CHARLES ENDERLIN

Posted in géopolitique, INVESTIGATIONS, scandales, sociologie with tags , , on mars 14, 2008 by rodolphepilaert63

CHARLES ENDERLIN

ar le feu et par le sang. La critique de Régis Debray dans le Nouvel Obs

Le combat clandestin pour l’indépendance d’Israël. 1936-1948
Albin MichelNote de C.E.: Le titre: « Israël: Quand les terroristes étaient juifs  » est de l’Obs.. David Ben Gourion qualifiait l’Irgoun et le Groupe Stern de « Terroristes »Voici l’intégrale de la critique, légèrement raccourcie dans l’Obs pour des raisons de place:Une mine de renseignements déconcertants, pour les candides comme vous et moi ; et au second degré, une source d’enseignement pour nos cours d’éducation morale et civique chapitre « fin et moyens » : Jusqu’où est-il permis d’aller pour faire triompher une juste cause ? Le récit enlevé et dru de Charles Enderlin qui traverse les années noires de la préhistoire d’Israël, son combat clandestin pour l’indépendance, depuis la révolte arabe de 1936 jusqu’à 1948, comblera l’amateur d’insolite autant que les chercheurs de vérités. « On n’offre pas d’État à un peuple sur un plateau d’argent », disait Chaïm Weizmann, le premier président de l’État d’Israël. Malraux voyait dans cette phrase « une plainte amère ». Ce n’est qu’un sobre constat, d’application universelle, et toujours contemporain, voir le Kosovo et la Palestine. Les hommes de bronze qui forgent un pays par le feu et par le sang, le leur et celui des autres, figurent rarement, après les fanfares du triomphe, sur le livre d’or des annales officielles. Ces ouvriers de la première heure, plus proches du Sartre des Mains sales que du Camus de L’Homme révolté, Charles Enderlin s’est retroussé les manches pour les tirer du clair-obscur, en interrogeant les derniers témoins, en exhumant les dossiers, en raboutant les pièces d’un sidérant puzzle.
Au Levant, où le passé ne passe pas, où les mémoires souterraines explosent en flash d’actualité, un historien du présent tant soit peu rigoureux ne peut pas ne pas se faire mi-archiviste mi-spéléologue. Journaliste conséquent et bien documenté, ce familier des coulisses à qui on doit la meilleure histoire aujourd’hui disponible des récentes négociations de paix au Proche-Orient ne se distingue de l’historien que par la facture : il raconte l’histoire passée au présent, donnant ainsi au lecteur l’effroi des romans réalistes. Noir et policier, en l’occurrence, puisqu’il s’agit de la lutte clandestine menée par ceux que les occupants Britanniques appelaient au début des « gangsters », d’un genre très particulier, il est vrai : intellectuels pour la plupart, portés par une foi messianique, et prêts à se suicider pour la Cause. L’enquête sur les organisations paramilitaires sionistes qu’étaient avant l’indépendance, l’Irgoun, le groupe Stern et les débuts de la Haganah, l’ancêtre de Tsahal, révèle quelques lourds secrets de famille, mais n’a rien d’une démystification scandaleuse, tant l’auteur montre d’empathie pour cette piétaille du sacrifice. C’est l’histoire vraie de son peuple, et il l’assume.
Begin, Juif polonais, rescapé du Goulag, Moshé Dayan en jeune volontaire à qui une balle pétainiste arrache un œil sur le front syrien, en 1942, le Paris d’après-guerre où gaullistes et socialistes, la DST aidant, offrent une base arrière à la Haganah et au Mossad, l’odyssée pathétique de l’Exodus : voilà, entre cent autres, des rappels illustres. N’oublions pas non plus l’assassinat en pleine rue de Bernadotte, le médiateur de l’ONU et le terrible attentat de l’hôtel King David. Oui, une chanson de geste se fait aussi à coups d’hold-up, de colis piégés, d’exécutions sommaires, de tueries d’innocentes, de grenades dans des boutiques et sur des bus de civils (et pas seulement sur les postes de police). Il y a eu un terrorisme juif, assumé par maints « révisionnistes » résolument pratiqué par l’Irgoun, et le Bétar, créé en 1935 par Jabotinsky, leader de la droite nationaliste et chantre de « la nation absolue, fondée sur l’unicité de la race ». Ce dernier demanda à ses hommes, après un massacre à l’aveugle, d’épargner autant que possible les femmes et les enfants arabes. « Le baratin contre le terrorisme » fut méthodiquement réfuté par un article, signé de Shamir et d’autres, en juillet 1943. Un texte très argumenté, qui expédierait aujourd’hui ses auteurs du côté de l’axe du Mal.
Cette plongée en eaux profondes, nuisible au confort intellectuel des prisonniers du noir et blanc, nous rappelle utilement quelques vérités immémoriales et dérangeantes. Mentionnons d’abord : la férocité dont peut faire preuve, dans ses colonies ou protectorats, une métropole libérale et démocratique, britannique en l’espèce. Ensuite, l’intensité des luttes inter-juives d’alors, tant il est vrai qu’une guerre de libération nationale se double toujours, à l’intérieur, d’une lutte fratricide entre mouvances rivales, où tous les coups sont permis. Ajoutons l’éternel réflexe du « l’ennemi de mon ennemi est mon ami », qui amena certains militants du judaïsme radical, avant la découverte de la Shoah, à prendre langue avec l’Axe, l’Italie fasciste et le Reich nazi (comme le feront d’ailleurs, pendant la deuxième guerre mondiale, la plupart des leaders des mouvements d’indépendance dans l’Empire britannique, depuis le mufti de Jérusalem Husseini jusqu’à Chandra Bose en Inde, en passant par Sadate en Égypte, et le père d’Aung Sui en Birmanie). Et finissons par une note plus optimiste : des gentleman terroristes, quand ils ne sont pas sommairement exécutés comme le fut Abraham Stern par l’inspecteur Morton de la police anglaise, en 1942, peuvent toujours, sur le tard, faire de respectables Premiers ministres devant qui leurs anciens geôliers dérouleront le tapis rouge. Changez les noms. Mettez ici à la place de Yitzhak Shamir et de Menahem Begin, anciens terroristes promus chefs de gouvernement, quelques noms de Palestiniens emprisonnés ou pourchassés, et vous ne perdrez pas tout espoir de voir un jour la paix.
Qu’on se rassure. Le romantisme révolutionnaire n’a pas eu, en Israël, le dernier mot. Car le singulier, le plus admirable de cette histoire un peu partout répétée, c’est la façon dont Ben Gourion et les responsables syndicaux et politiques ont, in fine, fait rentrer dans le rang tous ces groupes d’activistes, en ramenant, manu militari, en faisant couler au large des côtes un navire rebelle de l’Irgoun, l’Altalena, leurs fanatiques à la raison – d’État. Celle-ci exige le monopole de la violence légitime.
Ce retour au classicisme, heureux pour l’avenir démocratique du peuple hébreu, eut son prix : un voile pudique, parfois injustement jeté sur la mémoire tragique des immolés de l’ombre. Maintenant, et en français du moins, grâce à Charles Enderlin, justice leur est rendue.
Régis DEBRAY

la présentation de l’éditeur

Charles Enderlin nous livre le récit captivant du combat des Juifs de Palestine depuis la révolte arabe des années 1930 jusqu’à la fondation d’Israël.

Un combat qui fut aussi une guerre totale. Notamment à partir de 1944, lorsque les trois organisations paramilitaires juives (Haganah, Stern, Irgoun), après avoir fédéré leurs forces contre l’occupant anglais, lancent des commandos armés contre les postes de police et les bases militaires, détruisent l’Hôtel King David, multiplient les attentats en Palestine et à l’étranger. Les Britanniques ripostent par des exécutions et des déportations. En ce temps-là, les têtes de Menahem Begin, d’Yizhak Shamir et de bien d’autres futurs responsables politiques de l’Etat sont mises à prix pour faits de terrorisme. Et après l’Indépendance, en mai 1948, ce sont eux que l’on retrouvera logiquement à la pointe du combat contre les forces arabes.

Car c’est par le feu et par le sang qu’Israël a vu le jour.

Fondé sur une enquête auprès des derniers témoins de cette aventure, sur des sources souvent inaccessibles en français et sur de nombreux dossiers inédits, ce document éclaire d’un jour décisif un épisode crucial, et pourtant des plus mal connus, de l’histoire contemporaine.

correspondant permanent de France 2 à Jérusalem depuis 1981Charles Enderlin est l’auteur d’une biographie d’Yitzhak Shamir et d’une trilogie qui a fait date : Paix ou guerres. Les secrets des négociations israélo-arabes- 1917-1995 ; Le rêve brisé. Histoire de l’échec du processus de paix au Proche-Orient. 1995-2002 ; Les années perdues. Intifada et guerres au Proche-Orient : 2001-2006.

