…………… SCANDALES ……….

Les antidépresseurs moins efficaces qu’annoncé …..89 % des études ayant révélé des résultats négatifs ou discutables n’ont pas été publiées dans la littérature scientifique

Les antidépresseurs ne seraient pas aussi efficaces que ce qui est rapporté dans la littérature scientifique, où ne sont publiées en général que les études ayant abouti à des résultats favorables au médicament. Selon les auteurs d’un article paru dans la dernière édition du New England Journal of Medicine, ce biais dans la publication des données obtenues à la suite d’essais cliniques destinés à vérifier l’efficacité et l’innocuité d’un antidépresseur fausserait la perception qu’auraient les médecins de l’efficacité de ces médicaments et pourrait avoir des effets néfastes sur leur pratique de même que sur les attentes des patients.

Parmi 74 études — portant sur 12 antidépresseurs — soumises à la Food and Drug Administration (FDA, l’homologue américain de Santé Canada, qui est responsable de l’approbation des nouveaux médicaments et aliments) par des compagnies pharmaceutiques désireuses de mettre en marché l’antidépresseur mis au point dans leurs laboratoires, 31 % n’avaient jamais été publiées dans des revues médicales parce que leurs résultats ne démontraient pas une efficacité significative du médicament ou son innocuité. En fait, 89 % des études ayant révélé des résultats négatifs ou discutables n’avaient pas été publiées ou bien avaient fait l’objet d’une publication qui présentait les données sous un jour favorable.

Le Dr Erick H. Turner, du département de psychiatrie et de pharmacologie de l’Oregon Health and Science University, et ses collègues qui ont cosigné l’article du NEJM ont évalué que, dans la plupart des publications scientifiques, l’efficacité de l’antidépresseur étudié était grandement surestimée. Ils ont calculé que, selon l’antidépresseur analysé, l’efficacité qu’on reconnaissait au médicament était de 11 à 69 % supérieure à ce qu’elle était réellement. «Les cliniciens qui actualisent leur pratique en lisant les revues médicales penseront donc que le nouvel antidépresseur dont on parle est plus intéressant qu’il ne l’est en vérité», fait remarquer le Dr Turner, premier auteur de l’article.

Ce phénomène, qui est dénoncé depuis une quinzaine d’années par certains chercheurs plus critiques, a fait les manchettes des journaux en 2004 lorsque le ministre de la Justice de l’État de New York a intenté un procès au géant pharmaceutique GlaxoSmithKline pour avoir caché des informations, raconte le Dr Turner. La compagnie n’avait publié que les résultats d’une seule étude clinique sur l’antidépresseur Paxil, utilisé pour soulager les enfants souffrant de dépression, et avait omis de publier les données de plusieurs autres qui ne réussissaient pas à démontrer l’efficacité de ce médicament et révélaient le risque d’idées suicidaires qu’il induisait chez les jeunes auxquels on l’avait administré. La compagnie a finalement été condamnée à une amende et obligée à rendre publics sur son site Web les résultats de tous les essais cliniques qui avaient été effectués avec cet antidépresseur. La compagnie s’est alors conformée à la sentence et a divulgué toutes les données recueillies sur les molécules qu’elle fabrique depuis 2000 seulement, arguant qu’elle ne pouvait fournir d’informations sur ce qui s’était fait avant la fusion de Glaxo Welcome et de SmithKline Beecham, survenue en 2000.

«La compagnie n’a pas accepté de remonter plus loin dans le temps même si les médicaments plus anciens sont aussi importants et répandus que les plus récents, s’insurge le Dr Turner. Cette poursuite, qui a été largement couverte dans les médias, a néanmoins poussé le Pharmaceutical Research and Manufacturers of America (PhRMA), un lobby industriel qui représente les grandes compagnies pharmaceutiques et de biotechnologie états-uniennes, à leur emboîter le pas. Le PhRMA a en effet recommandé à ses membres de publier, sur une base volontaire toutefois, leurs résultats sur le site Web de la compagnie. Mais seulement les résultats obtenus depuis 2000. Si vous cherchez à obtenir des informations sur un médicament qui a été approuvé avant cette date-là, vous n’y aurez pas accès, et ce, même si le médicament est encore fréquemment prescrit.»

