SOCIOLOGIE ETIENNE CHOUARD VIDEOS ALTERMONDE

Etienne Chouard Arles 1

Etienne Chouard en Arles – Mercredi 19 décembre 2007 – Il nous parle du Traité qui est selon lui “un Viol Politique” – Des Banques et de L’Argent – A écouter en Urgence – A faire circuler sans modération ! (Désolé pour la mauvaise qualité de l’Image – Le son par contre lui est IMPEC !) Voir Plus : http://www.lespacearcenciel.com/?p=1415Auteur : avatarHugues2
Tags : Etienne Chouard Arles politique argent banque contitution européenne TCE
Envoyé : 19 décembre 2007
Note :5.0
Votes :17

europe 1/5 : entretien avec Etienne Chouard

@ suivreAuteur : avatarniconues
Tags : etienne chouard politique europe interview minitraité banques
Envoyé : 07 novembre 2007
Note :4.7
Votes :19

Etienne Chouard Arles 2

Etienne Chouard en Arles – Mercredi 19 décembre 2007 – Il nous parle du Traité qui est selon lui “un Viol Politique” – Des Banques et de L’Argent – A écouter en Urgence – A faire circuler sans modération ! (Désolé pour la mauvaise qualité de l’Image – Le son par contre lui est IMPEC !)Partie 2 Voir Plus : http://www.lespacearcenciel.com/?p=1415Auteur : avatarHugues2
Tags : Etienne Chouard Arles 2 politique banque argent traité constitutionnel europe TCE sarkozy
Envoyé : 20 décembre 2007
Note :5.0
Votes :9

Etienne Chouard Arles 4

Etienne Chouard en Arles – Mercredi 19 décembre 2007 – Il nous parle du Traité qui est selon lui “un Viol Politique” – Des Banques et de L’Argent – A écouter en Urgence – A faire circuler sans modération ! (Désolé pour la mauvaise qualité de l’Image – Le son par contre lui est IMPEC !)Partie 4Voir Plus :http://www.lespacearcenciel.com/?p=1415Auteur : avatarHugues2
Tags : Etienne Chouard Arles 4 politique argent banque fric monnaie tce constitution européenne Nicolas Sarkozy
Envoyé : 20 décembre 2007
Note :5.0
Votes :7

Couac au référendum Etienne Chouard – Hollande

Argument fallacieux de Hollande SUR LE FOND , comme de Sarkozy et Fillon: « ce n’est pas le traité de 2005 » Et c’est pour cela que le système médiatique dit libéral n’a donné que des miettes de paroles aux citoyens opposés à la manoeuvre anti-démocratique UMP-PS sur ce point. Résultat du vote: Inscrits: 908 (577 députés et 331 sénateurs) votants: 893 exprimés: 741 majorité requise de 3/5 des exprimés pour l’adoption: 445 Pour l’adoption: 560 Contre l’adoption: 181 Moins de la moitié des 300 députés et sénateurs socialistes, soit 142, ont suivi la position officielle du parti en optant pour l’abstention, 121 ont voté contre et 32 pour. Alors que 70 parlementaires socialistes s’étaient opposés à la révision lors des premiers votes à l’Assemblée et au Sénat, une cinquantaine d’autres les ont rejoints à Versailles. Votes par noms : http://www.senat.fr/scrutin/cpjl07-170.html http://www.dailymotion.com/search/inet+traite/1Auteur : avatarinet
Tags : Sarkozy Sarko 2007 2008 traité euro UMP PS
Envoyé : 05 février 2008
Note :5.0
Votes :6

Etienne Chouard Arles 3

Etienne Chouard en Arles – Mercredi 19 décembre 2007 – Il nous parle du Traité qui est selon lui “un Viol Politique” – Des Banques et de L’Argent – A écouter en Urgence – A faire circuler sans modération ! (Désolé pour la mauvaise qualité de l’Image – Le son par contre lui est IMPEC !)Partie 3Voir Plus :http://www.lespacearcenciel.com/?p=1415Auteur : avatarHugues2
Tags : Etienne Chouard Arles 3 banques argent monnaie TCE Europe politique france Sarkozy
Envoyé : 20 décembre 2007
Note :4.9
Votes :11

Les Banksters

ETIENNE CHOUARD 1/1 – LE TIRAGE AU SORT DES DEPUTES – LCP

Première partie Etienne Chouard sur LCP Deuxième partie : http://www.dailymotion.com/video/x22e4t_etienne-chouard-22-le-tirage-au-sorAuteur : avatarpage2007
Tags : etienne chouard démocratie élection tirage au sort députés
Envoyé : 24 mai 2007
Note :4.5
Votes :2

ETIENNE CHOUARD 2/2 – LE TIRAGE AU SORT DES DEPUTES LCP

Deuxième partie – Etienne Chouard et le tirage au sort des députés Première partie : http://www.dailymotion.com/video/x22dxw_etienne-chouard-11-le-tirage-au-sorAuteur : avatarpage2007
Tags : etienne chouard démocratie élection tirage au sort députés
Envoyé : 24 mai 2007
Note :4.8
Votes :4

etienne chouard raconte Trets

etienne chouard et sa maison a trets, d’ou est parti le non a la constitution europeenneAuteur : avatartravauxpublics
Tags : elections constitution 2007 non democratie plan B europe europeene
Envoyé : 23 avril 2007
Note :5.0
Votes :1

etienne chouard dans son Bureau

etienne chouard dans son bureau avant l’emission travaux publics sur france cultureAuteur : avatartravauxpublics
Tags : elections 2007 chouard non constitution democratie planb
Envoyé : 23 avril 2007
Note :5.0
Votes :1

Au Paradis Live – Gérald De Palmas

Gérald De palmas interprete Au Paradis en live acoustique avec son guitariste Sébastien Chouard. Traffic (France 2) le 12 mai 2005 // Sites Gérald De Palmas \\ http://www.slr-depalmas.net http://www.de-palmas.netAuteur : avatarslr-depalmas
Tags : paradis live gerald palmas
Envoyé : 30 juillet 2007
Note :5.0
Votes :10

Solos De Palmas _ sur la route_ live

Solos des zikos de gerald de palmas lors du concert à Lille le 13.03.05. Amaury blanchard a la batterie, eric langlois aux percussions, à la guitare….SEBASTIEN CHOUAAAARRR A A ARRRDAuteur : avatarmingro
Tags : solo sebastien chouard maury blanchard guitare batterie percussion live concert gretsch de palmas
Envoyé : 08 octobre 2006
Note :4.9
Votes :9

Assemblée constituante citoyenne

Auteur : avatartcrouzet1
Tags : Etienne Chouard assemblee constituante citoyenne
Envoyé : 04 mars 2007
Note :5.0
Votes :4
etienne chouard Parapente

avant l’emission « travaux publics » sur france culture le 23 avril 2007 etienne chouard decrit son terrain de jeuAuteur : avatartravauxpublics
Tags : chouard non constitution parapente france culture travaux publics democratie
Envoyé : 23 avril 2007
Note :0.0
Votes :0

