Affaires de PEDOPHILIE mois septembre octobre 2011

Maine-et-Loire. Près de 20 000 photos pédophiles chez l’ancien maire

Selon le quotidien régional Ouest France, 19 700 photos d’ordre pédophiles ont été retrouvées chez l’ancien maire d’une petite commune du Maine-et-Loire. Cet ex-enseignant, âgé d’une soixantaine d’années, a durant trois ans téléchargé des clichés pédo-pornographiques. A l’époque des faits, il était de par son mandat d’élu local considéré comme officier de police judiciaire.

Près de 20 000 photos ont été découvertes dans son ordinateur mais l’homme a déjà une défense toute faite : « Je cherchais à comprendre comment cela fonctionne et à prendre contact avec ces gens-là. C’est assez facile d’ailleurs. Je ne comprends pas qu’on ne puisse pas les arrêter. » De son côté, son avocat complète : « Au tout début, ses motivations étaient valables. Mais, il s’est laissé prendre au jeu. Ce n’est pas un pédophile, c’est le docteur qui le dit. »

Le représentant du ministère public au tribunal d’Angers a dénoncé quant à lui une « cyberpatrouille personnelle qui n’est pas du tout légale ». L’ex-maire a donc été condamné à une peine de 18 mois de prison avec sursis.

Le Saint-Siège demande une enquête sur des abus sexuels présumés à Londres

La Congrégation pour la Doctrine de la foi a mandaté une visite apostolique dans l’école Saint-Benoît, un établissement catholique privé qui fait partie de l’abbaye bénédictine d’Ealing (ouest de Londres). Des abus sexuels y auraient été commis par des moines et des professeurs, depuis les années 1960 et jusqu’à 2009.

Dans un communiqué, le diocèse de Westminster (Londres) indique que la visite apostolique est actuellement conduite par Mgr John Arnold, évêque auxiliaire de Londres, et le P. Richard Yeo, supérieur de l’ordre bénédictin pour le Royaume-Uni. Ils se sont déjà rendus sur les lieux en septembre.

« La protection des enfants et des adultes vulnérables est une priorité pour l’Église catholique et les pratiques en vigueur dans ce domaine au sein de l’abbaye d’Ealing rentrent dans le cadre de cette inspection », rappelle le communiqué diocésain. « Le Vatican est clairement préoccupé par ce qui s’est peut-être passé, ou pas, à l’abbaye », a ajouté un porte-parole interrogé par l’AFP.

Un ancien abbé présumé  en fuite

Un prêtre accusé d’agressions sexuelles sur de jeunes garçons à Saint-Benoît entre 1972 et 2007, le P. David Pearce, avait été condamné à 8 ans de prison en 2009, une peine ramenée à cinq ans en appel.

La police a révélé dernièrement qu’elle recherchait également un ancien abbé d’Ealing soupçonné d’abus sexuels sur des enfants quand il enseignait dans cette école entre 1991 et 2000. Âgé de 81 ans, ce dernier ne s’est pas présenté comme il le devait au commissariat et a disparu au début du mois de l’abbaye primatiale où il résidait à Rome.

D’après le Times , qui a révélé cette affaire, les personnes soupçonnées de sévices sexuels dans cet établissement auraient été autorisées à le quitter et auraient trouvé à s’employer ailleurs. Les associations de victimes d’abus sexuels ont demandé que l’enquête soit étendue aux autres écoles catholiques.

« Nous ne pouvons pas leur faire confiance »

Quelques jours plus tôt, elles se sont retirées des discussions avec la commission catholique nationale de sauvegarde de l’enfance, estimant que les discussions sont « désorganisées, sans pouvoir » et qu’il était « peu probable » qu’elles s’achèvent avant mai 2012, date à laquelle Benoît XVI avait demandé qu’un progrès soit effectué.

L’Église catholique en Angleterre et au Pays de Galles a jusque-là été bien plus préservée que sa voisine irlandaise des scandales de pédophilie, faisant valoir la qualité de ses procédures et demandant pardon pour les faits passés.