«Le problème est que les médecins ne connaissent pas l’existence de ces banques de données affichées sur les sites Web des compagnies pharmaceutiques. Les médecins se réfèrent uniquement à la littérature scientifique, souligne le professeur Turner. Or ce biais dans la sélection des résultats qui sont publiés donne l’impression aux médecins que les médicaments donnent de bons résultats dans toutes les études qu’ils voient. Ils seront ainsi portés à croire que ces médicaments sont très efficaces alors qu’ils ne le sont pas tant que ça», explique le chercheur, qui tient toutefois à préciser que ces antidépresseurs ne sont pas complètement inefficaces.

Les observations relevées dans le NEJM ne surprennent pas du tout David Cohen, professeur à l’École de travail social de l’université internationale de Floride et chercheur au GEIRSO-UQAM. En entrevue téléphonique, il souligne les données stupéfiantes obtenues par les auteurs de l’article du NEJM qui écrivent que, «selon ce qui est publié dans la littérature scientifique, il est apparu que 94 % des essais cliniques [menés pour éprouver ces 12 antidépresseurs] avaient abouti à des résultats positifs. En revanche, l’analyse par la FDA de toutes les études effectuées sur ces antidépresseurs [y compris celles qui n’avaient pas été publiées] révélait que seulement 51 % d’entre elles donnaient de bons résultats».

Selon David Cohen, «cela veut dire qu’une étude sur deux montre que l’antidépresseur est aussi bon que le placebo. Or il faut aussi prendre en considération le fait que les études ont souvent un biais en faveur du médicament. Les études sont méthodologiquement faites pour que le médicament ressorte comme étant supérieur au placebo.»

«On use de diverses manoeuvres pour que le médicament apparaisse sous un jour le plus favorable possible. Par exemple, on exclut souvent les personnes qui répondent très bien au placebo au tout début de l’étude afin de rehausser les résultats potentiels positifs que l’on attribuera au médicament», indiquait au Devoir le même chercheur le 22 octobre dernier.

«Malgré tout cela, la moitié des études n’arrivent pas à démontrer la supériorité de l’antidépresseur par rapport au placebo. L’antidépresseur moderne est un placebo commercialisé avec une publicité. Il a peut-être un effet psychotrope, mais celui-ci est augmenté par la publicité qui réverbère partout, par les cliniciens qui sont optimistes et par l’attente créée chez le patient», lance David Cohen.

Les auteurs de l’article du NEJM avouent par ailleurs ne pas avoir réussi à déterminer si cette pratique de «publication sélective», comme ils la dénomment, résultait d’un choix délibéré des chercheurs et de la compagnie pharmaceutique qui les subventionne de ne pas soumettre de manuscrits pour publication quand les résultats de l’étude n’étaient pas aussi positifs qu’ils le souhaitaient ou si elle découlait du refus des réviseurs et des rédacteurs en chef de les publier.

Chose certaine, cette coutume de ne rendre publiques que les études ayant donné des résultats encourageants et de glisser sous le tapis celles qui se sont conclues par des résultats négatifs est dangereuse, car elle donne un portrait idyllique des médicaments, mais peu fidèle à la réalité. «Le portrait qui est offert aux cliniciens, au public et aux décideurs est un portrait complètement tordu. Et si on n’a pas les bonnes informations, on ne peut pas prendre les bonnes décisions. Même les médecins les plus consciencieux ne peuvent rien y faire car ces informations sont cachées, elles ne sont pas accessibles», martèle David Cohen.

Il s’agit d’une forme de désinformation trompeuse qui peut inciter les cliniciens à prescrire en toute confiance un médicament alors qu’ils devraient demeurer très vigilants.