Pour une assemblée constituante 2

Étienne Chouard est venu passer deux jours à la maison (Chez Thierry Crouzet) et j’en ai profité pour enregistrer deux petites séquences (à contre-jour) où il nous explique pourquoi il est inacceptable que les hommes de pouvoir définissent les règles du pouvoir. C’est un combat vital pour empêcher que notre société ne se sclérose dans le conservatisme d’une caste monarchiste comme c’est le cas aujourd’hui. D’un autre côté, au fond de moi, un petit démon libertaire me dit, que nous pouvons peut-être imaginer une société où il n’y aurait tout simplement pas d’homme de pouvoir. Si cette société idéale est possible (internet nous laissant penser que oui), il nous reste toutefois à la construire et, en attendant, l’approche d’Étienne me paraît vitale. Sans une nouvelle constitution française, mais aussi européenne, nous ne construirons jamais un monde libre auquel nous aspirons car les hommes au pouvoir, pour conserver leur pouvoir, lutteront contre nous. Sources : http://blog.tcrouzet.com/Auteur : avatarHugues2
Tags : Etienne Chouard Thierry Crouzet cinquième pouvoir assemblée constituante.
Envoyé : 06 mars 2007
Note :5.0
Votes :3
Débat > La Politique (de) demain

Cette version de l’émission est « écrasée », merci de revenir sur cette version 16/9 corrigée😉 > http://www.dailymotion.com/politicshow/video/xvrw8_politique-de-demain-version-2-169 Hors-Série > La Politique (de) Demain (débat) La Politique est action et réflexion. Notre vie, nos médias, sont baignés de politique. Et l’action politique, la reflexion politique, ne peuvent se passer de « nous ». Citoyens. Le mot est à la mode. les Medias participatifs, internet, le web 2.0, la mobilité, notamment – et le focus des médias traditionnels sur ses acteurs le renforce – sont au coeur de ce que pourrait être la « Politique (de) Demain ». Un pachwork d’interactions entre représentés et représentants, citoyens et gouvernants ou décideurs. Aussi, et c’est la plus « grosse » coproduction citoyenne francophone en matière de podcast vidéo politique à ce jour, quelques acteurs du PIF (Paysage Internet Français) citoyen parmi les plus actifs se sont associés à l’initiative du PoliTIC’Show afin de vous livrer un « cadeau de Noël » : nous avons réuni des jeunes « leaders politiques » et des chefs d’entreprises, entre autres, sur le plus beau bateau de la flotte des Yachts de Paris qui a accepté de nous accueillir le temps de ce programme inédit. Ensemble, nous avons, pendant 3 heures de croisière gastronomique, parcouru la Seine et une autre scène : celle des grands enjeux qu’ils identifieraient comme déterminants pour notre avenir commun. Etienne Chouard fut notre invité surprise et tenta, lors de la deuxième partie de ce débat, de faire avec nous la synthèse des sujets qui seront et qu’il souhaitera évoquer. Le PoliTIC’Show, Agoravox, LaTéléLibre, DesMotsDesCouleurs et la Générale de Production, en partenariat avec les Yachts de Paris sont fiers de vous présenter une émission unique, en compagnie de (et par ordre alphabétique) : Anne Le Strat, Arnaud Murgia, François Collet, Jean Ferré, Leonidas Kalogéropoulos, Olivier Martinelli, Quitterie Delmas, Razzy Hammadi, Roxane de Corte, Sophie de Menton, Thierry Solère et donc Etienne Chouard (Crédit photo > IP3). Quels enjeux ? Quelles problématiques ? Quels nouveaux clivages politiques, demain ? > (émission d’une heure, monté en 100 heures chrono – sommeil compris – visible ici en plein écran) > Beaucoup plus (commentaires, liens, autres vidéos) sur le blog du PoliTIC’Show > http://www.politicshow.net/ Cette version de l’émission est « écrasée », merci de revenir sur cette version 16/9 corrigée😉 > http://www.dailymotion.com/politicshow/video/xvrw8_politique-de-demain-version-2-169Auteur : avatarpoliticshow
Tags : politicshow politique de demain yachts paris débat émission citoyen
Envoyé : 22 décembre 2006
Note :3.5
Votes :42

Politique (de) Demain Version 2 (16/9)

version 16/9 Hors-Série > La Politique (de) Demain (débat) La Politique est action et réflexion. Notre vie, nos médias, sont baignés de politique. Et l’action politique, la reflexion politique, ne peuvent se passer de « nous ». Citoyens. Le mot est à la mode. les Medias participatifs, internet, le web 2.0, la mobilité, notamment – et le focus des médias traditionnels sur ses acteurs le renforce – sont au coeur de ce que pourrait être la « Politique (de) Demain ». Un pachwork d’interactions entre représentés et représentants, citoyens et gouvernants ou décideurs. Aussi, et c’est la plus « grosse » coproduction citoyenne francophone en matière de podcast vidéo politique à ce jour, quelques acteurs du PIF (Paysage Internet Français) citoyen parmi les plus actifs se sont associés à l’initiative du PoliTIC’Show afin de vous livrer un « cadeau de Noël » : nous avons réuni des jeunes « leaders politiques » et des chefs d’entreprises, entre autres, sur le plus beau bateau de la flotte des Yachts de Paris qui a accepté de nous accueillir le temps de ce programme inédit. Ensemble, nous avons, pendant 3 heures de croisière gastronomique, parcouru la Seine et une autre scène : celle des grands enjeux qu’ils identifieraient comme déterminants pour notre avenir commun. Etienne Chouard fut notre invité surprise et tenta, lors de la deuxième partie de ce débat, de faire avec nous la synthèse des sujets qui seront et qu’il souhaitera évoquer. Le PoliTIC’Show, Agoravox, LaTéléLibre, DesMotsDesCouleurs et la Générale de Production, en partenariat avec les Yachts de Paris sont fiers de vous présenter une émission unique, en compagnie de (et par ordre alphabétique) : Anne Le Strat, Arnaud Murgia, François Collet, Jean Ferré, Leonidas Kalogéropoulos, Olivier Martinelli, Quitterie Delmas, Razzy Hammadi, Roxane de Corte, Sophie de Menton, Thierry Solère et donc Etienne Chouard (Crédit photo > IP3). Quels enjeux ? Quelles problématiques ? Quels nouveaux clivages politiques, demain ? > (émission d’une heure, monté en 100 heures chrono – sommeil compris – visible ici en plein écran) > Beaucoup plus (commentaires, liens, autres vidéos) sur le blog du PoliTIC’Show > http://www.politicshow.net/Auteur : avatarpoliticshow
Tags : politique débat plateau yachts de paris chefs d’entreprises présidentielle politicshow politic demain
Envoyé : 29 décembre 2006
Note :4.0
Votes :7

Pour une assemblée constituante 1

Étienne Chouard est venu passer deux jours à la maison (Chez Thierry Crouzet) et j’en ai profité pour enregistrer deux petites séquences (à contre-jour) où il nous explique pourquoi il est inacceptable que les hommes de pouvoir définissent les règles du pouvoir. C’est un combat vital pour empêcher que notre société ne se sclérose dans le conservatisme d’une caste monarchiste comme c’est le cas aujourd’hui. D’un autre côté, au fond de moi, un petit démon libertaire me dit, que nous pouvons peut-être imaginer une société où il n’y aurait tout simplement pas d’homme de pouvoir. Si cette société idéale est possible (internet nous laissant penser que oui), il nous reste toutefois à la construire et, en attendant, l’approche d’Étienne me paraît vitale. Sans une nouvelle constitution française, mais aussi européenne, nous ne construirons jamais un monde libre auquel nous aspirons car les hommes au pouvoir, pour conserver leur pouvoir, lutteront contre nous. Sources : http://blog.tcrouzet.com/Auteur : avatarHugues2
Tags : Etienne chouard thierry crouzet assemblée constituante.
Envoyé : 06 mars 2007
Note :5.0
Votes :4


Résumés :

Synthèse en une page
« Critique de nos prétendues « démocraties » ;
plaidoyer pour un peuple constituant et vigilant »

9 avril 2007

Résumé de ce site
25 août 2006

Présentation sur un écran
(diapos résumées avec commentaires,
en français et en anglais,
format Powerpoint)
14 mars 2007


Résumé audio (mars avril 2007,
en cinq courtes chroniques

sur Radio Grenouille, mp3) :


1. « La partie 1 du TCE est la pire de toutes »

2. « La raison fondamentale de l’impuissance politique des citoyens »

3. « Ce que pourrait enfin prévoir une Constitution d’origine citoyenne »

4. « Alors, comment faire, concrètement ? »

5. « Internet et la démocratie »


Résumé vidéo :

« Pour une Assemblée Constituante tirée au sort »
(3 mars 2007, 40 minutes, dailymotion)

« Le processus constituant et la création monétaire »
Extrait (20 min.) de la conférence que j’ai donnée à l’IEP d’Aix
(en compagnie de Raoul Marc Jennar) le 15 janvier 2008.