« Nous étions prêts à parler avec l’institution du mal qu’on nous a fait, même si c’était douloureux. Mais nous ne pouvons pas leur faire confiance », a commenté Graham Wilmer, lui-même victime d’un prêtre pédophile, aujourd’hui responsable du Projet Lanterne chargé de faire la lumière sur ces affaires.

Procès de la pédophilie à

Sin-le-Noble : pour Didier Danel,

« il ne s’est rien passé »

mercredi 19.10.2011, 05:11 – La Voix du Nord

 Didier Danel à son arrivée au palais de justice, hier après-midi. Le procès dure jusqu'à vendredi. PHOTO SAMI BELLOUMI Didier Danel à son arrivée au palais de justice, hier après-midi. Le procès dure jusqu’à vendredi. PHOTO SAMI BELLOUMI

|  ASSISES DU NORD |

Le corps émacié, le visage d’une pâleur maladive, Didier Danel a comparu devant ses juges, hier après-midi

, pour répondre des viols et attouchements sexuels qui lui sont reprochés sur trois mineurs, entre 2004 et 2008, à Sin-le-Noble (notre édition d’hier).

Une fois évacuée la version défendue par Éric Soldati, son co-accusé, qui plaide « coupable » pour un fait de viol commis sur Antoine (1), principal plaignant, alors qu’il était de passage à Sin-le-Noble, la cour s’est longuement penchée sur le « cas » Danel. « Il ne s’est rien passé », lâche l’accusé, d’une voix faible mais sûre. « J’ai accueilli Antoine parce que ses parents n’arrivaient pas à s’en occuper (…). Je retrouvais dans la famille d’Anthony une nouvelle famille adoptive.

» Et évacuait du même coup la sienne de famille, après une enfance marquée par une incertitude sur sa filiation : le père qui l’a reconnu n’est pas son père biologique. « On m’a traité comme un pestiféré », a répété Danel aux experts, « ma mère a tenté de m’étrangler »… « J’étais seul », souffle Didier Danel dans son box. Seul et naïf, selon lui : « Je ne sais pas dire non.

» Si Antoine l’accuse, c’est « un complot » : selon Danel, le frère aîné d’Antoine avait besoin d’argent pour se payer sa drogue et, quand il a appris le passé judiciaire du « parrain » d’Antoine, il l’a « influencé ». Le passé judiciaire de Danel, sa condamnation à seize ans de réclusion pour des viols sur mineurs, sont présents dans toutes les têtes : « Vous prenez les deux dossiers, ce sont les mêmes au millimètre près ! », assène l’avocat général Christophe Kapella. Oui… mais Danel nie et gêne les experts. « On a pratiquement affaire à un professionnel de l’expertise, concède un psychologue. (…) Si les faits sont avérés, ils ont été bien préparés. » La question est de savoir si Danel est unpédophile ou la victime d’un complot basé sur un passé judiciaire envahissant. Alors qu’il en avait l’interdiction après sa condamnation, Danel a hébergé chez lui, dormi dans le même lit que lui, un adolescent de 11 ans.

Était-ce une erreur ou la stratégie délibérée d’un prédateur?

Benoît XVI: réparer les erreurs de la pédophilie « avec honnêteté »

(AFP) – 20 oct. 2011

CITE DU VATICAN — Le pape Benoît XVI a reconnu jeudi devant les évêques australiens que leur « tâche est rendue plus lourde » par les crimes passés de pédophilie commis par des membres du clergé, les invitant à « réparer les erreurs avec honnêteté » en vue d’un renouveau ecclésial.

« Il est vrai, a-t-il admis en recevant une délégation de la conférence épiscopale, que votre tâche pastorale a été rendue plus lourde en raison des pêchés et des fautes passés commis par d’autres, et de manière très regrettable par des membres du clergé et des religieux ».

« Mais, désormais, c’est à vous que la tâche incombe de réparer les erreurs du passé avec honnêteté et ouverture, de façon à construire avec humilité et détermination un meilleur avenir pour tous ceux qui sont concernés », a ajouté le pape à l’intention de ces évêques venus en visite de travail au Vatican.