27 février

le Prozac, l’Effexor, le Deroxat, le Zoloft et le Seropram : ne sont pas plus efficaces qu’un placebo !

L’efficacité du Prozac sérieusement contestée
JEAN-MICHEL BADER
SANTÉ PUBLIQUE Une analyse de tous les essais cliniques des antidépresseurs de dernière génération ne montre pas de différence avec les placebos. COMMENT les Français réputés pour leur boulimie de « pilules roses du bonheur » vont-ils réagir à cette nouvelle ? Deux scientifiques réputés, Irving Kirsch, de l’université de Hull (Royaume-Uni), et Blair Johnston, de l’université du Connecticut (États-Unis), viennent de passer en revue la totalité des essais cliniques des six antidépresseurs de nouvelle génération les plus prescrits : le Prozac, l’Effexor, le Deroxat, le Zoloft et le Seropram (le Serzone a été retiré du marché en 2003). Leur verdict est sans appel. Ces médicaments, qui appartiennent tous à la catégorie dite des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, ne sont pas plus efficaces qu’un placebo ! Autrement dit, un médicament ne contenant pas de principe actif…
Comment le corps médical a-til pu prescrire ces drogues à des dizaines de millions de personnes dans le monde au cours des vingt dernières années (en 2000, 9,7 % des Français bénéficiant du régime général, soit environ 5,5 millions de personnes, s’étaient vu prescrire au moins une fois un antidépresseur) ? La réponse a déjà été donnée le mois dernier dans le New England Journal of Medicine (nos éditions du 22 janvier 2008) : les laboratoires pharmaceutiques ne publient que les études donnant des résultats positifs. Du coup, l’efficacité des médicaments qu’ils promeuvent avec l’aide des psychiatres « leaders d’opinion » est largement exagérée…
Aujourd’hui, Kirsch et son équipe enfoncent le clou d’une manière originale. Grâce à un dispositif légal unique au monde, le Freedom of Information Act, qui donne accès à tout citoyen américain aux documents administratifs publics, ils ont pu obtenir de la Food and Drug Administration ( FDA) les dossiers des 47 essais cliniques effectués par les laboratoires pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché de leurs antidépresseurs. Et notamment les essais non publiés, qui sont très souvent négatifs.
Les chercheurs ont alors découvert que quatre études concernant le Zoloft de Pfizer (parmi tous les essais existants) ne montraient pas d’effet thérapeutique significatif. Même chose pour le Seropram, du laboratoire Lundbeck, avec un essai négatif.
Selon les auteurs, ces « mensonges par omission » représentent entre 23 et 38 % des patients inclus dans tous les essais cliniques évaluant les antidépresseurs. Ce qui fait beaucoup… L’analyse complète de toutes les données effectuée par ces chercheurs, y compris celles non publiées, a pour effet de « diluer » les performances des médicaments. Du coup, une fois ces études négatives prises en compte, l’efficacité des antidépresseurs apparaît à peine différente d’un placebo.
« Psychiatres non formés »
La sévérité de la dépression est estimée en fonction des réponses à 21 questions posées au patient, selon une échelle d’évaluation élaborée en 1960 par le psychiatre britannique Max Hamilton. L’analyse des essais cliniques publiés ou non, soumis à la FDA, montre une différence de seulement 1,8 point sur cette échelle entre le placebo et l’antidépresseur. Or, les recommandations officielles du National Institute for Clinical Excellence britannique (Nice) exigent un écart d’au moins 3 points pour valider l’efficacité d’un antidépresseur.
Plus gênant : les études non publiées ont été cachées au Nice, quand ses experts ont fait des recommandations concernant le traitement de la dépression.
Tim Kendall, directeur adjoint du Royal College of Psychiatrists Research Unit, a estimé dans le Times que les résultats de cette étude sont « fantastiquement importants » et qu’il était « dangereux pour les compagnies pharmaceutiques de ne pas publier toutes leurs données ». Pour le Pr Jean-Michel Ougourlian, psychiatre à l’Hôpital américain de Neuilly, « le drame de ces nouveaux antidépresseurs, c’est qu’ils sont mal prescrits. Les gens y ont fait appel pour un amour déçu, une période de chômage, un coup de blues… C’est l’ignorance des médecins : une mélancolie grave ne répond pas à ces drogues. Le problème est en amont : les psychiatres ne sont pas formés et les diagnostics ne sont pas assurés ».
17 février