La table des matières

Le sommaire des 358 pages
INTRODUCTION ……………………………………. 11
OEIL POUR OEIL……………………………………. 15
Offensive ou retenue?…………………………….. 21
Vers le partage? …….. …………………………… 23
Refus arabe ………………………………………… 29
Refus juif …………………………………………… 32
Le dimanche noir ………………………………….. 34
Avraham Stern, gentleman terroriste …………… 36
Ben Yossef sera exécuté …………………………. 39
Naissance du terrorisme juif ……………………… 41
Après la Nuit de cristal ……………………………. 46
Feu contre les Britanniques! ……………………… 47
On torture des Juifs
dans les caves de Sa Majesté ……………………. 49
HITLER OU CHURCHILL? ………………………. 53
Moshe Dayan en prison ……………………………. 56
Quand l’Irgoun travaille
pour les Britanniques ……………………………….. 59
La révolte juive …………………………. …………. 61
La scission d’Avraham Stern ………………………. 64
Un pacte avec le diable ……………………………. 70
Rivages interdits ……………………………………. 76
Le Yishouv au combat ……………………. ………. 78
Le groupe Stern entre en crise …………… ……… 82
Le groupe Stern règle ses comptes ………………. 88
Begin quitte le Goulag ……………………………… 90
L’assassinat de Stern ………………………………. 91
STERN APRÈS STERN ……………………… …… 95
Struma, le cargo maudit ……………………………. 98
Seuls contre tous …………………………………… 100
Vers un État juif en Palestine ……………………… 103
Des Juifs à Bir Hakeim ………………………………. 105
Une étrange visite à la prison de Mizra …………… 106
La grande évasion ………………………………. …. 109
Michael, alias Yitzhak Yzernitzky ………………….. 114
Le LEHI recrute …………………………………… … 117
Shoah ………………………………………………. .. 118
Michael, règle ses comptes ……………………….. . 122
Mais quand donc les Alliés se décideront-ils… ……. 124
Apologie du terrorisme ……………………………… . 126
Une nouvelle évasion ………………………………… 128
La Haganah marque des points ……………………….131
L’IRGOUN DÉCLARE LA GUERRE ………………………..135
La fusion impossible …………………………………… 141
Il faut tuer le haut-commissaire! ……………………. 143
Être tué peut-être, mais jamais capturé …………… 145
Se cacher, oui, mais où? …………………………….. 148
Des Juifs devant les tribunaux britanniques ……….. 151
«Avons-nous besoin de l’autorisation
des Britanniques pour sauver des Juifs?» …………… 153
Les noces de Michael ………………………………… 155
S’en prendre aux symboles,
Exécuter les responsables …………………………….. 157
Un ministre en sursis …………………………………… 159
L’Irgoun et la Haganah
au bord de la rupture …………………………………. . 161
«Les assassins seront juifs» …………………………… 166
Ultimatum à Begin ……………………………………… . 167
Un assassinat au Caire …………………………………. 170
Churchill va-t-il basculer? ………………………………. 173
La chasse à l’Irgoun est ouverte ………………………. 176
Réquisitoires au Caire ……………………………………. 178
En attendant la capitulation de l’Allemagne …………… 180
LA RÉVOLTE……………………………………………….. 183
L’Amérique monte en ligne ……………………………….. 188
Fin de saison en Palestine ……………………………….. 190
Une taupe à l’Agence juive? ……………………………… 192
Paris, capitale du soutien à la cause sioniste ………….. 193
Ben Gourion visite les camps …………………………….. 196
Fédération des forces militaires ……………………………198
Le Yishouv contre Bevin …………………………………… 202
L’escalade …………………………………………………… 205
Mauvaise presse ……………………………………………. 207
La Spezia ……………………………………………………. 211
Cent mille réfugiés? ………………………………………… 214
Eldad s’évade ……………………………………………….. 216
Vers le «shabbat noir» ……………………………………… 218
L’attentat du King David ……………………………………. 220
Frapper à la caisse! …………………………………………. 224
Shamir est capturé ………………………………………….. 226
Les sionistes acceptent le partage ………………………… 230
LE PARTAGE …………………………………233
L’émir et les sionistes ………………………………………… 237
Une explosion à Rome, des contacts à Paris ……….. …. 239
Un comité d’évasion fort actif ……………………………….. 242
Haïm Weizmann est écarté,
Ben Gourion triomphe ……………………………………… . 244
Les fesses des Britanniques,
Le décolleté de Rita ……………………………………………. 247
Bevingrad ……………………………………………………….. 250
L’amant de MmeCarlo ………………………………………….. 252
Micmac à Djibouti ………………………………………………. 254
Les sternistes à Paris ………………………………………….. 256
État de siège ……………………………………………………. 257
Les terroristes seront pendus …………………………………. 259
Nouvel attentat à Londres …………………………………….. 261
Shamir et le Vietnam ……………………………………………. 262
Un scoop raté ……………………………………………………. 264
L’inventeur des lettres piégées ………………………………. 266
Begin à Paris ……………………………………………………… 267
Exodus …………………………………………………………….. 269
Nouvelles pendaisons, nouvelles représailles …………………. 271
Vers le partage de la Palestine ……………………………….. …275
Abdallah revendique la Cisjordanie ……………………….. ……. 277
LA GUERRE ……………………………………281
De bien étranges machines agricoles ………………………….. 285
Deir Yassin ………………………………………………………… 291
Un projet d’attentat bactériologique ………………………….. 295
«Ils tiendront!» ………………………………………………….. 297
Le groupe Stern veut adhérer au Kominform …………………. 299
L’exil, pire que la mort ………………………………………….. 300
Stern à visage découvert …………………………………….. ..301
Bernadotte, l’homme de paix ……………………………………. 305
Paris équipe l’Irgoun …………………………………………. ….308
L’assassinat de Bernadotte ……………………………………. 312
Se lamenter pendant des générations ………………………… 317
La dernière cavale du LEHI ……………………………………. 321
La débâcle des activistes …………………………………. ….324
Ce qu’ils sont devenus ………………………………….. …..326
CHRONOLOGIE …………………………………………… 329
POINTS DE REPÈRE…………………………………………..333
CARTE ………………………………………………………337
NOTES……………………………………………………..339
Sortie en librairie le 6 mars.
Plus de détails aux cours des prochains jours

Le processus d’Annapolis Février 2008

Les négociations israélo-palestiniennes progressent mais dans le plus grand secret. Il ne faudrait pas que les adversaires de la paix aient vent des sujets abordés. Au sein du gouvernement Olmert, le parti orthodoxe séfarade menace de quitter la coalition parlementaire si la question d’une division de Jérusalem est abordée au cours de ces rencontres. Chez les Palestiniens, si le Hamas a l’impression qu’un accord est proche, il pourrait commettre de nouveaux attentats suicides comme il l’a fait dans le passé. Déjà, le processus d’Annapolis est à la merci des roquettes Qassam tirées depuis Gaza. Si un des ces engins devait, par exemple, exploser sur un jardin d’enfants à Sderot faisant de nombreuses victimes. Israël n’aurait pas le choix et déclencherait une opération majeure à Gaza. Le bilan en serait nécessairement très élevé de part et d’autre, cela entrainerait la fin des pourparlers.
Dans ces conditions, accorder une année pour parvenir à un accord, c’est offrir douze mois à tous les extrémistes de la région pour qu’ils torpillent toute possibilité de parvenir à la paix. Il faudrait aller vite d’autant plus que Mahmoud Abbas et Ehoud Olmert sont des leaders faibles, peu populaires. Le président palestinien ne peut donner l’ordre à ses maigres forces de police de lutter contre « le terrorisme pour la sécurité d’Israël ». Le premier ministre israélien ne parvient pas à obtenir de l’armée dirigée par le ministre de la Défense, Ehoud Barak, qu’elle lève des barrages en Cisjordanie ou évacue des colonies importantes. Tous deux font face à une opposition qui rejette l’idée même d’un état palestinien indépendant sur l’ensemble de la Cisjordanie. Pour le Hamas, une solution définitive ne peut être qu’islamique. La disparition d’Israël. Sur le mode « gestion du conflit » il accepterait un cessez le feu de longue durée, comme la droite et l’extrême droite israéliennes qui sont en faveur de l’annexion de Jérusalem Est et de tout ou partie des territoires occupés.Alors, pourquoi ne pas aller vite? Réunir Messieurs Abbas et Olmert, et les obliger à négocier un accord en quelques semaines, en un mois ou deux. En fait, tous les diplomates du Proche Orient et les membres du Quartet connaissent parfaitement les grandes lignes d’une paix. Les Israéliens ne signeront pas d’accord dans lequel les Palestiniens ne s’engageraient pas à renoncer à toute revendication dans l’Israël d’avant 1967 : pas de retour en masse de réfugiés palestiniens, seulement des réunifications de familles limitées. Le droit au retour se ferait dans l’état de Palestine, des compensations financières généreuses étant accordées à tous les réfugiés. Les dirigeants palestiniens savent que c’est la ligne rouge de tous les gouvernements israéliens, même de gauche. Mais ils ne signeront un tel engagement qu’en échange d’un état viable et indépendant sur la totalité de la Cisjordanie – avec si nécessaire un échange de territoire s’il s’avère impossible d’évacuer les colonies les plus peuplées- la souveraineté sur les quartiers arabes de Jérusalem Est et une solution satisfaisante pour les saintes mosquées, qui se trouvent sur le lieu saint du judaïsme, le Mont du Temple.La plupart des dossiers d’une paix future ont déjà été largement exploré. Pendant et après le sommet de Camp David en 2000, lors des pourparlers de Taba en janvier 2001. Les négociateurs pourraient également s‘inspirer de l’initiative de Genève proposée par les modérés des deux camps en décembre 2003. Mais, les néoconservateurs américains veulent-ils d’une telle paix entre Israéliens et Palestiniens? Probablement pas, si on en juge par cette information publiée par le Figaro le 9 février dernier : Elliott Abrams, le numéro deux du Conseil national de sécurité américain, a déclaré à des diplomates européens à propos des négociations d’Annapolis «Les États-Unis vont laisser les deux camps négocier jusqu’à la fin de cette année. Nous ne nous impliquerons pas dans les discussions. Mais si, à la fin des pourparlers, les Israéliens nous disent : “Nous sommes prêts à accepter zéro réfugié palestinien”, nous les suivrons ; et s’ils nous disent : “Jérusalem-Est, c’est aux Israéliens”, nous ne les contredirons pas, non plus.» Commentaire désabusé d’un diplomate : «Les Américains sont revenus sur leur engagement d’être les juges et les surveillants du processus d’Annapolis. Mais s’ils espèrent tordre le bras de Mahmoud Abbas, ils rêvent. Jamais ce dernier n’acceptera de liquider la cause palestinienne». Effectivement, si aucun accord n’est conclu d’ici la fin 2008, Mahmoud Abbas et son équipe quitteront la scène politique. Les Palestiniens et le monde arabe en tireront la conclusion que la communauté internationale ne veut ou ne peut réaliser la paix au Proche Orient et aura laissé la colonisation se poursuivre en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Ce sera une nouvelle victoire pour l’Islam radical.