Summary in English (html)
Document Acrobat reader (pdf)
Slideshow PowerPoint (ppt)

July 2006

 

Ce qui se passe en France est consternant: les acteurs publics français -parlementaires, ministres, juges- violent sans vergogne le peuple qu’ils sont censés représenter, en lui imposant par voie parlementaire les institutions antidémocratiques qu’il vient de refuser expressément par référendum. On se fout de nous. Et quand la Constitution les gêne, ils la modifient. Eux-mêmes. Et sans référendum! On se fout de nous.

Les médias complices

Ce viol est rendu possible sans déclencher de révolte grâce à la complicité active des soi-disant « sentinelles du peuple »: les journalistes, censés surveiller et dénoncer les abus de pouvoir, ne remplissent pas leur mission, pourtant vitale pour la démocratie, et dissimulent un coup d’Etat sous la chape de plomb d’un silence coupable. A la télévision, aucun débat, aucune mise en scène des conflits, aucune publicité donnée aux opinions dissidentes; rien que des jeux, des variétés, des réclames et la chronique judiciaire des faits divers en guise d’information.On se fout de nous.

Le référendum de 2005 avait suscité dans le pays un vif débat qui a servi de révélateur pour des milliers de citoyens comme moi qui faisaient confiance à leurs représentants pour construire le rêve européen et défendre l’intérêt général. Ce révélateur de 2005 a montré une véritable trahison de nos élites qui, sous couvert de la construction européenne, depuis cinquante ans, vident la démocratie de toute réalité et s’affranchissent eux-mêmes de tout contrôle populaire. On se fout de nous. Cette révélation de 2005 est confirmée en 2008 par le viol caractérisé que constitue l’adoption par voie parlementaire du traité de Lisbonne, copie mal maquillée du Traité établissant une Constitution pour l’Europe.

Quelques horreurs supplémentaires

Ce n’est pas tout: j’ai découvert, depuis l’époque du référendum, quelques horreurs supplémentaires.

► En 2006, j’ai compris que le cœur nucléaire de nos impuissances était très probablement la création monétaire, incroyablement abandonnée aux banques privées par l’article 104 du Traité de Maastricht. Et ce hara-kiri monétaire qui est probablement une source importante de toutes nos impuissances politiques, au lieu d’être débattu tous les soirs à la télévision, n’est même pas connu des journalistes professionnels (pourtant, ce côté pro des journalistes de métier nous est souvent présenté comme un gage irremplaçable de compétence et d’honnêteté, une qualification nécessaire pour éviter les errances de l’amateurisme dangereux qui règne partout sur Internet). On se fout de nous.

► En 2007, une autre découverte confirme la direction que prenait mon analyse: l’éclairage précieux des années 30, fourni par les travaux d’Annie Lacroix-Riz, permet de prouver les intrigues gravissimes des industriels et des banquiers contre les institutions républicaines et contre la démocratie.

En un mot, nous n’en sortirons jamais si nous attendons que nos élus nous proposent eux-mêmes une solution: d’abord, ils sont trop dépendants de ceux qui rendent possible leur élection (via les médias subordonnés) et qui, de plus, sont juges et parties dans le processus constituant et ont un intérêt personnel à notre impuissance politique: nous devons donc prioritairement nous réapproprier le processus constituant pour remettre les élus sous contrôle et reprendre la maîtrise publique de la monnaie.

Le révélateur du débat de 2004-2005

Quand Fabius a dit qu’il allait voter non, à l’automne 2004, ça m’a interpellé, réveillé, et j’ai lu son livre, puis celui de Strauss-Kahn, qui était intéressant aussi mais qui parlait d’autre chose: DSK soulignait les avancées -incontestables- du TCE par rapport à la prison de Nice, mais sans répondre aux graves accusations de Fabius: illisibilité d’un texte interminable truffé de renvois et de chausse-trappes; politique économique figée au plus haut niveau du droit; politique monétaire anti-inflation condamnant l’Europe à un chômage de masse; coopération renforcées quasiment interdites et révisions constitutionnelles quasiment impossibles, illégitimité de la Convention Giscard, etc.

Le dialogue de sourd (sans « s ») commençait: les « ouiistes » ne voulaient déjà pas entendre que les avancées (réelles) sur lesquelles ils louchaient ne compensaient en rien les aspects objectivement épouvantables de ce texte supérieur. Ils n’ont d’ailleurs jamais répondu à ces reproches depuis: ils ont l’art de parler d’autre chose pour ne pas répondre point par point.

J’ai lu le TCE, attentivement, et cette lecture attentive m’a inquiété au plus haut point. J’ai réalisé que Fabius n’avait pas vu d’autres vices, plus graves encore: confusion des pouvoirs dans les mains des exécutifs sur des domaines importants et listés nulle part (« actes non législatifs » et « procédures législatives spéciales » que j’appelle, moi, « lois sans Parlement », c’est plus clair); étroite dépendance des juges pour leur carrière envers les exécutifs alors que leur pouvoir est immense; totale impuissance des citoyens entre deux élections; totale irresponsabilité politique de quasiment tous les acteurs; révision constitutionnelle impossible avec les peuples mais faciles sans référendum (« procédure chèque en blanc », donc); etc.

Au passage, je souligne que, depuis, j’ai eu encore quelques surprises supplémentaires dans les institutions européennes: d’abord, l’immunité judiciaire à vie de tous les fonctionnaires européens, je dis bien « à vie » (je me demande bien ce que ces gens font de si grave pour avoir besoin d’une telle protection, unique au monde à ma connaissance).

Une incroyable découverte, en 2006

L’abandon aux banques privées de la création monétaire est sans doute la source principale de nos impuissances politiques, mais, surtout, j’ai découvert un fait majeur dont aucun journaliste ne parle jamais: l’abandon définitif, scellé au plus haut niveau du droit -sans débat public-, l’abandon par les Etats de la création monétaire, au profit exclusif des banques privées.

L’article 104 du Traité deMaastricht, qui devrait être notre ennemi prioritaire à tous, le symbole cardinal de la trahison de nos propres représentants, la source principale de notre impuissance politique maladive étant notre soumission financière, mais soumission voulue! Telle un véritable sabordage monétaire.

Je ne sais pas comment les banques privées ont fait pour obtenir ce privilège extravagant de la part de (tous) nos gouvernants, mais je trouve cela profondément révoltant. Il faut lire Maurice Allais, -prix Nobel d’économie, un puits de science, un spécialiste de la monnaie et un courage impressionnant pour lutter de front à la fois contre les multinationales et contre les banques-, il faut lire Allais pour comprendre que les banques se comportent (parce qu’on les y autorise) comme des faux-monnayeurs et que cela nous ruine!