Prozac : l’invention d’un nouveau trouble

L’invention d’un nouveau trouble
Malheureusement, le programme des compagnies pharmaceutiques ne se limite pas a l’obsolescence des cycles menstruels. La médicalisation des cycles naturels des jeunes femmes se manifestent également d’une autre façon.
Le géant pharmaceutique Eli Lilly fait la promotion de son nouveau médicament, Sarafem, en le présentant comme la pilule miracle pour les femmes souffrant d’un nouveau « trouble mental » appelé trouble dysphorique prémenstruel (TDP).
Vous n’en avez jamais entendu parler ? Ce n’est pas surprenant étant donné qu’on a fait un trouble psychiatrique il y a seulement trois ans environ.
Le TDP, ce « trouble mental », que l’Association Psychiatrique Américaine (APA) n’a pas encore accepté comme un trouble mental officiel, figure néanmoins dans l’annexe du Diagnostic and Statistical Manual for Mental Disorders de l’APA, la quatrième classification américaine des troubles mentaux ou DSM-IV, la bible des maladies mentales.
Le TDP est en réalité la version revue et corrigée du syndrome prémenstruel (SPM), qui est supposé toucher 3 à 10% des femmes réglées. Le fait que le TDP ne figure que dans l’annexe du guide de diagnostic indique que l’APA souhaite que des recherches soient effectuées avant de l’accepter comme un trouble mental à part entière. Néanmoins, on le traite activement.
Pour que l’on diagnostique un TDP chez une femme, celle-ci doit présenter au moins cinq symptômes. Ce trouble mental non officiel est soi-disant caractérisé par les symptômes suivants : humeur dépressive, anxiété ; pertes d’intérêt pour les activités habituelles ; sentiments de tristesse, de désespoir, d’auto-dépréciation, de tension, d’anxiété ou « d’être à cran » ; irritabilité persistante ; colère ; conflits interpersonnels accrus ; sensation de fatigue de léthargie ou de manque d’énergie ; modifications marquées de l’appétit ; sentiment subjectif d’être submergée ou de perdre le contrôle ; et symptômes physiques tels qu’une tension ou un gonflement des seins. Avant de pourvoir diagnostiquer un TDP, on conseille à une femme de dresser un graphique de ces symptômes pendant deux mois .

Dans sa publicité, Lily rapporte que « les médecins peuvent traiter le TDP à l’aide d’une jolie pilule de couleur rose et lavande du nom de Sarafem – la première et la seule prescription contre le TDP. La publicité ajoute plus loin que « Sarafem contient du chlorhydrate de fluoxétine, le même ingredient actif que celui que l’on trouve dans le Prozac ».16
En réalité, Sarafem est l’inhibiteur sélectif du recaptage de la sérotonine (ISRS) connu sous le nom de Prozac. Eli Lilly admet que Sarafem possède le même ingrédient actif que le Prozac, avec les mêmes effets secondaires dangereux. Il s’est paré d’une capsule de couleur rose et lavande et son prix a augmenté. Il se fait actuellement passer pour un véritable médicament contre le TDP.