Charles Enderlin

Opinion

Bonjour à tousJ’ai terminé l’écriture de mon nouveau livre et n’attends plus que les épreuves. Le sujet surprendra. Il y aura un cahier photo. Ce n’est pas un nouvel ouvrage sur le processus de paix et l’Intifada… Publication fin février, début mars.En attendant la fin des procédures judiciaires en France et en Israël, je ne ferais pas de nouveaux commentaires sur les campagnes de diffamation en cours, contre France 2 et moi-même dans l’affaire A Dura.

Je reprends donc le chemin de mon blog.

Voici un billet « Opinion »

Est-il possible d’acheter la paix au Proche Orient avec 7,4 milliards de dollars. C’est la somme accordée à l’Autorité palestinienne, le 20 décembre 2007, par les 87 délégations d’états et d’organisations internationales lors de la Conférence de Paris. Ces fonds sont destinés à relancer l’économie de la Cisjordanie et ainsi, renforcer le soutien au Président Mahmoud Abbas. Mais, pour cela il faudrait la libre circulation des biens et des personnes, ce qui serait possible si l’armée israélienne lève la majeure partie des 570 barrages militaires installés en Cisjordanie. A l’heure où ces lignes sont écrites, ils sont toujours en place.

Les négociateurs palestiniens exigent, avant toute discussion sur les problèmes fondamentaux du conflit, l’arrêt de la construction dans les implantations israéliennes. Quelques jours après la conférence d’Annapolis, l’annonce d’un appel d’offre pour la mise en chantier de plus de 300 unités de logements à Har Homa le nouveau quartier juif au sud de Jérusalem sur la colline d’Abou Ghneim en secteur conquis par Israël en 1967. Après de vives réactions de Condoleezza Rice et Mahmoud Abbas, le gouvernement Olmert avait annoncé l’annulation du projet. Depuis, Palestiniens et Américains ont découvert que le budget israélien pour 2008 prévoit 750 nouvelles unités de logement, 250 à Maale Adoumim et 500 à Har Homa. Résultat les pourparlers lancés par la Conférence d’Annapolis sont dans l’impasse.

Les Israéliens, pour leur part, exigent des Palestiniens une lutte sérieuse contre le terrorisme. A cela, l’entourage de Mahmoud Abbas répond que la remise sur pied des services de sécurité palestiniens prend du temps. Ils ont été détruits par Tsahal durant les premières années de l’Intifada. Certains chefs du Fatah ajoutent que ce n’est pas leur rôle puisque l’armée israélienne occupe de fait toutes les zones autonomes de Cisjordanie, par des incursions régulières, des barrages et des barrières.

Donc, à priori, les négociations ne pourront avancer que lorsque les Israéliens cesseront de construire dans les implantations et les Palestiniens lutteront contre le terrorisme. C’est-à-dire, au train où vont les choses, jamais!

Là se trouve la faille dans le processus d’Annapolis. L’Administration Bush, Ehoud Olmert et les généreux donateurs de la Conférence de Paris ont voulu acheter du temps. La denrée la plus rare et la plus chère au Proche Orient. L’échec du processus d’Oslo a démontré que trop de temps était contreproductif. Yitzhak Rabin pensait que cinq années d’autonomie devaient permettre de stabiliser la situation et parvenir à la négociation sur le statut définitif dans les meilleures conditions. Il a été assassiné. Shimon Peres a perdu les élections en 1996, Benjamin Netanyahu a relancé la colonisation. Ehoud Barak n’a pas réussit à conclure un accord avec Yasser Arafat. L’intifada, les attentats suicides et la répression israélienne ont tout remis en question.

A Annapolis, Ehoud Olmert et Mahmou Abbas ont proclamé 2008, l’année de la paix. Or, douze mois dans cette région cela peut être très long. Une reprise du terrorisme, des élections anticipées en Israël brouilleraient les cartes. Alors, pourquoi attendre ? Tous les dossiers ont déjà fait l’objet de négociations. Il y a les paramètres de Bill Clinton du 23 décembre 2000 qu’Ehoud Barak, premier ministre à l’époque a d’abord accepté puis refusé. Il y a les avancées des négociations de Taba en janvier 2001. Le rapport du sénateur Mitchell d’avril 2001.L’initiative de Genève d’octobre 2003, négociée par des modérés des deux camps. En quelques semaines, voire tout au plus quelques mois, il devrait être possible de parvenir à un accord. Car le temps presse. Le calme au Proche Orient est trompeur.

Jérusalem 26 Décembre 2007

Message à Clément

En général je n’accorde aucune importance aux gens qui m’attaquent en publiant leur prose sous des pseudonymes. Par exemple l’article paru dans le dernier numéro d’Actualités Juives et qui flingue France 2 et votre serviteur. L’auteur est un certain Daniel Vavinsky. Pour autant que je sache, aucune carte de presse n’a été remise à un journaliste de ce nom. On ne trouve ce monsieur que dans Actualités Juives et sur divers blogs.
Mais, attendez… Ne serait-ce pas un confrère qui a habité rue Vavin à Paris ? Mais oui ! Clément Weill Raynal, rédacteur en chef adjoint à France 3 qui écrit également des papiers au vitriol sous le pseudo de Martin Perez.
Puisque nous appartenons à la même maison, je vais m’adresser directement à lui :Cher Clément
Si tu voulais faire un travail sérieux dans cette affaire limpide qu’est la mort du petit Mohammed à Gaza le 30 septembre 2000, tu traverserais le couloir et viendrais demander des explications à la direction de l’Info de la rédaction sœur à France 2. Tu m’appellerais ou profiterais de l’occasion d’un de mes passages à Paris pour me rencontrer. Tu pourrais aussi faire les choses à fond. Venir à Jérusalem au bureau de France 2 (Je t’assure que tous les confrères de France 3 sont les bienvenus !), tu assisterais pour la première fois au travail du correspondant à l’étranger. Tu pourrais même aller à Gaza enquêter sur place, interviewer Talal Abou Rahmeh, Jamal A Dura et tous les témoins. Avec ton passeport français tu passeras sans problème.
Mais veux-tu affronter la réalité ? Etre correspondant à Jérusalem cela signifie, après un attentat suicide, appeler hystériquement les enfants, l’épouse, les amis pour vérifier s’ils n’étaient pas sur les lieux de l’explosion. C’est contempler la mort, les corps déchiquetés étendus sur le sol, la douleur des blessés. Le deuil. Filmer les accrochages en Cisjordanie. Entendre les balles siffler. Non, les affrontements ne sont jamais mis en scène. Cela veut dire être dans Gaza pendant une frappe aérienne israélienne. Assister au transport des enfants blessés à l’hôpital Shifa. Selon B’tselem, l’ONG israélienne, depuis le début de l’Intifada 850 enfants et adolescents palestiniens ont été tués par l’armée israélienne. 130 enfants et adolescents israéliens par des Palestiniens.
Cela dit, il est quand même curieux qu’un rédacteur en chef adjoint de France 3 (qui instruit depuis des années le procès en déontologie de nombreux confrères), s’abrite courageusement derrière un pseudo pour attaquer publiquement un journaliste et la rédaction d’une chaîne appartenant au même groupe que lui.
Ce journalisme n’est pas le mien.
Charles Enderlin

Al Dura

Je suis personnellement extrêmement satisfait du souhait de la cour d’appel de Paris de visionner les rushes tournés le 30 septembre et le 1 octobre 2000 par Talal Abou Rahmeh le correspondant de France 2 à Gaza. Nous avons toujours affirmé que nous ne communiquerons ces images de la mort de Mohammed Al Dura que dans le cadre d’une procédure judiciaire en bonne et due forme. Pas à des militants ou a un organisme qui serait partie prenante dans cette affaire. De mon point de vue, le tribunal français donne toutes les garanties de sérieux et d’indépendance. Cela permettra de crever l’abcès, de montrer l’authenticité des images et, je l’espère, mettre un terme à l’ignoble campagne de diffamation dont France2 et moi même sommes les victimes depuis bientôt sept ans. Charles Enderlin