Cette affaire nous coûte en France environ 80 milliards d’euros par an, une paille… et depuis 1973, date où cette interdiction a commencé en France, par la volonté du banquier Pompidou assisté par Giscard, la dette publique n’a fait que croître au point d’asphyxier l’Etat et de menacer les services publics; et le chômage suit la même pente que la dette! Je suis sûr que ce chômage est lié à cette dette; il me semble qu’on pourrait au moins en débattre.

Etienne Chouard

Et c’est précisément cette ruine, et l’impuissance qui en découle, qui sont verrouillées au plus haut niveau par l’article 104 de Maastricht, sans débat. C’est difficile à repérer parce que l’article 104 ne dit pas « les États ne peuvent plus créer leur monnaie mais doivent désormais toujours l’emprunter auprès d’acteurs privés qui facturent aux Etats des intérêts ruineux sans aucun risque et sans autre travail que celui de surveiller les remboursements… »

Cette formulation honnête serait trop claire et déclencherait assurément une révolution. Non, ce que dit l’article 104, c’est « les Etats et autres autorités publiques ne pourront plus jamais emprunter auprès de leur Banque centrale », ce qui est proprement incompréhensible pour le commun des mortels: pour comprendre ce que l’article 104 veut dire, il faut savoir que c’est comme ça que les États créent (créaient) de la monnaie, en empruntant auprès de leur Banque centrale (éventuellement sans jamais rembourser, c’est une modalité possible, mais surtout sans jamais payer aucun intérêt).

Et c’est ça qui est désormais interdit, sans débat, sans avouer l’enjeu, en refusant même d’en parler sérieusement, alors que ça nous coûte les yeux de la tête, de plus en plus chaque année par le jeu diabolique des intérêts composés… On en est rendu aujourd’hui à une dette qu’on n’arrive même plus à rembourser en capital car le paiement des seuls intérêts assèche toutes nos marges de manœuvre: les intérêts de la dette publique en France dépassent 40 milliards par an, 40000 millions chaque année!

Revenus sans cause versés sans contrepartie à des rentiers, sans nécessité. C’est une honte. Cette ruine programmée des Etats (et l’Etat, c’est nous tous, bien sûr) n’est pas une fatalité: c’est une volonté politique et cette volonté politique n’a rien à voir avec l’intérêt général. A l’évidence, elle pourrait changer. Attention à ne pas se tromper de débat: je ne dis pas qu’il faut créer plus de monnaie, il faut en créer autant, mais il faut que ce soit la banque centrale indépendante qui la crée, et pas les banques privées, ce qui va réorienter le revenu de l’intérêt vers les caisses publiques au lieu des caisses privées.

Je ne dis pas non plus qu’il faut que les gouvernements ou les parlements puissent créer la monnaie: c’est un organe indépendant n’ayant rien à espérer d’une élection qui doit avoir ce pouvoir, pour qu’il ne soit pas tenté d’abuser de la création monétaire par clientélisme démagogique. Il n’y a donc aucun risque d’inflation supplémentaire dans cette réappropriation publique de la monnaie; il est simplement question de retirer aux banques privées une source considérable d’enrichissement sans cause, pour rendre cette ressource à la collectivité. C’est urgent.

En n’organisant aucun débat sur ce thème essentiel, on se fout de nous. Pour en finir avec ce résumé sur le hara-kiri monétaire de l’article 104, il n’est pas inutile de préciser que, quand on commence à lire la littérature sur le sujet, on découvre que les humains ont compris depuis longtemps qu’ils ont un problème avec la monnaie (et surtout avec ceux qui l’accumulent et qui font métier d’en gérer la rareté artificielle) et que nos aïeux ont mené des centaines d’expériences de monnaie « parallèles » ou « libres » (souvent « fondantes » pour dissuader l’accumulation confiscatoire), à travers le monde et les époques.

Alors, écoutez bien: on dirait (je le dis sans avoir encore de réelle certitude sur ce point, je lis beaucoup, je progresse, mais si nous avions des débats contradictoires et publics sur tous ces points, nous progresserions tous très vite!) que toutes ces expériences, toutes, à chaque fois que les hommes reprennent le contrôle de la création monétaire et rendent la monnaie suffisante dans une région, à chaque fois, le chômage et la misère disparaissent dans les mois qui suivent, l’activité générale reprend à vive allure. Ce n’est pas tout à fait inintéressant, n’est-ce pas? Et inversement, chaque fois que la Banque centrale vient y mettre son nez, en interdisant cette monnaie libre abondante et en réimposant sa monnaie officielle (rare et chère), le chômage revient… Ça ne mérite pas un petit débat, ça?

On pourrait au moins vérifier sérieusement et mener/publier des études approfondies, de nouvelles expériences, non? A moins qu’il n’y ait quelqu’un qui ait un intérêt personnel puissant à ce que le chômage perdure… Parce que c’est formidable, le chômage, quand même, pour les industriels et les banquiers: ça rend docile, le chômage, et à tous points de vue, c’est bon pour les profits… Y aurait-il donc quelqu’un qui fasse passer cet intérêt puissant avant l’intérêt général?

Là, je vois venir un de ces sagaces analystes qui n’ont qu’un argument, un seul, aussi léger que l’air: « Ouais, on connaît: encore un paranoïaque qui croit à la théorie du complot! » Fin de la réflexion, les neurones du sagace ont fait leur boulot, y’a plus d’argument, circulez! A l’évidence, cette « réflexion » est le degré zéro de l’argumentation. On se fout de qui?

Une autre découverte importante, en 2007

On peut répondre à cette accusation de « paranoïa » (lancée commodément contre tous ceux qui analysent et dénoncent les intrigues des très riches pour conserver leurs privilèges) en signalant le travail considérable d’une historienne courageuse; ce que prouve Annie Lacroix-Riz est important pour comprendre ce qui nous arrive: l’éclairage formidable des années 30 qui sert à prouver les intrigues déplorables des industriels et des banquiers contre les institutions républicaines.

Le lien entre nos institutions -malhonnêtes dès leur constitution, de façon à bien verrouiller l’impuissance politique des salariés- et les intrigues des banques privées -qui sont capables, pour nous asservir, de voler la création monétaire à la collectivité, et même, comme en 1940, de contraindre les représentants politiques à livrer le pays à des bourreaux qu’elles ont fait naître de toutes pièces dans les années 30-, est pour moi la découverte bouleversante de l’année 2007. On commence à avoir des preuves que le cauchemar des banquiers, c’est que les salariés (80% de la population active) échappent à leur emprise et luttent victorieusement pour augmenter leurs salaires…

C’est cette obsession viscérale des salaires chez les banquiers que démontre Annie Lacroix-Riz dans ce livre important qu’est « Le choix de la défaite » (et la vidéo l’accompagnant): chacun peut y découvrir un sabordage historique de la République dont la preuve formelle apportée par l’historienne pour les années 30 met en lumière (et permet d’enfin comprendre) le même choix, le même sabordage (pour les mêmes raisons: tenir en cage les salaires), à travers la construction européenne ardemment voulue et imposée par des banquiers et des industriels, à commencer par Jean Monnet, idole des eurolâtres, mais qui sent le souffre…

Cauchemar de banquier: des salariés dotés d’institutions leur permettant de se défendre financièrement… une République, quoi… l’horreur absolue de tous les rentiers du monde… Dans la lumière crue des années 30 révélées depuis peu par Annie Lacroix-Riz, l’article 104 de Maastricht en particulier, mais également toutes les institutions de l’UE en général, se montrent sous leur vrai jour, un jour qui n’a pas grand-chose à voir avec l’intérêt général, semble-t-il: une arme décisive concédée aux plus riches pour affaiblir les Etats européens et asservir les peuples, une fausse démocratie imposée en douce pour le compte d’une oligarchie. Rien de neuf sous le soleil: on se fout de nous. Objectivement, avec les institutions de l’Union européenne voulue par les banquiers, nos suffrages ne comptent presque plus pour rien. Ils ont construit une démocratie factice, sans nous pendant cinquante ans, et même maintenant contre nous!

