait la construction humaine et le lien entre les hommes, sur le mode guerrier ou pacifique.

Y’a-t-il aujourd’hui un questionnement capable d’interroger sérieusement, au-delà du Bien et du Mal, c’est-à-dire froidement, le Marché dans cette perspective ?
Oui certainement, et ça passe par ce que j’ai tenté de démêler en ce film ; ça passe par une réflexion érudite et libre, qui tourne le dos à la scientocratie contemporaine, incapable de supporter le doute.
Les « procédés et manœuvres » du Management planétaire, je peux vous en proposer une définition sommaire. C’est la mobilisation, à travers le système économique et financier transcontinental, des représentations historiques et de l’inventivité scientifique et technique des peuples, de la capacité stratégique des Références dominantes, et par-dessus tout, le maniement des pulsions jusqu’à la lutte à mort, dans le but apparent de réunir l’humanité par le commerce pacifique. Au cœur de ce mouvement, l’idée de l’entreprise rationnelle sous le régime a-politique d’un imperium mondial des affaires. Quand je dis « a-politique », je me réfère à la prophétie de la philosophie positiviste au XIXe siècle : « La société ne sera plus gouvernée par les hommes, mais par des principes. »
Notons un point essentiel. Il y a les idéaux et les analyses échafaudés par l’Occident, c’est-à-dire la cuisine du judéo-romano-christianisme laïcisé, qui a produit la machinerie juridique sans laquelle le Management n’existerait pas. En voulez-vous une preuve plutôt inattendue ?

Derrière l’institution du trust, l’un des ancêtres du droit des sociétés commerciales, il y a le cheminement paradoxal de l’idéal de pauvreté des religieux franciscains : ne pas toucher à l’argent en en déléguant la gestion. Cette question va bien au-delà de ce que disait Max Weber de l’éthique protestante et de la naissance du capitalisme : elle concerne le rapport entre l’économie et ce que les Occidentaux appellent la religion. Les discussions des casuistes sur la gestion de l’argent font comprendre le moralisme de la domination occidentale : l’expansion du Management a conservé, pour les Occidentaux, le caractère d’une conversion, d’une mission civilisatrice au service du Bien.
Le néo-positivisme nous parle de la « gouvernance », un vocabulaire politiquement châtré qui témoigne de ce qui s’accomplit sous nos yeux. L’idéal gestionnaire introduit l’équivalent d’un virus dans cette sorte d’ordinateur qu’on nomme l’État. Mais, qui dit État, dit Nation. Et, comme vous savez, les doctrines au service de l’individualisme triomphant, aussi triomphant que le Management, ont en abomination ces mots et les concepts qu’ils véhiculent.
En France, les hérétiques officiels ont fait fortune dans l’opinion intellectuelle, notamment avec ça. J’ai dans les oreilles une formule claironnée par Foucault (entendue en 2002 lors d’une rétrospective de France Culture), appelant de ses vœux (je cite) « le sabotage de l’État ». Cette prédication démagogique rejoint en fait les intérêts de l’ultra-libéralisme, qui fonctionne sur fond de casse subjective et sociale. Et le sabotage de l’État signifie dans la réalité relancer les poussées féodales à l’intérieur des vieilles Nations.

Le révolutionarisme à la mode dans les salles de cours des années 1970 a préparé l’aveuglement de la génération suivante, incapable d’apercevoir la reféodalisation planétaire à l’œuvre dans le jeu institutionnel des entreprises géantes transcontinentales, ces empires transversaux, nouveaux concurrents des États. Alors on peut s’interroger sur l’avenir de tout ce barda philosophico-scientifique à la française, de ces « French Studies » qui, à la longue, font penser aux raisonnements de la scolastique médiévale finissante.

Des citoyens privatisés et infantilisés ? De la schizophrénie consommatrice.