Pesrpectives

Ainsi, au cours de leurs rencontres régulières, Ehoud Olmert et Mahmoud Abbas discutent de la rédaction d’une nouvelle déclaration de principe israélo-palestinienne. Un texte court de quatre pages au maximum, définissant les éléments du statut définitif c’est-à-dire d’une future paix entre les deux nations. Aux dernières nouvelles ces négociations étaient dans l’impasse. Yasser Abed Rabbo, proche conseiller du Président palestinien accuse Mr. Olmert de refuser d’aborder les éléments essentiels du statut définitif. Pour sa part l’entourage du Premier ministre israélien affirme que Mr. Abbas, ne renonce pas au droit au retour des réfugiés palestiniens et, donc, bloque ce nouveau processus. En fait, c’est la quadrature du cercle. Les négociateurs palestiniens estiment ne pouvoir accorder aux Israéliens leur concession ultime que lorsqu’ils auront la certitude d’avoir un état viable avec les quartiers arabes de Jérusalem et une forme de souveraineté sur les saintes mosquées, acceptable par le monde musulman. Détail, c’est Mahmoud Abbas qui, à Beyrouth le 28 mars 2002, a personnellement rédigé l’article concernant les réfugiés palestiniens de l’initiative saoudienne adoptée par la Ligue arabe : Israël devait parvenir à une solution juste et agréée au problème des réfugiés palestiniens conformément à la Résolution 194 (III) de l’Assemblée générale des Nations unies. Le terme de droit au retour n’y était pas mentionné et la fameuse résolution 194 est sujette à diverses interprétations.
Messieurs Abbas et Olmert ont jusqu’à novembre pour parvenir à un accord qu’ils devraient présenter à la conférence internationale organisée par George Bush. Ce sera peut être la dernière fenêtre d’opportunité pour parvenir à une solution à deux états. Mais, au Proche Orient, trois mois cela peut être une éternité! Et le Hamas veille. Actuellement l’organisation islamiste fait patte de velours envers les occidentaux. En l’espace d’un mois après des visites à Damas deux personnalités – un européen et un américain- sont passées par Jérusalem avec un discours pro-Hamas : Il faut encourager les éléments pragmatiques au sein du Hamas ! (ces discours pragmatiques n’existent pas dans les mosquées et les écoles tenues par le Hamas) Les attentats suicides commis par les fondamentalistes depuis 1996 étaient des ripostes à des actions israéliennes (un argument pour le moins curieux : systématiquement les attentats du Hamas sont intervenus à des instants clés des négociations entre Israël et l’OLP) ! Le Hamas est prêt à une trêve de longue durée (et Israël poursuivrait l’occupation de la Cisjordanie ?) Il ne faut pas aller à l’encontre de la démocratie palestinienne ! (Démocratie ? à Gaza, le Hamas a fermé les médias du Fatah et appréhende les critiques…) L’OLP aussi avait une charte inacceptable pour Israël ! (à nouveau, la charte de l’OLP si elle prônait la disparition d’Israël, ne faisait pas référence aux infâmes protocoles des sages de Sion et n’appalait pas l’assassinat de Juifs.)En l’occurrence la tactique du Hamas est de parvenir à une gestion du conflit et empêcher tout accord conduisant à une solution à deux états. Les chefs islamistes sont prêts à des accords ponctuels pour aménager la vie quotidienne de la population de Gaza. Permettre les livraisons de nourriture, de matières premières, la réouverture des points de passage etc. mais pas question de contacts politiques directs avec Israël.
L’échec des négociations entre Israël et le Fatah, l’absence de tout accord lors de la conférence prévue pour le mois de novembre constituerait une victoire majeure pour le Hamas surtout si la situation sur le terrain ne change pas. Si Israël ne lève pas comme il l’a promis des barrages militaires en Cisjordanie. Si aucune implantation dite sauvage n’est évacuée.

La confiance renaît-elle

De passage à Paris ce jeudi 9 aout, je découvre la une du Monde: Proche Orient, la confiance renaît. Les contacts s’intensifient entre Israéliens et palestiniens. M. Pérès présente un plan de paix Certes, l’article est beaucoup plus prudent que le titre le laisse suggérer mais donne l’impression d’un changement fondamental au Proche-Orient.Vingt quatre heures plus tard, c’est la douche froide. Yedihot Aharonot révèle que Ehoud Barak, ministre de la Défense et président du parti travailliste exclu tout retrait de l’armée israélienne en Cisjordanie avant cinq ans au moins et se montre sceptique quant à la possibilité d’un accord avec les Palestiniens. Israël n’a pas d’interlocuteur. Le Fatah et le Hamas, c’est la même chose… Les discussions actuelles ne sont que de l’air… Le public israélien réagit sainement en ne croyant pas en de telles fantaisies car il ne sera pas possible d’envisager une séparation d’avec les Palestiniens avant d’avoir trouvé les moyens de protéger la population contre des tirs de roquettes ou de missiles avant cinq ans .Ce qui compte, c’est la réalité. Mahmoud Abbas et Salam Fayad sont-ils capables de réaliser quoi que ce soit en Cisjordanie.. La réponse est « non ». Et Barak d’affirmer qu’il n’autorisera pas la levée de barrages militaires en Cisjordanie. Ces déclarations contredisent l’optimisme qu’Ehoud Olmert, Mahmoud Abbas et l’administration Bush veulent d’injecter au Proche Orient. Et, à Washington Tom Casey, le porte parole du département d’Etat de réagir: Je ne pense pas que ces commentaires tels qu’ils sont rapportés soient le reflet du point de vue du Premier ministre Ehoud Olmert, ni de la politique israélienne en cours Samedi, Saeb Erekat, le principal négociateur palestinien tente de reprendre la main en révélant qu’au cours de leur rencontre en début de semaine le Premier ministre israélien a promis à Mahmoud Abbas de publier dans les prochains jours la liste des barrages principaux qui seront levés. Réaction immédiate de Benyamin Ben Eliezer, un proche de Barak: Oui, le ministre de la Défense envisage bien une telle mesure mais il s’agit de barrages peu importants…

Le problème est fondamental. En Cisjordanie, la population palestinienne ne croira en la possibilité d’une relance du processus de paix que si elle constate une réelle amélioration de sa vie quotidienne. C’est-à-dire, avant tout la liberté de circulation. Actuellement toutes les villes palestiniennes sont bouclées et, en raison des barrages militaires, il est difficile pour un palestinien de se rendre, par exemple, de Jenine à Hébron. Si tel n’est pas le cas, le Hamas aura marqué un nouveau point et pourra répéter son principal argument : Le Fatah et Mahmoud Abbas n’obtiennent rien d’Israël. Le processus d’Oslo a eu pour conséquence un appauvrissement catastrophique de la société palestinienne.. La dernière fois que monsieur Olmert a décidé de lever des barrages, l’armée israélienne en a rajouté…

Les palestiniens n’ont accès à Jérusalem Est que s’ils sont munis d’un permis spécial délivré par l’armée israélienne.La construction dans les implantations se poursuit et Israël termine la mise en place de deux systèmes de routes en Cisjordanie. Pour les Israéliens et pour les Palestiniens. Ce territoire est, de fait, découpé en trois enclaves palestiniennes principales.

Point de vue perso

Rien n’y a fait, le mandat accordé par le quartet à Tony Blair ne sera pas élargi à l’ouverture de « négociations sans préalable sur le statut final », et d’obtenir d’Israël « des mesures concrètes et immédiates » en faveur du président Mahmoud Abbas et de créer « une force internationale robuste » dans les territoires palestiniens comme le demandaient dix ministres européens des affaires étrangères conduits par Bernard Kouchner. Les Etats-Unis y sont opposés et l’ancien Premier ministre britannique devra se contenter « d’œuvrer à la mobilisation de l’assistance internationale à l’Autorité Palestinienne et à la mise en place d’un Etat palestinien. ». Un mandat identique à celui qui fut accordé à son prédécesseur, James Wolfensohn jusqu’à sa démission en janvier 2006. Dans le quotidien Haaretz du 20 juillet, il décrit comment l’entourage de George Bush a torpillé ses efforts pour le développement économique de Gaza. Il accuse en particulier Eliott Abrams le N°2 du Conseil national de sécurité à la Maison blanche qui, opposé à l’accord sur l’ouverture des points de passage entre ce territoire et Israël, œuvrait dans l’ombre contre sa mission. En novembre 2005, son staff de 18 personnes a subitement été licencié, ses bureaux fermés, et Mr. Wolfensohn n’avait plus d’autre choix que de faire ses valises. En d’autres termes, le fameux quartet qui réunit les représentants de l’Europe, de l’ONU, de la Russie et des Etats-Unis n’est qu’une opération sous contrôle américain.. Tony Blair a intérêt à s’en souvenir. Eliott Abrams a toujours été proche du Likoud, opposé à la création d’un état palestinien indépendant. La clé de la paix au Proche Orient se trouve bien à Washington dans un coffre fort tenu par les néoconservateurs.Car, il n’est d’expert ou de diplomate qui ne connaisse les paramètres d’un accord israélo palestinien. Ils ont été définis pour la première fois par Bill Clinton en décembre 2000 puis lors des négociations de Taba en janvier 2001 et dans l’initiative de Genève en décembre 2003. Il suffirait de quelques semaines de négociations pour rédiger les textes du traité et un engagement international pour organiser un referendum en Israël et dans les territoires palestiniens avant de l’appliquer. Selon tous les sondages les deux populations devraient approuver un accord garantissant la sécurité d’Israël et la création d’un état palestinien indépendant, viable avec Jérusalem Est pour capitale. C’est la solution à deux états régulièrement évoquée par George Bush… Mais – et la technique est aussi vieille que la politique – les discours et les promesses ne collent pas à la réalité. Sur le terrain cela signifie l’annexion de fait de Jérusalem Est le développement des implantations israéliennes en Cisjordanie dont 40% n’est plus – selon l’ONU – accessible aux Palestiniens..Une solution à deux états paraît impossible. En prenant le contrôle de Gaza, le Hamas a enfoncé les derniers clous dans le cercueil du processus d’Oslo. L’organisation islamiste a toujours lutté contre toute possibilité d’accord entre Israël et l’OLP. Dans ce contexte les prises de position de personnalités de gauche mais aussi de Colin Powell, l’ancien secrétaire d’état, en faveur d’un dialogue avec le Hamas sont hallucinantes. La charte du Hamas fait référence à l’infâme protocole des sages de Sion et stipule l’assassinat de Juifs. Une théologie enseignée dans les écoles et répétée dans les mosquées contrôlées par le mouvement. Certains la comparent à la charte de l’OLP. Là encore l’analyse est fausse. Le texte de l’OLP n’était pas religieux mais politique et, s’il prévoyait la disparition d’Israël ne prônait pas le meurtre de Juifs. Yitzhak Rabin aurait-il accepté des négociations avec une organisation prêchant les protocoles des sages de Sion ?

Point de vue personnel!