L’Eglise australienne avait été ébranlée par les révélations de cas de pédophilie dans son clergé. Quand le pape s’était rendu en Australie pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en 2008, il avait rencontré des victimes d’abus pédophiles.

Benoît XVI a rappelé le grand exemple de Mary MacKillop, femme de caractère qu’il avait déclaré sainte l’an dernier. Cette religieuse et éducatrice s’était heurtée aux autorités de l’Eglise australienne et avait même été brièvement excommuniée en 1871 dans ses efforts pour obtenir le contrôle de sa congrégation et après avoir dénoncé un prêtre pédophile.

Rappelant l’accueil chaleureux qu’il avait trouvé lors de ces JMJ, le pape a cependant souhaité que de nombreux jeunes Australiens soient encouragés par leurs évêques « à réfléchir sérieusement à la possibilité d’une vocation sacerdotale ou religieuse », à un moment où l’Australie connaît, comme les autres pays très développés, une forte désaffection des églises.

Mercredi, le pape s’était exceptionnellement déplacé hors du Vatican pour inaugurer un centre de pèlerinage australien à Rome.

Il s’était félicité que ce nouveau centre, près de la gare centrale Termini, « ait amené un petit bout d’Australie au coeur de l’antique cité de Rome »

Manifestation contre les prêtres

pédophiles

RIGAUD – Une dizaine de personnes se sont réunies pour manifester contre les prêtres pédophiles, vendredi, devant le Collège Bourget à Rigaud.

Organisée par l’Association des victimes de prêtres, cette manifestation vise à dénoncer la situation et lance un appel à toutes les victimes qui souffrent encore en silence. Parmi les manifestants présents, Margot Bussière a elle-même été victime de sévices sexuels par un prêtre pédophile membre de la communauté des Clercs de Saint-Viateur, en 1963.

« J’allais à l’église comme tous les enfants, mais un jour, deux prêtres sont venus à la maison et ils ont abusé de ma soeur et moi, en l’absence de mes parents », a-t-elle dit.

La fondatrice de l’Association des victimes de prêtres, France Bédard, estime que ces agressions ont eu un impact marqué sur la vie de ces deux femmes. « La soeur de Margot en a retenu de graves séquelles tellement qu’elle est aujourd’hui internée à l’hôpital psychiatrique Douglas de Verdun », a affirmé Mme Bédard.

Les manifestants demandent au ministre de la Justice du Québec, Jean-Marc Fournier, de modifier la loi concernant le délai de prescription. France Bédard explique qu’« au Québec, une victime doit dénoncer dans les trois ans qui suivent un abus. C’est un non-sens! »

Pédophilie : 15 ans de réclusion pour un ex-magistrat

Christian Goy a également été avocat de barreau de Bordeaux

L’ancien substitut du procureur de Bayonne a été condamné vendredi à 15 ans de prison pour viols sur mineures.

Dans son réquisitoire, l’avocate générale n’avait eu aucune compassion pour son ex-confrère. Qualifiant Christian Goy, ancien substitut du procureur de Bayonne dans les Pyrénées-Atlantiques de « faucheur de vie »  ayant commis des « faits gravissimes qui ont sali et abîmé plusieurs jeunes filles » l’avocate générale Dominique Hoflack, avait requis de 12 à 15 ans de réclusion criminelle. Vendredi, la cour d’Assises a suivi ces réquisitions et a prononcé une peine de 15 ans de réclusion à l’encontre de l’homme âgé de 63 ans.

Christian Goy était accusé de viols et d’agressions sexuelles sur deux mineures de 15 ans et de s’être servi de sa fonction pour « tisser des liens avec ses clients afin d’abuser de leurs enfants (…) et en disant à ses victimes que personne ne donnerait de crédit à leurs propos ».