Dans un article d’une grande qualité, mais malheureusement trop peu visité, Niko74 nous faisait découvrir, la semaine dernière, la figure d’un homme qui a marqué la première moitié du siècle dernier, en matière d’innovation dans le domaine du marketing, de l’utilisation habile des motivations humaines inconscientes au service des intérêts puissants des grands groupes industriels, soucieux de trouver tous les moyens d’écouler leurs produits, en les faisant apparaître comme désirables et nécessaires.

Edward Bernays, très peu connu en France, fut aux USA un pionnier ambigu dans l’art d’utiliser les données des sciences humaines récentes en vue de conditionner l’acte d’achat, de créer des envies, de susciter la polarisation psychique des consommateurs sur de nouveaux biens susceptibles de créer les conditions du bonheur. Propaganda est son oeuvre majeure, où il théorise ce qui va révolutionner les méthodes publicitaires et aussi les techniques de gestion politique des masses, d’abord spectaculairement aux USA, puis, surtout après la dernière guerre, en Europe, où l’on suit les mêmes voies. Indirectement, Bernays a montré, avant beaucoup d’autres, que la puissance de séduction publicitaire ne pouvait jouer efficacement qu’à condition que s’effacent les modes de pensée rationnelle, l’esprit critique en général et surtout l’esprit civique, soucieux avant tout de l’intérêt collectif bien compris et à long terme.

Un anti-Bernays vient de se manifester : Benjamin BARBER, américain lui aussi, professeur de sciences politiques à l’université du Maryland, qui vient de faire une nouvelle analyse générale et originale du système imaginé par Bernays, dans lequel nous évoluons pleinement aujourd’hui, dans un livre récemment sorti : Comment le capitalisme nous infantilise (ed. Fayard). Livre difficile à résumer, foisonnant d’idées et d’exemples. Son diagnostic sans concession, qui débouche sur des esquisses de solution, vise à nous faire prendre conscience de la servitude dans laquelle nous a installés ce qu’il est commode d’appeler la société de consommation, une logique du profit à court terme, que nous contribuons à entretenir, liés que nous sommes par des liens affectifs puissants, dont nous avons rarement conscience, et qui entraînent les conséquences suivantes : l’effacement des exigences de citoyenneté et de démocratie, sans lesquelles une société court à sa perte, en même temps que le recul de l’esprit critique et de certaines valeurs culturelles, enfin une forme de schizophrénie nous divisant en permanence entre des exigences contradictoires et compromettant un quelconque bonheur pourtant frénétiquement recherché.

Barber se garde bien de faire de la morale, qui serait d’ailleurs sans portée. Son point de vue est sociologique et politique. Il s’exprime comme citoyen éclairé, inquiet du degré d’inculture et d’infantilisme qui caractérise nombre de ses concitoyens, obnubilés par le seul souci de consommer, qui finit par miner leur vie et compromettre leur avenir. Le capitalisme a changé. Il n’est plus, comme pouvait encore le décrire Max Weber, marqué par l’éthique protestante et sa rigueur : travail, épargne, jouissance restreinte… Le nouvel esprit du capitalisme est caractérisé par un « ethos » nouveau ,un « ethos infantiliste, qui produit un ensemble d’habitudes, de préférences et d’attitudes qui encouragent et légitiment la puérilité », c’est-à-dire des attitudes non réfléchies d’envies de consommation illimitée et immédiate. Cela correspond tout à fait aux exigences du marché, qui cherche à écouler ses produits en surnombre, en valorisant les objets plus par leur contenu symbolique que par ce qu’ils représentent en eux-mêmes, en présentant le superflu comme le nécessaire et en poussant à renouveler sans fin les biens de consommation, en décrétant à son gré leur obsolescence.