Ce n’est pas un hasard si l’année où Sarafem a été listé comme l’unique médicament homologué pour ce nouveau « trouble mental » féminin a coïncidé avec l’année de l’expiration du brevet du Prozac. Sans brevet pour le Prozac, Eli Lilly perdait les droits exclusifs sur le médicament, ainsi que des profits s’élevant à des centaines de millions de dollars. Toutefois, avec l’acceptation du clone du Prozac, Sarafem, comme le seul traitement homologué contre le TDP, le brevet actuel de Lilly sur le Prozac se prolongeait de sept ans.
Selon les documents consultables sur le site Internet de la FDA, Lilly a proposé une « étude pilote du TDP chez les adolescentes afin d’évaluer sa réaction à un traitement à la fluoxétine ».
Alors, qui y gagne ? Les gynécologues obstétriciens, que Lilly vise exclusivement en tant que prescripteurs, et, bien sur, Eli Lilly. Qui y perd ? Les jeunes femmes.
Et maintenant, deux autres médicaments ont récemment été homologués pour traiter le TDP. Il s’agit des antidépresseurs Zoloft et Paxil. Avec ces deux acteurs supplémentaires sur le marché de la lutte contre le TDP, attendez-vous à voir beaucoup plus de publicités à la télévision et dans les magazines éduquant de façon agressive le public sur « cette nouvelle pathologie grave ».
Une fois encore, les femmes sont victimes de manipulation de désinformation et de mauvais traitements afin de remplir les caisses des compagnies pharmaceutiques. Mais s’ajoute à cela un coté encore plus redoutable.