« Il se retrouve sur le banc des malfrats et il devrait avoir honte d’avoir porté cette robe qui lui a servi d’ascendant sur ses victimes et dont il pensait qu’elle le mettrait à l’abri de poursuites judiciaires » avait poursuivi Dominique Hoflack.

Un « discours surréaliste et banalisateur »

Depuis mardi jour de l’ouverture de son procès, Christian Goy s’était montré peu loquace. Il ne « s’attache à ne reconnaître les faits que du bout des lèvres et sans se mettre en scène (…). Face aux victimes, vous avez un discours décalé, contrôlé, surréaliste et banalisateur que vous axez uniquement sur vous » lui avait encore reproché l’avocate générale.

Evoquant ces faits qui remontent aux années 80, l’ancien magistrat avait tout juste reconnu être « victime de troubles de la personnalité » qui l’ont  « fait aller vers des gestes et des actes (qu’il) regrette ». A l’énoncé du verdict, le condamné n’a pas bronché.

Un documentaire choc sur la pédophilie dans l’Église mexicaine sort en France

Jesus Colin

La femme endormie

Jesus Colin

AGNUS DEI d’Alejandra Sánchez Documentaire mexicain, 1 h 20

« J’étais petit. Mais j’aurais pu le repousser… Je n’ai pas pu. »  Des traits juvéniles, un regard candide : Jesus Colin est aujourd’hui un jeune père de famille mexicain. Il achève des études de psychologie. Mais il traîne derrière lui un fardeau insupportable, celui d’une enfance brisée par les abus sexuels commis par le curé de sa paroisse, alors qu’il avait onze ans.

Pas à pas, la réalisatrice Alejandra Sanchez suit le jeune homme dans son combat pour se reconstruire : briser le mur du silence, porter plainte, et tenter de retrouver son agresseur présumé, le P. Carlos Lopez Valdes.

« Il m’a tué spirituellement »

Avec pudeur et courage, Jesus Colin livre à la caméra un témoignage poignant. Mis à rude épreuve, le spectateur plonge dans le flot tumultueux de ses sentiments, parfois contradictoires. Douleur, honte, colère, culpabilité extrême… Tendresse, aussi, pour celui qu’il tenait pour un « père ».  « Je veux qu’il sache qu’il m’a fait beaucoup de mal… que je l’ai beaucoup aimé. Et que je ne lui pardonnerai jamais… Il m’a tué spirituellement. »

Avec sévérité, la caméra scrute aussi le drame intérieur de ses parents, une famille très pauvre de Mexico. Le père de Jesus, tente d’oublier. « À quoi bon ressasser ces affaires… » La mère, très pieuse, s’en veut terriblement de n’avoir pas vu, ou de n’avoir pas voulu voir. « J’étais si heureuse de voir mon fils à côté du prêtre. Je me disais : ‘A son âge, il est déjà un personnage important’… »

Des images choquantes

La force du documentaire tient à la lente montée en puissance vers le face-à-face entre Jesus et son agresseur présumé. Il survient dans une église de Mexico, au moment où le prêtre élève l’hostie en disant : « Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. »  La scène, qui a donné son titre au documentaire, est entrecoupée par des photographies pédophiles qui auraient appartenu au P. Valdez et sont aujourd’hui dans les mains de la justice mexicaine. Le procédé souligne le double scandale d’un crime commis par celui qui était censé représenter le Christ. Mais fallait-il aller jusqu’à projeter crûment ces images choquantes à l’écran, et à ce moment-là ?

Le projet d’Alejandra Sanchez est, de fait, explicitement militant. Au risque de créer la confusion, les témoignages de Jesus et de ses parents alternent avec des scènes tournées dans le petit séminaire de Queretaro où sont dispensés des cours de morale sexuelle aux jeunes garçons se préparant à devenir prêtres. « Je n’ai pas voulu dire que le célibat des prêtres créait des comportements déviants,  explique à La Croix  Alejandra Sanchez qui se dit croyante. Il m’a seulement semblé important d’ouvrir une discussion sur la sexualité dans l’Église. Un lieu où elle est niée. »

Démis de ses fonctions il y a six mois

Le documentaire doit sortir au Mexique à la fin du mois. À ce jour, la plainte déposée il y a quatre ans par Jesus Colin n’a toujours pas abouti. Sa rencontre avec le P. Valdez, filmée en caméra cachée, est terriblement décevante pour le jeune homme, confronté à un mur. Le prêtre se contente d’avouer « un excès de tendresse ».