Non qu’il y ait une quelconque conspiration ou complot pour capter les consommateurs et les manipuler dans un sens choisi, mais ce phénomène représente l’effet global d’un système productif et marchand concurrentiel et d’un consensus de ceux qui, dans le système, en tirent profit. L’infantilisation n’est pas créée, elle est suscitée, encouragée, entretenue, exacerbée. Ce qu’il y a en nous de plus archaïque, on le sait, n’a pas disparu, il en reste des traces, Bernays lui-même le tenait de son oncle Freud. L’infantile en nous, c’est essentiellement le sentiment du manque, de l’incomplétude, le besoin de sécurité, celui d’être comblé, un narcissisme résiduel si puissant qu’il tend à exclure l’autre et la vision à long terme. « Ce que l’on entend par ’puéril’ se mesure à des critères liés à la notion d’enfance elle-même, qui est moins un fait biologique qu’un produit de l’imaginaire humain ’inventé’ à des fins sociales, économiques et politiques. » (p. 114). On sait que tout pouvoir qui veut s’exercer arbitrairement et efficacement tend à infantiliser les « sujets ».

Le facile : premier critère de l’ethos infantiliste. Il n’est point besoin de démontrer que l’enfant préfère naturellement le facile au difficile. Tout le problème de l’éducation va être d’assurer le passage vers des activités et des comportements de plus en plus difficiles, en vue de son intérêt futur. C’est le dur « principe de réalité », qui vient contrecarrer peu à peu le « principe de plaisir », sans le réduire totalement. L’hédonisme sans boussole qui commande en général nos « choix » de consommateurs, choix truqués s’il en est, nous pousse vers la facilité et pénalise la difficulté. « Par exemple, perte de poids sans exercice, mariage sans engagement, peinture ou piano par les chiffres sans pratique ni discipline, diplômes d’université par Internet sans suivre de cours, succès sportifs avec anabolisants, etc. » (p.121). Une vision du monde issue de rêves d’enfant. Le marché consumériste propose des produits qui sont censés faciliter l’existence, alors qu’ils la compliquent, la frustrent et l’obsèdent le plus souvent.

Tout vous est offert, au-delà même de ce que vous pourriez souhaiter ou même imaginer : il suffit de jeter un coup d’oeil sur les linéaires de yahourts en supermarché pour en avoir une idée (il en existe presque pour chaque tranche d’âge). Tout semble possible et donne lieu à des fantasmes de toute-puissance, surtout en matière de produits automobiles, hautement symboliques. Le consommateur insatisfait est préparé à être exigeant en tous domaines, impérieux envers l’administration qui ne répond pas rapidement à sa demande, impatient envers les services de santé qui ne sont pas disponibles dans l’instant, peu regardant envers les conséquences à long terme de ses actes, comme un enfant gâté qui veut tout, tout de suite ou rien du tout. Une culture de la facilité, de l’intolérance aux frustrations, qui nous prépare mal aux futures restrictions qui ne manqueront pas de nous affecter lorsque, par exemple le pétrole, à l’origine de 80% de nos produits, nous fera défaut.

Le simple : deuxième critère. Rebecca Mead, journaliste américaine, souligne combien « la culture américaine s’oriente de plus en plus vers les goûts d’adolescents ».Culture et obsession du jeunisme, liées à la peur de vieillir. On conjure l’idée de la mort par la chirurgie esthétique représentant des sommes astronomiques aux USA. On pousse les enfants à grandir aussi vite que possible en sportifs adultes « rentables » sans souci des conséquences futures.

Le divertissement en général est le domaine où domine l’obsession du simple : « La transformation des actualités en soft news et des soft news en info-spectacle… » On se demande parfois où est passé le long et dur travail d’investigation et d’élaboration des faits, quand beaucoup de journaux reprennent paresseusement les communiqués d’agences de presse paresseusement commentés. Les cyberbambins sont des proies faciles pour les marchands de jeux vidéo. Le difficile effort d’apprentissage scolaire ne fait pas le poids, face à l’abandon aisé aux flux d’images et au plaisir ludique du copier-coller.