Une forte mis en garde contre le Prozac, le Paxil et le Zoloft
Des chercheurs de la division d’oncologie préventive de Toronto, au Canada, ont rapporté que les antidépresseurs administrés à des rongeurs à des doses pertinentes sur le plan clinique favorisaient le développement de tumeurs malignes chez ces rongeurs. Ces médicaments se fixent aux récepteurs régulant la croissance à l’intérieur des cellules associés aux accepteurs anti-oestrogènes. Lorsqu’on les a administrés à des rates mélangés à un cancérigène connu, les animaux ont rapidement développé des tumeurs mammaires. Par rapport aux cas témoins, la fréquence des tumeurs a plus que doublé chez les rates à qui l’on avait administré des antidépresseurs.17
L’équipe de chercheurs canadiens a également découvert que les femmes qui prenaient du Paxil voyaient leur risque de cancer du sein multiplié par sept !18
D’autres études ont montré que non seulement le Prozac favorisait les tumeurs mais qu’il entraînait en outre la prolifération des cellules malignes en inhibant la capacité innée du corps à tuer les tumeurs cancéreuses. Il y a de plus en plus de preuves indiquant que ces médicaments peuvent entraîner un cancer du sein et d’autres formes de cancer telles que tumeurs cérébrales.19
Allan Steingart, professeur adjoint de psychiatrie à l’Université de Toronto, a également émis une autre mise en garde : le ISRS sont des perturbateurs endocriniens qui peuvent modifier les taux d’oestrogènes. Parmi les effets secondaires, on compte des modifications dans la densité des seins, une lactation chez les femmes qui ne sont pas enceintes et dysfonctionnement sexuel.20
De dangereux effets secondaires à long terme sont en outre associés à ces médicaments. Selon le Dr Joseph Glenmullen, psychiatre qui travaille pour les services médicaux de l’Université d’Harvard et a écrit Prozac Backlash [Répercussions du Prozac], ils incluent des troubles neurologiques tels que des tics défigurant le visage et le corps tout entier et pouvant révéler des lésions cérébrales, un dysfonctionnement sexuel touchant jusqu’à 60% des utilisatrices, des symptômes de manque fragilisants parmi lesquels des hallucinations visuelles, des sensations semblables à des chocs électriques dans le cerveau ainsi que des vertiges, des nausées et de l’anxiété.21
Les ISRS – Prozac, Zoloft, Paxil – possèdent une autre caractéristique : ils ont la capacité de transformer des gens normaux en meurtriers suicidaires déchaînés. Trois ans avant que le Prozac ne soit homologué par la FDA fin 1987, son équivalent allemand émettait des réserves si sérieuses quant à l’innocuité du Prozac qu’il refusa d’homologuer cet antidépresseur. La raison était que les études de Lilly montraient que des patients auparavant non suicidaires qui prenaient ce médicaments présentaient un taux de suicide et de tentatives de suicide cinq fois plus élevé que ceux qui prenaient des antidépresseurs plus anciens et trois fois plus élevé que ceux qui prenaient des placebos. Les propres chiffres de Lilly indiquaient que parmi les patients auparavant non suicidaires qui prenaient le médicaments au début des essais cliniques, un sur 100 développait une grave forme d’anxiété et d’agitation appelée akhatisie, le poussant à tenter de se suicider ou à se suicider au cours de ses essais.22
A l’aide des chiffres sur le Prozac fournis à la fois par Lilly et par des recherches indépendantes, le Dr David Healy, Directeur du Département de médecine psychologique de North Wales à l’Université de Wales et spécialiste du système de la sérotonine du cerveau, a estimé que « probablement 50 000 personnes s’étaient suicidées en étant sous Prozac depuis son lancement, bien plus que le nombres de personnes qui l’auraient fait si on les avait laissées sans traitement. »23
Le Dr Peter Breggin, le célèbre psychiatre et l’auteur de Toxic Psychiatry : Talking Back to Prozac [ La psychiatrie toxique : en réponse au Prozac] a affirmé : « Je ne doute pas une seconde que le Prozac puisse entraîner la violence et le suicide ou y contribuer. J’ai vu de nombreux cas. Dans un récent essai, six pour cent des enfants sont devenus psychotiques en prenant du Prozac. Et la psychose maniaque peut conduire à la violence. »24
Et pourtant, le 3 janvier 2003, la FDA a approuvé l’utilisation du Prozac pour soulager la dépression chez les enfants entre sept et dix-sept ans. Elle l’a également approuvée pour les enfants souffrant de troubles obsessionnels compulsifs.
Aux Etats-Unis et en Australie, des psychiatres ont déjà prescrit l’antidépresseur le plus célèbre au monde (et des concurrents similaires) à leurs plus jeunes patients. L’inclusion d’informations propres aux enfants sur l’étiquette du Prozac demandée par la FDA signifie que davantage de médecins, pas seulement des spécialistes de la dépression, pourront le prescrire. En Amérique, la dépression touche jusqu’à 2.5% des enfants et 8% des adolescents.25
Quelles catastrophes nous attendent si nous suivons ces modes ? Verrons-nous des gros titres à propos d’enfants pris de folie meurtrières, ayant peut-être mis fin a leur vie et à celle d’autrui ? On a déjà découvert que la majorité des meurtriers dans les écoles américaines étaient sous ISRS.
L’incidence croissante de dépression et d’anxiété parmi les jeunes filles signifie que les ordonnances vont se multiplier. Les adolescentes sont en outre prises dans une situation inextricable étant donné que la dépression est également en effet secondaire des déséquilibres hormonaux ainsi que de la pilule. Et combien de jeunes filles et de jeunes femmes mises sous Prozac/Sarafem ou sous l’un des nombreux autres ISRS se trouveront un jour confrontées à un diagnostic de cancer du sein ?