Sauver le soldat Abbas?lire la suite

Quand Israël favorisait le Hamas. paru dans le Monde 4 Février 2006

Seules quelques Cassandre isolées avaient lancé des mises en garde : la politique israélienne contribue à l’islamisation de la société palestinienne.Déjà, en 1976, les dirigeants israéliens ne parvenaient pas à appréhender la réalité. Shimon Pérès était à l’époque ministre de la défense du premier gouvernement Rabin. Espérant une victoire des candidats projordaniens, il avait permis la tenue, le 12 avril, d’élections municipales en Cisjordanie. Las, le calcul s’était avéré faux. Les électeurs avaient massivement voté en faveur de l’OLP et de la gauche palestinienne laïque.Quelques jours plus tard, pour favoriser l’émergence d’une nouvelle force politique à Gaza, l’administration militaire israélienne avait approuvé la création d’une « Association islamique », dont le but déclaré était la diffusion de la religion musulmane par des activités culturelles et sportives. Le chef spirituel de ce mouvement lié aux Frères musulmans était un cheikh infirme d’une quarantaine d’années : Ahmed Yassine. Il était le favori des gouverneurs militaires qui, régulièrement, venaient lui rendre visite. Les généraux expliquaient : « Il est préférable que les Palestiniens prient et ne s’occupent pas de politique ! » L’arrivée au pouvoir du Likoud ne changera pas cette attitude bienveillante d’Israël envers la confrérie.

En 1981, après l’assassinat d’Anouar El-Sadate, les autorités égyptiennes ont expulsé des dizaines d’étudiants islamistes palestiniens qu’Ariel Sharon, ministre de la défense, a autorisés à revenir s’installer à Gaza. Ils deviendront des dirigeants du Hamas et du Djihad islamique. L’année suivante, Israël donne le feu vert – et, affirment certains, une contribution matérielle – à la construction de l’immeuble de l’Association islamique dont les membres vont régulièrement saccager les bureaux du Croissant rouge palestinien, dirigé par Haïdar Abd Al-Shafi, proche du Parti communiste et de l’OLP. La bienveillance israélienne ira jusqu’à juguler l’opposition aux islamistes. Les étudiants qui osent leur porter la contradiction au cours de débats publics se retrouveront derrière les barreaux. Ils sont dirigés, à Gaza, par Mohammed Dahlan, futur patron de la sécurité préventive de l’Autorité autonome. A l’époque, il était le chef, à Gaza, de la Chabiba, le mouvement de jeunesse du Fatah, et sera arrêté à onze reprises. Son homologue en Cisjordanie est Marouan Barghouti, étudiant à l’université de Bir Zeit. Lui aussi effectue des séjours réguliers dans les prisons israéliennes.

En 1984, les services de sécurité israéliens ont une mauvaise surprise. Les islamistes ne sont pas d’innocents religieux. Au cours d’une perquisition chez Ahmed Yassine, ils découvrent des dizaines de fusils d’assaut. Le Cheikh est passé à l’étape suivante de son projet secret : la constitution de cellules militaires. Il est condamné à treize ans de prison mais retrouve la liberté en mai 1985 dans le cadre d’un échange de prisonniers entre Israël et l’organisation palestinienne d’Ahmed Jibril. L’accord avait été négocié par Itzhak Rabin, alors ministre de la défense…

En décembre 1987 éclate la première Intifada. Les dirigeants israéliens estiment que l’OLP pourrait retirer des gains politiques du soulèvement et la priorité dans la répression va au démantèlement des comités populaires du Fatah. MM. Barghouti et Dahlan, considérés comme de dangereux agitateurs, sont expulsés en Jordanie. A Gaza, le cheikh Yassine a mis sur pied le Hamas, auquel les militaires israéliens ne prêtent d’abord pas attention. Il ne sera arrêté que l’année suivante, après l’assassinat d’un soldat enlevé par le commando Azzedine El-Kassam, la branche armée du Hamas, qui ne comptait à l’époque que quelques dizaines de combattants.

Il faudra attendre 1993 pour qu’Israël change de politique et accorde la préférence au Fatah en signant les accords d’Oslo. L’organisation de Yasser Arafat prend le contrôle, à tous les niveaux, de l’administration autonome en Cisjordanie et à Gaza. Des responsables venus de Tunis s’installent aux postes-clés, distribuent à leurs proches fonctions et sociétés économiques. Le Hamas, qui s’oppose à toute négociation avec Israël, décide de torpiller le processus de paix par des attentats-suicides anti-israéliens particulièrement meurtriers, en 1995 et 1996. Ces attaques ont une double conséquence. L’opinion publique israélienne bascule et élit Benyamin Nétanyahou, le candidat Likoud, principal opposant aux accords d’Oslo, alors que l’armée israélienne durcit le bouclage de la Cisjordanie et de Gaza.

Pour le Palestinien moyen, l’arrivée au pouvoir du Fatah se traduit donc par de longues files d’attente aux barrages, pendant que les notables du cru se distribuent les bénéfices d’une gestion opaque et que les Israéliens renforcent leur colonisation. La popularité du Hamas s’accroît d’autant plus rapidement qu’en 1997, après une monumentale bavure du Mossad en Jordanie, Benyamin Nétanyahou remet en liberté le cheikh Yassine.

Le grand tournant interviendra à la fin de l’année 2000 avec l’effondrement du processus d’Oslo et la seconde Intifada. Face au soulèvement palestinien, l’armée israélienne applique de nouvelles tactiques dont le but est de « graver dans la conscience » des Palestiniens qu’ils n’obtiendront « rien par la violence ». Bouclages hermétiques des villes, couvre-feu, interdiction de circuler. En parallèle, Tsahal impose une pression militaire continue sur l’Autorité autonome palestinienne et les militants du Fatah, dans l’intention de leur faire cesser les attentats.

Résultats : la population de Cisjordanie et de Gaza fait face à une crise économique et sociale qu’elle n’avait pas connue depuis les années 1950. Israël, par ailleurs, démembre systématiquement les institutions de l’Autorité palestinienne sans ouvrir aucune perspective politique. L’Etat juif et la communauté internationale affaiblissent considérablement les services de sécurité palestiniens, qui auraient pu, s’ils leur en avaient donné les moyens, ramener le calme.

A Gaza, selon les services israéliens, le Hamas est désormais militairement plus puissant que la police de Mahmoud Abbas. Quelques analystes du Shin Beth et des renseignements militaires avaient lancé des mises en garde contre des telles conséquences. Ils n’ont pas été écoutés.

En février 2006, face à un Fatah usé par le pouvoir et la corruption, les arguments du Hamas ne pouvaient que convaincre une population exsangue. Le processus entamé en 1976 est parvenu à son terme. La politique de tous les gouvernements israéliens, les erreurs et les fautes de l’OLP et du Fatah ont donné le pouvoir aux Frères musulmans.

La paix était possible au Proche-Orient. Article paru dans Libération le 26 février 2001

Face aux arguments de propagande, aux mensonges publiés au sujet de ces pourparlers, j’estime devoir apporter mon témoignage sans enfreindre la promesse de secret faite à mes interlocuteurs
Préparant un documentaire sur le processus de paix, j’ai été le témoin privilégié des négociations israélo-palestiniennes depuis le mois de septembre 1999. Des dirigeants, des négociateurs, des médiateurs ont accepté de témoigner en temps réel devant ma caméra, avant et après chaque rencontre importante officielle ou secrète. La seule condition était que ces confidences ne soient pas diffusées avant la fin de l’an 2001. Mais, face aux inexactitudes, aux arguments de propagande, aux mensonges publiés au sujet de ces pourparlers, j’estime devoir apporter mon témoignage sans enfreindre la promesse de secret faite à mes interlocuteurs.L’accord était possible. Il n’a pas été conclu en raison d’erreurs stratégiques et tactiques commises par les deux parties. Pendant dix-huit mois, l’abîme de méfiance qui existait entre les leaders a hypothéqué le processus de paix pour, finalement, le mener à l’échec. Craignant de perdre la face dans le cas où Arafat lui ferait une promesse personnelle pour ensuite la renier, Barak a limité au minimum ses contacts avec le chef de l’OLP et n’a jamais participé directement aux négociations. A Camp David, les Palestiniens ont fini par demander à Bill Clinton et Madeleine Albright pourquoi Barak refusait de rencontrer Arafat le soir pour faire le bilan de la journée et prendre des décisions. Les Américains ont répondu: «Le Premier ministre ne travaille pas ainsi!» Durant les quinze jours de ce sommet, les deux hommes n’ont pas eu une seule discussion sur le fond. Les autres rencontres entre Arafat et Barak n’ont porté que sur des généralités et la logistique du processus de paix.

Le retour à la technique des négociations parallèles, secrètes, a encore avivé la suspicion du président palestinien. Déjà, pendant près de trois ans, Benyamin Netanyahou l’avait utilisé pour temporiser, tout en faisant croire que les pourparlers avançaient. Arafat, leader arabe de la génération des Nasser, Hussein et Hassan II, voulait être traité comme tel. C’est avec lui que les accords devaient être finalisés, personne d’autre.

Le 28 juillet 1999, lors de leur première rencontre après son élection, le nouveau Premier ministre israélien expliquait au président palestinien qu’il voulait passer directement aux pourparlers sur le statut définitif. Arafat, lui, voulait, avant toute chose, l’application des accords intérimaires suspendue huit mois plus tôt par Benyamin Netanyahou. Ses conseillers expliquaient à leurs interlocuteurs israéliens que la situation sur le terrain se détériorait, tant au plan économique et social que politique. La popularité de l’Autorité autonome était en chute libre. Le moindre incident risquait de dégénérer. Des émeutes avaient eu lieu en janvier et en février 1999 à Khan Younes et à Rafah. Les manifestations de colère se multipliaient en Cisjordanie contre la police et les fonctionnaires palestiniens, contre les Israéliens. En février 2000, à l’université de Bir Zeit, Lionel Jospin en fera les frais. L’intifada couvait. Il y avait urgence.