Le rapide : troisième critère. « Le plaisir de la lenteur » a disparu, constatait Milan Kundera. La vitesse est devenue norme : « restauration rapide, musique rapide, montage rapide des films, ordinateurs rapides, athlétisme où seule compte la rapidité… » Culture de « Zippies » (jeunes et énergiques), comme se disent les jeunes de la nouvelle génération en Inde. « La vitesse est comme toutes les drogues : pour maintenir au même niveau son emprise sur le psychisme, il faut sans cesse augmenter la dose. » (p.136). Les cycles de l’information se raccourcissent de plus en plus, compromettant l’information elle-même par effet de saturation et de lassitude, contribuant à créer « une sorte d’immense trouble déficitaire de l’attention où le neuf est toujours dépassé par du plus neuf ». Cette vitesse devient pathologique parfois, mais nous finissons par la faire entrer dans nos normes sans nous en rendre compte.

Tous ces aspects associés forment une cohérence où prime l’individualisme, plus visible sans doute dans l’exemple américain, le narcissisme qui nous pousse à préférer le présent au futur, « le proche au lointain, l’instantané au durable, le droit de jouir aux devoirs et aux responsabilités… L’ethos du capitalisme consumériste nous a rendus vulnérables, manipulables, impulsifs et irrationnels ». De plus, il n’accomplit pas ce qu’il promet, car il engendre insatisfaction permanente, boulimie d’objets, addictions diverses, un « esclavage mental et émotionnel », comme disait naguère B. Dugué. La phrase de Rousseau garde sa vérité : « L’esclave perd tout dans ses fers, jusqu’au désir d’en sortir. » Le pire est de perdre l’idée que l’on puisse être dépendant à ce point des produits que nous impose la société consumériste, même si c’est à des degrés divers. Produits dévoreurs de temps, d’énergie, qui nous possèdent plus que nous ne les possédons.

Schizophénie… Nous vivons dans des sociétés où la privatisation généralisée est devenue une sorte de doctrine officielle. Depuis les années 80, le néolibéralisme a imposé ses règles au niveau du marché mondial. Les notions de « société », de solidarité tendent à s’effacer. Friedman est devenu la bible que suivent Reagan, Thatcher, dans le sillage des millieux d’affaires qui donnent le ton. L’Etat tend à abandonner ou à « déléguer » certaines de ses fonctions traditionnelles, à se désintéresser de plus en plus des intérêts collectifs et des projets et investissements à long terme.

La « tyrannie des marchés » (H. Bourguinat) impose une logique qui tend à dissoudre les liens sociaux, à exacerber les individualismes. La sanctification des marchés, qui viennent s’imposer dans des secteurs de plus en plus importants de nos vies, induit chez chacun des attitudes qui ne prennent plus guère en compte les intérêts collectifs. La liberté tend à perdre ses aspects restrictifs liés aux exigences de la vie en commun. « On ne peut comprendre les citoyens comme de simples consommateurs : le désir individuel n’est pas la même chose que l’intérêt commun, et les biens publics sont toujours quelque chose de plus qu’un agrégat de souhaits privés… la liberté publique exige des institutions publiques qui permettent aux citoyens de faire face aux conséquences publiques des choix privés effectués sur le marché. » (p.173) Les choix privés ont toujours des conséquences sociales, économiques et politiques (publiques).

Il existe donc une scission entre notre moi privé, qui tend à satisfaire ses envies, commme on lui en fait un devoir, et notre moi public, rationnel, qui voit (parfois) les conséquences possibles de ses actes. « Nous perdons la capacité de façonner nos vies ensemble parce que l’ethos dominant nous persuade que la liberté consiste à exprimer nos souhaits isolément. » (p. 180) Par exemple, les consommateurs américains cherchent chez Wall-Mart les prix les plus avantageux, sans réaliser la dégradation des conditions de l’emploi et des salaires dont se satisfait ce réseau de distribution, qui, achetant 80% de ses produits en Chine, contribue à générer un chômage dont pâtira le consommateur ou ses proches. Wall-Mart « dresse le consommateur en nous contre le citoyen en nous », crée un conflit entre notre intérêt privé et notre intérêt public.