Confirmation en 2008 de ce que 2005 avait révélé

Le coup de force de la voie parlementaire montre au grand jour que nous sommes dans les mains d’une bande de voleurs violeurs: nous sommes en cleptocratie. Alors, que faire?

Ils disent que le traité de Lisbonne n’est pas une Constitution, que c’est un simple traité, et que les gouvernements sont donc parfaitement habilités à signer les traités. Comment répondre à ces arguments? Comment montrer que les gouvernements ne sont pas légitimes dans la construction européenne?

Voilà mon angle d’attaque à moi: ce texte est un traité, à l’évidence, ET c’est aussi une Constitution, et c’est justement notre problème, le cœur de l’escroquerie, parce qu’on n’écrit évidemment pas une Constitution par voie de traité puisque, d’une part, nos représentants ne sont pas propriétaires de la souveraineté populaire qu’ils ne font qu’incarner temporairement et qu’ils ne peuvent absolument pas transmettre sans nous, sous peine de haute trahison, et d’autre part, ils sont à la fois juges et parties dans le processus constituant, ce qui les rend profondément suspects et illégitimes.

Les parlementaires les ministres et les juges sont évidemment en conflit d’intérêt quand ils se proclament « constituants ». Rousseau le redoutait et le présageait, mais déjà à Athènes, on avait vu le piège et on faisait écrire la Constitution par un étranger… Coïncidence? Cette modalité antique a donné la seule vraie démocratie au monde où le peuple contrôlait vraiment quotidiennement les hommes qu’il plaçait au pouvoir.

C’est Goethe qui disait: « Tout a déjà été pensé; l’important est d’y penser à nouveau. » Ce texte, comme les autres, est une Constitution de fait, indépendamment de l’étiquette que veulent bien lui coller ses auteurs (un fiole de poison n’est pas moins dangereuse quand on lui retire son étiquette); ce texte est une Constitution par la nature des règles qu’il porte, parce qu’il institue des organes producteurs de normes obligatoires et donc dangereuses (un Parlement, un gouvernement, des juges, une hiérarchie de normes, des procédures…).

Rappelons qu’une Constitution est un acte de défiance qui sert à protéger le peuple des abus de pouvoir (cf. Benjamin Constant, Montesquieu et tous les libéraux qui n’avaient qu’une idée en tête -et ils avaient bien raison, on le confirme aujourd’hui- pour protéger les libertés individuelles: c’était de limiter et d’affaiblir les pouvoirs, notamment en séparant les pouvoirs). Chaque citoyen devrait apprendre ça à l’école, et ne jamais l’oublier: une Constitution sert à affaiblir les pouvoirs, à les contrôler tous, notamment -mais pas seulement- en les séparant: diviser pour affaiblir.

Ce que j’affirme haut et fort, c’est qu’on n’écrit pas les Constitutions par voie de traité: les citoyens devraient refuser que les hommes au pouvoir écrivent eux-mêmes les règles du pouvoir. Ce n’est pas aux parlementaires ni aux ministres ni aux juges d’écrire ou de modifier la Constitution car ils ont un intérêt personnel à notre impuissance politique, ils sont à la fois juges et parties dans le processus constituant et ils trichent, naturellement.

La Constitution de fait qui fonde l’UE est donc profondément illégitime car elle résulte d’un abus de pouvoir. Solution: avant de séparer les pouvoirs constitués (législatif, exécutif, judiciaire, et j’ajoute médias d’information qu’une bonne Constitution devrait sûrement prendre en charge aujourd’hui) et pour rendre possible cette séparation des pouvoirs constitués, il faut, tout à fait prioritairement, séparer le pouvoir constituant des pouvoirs constitués, il faut que ce ne soit pas les mêmes hommes: il ne faut surtout pas que les constituants écrivent des règles pour eux-mêmes, la clef de nos malheurs est là. Par négligence, par indifférence, par paresse, par renoncement, nous laissons écrire la Constitution par les seuls hommes qui ne devraient surtout pas l’écrire…

Donc, pour que cesse enfin cet abus de pouvoir de nos élus qui s’arrogent le droit d’écrire et réviser eux-mêmes la Constitution, nous ne devons rien attendre des pouvoirs en place, qui ne feront rien, à l’évidence, dans un sens qui irait contre leur intérêt personnel: tous ces gens vont tout faire pour continuer à écrire et modifier les constitutions sans nous, en nous privant de l’essentiel, c’est-à-dire du référendum d’initiative populaire (l’institution la plus dangereuse pour eux). Non, c’est à nous et à nous seuls, et sans rien attendre de nos parlementaires, d’imposer un processus constituant honnête, sans eux.

Et un processus constituant honnête, c’est une Assemblée constituante, bien sûr, mais surtout pas élue comme d’habitude, parce que si ce sont les partis qui nous imposent leurs candidats -partis qui sont des machines à prendre et à garder le pouvoir, et qui sont donc des repaires d’hommes de pouvoir-, on va encore avoir des hommes de pouvoir qui écrivent les règles du pouvoir et on n’en sortira pas. Non, il faut que l’Assemblée constituante soit tirée au sort: en effet, TOUT VAUT MIEUX QUE LA SITUATION ACTUELLE, qui est la pire qui puisse être puisque des hommes écrivent des règles pour eux-mêmes, en ayant un intérêt personnel contraire à l’intérêt général.

C’est ça le cœur de toutes nos difficultés, et qui devrait surgir dans le débat public si nous avions davantage de bons journalistes, inquiéteurs des pouvoirs, sentinelles du peuple. C’est donc à nous de nous passer le mot, avant d’être assez nombreux pour finalement l’imposer: ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir, on n’écrit pas les constitutions par voie de traité, il nous faut une Assemblée constituante tirée au sort et nous exigeons de valider son projet (ainsi que toute révision ultérieure) par référendum.

Clairement, on a encore du chemin à faire pour sortir de ce que j’appelle « la préhistoire de la démocratie ». Ce que Giscard lui-même, dans Le Monde du 26 octobre 2007, a affirmé de ce traité de Lisbonne devrait amener les 16 millions d’électeurs qui ont voté non à descendre dans la rue: c’est le même traité que le précédent, illisible, et s’il est compliqué, Giscard dit que c’est sciemment, pour rendre impossible le référendum, pour « faire avaler » le texte aux Français…

Giscard dit aussi que tout ce qui tenait à cœur aux Conventionnels en 2004 se retrouve dans le traité de Lisbonne, sauf que c’est dans un ordre différent. Ma conclusion est celle-ci: tout cela arrive parce que ceux qui écrivent les règles les écrivent pour eux-mêmes et qu’ils trichent. Ce que va faire le Congrès ce lundi est grave, et personne n’en sait rien. Décidément, on se fout de nous.