Il y a six mois l’Église mexicaine l’a démis de ses fonctions. « L’Église a coopéré. Mais il continue de célébrer la messe dans les paroisses de ses amis, déplore Jesus Colin. On m’a dit qu’on n’y pouvait rien. »

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Un professeur de

lycée condamné

pour dix-neuf

années

d’attouchements

sexuels

sur ses petites voisines

jeudi 27.10.2011, 05:18 – La Voix du Nord

 Le tribunal d'Avesnes-sur-Helpe a rendu vers 22heures son délibéré dans cette affaire de pédophilie. Le tribunal d’Avesnes-sur-Helpe a rendu vers 22heures son délibéré dans cette affaire de pédophilie.

|  AU TRIBUNAL CORRECTIONNEL D’AVESNES-SUR-HELPE |

Le président du tribunal Claude Czech est de l’ancienne école et n’hésite jamais

à injecter de la morale dans son instruction. « Vous êtes un pédagogue, vous deviez servir, pas vous servir », ou « ce geste intime sur le sexe d’une petite fille est intolérable » sont des phrases qu’il a délivrées les yeux dans ceux de P. N.*, un professeur de lycée de 46 ans, hier soir. Le prévenu n’exerce plus, tout en n’ayant jamais fait l’objet de suspension par l’éducation nationale. Les faits qui lui étaient reprochés ne se sont certes pas produit dans le cadre de ses fonctions, mais à son domicile d’un village de Sambre-Avesnois, entre 1991 et 2008.

Quatre jeunes filles ou jeunes femmes, aujourd’hui âgées de 28 à 15 ans, venaient affirmer leur statut de victime. À plusieurs reprises, ces dernières, lorsqu’elles étaient âgées de 5 à 11 ans, ont subi des atteintes sexuelles, que P. N. a reconnues. Il a fallu que la dernière victime connue ait un malaise au collège pour qu’elle se confie. Les policiers ont ensuite frappé à la porte de la maison voisine de celle du mis en cause, où une mère savait que ses deux filles ne voulaient plus aller dans la piscine d’à côté.

Les faits ont connu une gravité croissante. La plus ancienne victime, aujourd’hui une jeune femme établie, mais dont l’épanouissement est encore fragile, se souvient d’inattendus baisers sur la bouche avec la langue. Mais au fil des années, les fillettes ont été déshabillées, « massées ». Les baisers sont descendus plus bas. Des voisines, P. N. est passé à sa propre filleule.

« Gangrène de la sexualité »

Et il y a ces photos prises des fillettes dénudées, sur lesquelles une main impudique apparaît parfois. « Intolérable ».

Posément, P. N., le visage émacié et mangé par la barbe, reconnaît des tendances pédophiles, à la demande du procureur Bernard Beffy. Le mot « pardon » aura du mal à sortir, malgré les nombreuses fois où il évoque ses gestes déplacés, ses remords. Insuffisant aux yeux du ministère public, qui retient surtout qu’il a fallu attendre une incarcération provisoire de quatre mois pour que le mis en cause consulte un psychiatre. Devant des victimes dignes mais pour la plupart silencieuses, des parents soumis à la torture, P. N. évoque pour sa part la difficulté de se confier à quelqu’un.

Les parties civiles comme le procureur de la République insisteront sur la « référence » que le cultivé P. N. représentait aux yeux des parents, des voisins, et par conséquent de leurs enfants. Les cauchemars de ces dernières, la confiance parfois perdue en l’homme. « Le loup n’a peut-être pas disparu », répond-t-on aux expertises décrivant un faible risque de récidive.

