De la « théorie du complot » à la vérité historique

HICHAM HAMZA alias PANAMZA

Le 20 août 1953, au lendemain du coup d’Etat en Iran, Walter G. Rundle, journaliste salarié d’une agence de presse américaine, qualifiait -à l’instar de la plupart de ses collègues occidentaux- de « propagande » la rumeur d’une implication secrète des Etats-Unis dans le renversement du régime.

IRAN

Soixante ans plus tard, le 19 août 2013, la CIA a pourtant reconnu -à travers la déclassification de documents internes- sa responsabilité dans ces évènements.

Digne de la novlangue, l’expression « théorie du complot » (« conspiracy theory ») n’était pas en vogue dans les années 50. Sa propagation se déroula une décennie plus tard pour qualifier les spéculations suscitées par l’assassinat de John Kennedy. L’opinion publique américaine rejetait de plus en plus la version officielle délivrée par la commission Warren selon laquelle un seul homme, Lee Harvey Oswald, était l’unique responsable des tirs croisés qui avaient atteint le président américain. En France, c’est au printemps 2002, en

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