Ehud Barak l’a compris trop tard. Endormi par les rapports rassurants de ses renseignements militaires pour qui la situation sur le terrain n’était pas inquiétante, il était surtout préoccupé par l’instabilité de sa coalition gouvernementale, persuadé qu’il ne parviendrait pas à faire accepter par sa majorité parlementaire l’application des derniers articles de l’accord intérimaire: le transfert de nouveaux territoires à l’Autorité autonome, la libération de centaines de prisonniers du Fatah encore emprisonnés en Israël. Pour rétablir la confiance de la rue palestinienne envers sa politique de paix, Arafat avait besoin de tels gestes de la part d’Israël. Conseillé par les Américains, Barak a tenté d’amadouer le chef de l’OLP en lui promettant, en février 2000, Anata, une petite localité située à l’est de Jérusalem. Le chantage des ministres religieux a fait annuler cette concession. En avril, il récidivait, décidait un retrait de 12 % de la Cisjordanie avec en prime cinq faubourgs arabes de Jérusalem-Est, mais renonçait un mois plus tard. Pendant ce temps, la construction dans les implantations se poursuivait sans discontinuer. Barak esquivait des votes de censure au Parlement. Pour Arafat, il manquait à sa parole.

Durant toute l’année écoulée, les négociateurs israéliens et palestiniens m’ont régulièrement cité le manque de communication personnelle entre leurs leaders comme un de leurs principaux handicaps. Malgré cela, ils ont réalisé des progrès. A Taba, en janvier, jamais l’accord n’a été aussi proche.

Sur le droit au retour des réfugiés palestiniens. C’est une insulte à l’intelligence d’imaginer, comme l’affirme une certaine propagande, que les dirigeants palestiniens croyaient possible de conclure un accord de paix comportant le retour en Israël de trois millions sept cent mille réfugiés. La vérité est qu’ils ne pouvaient accepter de renoncer à cette revendication historique de l’OLP qu’en échange d’un Etat palestinien viable sur la quasi-totalité de la Cisjordanie et de Gaza, avec pour capitale la partie arabe de Jérusalem.

C’était là le compromis historique que Yasser Arafat aurait pu présenter à son peuple qui compte 60 % de réfugiés. L’appel à la nouvelle génération de Palestiniens aurait été: «Abandonnez votre rêve irréalisable, ne cherchez pas à devenir israéliens mais venez construire votre pays.» Car les réfugiés auraient eu quatre possibilités: recevoir des compensations financières pour s’installer soit dans le nouvel Etat de Palestine, soit là où ils se trouvent actuellement ou encore dans un autre pays qui les accepterait ou, enfin, en Israël, selon les lois de l’Etat hébreu, c’est-à-dire en recevant la nationalité israélienne et selon un programme de réunification des familles dont le nombre exact était à négocier. Les négociateurs palestiniens ont posé en premier le problème grave des réfugiés au Liban et suggéré un quota de dizaines de milliers de personnes autorisées à revenir dans un délai de plusieurs années. Les pourparlers sont allés dans cette direction, tournant autour des formules de préambule à l’accord.

Il manquait du temps pour aboutir car, sur les autres volets de la négociation, pour la première fois Israéliens et Palestiniens sont tombés d’accord sur le concept de base permettant d’aboutir à la solution du problème territorial posé par le maintien en Cisjordanie de blocs d’implantation juives. Le principe était de réduire le plus possible le territoire annexé par Israël autour de ces colonies et donc de laisser un maximum de villages palestiniens sous la souveraineté palestinienne. Le résultat, selon la carte proposée par les émissaires de Yasser Arafat, était un Etat palestinien viable qui ne serait pas coupé en deux ou trois cantons comme le suggéraient les cartes présentées jusqu’alors par les négociateurs israéliens. Seuls 3 à 4 % auraient été annexées par Israël. C’est seulement lors de cette rencontre, moins de dix jours avant les élections israéliennes, que les Palestiniens ont pour la première fois présenté leur proposition de règlement du problème territorial. Leurs interlocuteurs israéliens ont amèrement regretté qu’ils ne l’aient pas fait beaucoup plus tôt.

Sur la question de Jérusalem-Est, les deux parties ont fini par accepter le principe de base défini par les propositions de Bill Clinton: les quartiers arabes seraient sous la souveraineté palestinienne et les quartiers juifs sous souveraineté israélienne. C’était une concession majeure de la part des Palestiniens qui acceptaient ainsi les nouveaux quartiers juifs construits sur des territoires annexés après la guerre de 1967. La ville resterait réunifiée, les secteurs arabes étant administrés par les Palestiniens. Par manque de temps, les détails n’ont pas été négociés. La continuité territoriale entre les divers quartiers enclavés, les patrouilles de police mixtes israélo-palestiniennes… Une formule de compromis a été discutée au sujet du statut du Haram El Sharif, l’esplanade des Mosquées, le troisième lieu saint de l’Islam qui est aussi le Mont du Temple, le principal lieu saint du judaïsme. Pour des raisons politiques, elle ne peut être révélée actuellement.

La dernière rencontre secrète entre le Palestinien Saeb Erekat et l’Israélien Gilaad Sher a eu lieu le 31 janvier 2001. Ils ont tenté de préparer un ultime sommet entre Arafat et Barak qui, peut-être, aurait changé le cours de l’histoire. Mais les jeux étaient faits, l’élection d’Ariel Sharon, six jours plus tard, ne faisait plus de doute. Il ne reste plus qu’à classer les procès verbaux de Taba en attendant des temps meilleurs.

SOCIOLOGIE religions

Posted in ESCHATOLOGIE RELIGIONS, ETHNOGRAPHIE ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, sociologie with tags , on mars 14, 2008 by rodolphepilaert63
Déguisés durant toute l’année : Pouvons-nous comprendre ces coutumes ?
vendredi 14 mars 2008 , par Mehr Licht

………….. LES OGRES ……………..

 

Quand pendant une période carnavalesque les gens se déguisent afin de s’amuser, je trouve cela de bon ton et d’une élégance que les humains savent parfois manifester. Nous n’avons qu’à regarder les splendides costumes du carnaval de Rio pour être convaincus de la culture de certains peuples. Cela ne dure qu’un temps…et cela est bien ! Trop longtemps cela deviendrait ridicule !

Certains se déguisent pour gagner leur vie et je comprends leur motivation. Les clowns, les danseurs, les acteurs, les travestis, enfin presque tous les gens du show business se déguisent quand leur profession le demande. Mais quand des individus se déguisent durant toute l’année sans obligation d’amusement ou de nécessités pécuniaires, je me pose de sérieuses questions.

Il existe pourtant de ces gens et jamais nous ne nous posons de questions sur ce qui les incitent à se travestir de la sorte. Je m’explique :

MUSULMANE VOILÉE - 11.7 ko

MUSULMANE VOILÉE

On me rompt les oreilles sur les ondes radiophoniques et télévisuelles avec le voile que portent certaines femmes musulmanes et immédiatement on en fait des intégristes, en nous certifiant qu’elles subissent une exploitation du machisme de leurs hommes. Certaines d’entre elles se défendent par ce voile d’êtres exploitées par leur religion et les mâles de la famille. Qui croire ? Cela n’est pas le but de l’article de pencher plus d’un côté que de l’autre. Ce qui nous interpelle, c’est de savoir pourquoi certaines cultures religieuses ne peuvent se passer de déguisements.

Si j’ai commencé avec quelques musulmanes qui semble-t-il sont plus portées par leur religion à se déguiser durant toute l’année, je sais par étude que ce ne sont pas les musulmans en général qui pratiquent quand même leur religion, qui ordonnent à leurs femmes de se déguiser. Semble-t-il que le Coran s’interprète et n’est pas lu de la même façon par tous les musulmans. La majorité des musulmans d’ailleurs n’ont aucune relation avec le voile. Je dirais même plus, que l’Islam est probablement la religion la moins sujette à des déguisements ou des représentations humaines dans leurs décorations architecturales.

Mais si nous quittions un temps soit peu l’Islam pour nous étendre davantage sur les deux religions judéo-chrétiennes que sont le judaïsme et la chrétienté dont le catholicisme.

JUIFS HASSIDIQUES - 35.7 ko

JUIFS HASSIDIQUES

Quand je regarde certains Juifs se balader avec des redingotes noires d’un autre âge et des pantalons trop court de même couleur d’ou émergent des chaussettes blanches, avec sur la tête un shtreimel ou dépassent des rouflaquettes qui encadre le visage de deux grandes mèches spiralées (payos). Existe-t-il plus aberrant déguisement qui se balade de nos jours dans nos rues ? Oui certaines burkas, aussi noires que les précédents costumes de certains hassidiques…mais admettons qu’elles se font quand même plus rares dans notre environnement. Je sens que les chrétiens doivent se dire…nous ne sommes pas des déguisées comme tous ces gens-là. Ah non ?….

LA CROSSE EN L’AIR - 20.7 ko

LA CROSSE EN L’AIR
 

…et bien il ne s’agira uniquement de regarder les déguisements de vos prêtres face à l’autel, affublés de soutanes de toutes les couleurs selon l’office, d’étoles, de surplis de dentelles que les meilleurs designers s’arrachent afin de plaire à ces messieurs. Vous allez me dire que cela ne se passe plus ainsi dans bien des églises…j’en suis. Mais dans nos cathédrales où les évêchés se situent, quelle mascarade ! Avouez ! Reprocher le voile à certaines musulmanes devient loufoque, quant on sait que bien des congrégations de bonnes soeurs portent encore le voile.

RELIGIEUSES À ROME - 11.9 ko

RELIGIEUSES À ROME

Le summum des déguisés de la chrétienté se tient à Rome. Avez-vous vu cette curie d’hommes en rouge, grenat et violet selon le rang du prélat. Ce ne sont pas tous des monseigneurs Gaillot. Et chacun de ces hauts dignitaires a lui aussi sa garde-robe spéciale, dessinée par des couturiers à la mode du jour.

Et le pape ? Qui lui, a laissé tomber barrette et mitre pour une tiare encore plus décorée et pas moins stupide que les deux autres couvre-chefs, qu’en pensez-vous ?