Rendre la santé aux jeunes femmes
Il est réellement terrifiant de penser que les compagnies pharmaceutiques s’attaquent avec enthousiasme aux jeunes femmes, aux adolescentes et maintenant aux enfants dès l’âge de huit ans, qui représentent un marché lucratif pour leurs ISRS. Si nous continuons à nous laisser hypnotiser et à laisser nos enfants se faire hypnotiser par la rhétorique et la ruse de la profession médicale et pharmaceutique, nous allons vers de grandes catastrophes et vers une tragédie humaine en matière de santé.
Le véritable objectif (par rapport au thème principal de cet article) est de rendre la santé aux adolescentes et aux jeunes femmes. La menstruation est une expression puissante de la véritable identité de la femme. Le système reproductif féminin est délicat et peut facilement se dérégler lorsqu’il est privé des nutriments adéquats ou mis à rude épreuve.
Nos filles, au lieu de se tourner vers la pilule pour masquer des signes d’avertissement importants, doivent apprendre à faire des choix sains en matière d’alimentation et de style de vie. Les praticiens holistiques compétents sont de précieux alliés pour leur permettre de retrouver une bonne santé hormonale.
Encore plus lourde de défis est la tâche consistant à se défaire des mythes culturels profondément ancrés. Si les femmes veulent réellement retrouver et entretenir leur santé et l’amour de leur corps, il faut exorciser les vieux mythes et les vieilles superstitions de notre inconscient collectif. Les croyances conscientes et inconscientes erronées sur l’anatomie des femmes se transmettent de génération en génération. Nos filles en sont les héritières – sauf si nous choisissons de leur enseigner autre chose.
En se débarrassant de ces idées fausses, les femmes peuvent réellement honorer et apprécier leurs corps – condition préalable importante pour l’équilibre hormonale général.

http://www.onnouscachetout.com/themes/medecine/hormones-contraceptives.php

16 février

Prozac : autorisation de castrer dès 8 ans

Prozac : autorisation de castrer dès 8 ans

L’AFFSAPS vient d’autoriser les prescriptions de Prozac aux enfants à partir de 8 ans. Etrangement, c’est elle-même qui décrit les effets ravageurs de ce médicament dangereux, tant sur les tendances suicidaires de nos enfants que sur le développement de leurs organes sexuels.

Pourquoi s’inquiéter ? Ils doivent bien connaître leur affaire ces gens-là…

Eh oui, ils connaissent bien leur affaire, ils savent qu’avec les millions dont ils disposent grâce à la manne des lobbies pharmaceutiques, peu importe le scandale, tout sera justifié et rentrera dans l’ordre.

Le Prozac est l’un des antidépresseurs les plus dangereux actuellement sur le marché. Et ce n’est pas moi qui le dit, c’est eux !

Dans sa brochure Le Bon Usage des antidépresseurs chez l’enfant et l’adolescent, dont le titre même me fait froid dans le dos, l’AFSSAP décrit les risques du Prozac (qu’elle conseille quand même).

Tout d’abord, l’augmentation des tendances suicidaires :
« L’utilisation des autres antidépresseurs ISRS et apparentés est déconseillée pour cette classe d’âge dans le traitement de la dépression, en raison du risque de comportement suicidaire (idées suicidaires, tentatives de suicide) et de comportement hostile (agressivité, comportement d’opposition, colère) mis en évidence chez des enfants et adolescents traités par ISRS au cours d’essais cliniques. Le risque de comportement suicidaire et de comportement hostile identifié avec la fluoxétine (Prozac) lors des essais cliniques, n’est pas différent de celui observé avec les autres ISRS. »

Si cela vous paraît un tant soit peu compliqué, je traduis : nos enfants sous antidépresseurs risquent fortement de se suicider ou de devenir violents et dangereux, et c’est la même chose avec le Prozac.

Mais visiblement, cela n’inquiète pas l’AFSSAPS.

Et qu’en est-il du développement sexuel de nos enfants ? Eh bien comme à l’accoutumée, on a fait quelques tests sur des rats… c’est si ressemblant. Et on s’est rendu compte que les jeunes rats drogués au Prozac souffraient d’atteintes testiculaires irréversibles.

Je cite toujours l’AFFSAP :
« Cette demande fait suite aux résultats d’une étude pré-clinique chez le rat juvénile montrant des effets délétères de la fluoxétine sur la croissance, sur la maturation sexuelle, sur la fonction sexuelle et sur les organes sexuels, en particulier des atteintes testiculaires irréversibles. »

En bref, si votre enfant survit au suicide, il n’aura pas de développement sexuel normal, sera impuissant, voire castré.