Nous sommes souvent en situation de ne pas vouloir ce que nous désirons pourtant en tant que consommateurs pulsionnels. Par exemple, je veux un 4×4 plus grand pour imposer une image plus flatteuse de moi-même, conformément à ce que la publicité me suggère insidieusement, mais je sais (ou ne veux pas savoir) que cela est irrationnel, pour les raisons qui apparaissent maintenant avec évidence (ce que nombre d’Américains commencent à réaliser). En tant qu’individus, les Américains aiment dépenser, et ils y sont poussés de plus en plus, mais le résultat de ces dépenses et de ces endettements permanents et sans fin met à mal l’économie US à terme, devenue tributaire des investisseurs étrangers, donc le bien-être de chacun à terme, car la crise du dollar sera désastreuse pour tous. Quand la privatisation touche une partie de la police, la défense nationale, la sécurité (plus d’un prisonnier sur six est incarcéré aux USA dans un établissement à but lucratif), quand on réduit toujours plus les impôts des plus favorisés, cela peut flatter l’ego obnubilé par l’intérêt immédiat du consommateur moyen, quand les intérêts privés s’introduisent au coeur même du fonctionnement de la vie politique (p. 214), c’est la notion de démocratie qui est en péril, donc l’intérêt bien compris de tous.

L’auteur, dans les derniers chapitre de son ouvrage propose quelques solutions pour « résister au consumérisme » et pour ’ »surmonter la schizophrénie civique ». Sur ces points, j’ai trouvé l’auteur moins convaincant. Il fait appel à un réveil citoyen pour repenser un capitalisme raisonnable au niveau mondial, pour réparer l’anarchie des marchés. Un sursaut essentiellement moral, dont on voit mal comment il pourra suffire à nous faire sortir du piège consumériste, qui n’a pas encore montré toute sa capacité de nuisance, de sa puissance de séduction addictive, des dégâts psychologiques et culturels qu’il produit. Restaurer une consommation raisonnable et responsable demande une démarche plus radicale, à l’évidence. Si l’injonction de Kant (« Ose penser par toi-même »), appelant au devoir de dépassement de l’infantile qui nous caractérise toujours, reste d’actualité, il n’est pas sûr qu’elle suffise à changer la situation décrite par Barber, car les racines du problème ne sont pas seulement psychologiques et morales.

Si on fait abstraction de ces derniers passages, dépourvus de perpectives politiques et économiques, on a intérêt à lire B. Barber, dont les longues et fines analyses n’ont pu être que très imparfaitement rendues dans cette courte analyse.

A lire avec profit :

http://www.psychasoc.com/article.ph…
http://www.agoravox.fr/article.php3…
Christopher Lash : La culture du narcissisme (Climats)
Jean-Claude Michéa : L’empire du moindre mal (Climats)
Pierre Legendre : Dominium Mundi (Mille et une nuits)
Luc Boltanski et Eve Chiapello : Le nouvel esprit du capitalisme (Gallimard)

http://www.agoravox.fr/article.php3…

 

any-Robert Dufour s’entretient avec Joseph Rouzel

de son dernier ouvrage, Le Divin marché

Joseph Rouzel : Cher Dany-Robert ton denier ouvrage qui vient de sortir, Le Divin Marché me semble faire l’ouverture vers un public plus large. Disons un public de citoyens qui essaient de comprendre le monde dans lequel nous sommes tous plongés. Comme si après des années passées à peaufiner, tel un bon artisan philosophe, tes concepts, tu ouvrais aujourd’hui une voie plus large : proposer à tes contemporains des outils pour penser le monde. Est-ce ainsi que tu vois les choses ? Comment considères-tu cette progression dans ta pensée ?