Thierry Meyssan interrogé par Alain Soral

Un entretien passionnant (une heure de vidéo en trois parties de 20 minutes) où Thierry Meyssan, animateur du réseau Voltaire, est interrogé par Alain Soral à partir de son dernier livre.

La partie 1 est très intéressante sur les techniques utilisées par les médias pour diaboliser les principaux résistants, dont Meyssan fait partie. Comme d’habitude, il faut lire les auteurs directement dans le texte, bien plus que les critiques.

Mais je vous recommande particulièrement les parties 2 et 3 où sont évoqués le Patriot Act et la contagion du recul des libertés prévisible en Europe, l’abandon atlantiste de nos nouveaux dirigeants, les enlèvements arbitraires en Europe et la torture organisés par l’empire étatsunien, le projet américain d’affaiblir économiquement l’Europe, la tentation néo-pétainiste de céder au puissant dominant, en faisant même du zèle pour lui plaire…

Bref, des analyses utiles sur des sujets graves abordés sur ce fil de blog (et jugés parfaitement ridicules par Olivier ;o)

http://www.dailymotion.com/video/x3ol2v_thierry-meyssan-par-alain-soral-par_politics

Étienne.

« Le processus constituant et la création monétaire »

Vidéo (20 min.) de la conférence à l’IEP d’Aix du 15 janvier 2008 :

http://levillagedesfacteursdimages.org/facteursdimages/spip.php?rubrique505

Je parle parfois un peu vite parce que je sais que je vais manquer de temps,
mais cette synthèse en vidéo peut vous intéresser pour relayer ces idées.


« Slavoj Žižek était l’invité décapant des Matins de France Culture, ce mardi 26 février 2008 »

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/fiche.php?diffusion_id=60249

Ne ratez pas cet entretien, il n’est pas banal.

« Gautier-Sauvagnac a négocié une indemnité de départ
de plus d’un million d’euros en cas de condamnation »

http://www.afp.fr/francais/news/stories/newsmlmmd.eb51cd1c7520f028318664a7b69d6cf3.aa1.html


Au voleur !
Nous sommes en cleptocratie
et tout le monde s’en fout…

Tocqueville avait prévenu que la préférence de l’égalité plutôt que la liberté
allait nous recroqueviller sur nous-mêmes, sur nos intérêts individuels, matériels et égoïstes,
en nous exposant aux pires risques de despotisme d’un genre nouveau.
Il faut lire « De la démocratie en Amérique », c’est une perle.

Étienne de La Boétie, de son côté, avait bien repéré (encore plus tôt, vers 1550), que
le fondement, la cause, de notre servitude volontaire est
notre indifférence au sort d’autrui.

Pas de paix sans solidarité authentique.

D’ailleurs, notez comme les très riches sont solidaires entre eux…

« Le Parlement européen, nid de fraudes ? »

par Jean Quatremer :

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/02/le-parlement-eu.html

« Nicolas Sarkozy Défie La Démocratie »

par Sébastien Jouvenel :

http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/archive/2008/02/23/nicolas-sarkozy-defie-la-democratie.html

 

 


 

« Entretien avec Victor Hugo
à propos de sa vision de l’actualité
politique française du moment… »

par Guillaume :

http://www.chezguillaume.net/spip.php?article647

Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?

Victor Hugo : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?

Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent… Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.

Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?

Victor Hugo : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte…Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.

Et la liberté de la presse dans tout ça ?

Victor Hugo (pouffant de rire) : Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

(Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage  » Napoléon le Petit « , le pamphlet républicain contre Napoléon III.)

« Sarkozy, ou la fulgurante déception »

par Nicolas Dupont-Aignan :

http://www.gaullisme.fr/nda_sarkozy_010308.htm

Demain (samedi 1er mars), j’animerai une espèce de conférence débat à Istres
pour introduire une pièce de théâtre (le soir) qui mettra en scène des extraits de Tocqueville :

http://www.scenesetcines.fr/index.php?id=140&tx_ttnews%5Btt_news%5D=601&tx_ttnews%5BbackPid%5D=40&cHash=98b1f4fdbc

 

Et cet entretien sur la démocratie avec Martine Guiraud
vous intéressera peut-être (mais vous connaissez déjà ces thèses
J) :

http://www.scenesetcines.fr/index.php?id=127&tx_ttnews%5Btt_news%5D=624&tx_ttnews%5BbackPid%5D=1&cHash=4d681dc0bb

 


Nonistes cocus,
annulez vos bulletins aux municipales
avec la mention

« Commande en obéissant »

une proposition pas résignée de Valérie Lou.

Je viens de recevoir ce bon mail que je me dépêche de vous signaler J

« Bonjour à vous,

J’ai une proposition concrète pour tous ceux qui comme moi ont un traité de Lisbonne en travers de la gorge : utiliser les municipales pour exiger le respect de la démocratie.

Vous allez me dire que les municipales et les européennes n’ont rien à voir.

C’est vrai et faux. Les municipales sont le premier degré de la démocratie représentative, qui stipule que les élus sont l’émanation de la vox populi alors que, à Versailles, nos représentants se sont crus autorisés à adopter un texte, identique sur le fond à celui que nous, citoyens français, avions majoritairement rejeté.

Profitons des municipales non pas pour continuer à élire des représentants prêts à nous trahir à la première occasion, mais pour rappeler aux politiques ce qu’est la démocratie ; profitons de tous les scrutins pour torpiller des élections devenues des mascarades et pour rappeler aux politiques qu¹ils ne gouvernent pas des veaux !

Concrètement, laissez tomber les cannes à pêche. Allez voter.

Mais annulez par un slogan le bulletin que vous choisissez.


Je vous propose, par exemple, de rayer le nom de l’élu et d’inscrire au dos du bulletin la jolie formule des indiens du Chiapas : COMMANDE EN OBÉISSANT.

Toi, élu, tu commandes, tu fais et tu votes des lois, mais en nous obéissant à nous, citoyens.

Imaginez que tous ceux qui ont voté NON au projet de constitution européenne, que tous les cocus de Versailles, que tous les pêcheurs à la ligne écoeurés depuis des années par la parodie de démocratie y aillent de leur bulletin COMMANDE EN OBÉISSANT.

52% de COMMANDE EN OBÉISSANT. Ça fait tache, non ?

60% de COMMANDE EN OBÉISSANT ! Ça devient difficile de masquer le problème.

80% de COMMANDE EN OBÉISSANT ! Là, il faut se mettre à sérieusement réfléchir

Merci de relayer ma proposition !

Virginie Lou

Il y a tellement de cons cette année qu’on dirait que ceux de l’année prochaine sont déjà arrivés (Cioran) »

« Rien n’a changé depuis 500 ans »

de Jérôme, sur Bellaciao :

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article61877

 

« À Périgueux, une liste tirée au sort »

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/02/20/01011-20080220FILWWW00497-a-perigueux-une-liste-tiree-au-sort.php

 

« Une liste pour les élections municipales à Périgueux s’est constituée hier par tirage au sort des candidats, issus de la société civile, autour d’un projet centré sur les rapports entre l’élu et le citoyen, a-t-on appris aujourd’hui auprès de son porte-parole, Thomas Gibertie.

« Notre idée du tirage au sort s’inspire d’une pratique de la démocratie directe dans l’Athènes de la Grèce antique. Nous sommes dans un principe où l’on favorise davantage les idées que les personnes », a-t-il expliqué.