LES ENFANTS LE PRENDRAIENT FACILEMENT POUR LE PÈRE NOËL - 17.6 ko

LES ENFANTS LE PRENDRAIENT FACILEMENT POUR LE PÈRE NOËL

Non les catholiques n’ont pas à se moquer des déguisements des autres religions. De plus, contrairement aux juifs et aux musulmans, les catholiques ont orné leurs temples de toutes sortes de représentations de Dieu et de saints qu’ils adorent…ne serait-ce pas une forme de fétichisme ? Reprocher d’ailleurs bien souvent aux soi-disant primitifs par ces mêmes cathos. Je ne parlerais pas de certains groupes chrétiens protestants qui sont incapables d’animer leurs offices sans être à leur tour déguisés avec des chasubles de toutes couleurs.

Et on ose critiquer de nos jours les musulmans…marrons-nous ! Des populations bien moins déguisées continuent d’avoir leurs poupées achantis au Ghana, leurs Tikis sur l’île de Pâques et bien d’autres archipels de l’Océanie, et si parfois ils se déguisent eux aussi, pourquoi osons-nous les traiter de primitifs ? Avons-nous vraiment regardé nos déguisements religieux ? Sommes-nous moins primitifs que ces populations ? Je n’en suis pas sûr du tout !

POUPÉES ASHANTIS - 27 ko

POUPÉES ASHANTIS

Tout cela pour dire qu’il est facile de critiquer les déguisements des autres, alors que nous sommes probablement les pires déguisés religieux de la planète. En somme tout le monde a le droit de croire à ce qu’il veut, de se déguiser comme il le désire pour manifester sa foi, mais personne n’a le droit de critiquer l’autre en pensant renforcer sa religion en la croyant au dessus des autres. Et dire que certains osent traîter de sauvages ceux qui encore se parent de plumes.

Étant areligieux, je suis sûr d’une chose, aucune religion n’a de conseil à donner aux autres et les plus déguisées encore moins que les autres. Je me marre encore ! Cet article ne plaira pas à tout le monde et c’est justement pour cela que je l’ai écrit. Car plaire n’est pas une solution…réfléchir par contre ça peut l’être ! À vous d’y voir !

Dieu, s’il existe, n’a certainement pas besoin de ces déguisements pour qu’il nous permette de l’adorer.

Mehr Licht

Photo couverture : Carnaval de Rio

 

 

art photos, painting,

Posted in PDF ART MAGAZINES with tags , on mars 14, 2008 by rodolphepilaert63

 

 

 

 

           
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ABLOT
DAVID ACEVEDO

PETER ALEXANDROFF
SERGEI APARIN
DAVID ARONSON
KATI ASTRAEIR
JAKE BADDELEY
C J BARNABY

         
ALESSANDRO BAVARI
MARK BEEBE
JON BEINART

ZDZISLAW
BEKSINSKI
EDOARDO BELINCI
JEF BERTELS
ROSIE BIRTWHISTLE
AGNES BOULLOCHE
BRAHMA

         
DAVID M BOWERS
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JAMES SEBOR
MICHAEL BROWN
TREVOR BROWN
FRANK BRUNO
GIL BRUVEL
PATRICK BYERS
         
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MAURA HOLDEN

         
DOMINIC RYAN
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LUIGI

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ARTUR GOLACKI
     
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SIMON KELLY

           

       
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HA



HORST G
JEAN
MITCHEL BARRETT
SANDRO CASTELLI
JONATHAN W ZEH

       
STEPHEN LOMBARDI
MICHAE

L ERION

WINSTON SMI

TH

JACK MOREFIELD
GREG SIMKINS
DOMEN LOMBERGAR
BHAT BOY
MARKUS NEIDEL
ZORAN VELIMANOVIC
       
DAVE COOPER

TIFFANY BOZI

C

ANDREW S AR

CONTI

NELLY CHICHLAKOVA
HEIDI VALKYRIE
ROBERT W WALKER
KARL L LEITER
J WOTIPKA
FRITS DANG
         
HERMA

N SMORENBURG

LEE

H ROS

WELL

MAR

IOL

A BOGACKI

KRISTIAN ADAM
ANNE WORBES
FRANZ LANDL
TYLER GENTRY
DR W UNGER
DU XINJIAN
           
KRISTINA BRAHAM
TOM G

I

FFIN

DAVE

HOOPE

R


HON
ADAM PINSON


FABRICE
FRED WEIDMANN
       
DENNIS

SIBEIJN

         
CHRISTIAN FLORA
   
       
CLINT CASSELL
GAETANE BRISS

O

N

WIM KU

ENEN

JO

HN PITRE

HENRYK FANTAZOS
     
BILL MARTIN
       
S

A

BIN BOYKINOV

BLACK

MARC

SOROZAN


ROOST

         
       
J W J

OHNS

ON

NGUYEN DINH

DANG

SEAN MADDEN
TORSTEN
MARION PECK
NORIKO OHASHI
ZORAN ZUGIC
CODY A SEEKINS
       
JEFF L

OWE

TODD SCHORR

CAREY THOMPSON
PETRUS BOOTS
ROBBIE
ANNA IGNATIEVA
TOMASZ SETOWSKI
L ERIKSSON
D EICHENBERG
           
P

ROZOROV

SKY

ROBERT WA

L

KER

DE WIN

T

ER

PROVOTOROV
ALEXANDER DONSKOI
MILADINOVIC
JEFF HOPP
VLADIMIR KUSH
JOHN STONE – JULZ
     
JAPI HO

NOO

OUEL

LETTE

MARIU

SUAREZ

NEIL GEDDES-WARD
STEVE SMITH
KRIS DAVIDSON
BARTLEY KEITH
FRANCOISE ESCALMEL
Z STEC
     
OLLIKAIN

EN

JIM

STANIS

G LE

ONARD

TINA BLONDELL
KEITH WIGDOR
BLAKE FLYNN
GRITSIYENKO
DARWIN LEON
M MAXWELL
     
SEAROM

PAT

RICK WOODROFFE

UTE MEYER

-KOLDITZ

GRIGORIEV
RON ENGLISH
C LEACH
KOEHNLINE
P DELORME
NORILAND
     
SYL DISJO

NK

A J ISB

ISTER

MILDRED

KAYE

ANDREA

LEHMANN

PHILLIP BLACKMAN
IAN KOLENDA
C SPICUZZA
BONNY HUT
A WACHOB
       
WILLIAM S

OTTO

POO

CH

ROBH RUPPEL
W. DEN BROEDER
D MARSAN
TEN
D HOLEMAN
JOURNEY BOY
HANS MEYERHOLZ
     
ROB VAN

KOOTEN

BORIS JULIE BE

LL

BO

RIS VALLEJO

     
BILL WRAY
GILLES TRAN
     
BERNA

RD XOLOTL

ANDREW ANNENBE

RG

FATIMA A

ZIMOVA

MARTIN WITTFOOTH
ANTONIO ROYBAL
NOME EDONNA
VASILIIY ZHEREBILO
BRIAN McGOVERN
CHARLES FRIZZELL

     
RENA

TA RATAJCZYK

SCOTT HOLLOWAY
RICHARD A KIRK
RAMAZ RAZMADZE
HOMOPREFECTUS
ROMAN VILLAGRANA
BARNABY WHITFIELD
GRACIELA BELLO
GUNTER BOTT
       
R.S

. BEAL

VL


     
MANUEL GRAS
   
           
MISH

A GODRIN

INES

SCHEPPACH

JO

ACHIM LEHRER

           
           
RICHARD

MEYE

R

M

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ROG

ERS

TIM ANDERSON

MARTIN HERBERT
PAUL LAFFOLEY
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MICHAEL ENGELHARDT
           
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MIZOGUCHI

BORIS

IVANOV

D

IMITRY Y

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VIN

       
ALAN SENIOR
NEZIR KORKMAZ
         
LINDA

GARLA

ND

ROGER GARLAND

       
LUIS CEBALLOS
NEBOJSA DJUROVIC
           

HUW CA

MPBELL

SAL

LY McCOLL REDD

OCH

       
VAL DYSHLOV
TONY BLAND
 
           
J

URGEN G

EIER

DAMIEN MICHA

ELS

JON NEAL WALLACE
D

ARIUS JASICZAK

SAYBIAN
SUSANNE ILES
BRAD MOORE
HIKARU
DINA LENKOVIC
           
TOM McK

EE

KIMB

ERLY BERG

CHRIS

TOPHE V

ACHER

JOSEPHINE WALL
JOSEPH PARKER
SANDRA STANTON
GARY DOBRY
KARL BANG
DORIS B. LAMBLING

         
DONALD

PASS

GAIL POT

OCKI

       
DAVID TIBET
VON STROPP

         
ROSS

TREBILCOCK

           

           
CHRISTIAN REX VAN MINNEN

A

NNE MIDDLET

ON

SOREN KEESE
SKOT OLSEN
JEREMY GEDDES
CATHERINE ALEXANDRE
DANIEL TIBBITS
MARTIN-GEORG OSCITY
MARCELL VAN DUIJNEVELDT

           
RO

BERT WILLIAM

S

PETER MA

RCEK

             
               
MICHAEL

RYAN

ALEKSANDER BALOS

DUCSAI ZOLTÁN
PAUL BOOTH
JAMES ZAR
PAVEL ZACEK
MAYA KULENOVIC
KRIS LEWIS
MICHAEL PORTLEY

         
GODFREY BLOW
FROST NEWTON

DANNY MALBOEUF

CHRISTINA NEOFOTISTOU
DANY SALME
DASIL
TYSON GRUMM
DARIUSZ ZAWADZKI
SCOTT G BROOKS
         
NATION

SUZZA

N BLAC

DAV

ID DALLA VENEZIA

CHAIN AND JANE
RENE ZWAGA
JARED JOSLIN
HECTOR JAVIER RAMIZER
EINER JONSSON
GERARDO DOTTORI

illustrations, art

Posted in PDF ART MAGAZINES with tags , on mars 14, 2008 by rodolphepilaert63

RENEWAL 2007.11/01 CLICK AND ZOOM UP!



KISHIBOJIN


worm in FLASK


Butterfly
on the brain


unicorn


Snail and FLASK

KISS

SYRUP 82


HITOTO
SHITE


HAPPY
WORLD


ANTENNA!