Aux accusations de manipulation des fillettes et de manque de sincérité, la défense de Me Demory déclare qu’un quotient intellectuel de 126 n’empêche pas de succomber à des pulsions pédophiles, et refuse le procès « de la facilité qu’il aurait eu à se dénoncer ». Alors que le parquet requiert quatre années de prison, l’avocat relève la maladie de son client, sa « gangrène de la sexualité » et explique : « la protection de la société passe par les soins, or croit-on ici qu’il sera guéri avec un rendez-vous psychiatrique par mois à la maison d’arrêt ? » P. N. est condamné à quatre ans de prison, dont un avec sursis, ainsi qu’à un suivi socio-judiciaire de sept ans et près de 90 000 E de dommages et intérêts aux quatre victimes et leurs proches. •

SÉBASTIEN DUCROT

En raison des liens familiaux qui ont été entretenus avec l’une des victimes et pour éviter leur identification, nous ne divulguons pas l’identité du condamné.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Pédophilie : le Vatican innocente un prêtre

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 5 octobre 2011 à 22h44 Mis à jour le 5 octobre 2011 à 22h44

Le Vatican a innocenté un prêtre maltais d’accusations de pédophilie, qui ne peuvent pas être portées en justice, mais l’ordre auquel il appartient a annoncé mercredi qu’il lui serait interdit d’être en contact avec des enfants. « Dans la mesure où les faits donnent lieu à de sérieuses suspicions, le Père (Conrad) Sciberras verra son ministère limité aux adultes », précise le communiqué de la Société des Missionnaires de Saint-Paul.

L’ordre a reçu une note de la Congrégation de la Foi du Vatican qui affirme qu’il y a une insuffisance de « certitude morale » quant aux crimes qui sont imputés à Sciberras et qui remontent au début des années 1980. Les crimes présumés se sont produits il y a trop longtemps pour qu’il puisse y avoir une enquête criminelle.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

New French Lingerie Line Jours Après Lunes Is for Girls Ages Four Through 12–Cute or Crossing the Line?

Here’s a new development in the neverending saga that is France’s apparent disregard for age-appropriateness (or our extreme prudishness and over-sensitivity–depending on your persective): a new line of “loungerie” (that’s lingerie plus loungewear) for girls aged three months and up has just been brought to our attention. It’s called Jours Après Lunes, and it bills itself as “the first designer brand dedicated to ‘loungerie’ for children and teenagers, comprised of loungewear and lingerie to be worn over and under, inside and outside.”

It basically looks like lingerie–with maybe a tad more coverage–and would be totally okay for adults to wear but Jours Après Lunes is producing this stuff for girls ages 4-12 (the “loungerie” for the 3 month – 36 month age range is actually age-appropriate and cute, thankfully), so that mother and daughter can match. According to the site, the designer has a long background in designing lingerie (for grown ups) and she’s designed a “femme” collection for the over-tween set.

What’s disturbing about Jours Après Lunes is not just the fact that it’s lingerie for people who probably shouldn’t be old enough to even know what lingerie is, but the photographs on their website. The little “filles” are styled like grown women with Amy Winehouse hair, sunglasses and pearls and there are a few instances of Thylane Blondeau-esque seductive gazing and reclining poses.

We now know what Thylane Blondeau’s mother was talking about when she said her daughter’s French Vogue spread wasn’t that bad–at least Thylane was fully clothed!

Despite being more age-appropriate, even the photographs for the “femme” collection are unsettling. The way the young-looking model is posed with that sunglasses-wearing teddy bear–she’s made to look like a child, while the actual children are made to look like adults.

What do you think? Should four-year-olds be hanging out in bras and panties…with nothing over them…with pearls? Is there any context in which that makes sense?

Take a look at the collection.

#gallery-1 {
margin: auto;
}
#gallery-1 .gallery-item {
float: left;
margin-top: 10px;
text-align: center;
width: 33%; }
#gallery-1 img {
border: 2px solid #cfcfcf;
}
#gallery-1 .gallery-caption {
margin-left: 0;
}

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s