SCANDALES 10 PEDOPHILES ORGIES COTE D’AZUR

Réquisitions et portraits des dix accusés

Avant de prononcer ses réquisitions, l’avocat général a brossé un portrait des dix pédophiles.

La République
Publié le 23 septembre 2002

«Je crains que ce procès ne soit pas l’affaire du siècle, en raison de la méchanceté des hommes ». C’est ainsi que l’avocat général, Yves Jannier, avait débuté ses réquisitions contre les dix hommes accusés de crimes sexuels. « Il ne s’agit que de la partie visible d’un iceberg criminel. Tous ces gens se connaissaient pour assouvir leurs bas instincts. »

Portraits

Passant en revue les dix pédophiles, il a trouvé pour chacun un trait de caractère caractéristique.

Emmanuel Sadoul, 35 ans,, c’est le philosophe qui théorise et minimise ses actes. Tout comme « l’historien de la pédophilie », Daniel Berdoyes, 55 ans, surnommé La Duchesse. L’homme organisait des orgies entre adultes et enfants dans son logement de fonction, situé dans l’enceinte du Sénat, au jardin du Luxembourg.

Il pratiquait au choix l’amour « socratique » ou l’amour « olympique », avec les brutalités l’accompagnant.

Denis Page, 53 ans, lui qui ne quitte jamais son complet veston d’ancien cadre commercial, est considéré comme le plus beau représentant de l’action de séduction. Il venait en Porsche rouge dans les cités défavorisées du nord de la Seine-et-Marne. « Imaginez l’effet produit sur les enfants ! », a lancé Yves Jannier.

Apparence honorable

Il y a aussi Raimund Tinnes, l’Allemand de 69 ans qui a fondé le club international des jeunes naturistes : « C’est le discret, le caméléon qui se noie dans le décor pour ne pas attirer l’attention et semble surpris de se trouver là. »

Et de rappeler que derrière cette apparence d’homme paisible et honorable, il y a l’homme qui encourt 20 ans de prison pour des faits de viols sur mineurs de moins de quinze ans. « C’est le pédophile pur et dur qui se dit victime de l’incompréhension de l’Occident ».

Autre vieux monsieur, du même âge que son camarade allemand, Bernard Seigneury, adepte du Cap d’Agde : « C’est le Colonel qui ne supporte pas l’agitation et le bruit des enfants ».

L’avocat général ne s’étendra guère sur le cas de l’ancien franc-maçon Jean-Max Capmarty, 61 ans.

Ni sur celui de Claude Jaubert, 39 ans, qui fut éducateur à Meaux.

Quant à celui qui se faisait appeler « Monsieur le moniteur », Patrick Arwacher, 39 ans, il séduisait et piégeait les enfants, passant progressivement du tripotage aux viols.

Smadja et Albenque

Pour sa part, Jean-Marc Smadja, aura nié les faits jusqu’au bout. Celui qui se prétendait entraîneur du PSG et spécialiste de Roland Garros, en revendant des billets au noir, est pourtant un habitué du monde judiciaire, même s’il est souvent passé à travers les mailles du filet. « Il n’a vraiment pas de chance, a ironisé l’avocat général. A chaque fois, par erreur, il se fait arrêter par la police et condamner par un tribunal. Les caméras l’ont même filmé en Roumanie, débraillé, partageant le même logement qu’un mineur et que Michel Albenque ».

Le chef présumé du réseau, Michel Albenque, a en revanche reconnu tous les faits qui lui étaient reprochés.

Il trouvait les enfants, les sélectionnait et les testait avant de les repasser à d’autres pédophiles, tout en gardant la mainmise sur les victimes.

Aujourd’hui âgé de 51 ans, il fut lui-même abusé sexuellement dans son enfance, et a manifesté des tendances pédophiles très tôt. Il n’avait que seize ans quand il a agressé son frère cadet.

Une mère institutrice

Son avocat a d’ailleurs évoqué le climat malsain et de transgression dans lequel l’élevait sa mère institutrice. « Elle faisait des mots d’excuse et des faux bulletins médicaux quand son fils de 6 ans ne voulait pas aller à l’école », a rappelé maître Chabert.

Une mère qui a fermé les yeux sur les agissements du sacristain, ami de la famille, lequel a imposé des relations à Michel Albenque avec des enfants de chœur.

Et qui n’a jamais prononcé le moindre reproche quand son fils, devenu homme, ramenait des enfants à la maison. « Ma mère se rendait compte de la nature de ces relations mais elle acceptait tout », avait déclaré l’accusé à l’audience.

Michel Albenque, qui a reconnu avoir fait une cinquantaine de victimes, leur a demandé pardon en relisant un texte écrit dans sa cellule.