Sur la cinquantaine de personnes qui s’étaient portées candidates à figurer sur « La liste » après la distribution d’un tract début février, trente-neuf ont été tirées au sort, représentant toutes les catégories socio-professionnelles, pour une moyenne d’âge de 37 ans.

La tête de liste, une femme, a elle aussi été désignée par le hasard, puisque c’est le premier nom à être sorti du chapeau.

« On a voulu montrer qu’il y avait 39 numéro un. Notre préoccupation n’est pas d’être élu mais de porter un message aux élus, car il est très difficile de se faire entendre en tant que citoyen dans le débat démocratique », juge Thomas Gibertie, 34 ans, salarié dans une agence d’architecture. »

Source : AFP

« L’histoire secrète du traité de Lisbonne »

par Karel Vereycken

http://www.solidariteetprogres.org/spip/article-imprim.php3?id_article=3853

 


« USA : lorsque les opposants deviennent des suspects »

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1716

« Au nom de la sécurité nationale, depuis le 11 septembre et la promulgation du Patriot Act, la frontière qui sépare opposition politique et risque terroriste est devenue poreuse. Une loi récente va encore plus loin dans ce processus de criminalisation de l’opposition. Désormais, tous les citoyens qui manifestent leur désaccord seront considérés comme des suspects, voire des terroristes potentiels. » (Lire la suite…)

« Traité européen : que s’est-il passé ?

Du référendum de 2005 à la ratification de 2008 »


Un très bonne synthèse du coup d’État simplifié,
proposée
par Laurent Dauré et Dominique Guillemin :

http://www.observatoiredeleurope.com/Traite-europeen-que-s-est-il-passe-_a830.html

« La « crise de l’Europe » ne résidait finalement pas dans le choix d’une orientation institutionnelle et politique, mais n’était qu’une péripétie passagère à laquelle il convenait de remédier (…) Cette supercherie [le remaquillage de la Constitution européenne rejetée en « traité simplifié »] permet de contourner les peuples réticents, procédé qui jette rétrospectivement un voile de suspicion sur les étapes précédentes de l’intégration européenne. » ()

« Amiens versus Ruffin, un journaliste pour cible »

par Gérard Mordillat, sur bakchich.info :

http://www.bakchich.info/article2701.html

L’un des collaborateurs occasionnels de « Bakchich » vit des moments pénibles. Le lundi 18 février, après bien des reports, vient en appel le procès qui oppose François Ruffin (journaliste) à M. Nourrédine Gaham, ancien dirigeant de la First, société de gardiennage et de sécurité.

Gérard Mordillat, romancier, cinéaste, a décidé de le soutenir. (Lire la suite…)

 

 

« OGM: quand Monsanto sème la terreur »

http://www.rue89.com/2008/02/16/ogm-quand-monsanto-seme-la-terreur

Pressions sur les scientifiques, les politiques et les médias:
une enquête dévoile les méthodes du géant de l’agriculture.

Information scandaleuse, à relier avec le scoop d’hier :
Adam Smith conchiant gravement (déjà en 1776 !)
tous les lobbies des industriels et des marchands :

Toute proposition d’une loi nouvelle ou d’un règlement de commerce,
qui vient de la part de cette classe de gens [les industriels et les marchands],
doit toujours être reçue avec la plus grande défiance,
et ne jamais être adoptée qu’après un long et sérieux examen,
auquel il faut apporter, je ne dis pas seulement la plus scrupuleuse,
mais
la plus soupçonneuse attention.

« L’Appel républicain de Marianne »

http://www.marianne2.fr/L-Appel-republicain-de-Marianne_a83903.html

Un appel, publié dans Marianne, signé par dix-sept personnalités
de la droite, du centre, de l’écologie et de la gauche républicaine.
À situation exceptionnelle, rassemblement inédit…


« Les conséquences des législations « antiterroristes » pour le simple citoyen


Les populations sous surveillance »


un entretien important que Silvia Cattori a eu avec Jean-Claude Paye :

http://www.voltairenet.net/article155237.html

 

« En décembre 2005, les médias états-uniens ont révélé que la NSA, une agence qui a une mission officielle d’espionnage à l’extérieur des États-Unis, avait mis sous écoute électronique ses citoyens. Une année plus tard, ils ont révélé que la même NSA avait fiché des millions de communications, et que la CIA surveillait toutes les transactions financières internationales.

En Europe, une législation imposant une rétention des données personnelles a déjà été mise en place et légitimée par les différents parlements nationaux, dans l’indifférence générale. Alors que, aux Etats-Unis, les médias se sont saisis de ces affaires et les organisations de défense des libertés individuelles ont fait campagne contre ces dispositions, sans toutefois susciter de mobilisation populaire, en France et en Allemagne, des projets de loi permettant à la police d’espionner à distance l’ordinateur des personnes qu’elle soupçonne de terrorisme, n’ont quasiment pas suscité de réactions.

Dans l’entretien accordé à Silvia Cattori, le sociologue belge Jean-Claude Paye montre comment les lois « antiterroristes » vident de leur substance toutes les protections légales nationales et européennes et met en lumière la portée des dispositions qui légalisent l’introduction de logiciels espions dans les ordinateurs privés. »

(Lire la suite de l’article ici)

Il faut remarquer la complicité active des grandes banques pour surveiller tout le monde
sans prévenir ni les gouvernements concernés ni les organismes locaux de protection de la vie privée.
Cet article est terrifiant, et l’indifférence des peuples concernés est proprement accablante.
Les hommes consentent à la violence des tyrans comme les veaux vont à l’abattoir, docilement, gentiment.

Rien de neuf sous le soleil depuis Étienne de la Boétie et le Discours de la servitude volontaire (1555).

« Scoop again !
Adam Smith radicalement contre les profits élevés »

http://fr.wikisource.org/wiki/Recherche_sur_la_nature_et_les_causes_de_la_richesse_des_nations_-_Livre_I%2C_Chapitre_9

 

Décidément, on aurait tort de croire sur parole les prêtres intégristes de la religion ultralibérale,
ces charlatans qui ne se prévalent que de sornettes comme « l’allocation optimale des ressources par le marché » ou de superstitions ridicules comme la « main invisible du marché » :
quand on lit dans le texte leurs bibles (ici « La richesse des nations » d’Adam Smith),
on tombe sur des perles comme celle-ci :

« (…) Dans le fait, des profits élevés tendent, beaucoup plus que des salaires élevés, à faire monter le prix de l’ouvrage. Si, par exemple, dans la fabrique des toiles, les salaires des divers ouvriers, tels que les séranceurs du lin, les fileuses, les tisserands, etc., venaient tous à hausser de deux deniers par journée, il deviendrait nécessaire d’élever le prix d’une pièce de toile, seulement d’autant de fois deux deniers qu’il y aurait eu d’ouvriers employés à la confectionner, en multipliant le nombre des ouvriers par le nombre des journées pendant lesquelles ils auraient été ainsi employés. Dans chacun des différents degrés de main-d’œuvre que subirait la marchandise, cette partie de son prix, qui se résout en salaires, hausserait seulement dans la proportion arithmétique de cette hausse des salaires.

Mais si les profits de tous les différents maîtres qui emploient ces ouvriers venaient à monter de 5 p. 100, cette partie du prix de la marchandise qui se résout en profits s’élèverait, dans chacun des différents degrés de la main-d’œuvre, en raison progressive de cette hausse du taux des profits ou en proportion géométrique. Le maître des séranceurs demanderait, en vendant son fin, un surcroît de 5% sur la valeur totale de la matière et des salaires par lui avancés à ses ouvriers. Le maître des fileuses demanderait un profit additionnel de 5%, tant sur le prix du Un sérancé dont il aurait fait l’avance, que sur le montant du salaire des fileuses. Et enfin, le maître des tisserands demanderait aussi 5%, tant sur le prix par lui avancé du fil de lin, que sur les salaires de ses tisserands.