Dany-Robert Dufour : Ce dernier livre est en effet ouvert à un public plus large que certains de mes livres précédents. À vrai dire, je m’y étais déjà essayé avec un livre précédent intitulé L’Art de réduire les têtes. Et, comme cela avait plutôt bien marché, disons que j’y ai pris goût… je crois qu’il faut aujourd’hui sortir de l’ésotérisme. Tout simplement parce que la pensée en général et la psychanalyse en particulier, en cette période de reflux, y risquent leurs peaux. Je sais bien que Lacan a merveilleusement réussi dans son grand style mallarméen, mais force est de constater que n’est pas Lacan qui veut… Tout cela pour te dire que mon petit dernier, Le Divin Marché, je l’ai écrit pour le mettre à portée de tous ceux, de moins en moins nombreux je le crains, qui restent à peu près disposés à penser. De là m’est venue l’idée de faire, comment dire…, une sorte de supplément à L’Art de réduire les têtes. Je n’ai cependant pas l’impression qu’en l’écrivant, j’ai cédé à quelque forme de facilité que ce soit. Au contraire, j’ai tenté d’aller le plus loin possible dans mes analyses, peut-être même n’avais-je jamais été si loin, et peut-être même est-ce là mon livre le plus exigeant… Mais je l’ai fait avec le souci constant de toujours emmener le lecteur avec moi dans les approches que je mets en jeu, qu’elles soient philosophique, sémiologique, juridique, politique, esthétique ou psychanalytique. Jamais, en écrivant ce livre, je n’ai renoncé à aller plus loin en me disant, là, faut que je m’arrête, sinon le lecteur ne comprendra pas. Chaque fois que cela aurait pu m’effleurer, je me suis efforcé de trouver la forme, la construction, l’image, le trait, parfois humoristique, qui convenaient pour être suivi. En plus, comme tu as pu le remarquer, je ne cache aucune source, je donne toujours toutes les références pour que le lecteur désireux de vérifier pour reprendre à sa façon la question puisse lui aussi y accéder – ça étonne d’ailleurs beaucoup de collègues qui me trouvent idiot de dévoiler ainsi mes sources… On vit une période difficile où beaucoup cherchent à comprendre ce qui nous arrive. J’ai donc essayé de toujours mettre le lecteur en position de critique pour qu’il puisse éventuellement m’objecter là où il pense qu’il y a lieu de le faire. Je dirai pour finir qu’écrire simplement des choses complexes, c’est peut-être quelque chose que, après une dizaine de livres, je commence enfin par savoir un peu faire…

J.R.Peux-tu en quelques mots rappeler les thèses essentielles de ton ouvrage ?

D-R.D.La thèse principale est que nous sommes tombés sous l’emprise d’un nouveau dieu, le Marché. Un nouveau dieu qui, comme tel, se présente comme un remède à tous les maux en nous promettant le bonheur et le rachat. Cette nouvelle religion n’est pas apparue d’hier. Elle est en gestation depuis exactement 3 siècles et elle triomphe aujourd’hui. Je tente donc d’en faire la généalogie en montrant comment elle s’est imposée et comment elle fonctionne aujourd’hui. À la base, elle procède d’un axiome simple, mais très puissant: « les vices privés font la vertu publique » ‑c’est-à-dire la fortune publique. Le grave problème est que cet axiome est probablement vrai. Je veux dire qu’il se vérifie au plan de l’économie marchande. Mais – là est toute la question – plus il se vérifie à ce niveau, plus il ne peut que déstructurer les autres grandes économies humaines. Je veux dire par là l’économie politique, l’économie symbolique, l’économie sémiotique et, bien entendu, l’économie psychique. J’examine donc dans ce livre comment cette nouvelle religion se diffuse à travers une série de commandements, très puissants bien qu’implicites. J’ai donc cherché à les rendre explicites. Et je suis tombé sur les dix commandements du libéralisme – soit un nouveau décalogue ‑, que j’ai fini par formuler ainsi :