« A l’époque, je n’avais pas conscience du mal que je leur faisais. Je les ai perturbés dans leur développement. Je sais que la pédophilie est un combat inégal entre un adulte et un enfant ».

Des aveux et un pardon qui n’ont cependant pu lui éviter la plus lourde de toutes les condamnations prononcées : quinze ans de prison.

Agnès GAUDICHON

9 Réponses to “SCANDALES 10 PEDOPHILES ORGIES COTE D’AZUR”

  1. Le procès d’Alain Rist reporté

    La République
    Publié le: 23 juin 2003

    Le procès d’Alain Rist, l’ancien vice-président du conseil régional d’Ile-de-France, a été reporté au 18 novembre. L’ex leader départemental des Verts, âgé de 56 ans, devait comparaître lundi dernier au tribunal correctionnel de Meaux pour avoir consulté des images à caractères pédophile sur le site Internet.

    Le renvoi de l’affaire a été effectué en raison de l’absence de son avocat parisien, maître Leclerc, qui plaide actuellement dans le procès Elf.

    Le prévenu avait été entendu par la brigade des mineurs de Meaux en avril 2002, dans le cadre d’une enquête d’envergure internationale. Alain Rist aurait consulté 17 sites pédophiles sur son ordinateur personnel entre 1998 et 2001, «par curiosité».

  2. Suites de l’affaire Albenque : un onzième accusé de pédophilie

    Mercredi, André Estève comparaît aux assises pour viols de mineurs. Il aurait été proche de Michel Albenque, condamné en septembre avec neuf accusés du réseau pédophile.

    La République
    Publié le: 12 mai 2003

    André Estève, 50 ans, accusé de viols commis sur deux mineurs de moins de quinze ans, comparaîtra de mercredi à vendredi prochain aux assises de Melun. Il est soupçonné d’avoir évolué dans l’entourage de Michel Albenque, condamné à 15 ans de réclusion criminelle en septembre dernier à Melun.

    Durant ce procès retentissant de près de trois semaines, dix hommes étaient sur les bancs des accusés pour actes de pédophilie, aux côtés de Michel Albenque, l’une des têtes dirigeantes du réseau. Un réseau international dont la plaque tournante était située dans le nord de la Seine-et-Marne, notamment dans la cité défavorisée de Chelles. Et qui avait des ramifications jusqu’en Roumanie, où Michel Albenque avait été arrêté en flagrant délit en 1996.

  3. Rencontres pédophiles

    L’enquête et l’instruction, ouvertes à la suite de lettres anonymes envoyées à la Brigade des Mineurs de Paris, avaient permis de mettre en évidence les rencontres entre amis manifestant un goût similaire pour les actes sexuels avec les jeunes garçons. Des relations entre André Estève, Michel Albenque, et d’autres pédophiles (dont l’un a été condamné à 10 ans de prison), auraient été instaurées au début des années 1990.

    Selon les déclarations de Michel Albenque, c’est André Estève qui l’aurait aidé à s’implanter dans la cité des Coudreaux, à Chelles, pour faire la rencontre de jeunes garçons issus de milieux défavorisés, tant sur le plan affectif qu’économique. André Estève aurait notamment cédé un studio à l’un d’eux pour des échanges pédophiles.

    A Chelles, André Estève avait créé un club de foot à caractère social. Il laissait croire qu’il était éducateur pour gagner la confiance des familles. Il organisait des sorties, offrait des cadeaux et de l’argent de poche. Le «bienfaiteur» proposait également du travail à des adolescents pour rester en contact avec eux.

  4. Mandat d’arrêt

    Devant le juge d’instruction, André Estève a d’abord reconnu deux abus sexuels commis à Chelles et à Sète, avant de se rétracter. Il aurait, au besoin, utilisé la force pour commettre certaines agressions.

    André Estève, qui avait été placé sous contrôle judiciaire en 1998, après un séjour en détention provisoire, avait disparu de la circulation. Faisant l’objet d’un mandat d’arrêt, le suspect a été retrouvé le 7 novembre dernier au cap d’Agde. Une cité balnéaire où se situe un camp de naturistes, l’un des anciens terrains de chasse favoris des pédophiles du réseau.

    Déjà condamné à deux reprises pour attentat à la pudeur et corruption de mineurs, André Estève reste présumé innocent des viols et des atteintes sexuelles jusqu’à l’énoncé du délibéré.