La hausse des salaires opère sur le prix d’une marchandise, comme l’intérêt simple dans l’accumulation d’une dette. La hausse des profits opère comme l’intérêt composé.

Nos marchands et nos maîtres manufacturiers se plaignent beaucoup des mauvais effets des hauts salaires, en ce que l’élévation des salaires renchérit leurs marchandises, et par là en diminue le débit, tant à l’intérieur qu’à l’étranger ; ils ne parlent pas des mauvais effets des hauts profits ; ils gardent le silence sur les conséquences fâcheuses de leurs propres gains; ils ne se plaignent que de celles du gain des autres. (…) »

Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, Livre IV, chapitre 9 – Des profits du capital.

http://fr.wikisource.org/wiki/Recherche_sur_la_nature_et_les_causes_de_la_richesse_des_nations_-_Livre_I%2C_Chapitre_9

C’est curieux : les « néo-libéraux » ne mettent pas ce passage-là en valeur…
Ils sont distraits, sans doute :o)

Le reste est également fort intéressant, je vous engage à le lire, c’est bien écrit.


« Traités européens introuvables :
un journaliste irlandais témoigne »

http://www.observatoiredeleurope.com/Traites-europeens-introuvables-un-journaliste-irlandais-temoigne_a827.html

« On sait que les Parlements nationaux qui se sont empressés de ratifier le traité de Lisbonne l’ont fait, pour certains, sans en avoir jamais reçu le texte (!), pour les autres y compris le Parlement français le 5 février dernier, sans en avoir jamais eu la version consolidée c’est-à-dire codifiée.

Les traités « consolidés » sont, rappelons-le, le texte final et définitif des deux traités révisés : le « traité sur l’union européenne » d’une part, « le traité sur le fonctionnement de l’union européenne » d’autre part, tels qu’amendés par le traité de Lisbonne.

Comment en effet comprendre et voter pour ou contre le traité de Lisbonne sans avoir au moins sous les yeux ce qu’il ajoute et modifie aux traités existants ?

Cela n’a visiblement pas posé problème aux parlementaires, qui de toutes façons obéissent majoritairement aux consignes de vote, non du peuple (deux s’étaient tout de même exprimés clairement par référendum en 2005) mais des partis dont ils tiennent leur investiture.

Cette absence de version officielle « consolidée » des traités européens posera-t-elle problème au seul peuple consulté par référendum, le peuple irlandais ? Peut-être bien que oui.

Vincent Browne, l’un des plus célèbres journalistes irlandais (directeur du magazine Village, chroniqueur à l’Irish Times et au Sunday Business Post, titulaire d’une émission de radio quotidienne jusqu’à l’année dernière) vient d’en faire personnellement l’amère expérience. La dernière chronique de ce journaliste, situé à gauche, publiée par le Sunday Business Post est d’autant plus intéressante lorsqu’on sait l’influence du personnage sur l’opinion publique irlandaise. »

* * * * *

Vincent Browne raconte qu’il est allé aux bureaux de la Commission européenne à Dublin, pour demander un exemplaire du traité de Lisbonne, sur lequel les Irlandais vont devoir se prononcer par référendum. À la réception, on lui a donné une photocopie du texte (seule forme sous laquelle il était disponible).

Il découvre que l’article 1 dit ceci : « Le traité sur l’Union européenne est modifié conformément aux dispositions du présent article. » Et qu’en bas de la page est écrit : « Le troisième alinéa est remplacé par le texte suivant : L’Union est fondée sur le présent traité et sur le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (ci-après dénommés « les traités »). »

Il demande alors s’il peut avoir un exemplaire du « traité sur le fonctionnement de l’Union européenne », puisqu’il n’est manifestement pas possible de comprendre le traité de Lisbonne sans avoir le « traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ».

Les personnes de l’accueil lui répondent qu’elles n’ont pas ce texte. Quelqu’un descend l’escalier, Vincent Browne lui expose son problème. Cette personne lui répond qu’il n’existe rien qui ressemble à un « traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ». Elle pense que le conseil de l’Union européenne a décidé d’en publier une version en avril, mais elle n’en est pas sûre.

Arrive une autre personne, qui lui explique que le « traité sur le fonctionnement de l’Union européenne » est en réalité une compilation de tous les traités antérieurs. Elle ajoute qu’elle peut lui donner un résumé du traité de Lisbonne, ce qui suffit amplement à expliquer en quoi il consiste.

Non, répond-il. Je voudrais me faire ma propre opinion sur le traité, et je voudrais le comprendre, mais comment le pourrais-je si je n’ai pas un exemplaire du traité qu’il est censé amender ?

L’interlocuteur répond alors, comme le précédent, que le conseil des ministres de l’UE pourrait le publier en avril, mais que ce n’est pas certain.

Vincent Browne réplique : comment peut-on voter pour ce traité si l’on ne peut pas savoir ce qu’il signifie ?

Réponse : nos hommes politiques, démocratiquement élus, pourront dire aux citoyens ce que contient le traité, et sur cette base nous pourrons voter.

Cela ne me satisfait pas, insiste Vincent Browne, car je veux me faire ma propre idée.

Une autre personne lui dit alors que l’Institut des Affaires européennes a publié une version annotée du traité de Lisbonne, qui explique tout. Vincent Browne : « J’ai dit que je voulais me faire ma propre opinion, or l’Institut des Affaires européennes n’est qu’une pom-pom girl de l’Union européenne et ne peut pas m’offrir une analyse objective du traité. »

Quelqu’un de la réception a une autre idée : pourquoi ne pas traverser la rue et aller au Journal officiel ?

Vincent Browne traverse la rue, et demande au Journal Officiel s’ils ont le « traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ». Ils n’en ont jamais entendu parler. Ils regardent leur catalogue : rien. Ils consultent l’ordinateur : rien.

Il lui reste donc à essayer de lire le traité de Lisbonne. Mais il est totalement incompréhensible de bout en bout si l’on n’a pas en regard le « traité sur le fonctionnement de l’Union européenne » pour s’y référer à chaque article.

Vincent Browne commente :

« Considérez seulement l’arrogance effarante de nos élites qui veulent que nous nous rendions aux urnes comme des moutons et que nous votions oui à un traité qu’il est impossible de comprendre à partir de la documentation mise à notre disposition. Si un directeur de banque ou un agent immobilier vous demande de signer un formulaire, est-ce que vous n’insistez pas pour savoir ce que c’est avant de le signer ? »

« Comment peut-on attendre de nous que nous approuvions un traité qui modifie notre Constitution, alors que nous ne pouvons pas comprendre de quoi il s’agit autrement qu’en croyant sur paroles ces arrogants artistes de la tromperie ? Je parierais mon premier dollar qu’aucun membre du gang suivant n’a la moindre notion de ce que dit le traité article par article, pour la bonne raison qu’il est littéralement incompréhensible » (suivent les noms des principaux ministres irlandais, et du président de l’Institut pour les affaires européennes).

Conclusion du journaliste : « La seule attitude responsable, sensée, raisonnable, intelligente, à adopter est de voter non à ce traité, au motif que nous ne savons pas, et que nous ne pouvons pas savoir, ce qu’il veut dire. »

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