Le premier commandement s’applique au rapport à soi et se formule ainsi : Tu te laisseras conduire par l’égoïsme… et tu entreras gentiment dans le troupeau des consommateurs ! (Ce qui aboutit à la destruction de l’individu). Le second commandement vient au niveau du rapport à l’autre : Tu utiliseras l’autre comme un moyen pour parvenir à tes fins ! (soit une parfaite inversion de la seconde maxime kantienne qui aboutit à la destruction de toute common decency). Le troisième commandement correspond au rapport à l’Autre : Tu pourras vénérer toutes les idoles de ton choix pourvu que tu adores le dieu suprême, le marché ! (Ce qui aboutit au retour du religieux et à l’invention de la figure du pervers puritain). Le quatrième commandement a rapport au transcendantal : Tu ne fabriqueras pas de Kant―à―soi visant à te soustraire à la mise en troupeau ! (ce qui aboutit à la déconsidération de l’idéal critique). Le cinquième commandement a rapport au politique : Tu combattras tout gouvernement et tu prôneras la bonne gouvernance ! (ce qui aboutit à la destruction du politique ravalé à la somme des intérêts privés) Le sixième commandement a rapport au savoir : Tu offenseras tout maître en position de t’éduquer ! (ce qui aboutit à la déconsidération de la transmission et au discrédit du pouvoir formateur des œuvres). Le septième commandement a rapport à la langue : Tu ignoreras la grammaire et tu barbariseras le vocabulaire ! (Ce qui aboutit à la création d’une novlangue) Le huitième commandement a rapport à la loi : Tu violeras les lois sans te faire prendre ! (Ce qui aboutit aussi bien à la prolifération du droit et de la procédure qu’à l’invalidation de toute forme possible de Loi). Le neuvième commandement a rapport à l’art : Tu enfonceras indéfiniment la porte déjà ouverte par Duchamp ! (Ce qui aboutit à la transformation de la négativité de l’art en une comédie de la subversion). Le dixième commandement a rapport à l’inconscient : Tu libéreras tes pulsions et tu chercheras une jouissance sans limite ! (Ce qui aboutit à la destruction d’une économie du désir et son remplacement par une économie de la jouissance).

J.R.On te fait trois reproches, de mon point de vue injustifiés, mais il me semble que tu peux lever le doute. Tout d’abord d’aucuns te reprochent une analyse sombre de la modernité qui pousserait à quelque « c’était mieux avant » fond dépressif de la nostalgie. D’autres font la remarque que faire le constat de la situation c’est bien joli, mais que faire, comme disait Lénine ? Ce « que faire ? » il me semble que tu t’en préserves justement pour ne pas tomber dans le rôle de donneur de conseils, ni celui de maître à penser. Enfin une troisième catégorie de critiques considèrent ta construction comme fermée, totale, comme faisant système… Que peux-tu leur répondre à ces détracteurs ?

D.R.D.Prenons ces trois reproches à la suite :

1°Ce n’était pas mieux avant. Nous étions sous l’emprise d’autres dieux et le philosophe que je suis ne peut pas regretter ces vieilles idoles qu’il a fallu détruire à coup de marteau (qu’il s’agisse des dieux de la Phusis grecque, des dieux du monothéisme, du Roi, de l’État-nation ou même du Prolétariat). Je suis donc heureux que les idoles de jadis soient tombées et que disparaissent avec elles ce qu’elles soutenaient, comme le patriarcat par exemple. Mais ce n’est pas une raison pour que je me prosterne devant de cette nouvelle idole, le Marché, qui risque de nous faire payer un tribut aussi lourd, sinon plus, que les précédentes. Ce que je regrette cependant, c’est que nous ayons raté le rare moment où nous aurions pu sortir de l’obscurantisme des transcendances pour accéder aux bien nommées lumières du transcendantal, celles qui interpellaient chacun en lui disant : « ose penser en ton propre nom ! ». C’est essentiellement cela la morale kantienne. Elle se confond avec la nécessité du programme critique ! Le problème, c’est qu’il n’a jamais pu être véritablement mis en œuvre. Je crois cependant qu’il n’est pas désuet. Lorsque, par exemple, j’avais demandé à Serge Leclaire (que j’ai rencontré dans les dernières années de sa vie et auquel j’ai été lié par une grande amitié), quel était au juste le but de l’analyse, il m’avait simplement répondu que c’était… de parler en première personne.