HUMMING
BIRD


FLYING
GREEN


OPEN HEART


Windhol

WINDOL
comic

RENEWAL 2007.11/01 CLICK AND ZOOM UP!



KISHIBOJIN


worm in FLASK


Butterfly
on the brain


unicorn


Snail and FLASK

KISS

SYRUP 82


HITOTO
SHITE


HAPPY
WORLD


ANTENNA!


HUMMING
BIRD


FLYING
GREEN


OPEN HEART


Windhol

WINDOL
comic
RAGDOLL
ko-ji-ki1-2

ragdolls

i-mode style
sunshine
PEKAPOO PECANPIE
sleeping LOTUS
OCTPUS
2002RECRUIT
TAKO KITE

shakaka-sha
MUSHROOM*ROOM
space odyssey
『SCI』poster
O-KO-SA-MA
magagine [FROM A]
ZUZU HELL CAT
(D-speed)
OSD dream BABY comic SUGAR HIGH
         
         
         
         
 
       

ILLUSTRATIONS, art

Posted in PDF ART MAGAZINES with tags , on mars 14, 2008 by rodolphepilaert63

Franklin Booth

Encore un furieux des ténèbres et lumières. Dans une veine un peu différente de Joseph Clement Coll. Ici on est dans un univers un peu moins «tourmenté», plus «rigoureux», la précision prenant le dessus sur le côté «jeté» et fougueux. D’ailleurs la très grande majorité des illustrations de Franklin Booth sont cadrées alors que Joseph Clement Coll joue souvent avec le blanc de la page, laissant s’évader ses personnages. Franklin Booth est aussi un «ancien» (1874 – 1948), les textures créées par ses hachures sont d’une justesse, d’une profondeur et d’une richesse sans faille. Du travail d’orfèvre !



    Asian Youth vs Fast Food

    Asian Youth vs Fast Food
    Illustration by Jason Sho Green.

    Posted on December 12, 2007

    Deseo

    deseo
    Illustration by Deseo.

    Posted on December 4, 2007

    Byroglyphics

    byroglyphics
    Illustration by Russ Mills.

    Posted on November 16, 2007

    Argh

    Argh
    Illustration by Felix Diaz.

    Posted on November 11, 2007

    No Sale

    No Sale
    Illustration by N.C. Winters.

    Posted on November 9, 2007

    Leesa Leva

    Leesa Leva
    Illustration by Leesa Leva.

    Posted on November 2, 2007

    La cientifica o El moderno

    La cientifica o El moderno
    Illustration by TOOCO.

    Posted on September 14, 2007

    Ringwraith

    Ringwraith
    Illustration by Michael Heald.

    Posted on August 12, 2007

     

    Trapped By Sin

    Trapped By Sin
    Illustration by Jan Aulbach.

    Posted on July 31, 2007

    Mundo Beleleo

    Mundo Beleleo
    Illustration by Denis C. Feliz.

    Posted on July 4, 2007

    Greetings

    greetings
    Illustration by Rubens Lp.

    Posted on June 16, 2007

    Si Clark

    Si Clark
    Illustration by Si Clark.

    Posted on June 8, 2007

    Blue Sailor

    Blue Sailor
    Illustration by Camille Rose Garcia.

    Posted on June 2, 2007

    Memories Lost

    Memories Lost
    Illustration by Hoang Nguyen.

    Posted on May 30, 2007

    Me Vuelvo Noche

    Me Vuelvo Noche
    Illustration by Gabriel Pacheco.

    Posted on May 8, 2007

    Colossus

    Colossus
    Illustration by Francis Tsai.

    Posted on May 1, 2007

     

     

    Zorro

    Zorro
    Illustration by Rich Tuzon.

    Posted on April 30, 2007

    A me mi piace la gnocca

    A me mi piace la gnocca
    Illustration by Alberto Seveso.

    Posted on April 30, 2007

    Martin Bland

    Martin Bland
    Illustration by Martin Bland.

    Posted on April 21, 2007

    Halor

    Halor
    Illustration by Keith Thompson.

    Posted on April 15, 2007

    The Godfather

    The Godfather
    Illustration by Ture Ekroos.

    Posted on April 6, 2007

    de viaje

    de viaje
    Illustration by Macus Romero.

    Posted on April 3, 2007

    Stunkid

    Stunkid
    Illustration by Jason Levesque.

    Posted on April 1, 2007

    Geisha Yume

    Geisha Yume
    Illustration by Nanami Cowdroy.

    Posted on March 26, 2007

     

     

    Turbulence

    Turbulence
    Illustration by Ian Kim.

    Posted on March 24, 2007

    Brain Games

    Brain Games
    Illustration by Pietari.

    Posted on March 8, 2007

    Little Red Cap

    little red cap
    Illustration by Joy Ang.

    Posted on March 2, 2007

    Agata Dudek

    Agata Dudek
    Illustration by Agata Dudek.

    Posted on February 27, 2007

    Prokick – Punch

    Prokick - Punch
    Illustration by Daryl Campbell.

    Posted on February 16, 2007

    Letters of Desire

    LETTERS OF DESIRE
    Illustration by Yuko Shimizu.

    Posted on February 15, 2007

    The vase of her dreams

    The vase of her dreams
    Illustration by pyhai.

    Posted on February 11, 2007

    Direct Action

    Direct Action
    Illustration by Eric Drooker.

    Posted on February 4, 2007

     

    my watercolours

    my watercolours
    Illustration by Yuka Yamaguchi.

    Posted on February 1, 2007

    Institutionalization

    Institutionalization
    Illustration by Chris Buzelli.

    Posted on January 23, 2007

    zombee

    zombee
    Illustration by Jamie Walsh.

    Posted on January 11, 2007

    Adam Pękalski

    Adam Pękalski
    Illustration by Adam Pękalski.

    Posted on December 19, 2006

    Eternal Embrace

    Eternal Embrace
    Illustration by Scott Saw.

    Posted on December 14, 2006

    Reborn

    Reborn
    Illustration by Richard Arifin.

    Posted on December 13, 2006

    Cows In The Sky

    Cows In The Sky
    Illustration by Qian Qian.

    Posted on December 8, 2006

    Kokomoo

    Kokomoo
    Illustration by Yan Wei.

    Posted on December 8, 2006

     

    All Day dreamer

    All Day dreamer
    Illustration by Manuel Lariño.

    Posted on December 6, 2006

    Rock Bunny

    Rock Bunny
    Illustration by Will Murai.

    Posted on December 5, 2006

    Nosferatu

    nosferatu
    Illustration by Alberto Cerriteño A.

    Posted on December 3, 2006

    Róth Anikó

    Róth Anikó Róth Anikó Róth Anikó
    Illustrations by Róth Anikó

    Posted on December 2, 2006

    Sherlock who?

    Sherlock who?
    Illustration by Pascal Campion

    Posted on December 1, 2006

    Odawara

    Odawara
    Illustration by Aya Kato

    Posted on November 30, 2006

    Alice

    Alice
    Illustration by Raymond Sepulveda

    Posted on November 28, 2006

    Urban Girl

    Urban Girl
    Illustration by Hethe Srodawa

    Posted on November 22, 2006

     

    Forester

    Forester
    Illustration by Sam Weber

    Posted on November 20, 2006

    Empress

    Empress
    Illustration by Jinyoung Shin

    Posted on November 16, 2006

    Bob Dob

    Bob Dob
    Illustration by Bob Dob

    Posted on November 13, 2006

    Sales were down … and so was Bob

    Sales were down ... and so was Bob
    Illustration by Kev Adamson

    Posted on November 3, 2006

     

    Jaco Pastorius

    Posted by Fred Jourdain on juillet 31st, 2007

    Frank Zappa Illustration

    Posted by Fred Jourdain on juillet 25th, 2007

    Jimi Hendrix

    Posted by Fred Jourdain on juillet 23rd, 2007 »
    This picture is available in limited edition signed print in 13”/19” and 24”/36” sizes.Cette nouvelle Illustration qui fait partie de mon exposition actuelle est disponnible en lithographie en format 13” par 19” et en 24′ par 36”. Le plus grand format vaut définitivement le détour!

    Fame at the lake

    Erik Sandberg: illustrations and fine art. The American artist has a very nice

    M.C. Escher's Dragon

    ,


    Genesis, oil on board, 22″x 28″, 2005

    Stylized long necked human figures are hybridized and become one with the exotic natural forces that surround them. The human figure becomes one with a tree, or the ground, as the hair transforms into vegetation or flowing streams, and roots sprout from the ankles to become parts of trees or entangled in the decaying undergrowth of a forest floor. Parts of bodies sprout leaves and flowers grow instead of hair. The lines between human and nature are blurred. The result is alchemy and the medium is paint.

     
         
     

    Karras works in the tradition similar to that used by the early Sienese and Flemish Renaissance Masters. The luminous quality of her paintings comes from layer upon layer of glazes used, resulting in a dreamlike surreal atmosphere.

     

     

     


    The lineage of Remedios Varo and Leonora Carrington are evident in Karras’ work. Karena was a close friend with Leonora Carrington, when Leonora resided in Oak Park, Illinois. Yet, when asked, Karras does not consider herself to be a Surrealist painter, as she feels that her work delves deeper into the realm of the metaphysical and metarealist traditions..


    Oracle (detail), oil on board, 2001

     
     
     
     

    Karena A Karras is a Chicago native and a graduate of the School of the Art Institute of Chicago. She has also studied at the American Academy of Art in Chicago, The Naguib School of Sculpture and the Vogue School of Design. Mainly a painter, Karena’s work also includes box constructions, collage and sculpture.

     
           

     


    Eclipse, oil on canvas, 40″ x 30″, 1996


    Eclipse (detail), oil on canvas, 1996

     
           
     


    Lamia, acrylic on board, 12″x6″, 1998


    Reflection, acrylic on board, 14″x12″, 1994

     

     

     

     

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