Et la solution : demander des études complémentaires pendant qu’on autorise la prescription aux bambins et que l’on place l’enfant sous suivi médical. Eh oui, il ne s’agit plus d’expérimentations sur des rats, mais bien sur nos enfants.

Mais tout de même le contrôle est sévère, puisque seuls les psychiatres auront le droit (théoriquement) de prescrire du Prozac aux enfants. Outre le fait que je préférerais donner mon corps à la science que de prêter mon petit doigt à un psychiatre, il nous faut savoir sur quels critères le psychiatre est enjoint de se baser quant au diagnostic dépressif. Il doit se conformer au manuel appelé le DSM IV.

Et que nous dit le manuel ?
Qu’au moins 5 des 9 symptômes de dépression doivent être présents pendant au moins 2 semaines.

Allez, choisissons 5 symptômes d’après le DSM IV :
1. Humeur irritable ou revendicante. Préoccupations morbides envahissantes – par exemple par des paroles de chansons nihilistes.
2. Perte d’intérêt dans le sport, les jeux vidéo et les activités entre amis.
3. Perte ou gain de poids significatif en absence de régime (ex : modification du poids corporel en mois excédant 5 %) ou diminution ou augmentation de l’appétit presque tous les jours.
4. Regarde la TV excessivement tard dans la nuit. Refus de se lever le matin pour aller à l’école.
5. Comportement d’opposition et/ou négatif.

Vous l’avez compris, il ne fait pas bon faire sa petite crise d’adolescence. Outre la stupidité de demander à un enfant de 8 ans de ne pas prendre de poids (5 % si votre enfant pèse 40 kg, cela fait 2 kg…), chacun des autres symptômes peut décrire tellement d’enfants qu’on se demande quel est le véritable objectif poursuivi par l’AFSSAPS et ses commanditaires  : la lutte contre la surpopulation ?

Moi, si j’étais la défenseure des enfants (qui n’est autre que l’ancien directeur de la communication des laboratoires Servier, et qui a ses entrées dans le monde de la pharmacie), je défendrais nos enfants.

Et si le vôtre a des symptômes correspondant à ceux qui sont décrits dans la bible DSM IV, cachez-le, protégez-le des psychiatres, aidez-le à comprendre ce qu’il étudie et assurez-vous qu’il mange de manière équilibrée. Au moins, il restera en vie et aura une chance de vous offrir une vie de grand-mère… ou de grand-père.

un commentaire :

« Excellent article malheureusement criant de vérité que je vais l’étayer par l’expérience suivante. J’ai assisté à une réunion nationale d’un grand labo pharmaceutique produisant calmants, anti-dépresseurs, etc.

Environ 700 personnes (membres de l’entreprise mais aussi médecins indépendants, etc), acheminées par avion, ont séjourné pendant cinq jours dans un pays africain (hotel 5 étoiles) pour la « grande messe ».

Lors de cette réunion, de nombreux slides ont été montré: parts de marché remportées sur les concurrents, découverte et lancement de nouvelles molécules, chiffre d’affaire réalisé, bref tous les résultats de fin d’année … ou presque !

J’attendais avec impatience une statistique qui me semblait MAJEURE:

LE NOMBRE DE PERSONNES SOIGNEES ET SAUVEES !

Car en fait, sous le couvert d’une nomenclature compliquées générant autant de confusion chez le consomateur final que dans les rangs « des experts », un objectifs très clair lui, apparait: MONEY.

Et il est très vrai que si de nouvelles maladies sont inventées de toute pièce par les psych… psychia… psychiatre (tient je viens de chopper le syndrome du bégaiement exitus reactionus involontarus), et bien de nouvelles molécules doivent ABSOLUMENT ETRE DECOUVERTE, si non comment « sauv€r  » nos cobayes, pardon, nos patients clients ?

Ma solution:

DEPRIME, STRESS, ANXIETE, PEUR, INSOMNIE, etc ?

FUYER le psyc… psychia…. tiens voilà que ça recommence, le psychiatre !!!!!!!!!!! »

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