2°Que faire? La réponse est simple : ré-sis-ter ! Comme on peut ! Je veux dire que j’englobe dans la nécessité de résister à cette nouvelle idole dévastatrice aussi bien la résistance légendaire du névrosé moyen (qui, globalement, résiste par ses symptômes) que des formes de résistances locales ou collectives, allant, par exemple, de l’écriture du poème à la manifestation.

3°On m’objecte que ma construction est totale. Je réponds à ceci a) qu’elle cherche en effet à l’être, tout simplement parce qu’il faut absolument nommer la nouvelle bête, possiblement immonde, à quoi nous avons aujourd’hui affaire, de façon à ce que chacun prenne ses dispositions. b) que, malheureusement, cette construction n’est pas si totale que ça : il reste du pain sur la planche. Je peux à cet égard indiquer à ceux qui le désireraient quantité de points encore à travailler. c) que, de toute façon, si ma construction était partielle, on me ferait le reproche inverse en me disant que je ne vois qu’une toute petite partie des choses…

J.R.Comment vois-tu la suite de ton travail ?

D.R.D.Je vais travailler sur ce moment catastrophique (au sens du mathématicien René Thom) dans l’histoire de l’Occident qui a vu l’antique nécessité du contrôle des passions s’inverser en un impératif de libération des passions. D’autant que c’est cela qui, à mon sens, a permis le développement du capitalisme. Bref, je voudrais savoir comment nous sommes passés de commandements disant « Tu ne dois pas… » à un commandement intimant « Jouis… ». J’ai mis au programme de l’année 2008 de mon séminaire du Collège International de Philosophie l’idée que Sade pourrait bien exprimer ce moment décisif de libération des passions dont se soutient le capitalisme comme économie de la jouissance. Ceci m’obligera à examiner la question dite de la théodicée (qui doctrinait que l’existence du mal n’empêche pas l’existence de Dieu – au contraire), à considérer le profond remaniement fin XVIIe, début XVIIIe, du champ des passions légitimes au profit de l’amour propre et de l’intérêt, à m’arrêter sur la naissance de la figure du « pervers puritain » si cher aux Américains et à proposer de lire Sade non pas avec Kant mais avec son contemporain Adam Smith (je pense que mes amis lacaniens verront ce que je veux dire). Ce qui m’intéresse aussi, c’est de travailler sur la façon dont le réel objecte en acte au programme sans limite du capitalisme – notre civilisation vit en effet dans une immense contradiction : le capitalisme se présente comme programme de production infinie de la richesse alors que notre terre, étant ronde, est limitée dans ses ressources. Or le réel de la nature est d’ores et déjà en train de se rappeler à notre bon souvenir… Bref, tu vois, j’ai du pain sur la planche… J’ajoute pour finir que ce n’est tant le souci d’érudition qui m’anime (encore que je vais toujours aux textes de référence et que j‘aime la précision), mais la volonté d’aborder des questions très actuelles auxquelles beaucoup (des cliniciens, des artistes, des éducateurs, des travailleurs sociaux et bien d’autres) sont aujourd’hui directement confrontés…

Dany-Robert Dufour, Le Divin Marché, Denoël, 2007.

 

 

Séminaire de Gérard Guest 1_10
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