    Agnès GAUDICHON

  5. Prison pour le MILITAIRE FRANCAIS et l’oncle

    La République
    Publié le: 02 décembre 2002

    Quatre ans de prison pour le grand-père Gobalakichenin, un ancien militaire de carrière originaire de Pondichéry (Inde). Six ans ferme pour l’oncle maternel, Ejilane, 32 ans.

    Les deux condamnés avaient violé une fillette au sein de leur famille. La victime avait subi des viols à Vert-Saint-Denis et chez son grand-père à Asnières, (Hauts-de-Seine).

    C’est un membre de la famille qui avait porté plainte au commissariat de Melun en mai 1999. La plaignante avait pris connaissance des faits grâce à une lettre relatant les souffrances endurées par la victime, de 8 à 13 ans. Les deux pédophiles lui avaient demandé de garder le silence.

    Durant l’enquête, l’un des accusés avait notamment déclaré qu’il avait «caressé la fillette sans arrière pensée», et «qu’il voulait juste vérifier si elle avait une hernie».

  6. 4 à 15 ans de prison pour les pédophiles

    Les dix accusés ont été condamnés à des peines de 4 ans de prison avec sursis jusqu’à 15 ans fermes.

    La République
    Publié le: 23 septembre 2002

    Le procès des dix pédophiles s’est achevé dans la nuit de mercredi à jeudi, après trois semaines d’audience et dix heures de délibéré. Les verdicts ont été prononcés à 1 h 30, devant une salle comble, cernée d’un important dispositif de sécurité.

    Les jurés ont prononcé des peines de prison contre tous les accusés, certaines assorties de plusieurs années de sursis.

    Trois des condamnés qui avaient déjà purgé leurs peines sont ressortis libres du palais de justice de Melun, sous escorte policière. D’autres retrouveront prochainement la liberté.

    Les pédophiles sont également dans l’obligation de se faire soigner et n’auront plus le droit d’exercer des activités bénévoles au contact des mineurs.

  7. Prison

    Les plus lourdement condamnés sont Michel Albenque (15 ans de réclusion criminelle), Daniel Berdoyes (12 ans), Patrick Arwacher (10 ans), et Jean-Marc Smadja, (8 ans). L’avocat de ce dernier, Maître Bes De Berc, a déjà fait savoir qu’il faisait appel.

    Les autres ne s’étaient encore pas prononcés, vendredi matin.

    Après le délibéré, les réactions des avocats étaient mesurées. Mais la déception était visible pour certains d’entre eux, faisant remarquer que la cour a été clémente.

    D’abord au regard du nombre de victimes recensées dans ce dossier. Et aussi par rapport aux réquisitions qui demandaient des peines plus longues pour chaque accusé, sans sursis.

    «L’important, pour les victimes, c’était de reconnaître la culpabilité des accusés », a déclaré Maître Bahuchet.

  8. Obligation de soins

    Du côté de la défense, l’avocat Philippe Vignon, a estimé que l’intérêt des condamnations réside dans l’obligation des accusés de se faire soigner.

    Le problème, la défense l’a assez répété durant le procès, c’est qu’il existe peu de structures pour prendre en charge ce type de déviance sexuelle.

    A l’audience, plusieurs accusés avaient exprimé leur colère contre plusieurs thérapeutes spécialisés, s’estimant victimes d’incompréhension. Ils avaient notamment claqué la porte au nez du docteur Roland Coutanceau, pourtant un chef de file de cette spécialité, et du docteur Cordier, également reconnu dans la profession.

    Reste à savoir si les patients ont réellement envie de se faire soigner. De nombreux experts émettent encore des réserves sur le succès d’éventuelles guérisons.

    Selon d’autres avis, la thérapie n’est qu’un alibi pour certains pédophiles. Certains d’entre eux participeraient à des psychothérapies de groupe, dans le seul but de rencontrer d’autres pédophiles, afin d’échanger des carnets d’adresse.

    Et donc de continuer à considérer « les enfants comme de la viande », pour reprendre l’expression de l’avocat général.

    A.G

    • Un leader juif, ponte de la Franc-Maçonnerie, reconnaît être pédophile.

      Il s’agit de Bill Surkis, résidant au Canada, sur l’ordinateur duquel on a retrouvé 86 vidéos et 653 photos explicites, mettant en scène des enfants de 6 à 14 ans, parfois avec des adultes…

      Il a plaidé coupable ce 26 mai.

      « L’homme de 70 ans, père et grand-père, était avantageusement connu dans son milieu. Il a travaillé au Collège John Abbott pendant plus de 20 ans, notamment à titre de doyen. Il a aussi assuré la direction du Centre commémoratif de l’Holocauste. »

      Il fut par ailleurs directeur du B’naï Brith (Franc-Maçonnerie réservée aux Juifs) pour le Québec.

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